C (Recueil de Dambourney)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
B
Recueil de procédés et d'expériences sur les teintures solides
D



[126]

C

CABARET

CABARET, oreille d'homme, (Azarum Europaeum.) Une médiocre poignée de ses plantes entières, broyée au mortier & cuite dans une demi pinte d'eau pendant une heure, a donné un bain très aromatique, & qui, après avoir écumé beaucoup, s'est trouvé coloré d'un jaune-olivâtre. Un gros de laine LF y prit d'abord un léger vert-pomme ; puis au long bouillon de trois heures, un musc-clair-olivâtre.


CAILLE-LAIT

CAILLE-LAIT, (Galium verum.) Cette plante vivace & rubiacée croît spontanément en terrains marneux & sabloneux, dans les friches, les taillis clairs & au pied des haies. Sa partie colorante ne réside que dans l'écorce de ses racines, c'est pourquoi il en faut employer trois & quatre fois plus que de la racine de garance ; mais aussi ne coûtent-elles que la peine de les tirer de terre.

C'est un bon supplément à la garance, [127] & qui m'a procuré soit en vert, soit en poudre sèche, toutes les mêmes nuances, & même la fausse écarlate, ou rouge exalté, sur la laine d'apprêt E.

L'espèce à fleurs blanches, (Galium Mollugo) (Nom accepté : Galium mollugo) produit à très-peu-près les mêmes effets. La LF y prend de même tous les tons rouges-bruns des garançages, & la laine AT des rouges canelés. Ses racines sont un peu plus grosses que celles de l'espèce à fleurs jaunes. Une poignée de ses feuilles & tiges vertes, hachée & cuite pendant une heure dans trois-quarts de pinte d'eau, m'a donné un bain jaunâtre qui sentait beaucoup le mélilot. La laine LF y a pris, sans bouillir, une jolie teinte de citron qui, en bouillant, s'est changée en vigogne terne & sale.

CAMOMILLE PUANTE

CAMOMILLE PUANTE, (Anthemis Cotula.) Une poignée de ses feuilles & tiges fleuries a communiqué à un gros de laine LF un jaune-citron-verdâtre qui tient bien.


CAMPANULE

CAMPANULE à fleur bleue, (Campanula rotundi folia.) Une poignée de ses feuilles [128] & tiges fleuries, hachée & cuite pendant deux heures dans une pinte d'eau, a produit un beau bain olivâtre dans lequel un gros de laine d'apprêt LF a pris, en trois heures d'ébullition, une belle nuance de vigogne-dorée.


CAMPÊCHE

CAMPÊCHE (bois de), ou BOIS-D'INDE. Cet ingrédient est connu dans tous les Atteliers de Teinture, où son bas prix & la richesse de son colorant l'accréditent, malgré sa fausseté. M. Giroz est, je crois, le premier artiste qui soit parvenu à le fixer au moyen d'une composition, ou mordant, dont il forme un apprêt aux laines & étoffes qui, abattues ensuite dans une décoction de ce bois & d'un peu de Fernambouc, contractent ces belles couleurs de prune de Monsieur, qui ont été si recherchées, & auxquelles on reviendra tôt ou tard. M. Giroz a depuis associé à ses connaissances & à ses succès M. Descroizilles, chimiste à Rouen, qui a su appliquer l'emploi de ce mordant à quelques autres couleurs, & notamment à celle qu'on a [129] nommée bleu-Dauphin. M. Maille, de Louviers, en sait apparemment la composition, car il en débite avec succès dans plusieurs Atteliers.

Quoique je l'ignore absolument, j'ai voulu aussi tenter l'aventure, ainsi qu'on le verra dans cet article.

Dans une pinte & demie d'eau bouillante, j'ai projeté dix huit grains de crème de tartre, trente six grains de saumure, dix huit grains des trois solutions en parties égales d'étain, de cuivre & de bismuth, & deux gouttes de dissolution de fer, le tout pallié, quatre gros de laine y ont été abattus & travaillés pendant une demi-heure au petit bouillon.

J'ai fait un bain d'un tiers d'eau & de deux tiers de cuite de bois de Campêche, ensemble six verres, ou trois quarts de pinte, & j'y ai abattu à tiède un gros de la laine ci-dessus, travaillée pendant demi-heure entre chaud & bouillon, & quinze minutes d'ébullition, elle en est sortie teinte d'un très joli bleu, deux tiers de [130] nuance de bleu-de-Roi, qui s'embellit par le savon du feutrage, mais rougit ou violace en dix minutes de séjour dans le vinaigre.

En employant plus forte dose de cuite de Campêche, j'ai obtenu plus d'intensité, mais non plus de solidité. J'ai pris ensuite de la cuite pure sans y ajouter d'eau. Lorsque la laine eut contracté demi-teinte, je l'enlevai & fis fondre dans le bain trente six grains de nitre ; je réabattis la laine qui y prit un très beau bleu, mais de très peu plus solide.

Dans le déchet de ce bain j'abattis un gros de laine d'apprêt E, qui y prit un violet d'orceille, ou violet pourpre. qui résiste au vinaigre. J'ai répété l'apprêt mélangé des trois solutions & deux gouttes de celle de fer ci-dessus, avec cette seule différence que j'avais mis dans l'eau, & y laissé jusqu'au bouillon, un nouet contenant un gros de sumac en poudre, lequel j'ai enlevé avant la projection. Ce nouet a sali l'eau, la laine & [131] les couleurs qui depuis y ont été appliquées. Cependant la laine de cet apprêt, abattue en pure cuite de Campêche, y a contracté la nuance du bleu-de-Roi un peu sombre, mais solide au vinaigre. Il paraît que le sumac a fait jouer en cette occasion un trop grand rôle aux deux gouttes de dissolution de fer qui entrent dans cet apprêt.

Pour m'assurer de l'effet du fer dans ces bleus factices, j'ai répété le premier apprêt mélangé, en supprimant les deux gouttes de sa dissolution, & toutes les couleurs en ont été ardoisées & ternes. Dans une pinte d'eau, j'ai laissé tomber deux gouttes de dissolution de fer, & j'y ai réabattu ce qui me restait de ce dernier apprêt : cela lui a rendu la faculté de reprendre du bleu dans la cuite de Campêche, mais moins purement que par le premier de tous.

Dans une pinte d'eau, j'ai fait cuire pendant une heure & demie un gros de


[132]

bois de Campêche effilé avec un demi-gros de sumac fin. Le bain ayant été soutiré, j'y ai abattu un gros de laine & étoffe apprêtées par un mélange égal des solutions de fer, de cuivre & de bismuth. Il en est résulté un assez beau noir qui tient au vinaigre, mais qui devient minime en deux heures d'immersion dans l'acide vitriolique adouci au degré du vinaigre.

Un demi-gros de laine de bon apprêt E & O, abattu dans le déchet de ce bain de Campêche & sumac, y a pris, à mon grand étonnement, une couleur de canelle très riche, que quinze minutes d'immersion dans le vinaigre ne font qu'éclaircir un peu. Je n'ai pu me rendre aucune raison de cette singularité.

Un écheveau de coton, préparé par le mélange des solutions de fer, de cuivre & de bismuth, avait acquis dans un bain de bois de Campêche une couleur bleue bien supérieure à celle que les Teinturiers obtiennent du Campêche & du vert-de-gris. Mais ce bleu, que le savon embellissoit,


[133]

s'est anéanti dans le débouilli d'alun prescrit par les règlements.

A ce débouilli, alors d'un pourpre-clair, j'ai ajouté quatre cuillerées de cuite de Campêche, & j'y ai abattu un demi gros de laine d'apprêt E & O. Elle y a pris une belle couleur de giroflée violette qui résiste très bien au vinaigre. Il semble qu'on pourrait tirer parti de cette expérience pour suppléer au bois de Fernambouc excessivement cher & rare.

Dans trois quarts de pinte d'eau de puits, j'ai fait cuire pendant une heure & demie une once d'écorce de bouleau hachée, & trente six grains de bois de Campêche effilé. Ce bain coulé, j'y ai abattu un gros de laine LF qui, en trois quarts d'heure entre chaud & bouillon, y a pris une vraie couleur de violette-transparente, qui s'embellit en quarante minutes d'immersion dans le vinaigre. Dans la même quantité d'eau, j'ai fait cuire quatre gros d'écorce de bouleau, quatre gros de brindilles de peuplier d'Ita-


[134]

lie, & dix-huit grains de Campêche effilé. Un gros de laine d'apprêt LF y a pris d'abord un olive faible qui, en bouillant pendant trois heures, a passé à la boue-de-Paris presque noire, & qui résiste à l'acide pendant une demi heure.

Dans six verres d'eau, j'ai fait cuire une once de peuplier d'Italie & neuf grains de Campêche effilé. Un gros de laine d'apprêt LF y a contracté, en un quart d'heure sans bouillir, une belle couleur olive, assez transparente, qui résiste au vinaigre pendant vingt-cinq minutes. En doublant la dose du bois de Campêche, la couleur est plus intense, également transparente & solide.

Dans cinq verres, ou un peu plus d'une demi pinte d'eau, j'ai fait cuire une once d'écorce sèche & pulvérisée de bouleau, & neuf grains de bois de Campêche. La laine & étoffe d'apprêt E y ont pris une couleur violette-pourprée, prune-de-Monsieur qui résiste à tout ; mais la laine y a un peu bringé, tandis que l'étoffe en est sortie fort unie.

[135]

Voilà donc le colorant du bois de Campêche fixé par l'écorce de bouleau. Ce qu'il y a de singulier, c'est qu'elle vire en rouge de sang artériel la couleur violette du Campêche. Dès que la laine y est abattue cette décoction devient jaune-aurore comme une infusion de safran, & quand la teinture est bien faite, le déchet n'est plus coloré qu'en citron pâle & terne, presque entierement dépouillé.

En supprimant l'écorce de bouleau la même laine d'apprêt E n'acquiert dans le bain de Campêche qu'un violet-foncé, terne, au lieu du violet prune, encore est-il moins solide au vinaigre ; de sorte que cette écorce avive à-la-fois & assure la couleur.

J'ai prévenu les inégalités sur la laine en l'apprêtant avec une solution de dix-huit grains d'étain seulement dans un gros d'acide marin, un gros d'acide nitreux & dix-huit grains d'eau. Ce sont les proportions les plus convenables pour les couleurs extraites des bois de Campêche & de Fer- [136] nambouc ; mais elles sont trop faibles en étain, pour les rouges de garance, qui n'y acquièrent qu'un beau souci.

Dans cinq verres d'eau, j'ai fait cuire pendant une heure & demie une once d'écorce sèche de bouleau, & neuf grains de Campêche effilé. Le bain coulé, j'ai abattu laine & étoffe de ce dernier apprêt ; l'une & l'autre y ont pris très-uniment une nuance agréable entre la prune-de-Monsieur & le violet : on l'a nommée Américaine.

Dans trois-quarts de pinte d'eau, j'ai fait cuire pendant une demi-heure de bouillon quatre gros d'écorce sèche de bouleau hachée, puis j'y ai ajouté vingt-sept grains de Campêche effilé ; j'ai laissé cuire le tout encore pendant une heure. Ce bain coulé j'y ai abattu deux gros mouillés de laine d'apprêt LF, qui y ont acquis le plus brillant & solide violet qu'on puisse désirer.

En opérant de même sur de la laine piétée de bleu de cuve à quinze sols la livre, puis débouillie en eau simple & passée mouillée dans un apprêt LF, elle m'a [137] donné une imitation de bleu-de-Roi intense & solide. Dans l'un & l'autre cas le succès s'annonce par le bain même, qui, de couleur de sang, devient olivâtre-terne en un quart-d'heure sans bouillir, & un quart d'heure de bouillon.

La laine piétée de bleu, à quinze sols la livre, débouillie en eau pure & réapprêtée E par la solution citée dernierement, acquiert dans le même bain l'imitation de bleu-de-Roi encore plus transparent que celle d'apprêt LF.

Au lieu d'employer l'écorce de bouleau, j'ai fait fondre dans sept verres d'eau tiède trente-six grains d'alun de Rome, & j'y ai fait cuire pendant une heure trente-six grains de bois de Campêche effilé. Le bain est également devenu de couleur de sang. Après l'avoir soutiré, j'y ai abattu un gros de laine blanche d'apprêt LF, qui y a pris le violet solide, mais un peu moins brillant. Le déchet du bain a maigri de même.

Dans un bain semblable, au lieu de laine blanche, j'en ai abattu de piétée de [138] bleu à quinze sols & réapprêtée LF ; elle y a pris un assez beau bleu, mais seulement comme de trente sols, & pareil à la nuance que l'on nomme bleu-Dauphin.

Au lieu d'alun, j'ai fait dans sept verres d'eau trente-six grains de savon blanc, puis cuire trente-six grains de Campêche avec quatre gros d'écorce sèche de bouleau. Le bain est devenu pourpre. Etant coulé, j'y ai abattu deux gros de laine blanche encore mouillée de son apprêt LF, qui y est devenue presque noire. Mon but était de changer la couleur du bois de Campêche en bleu, sans pied d'indigo. Il convient d'essayer de nouveau en tâtonnant les proportions.

De toutes les doses tentées pour l'écorce de bouleau, comme mordant-avivant, la meilleure m'a paru être celle de quatre fois le poids de la laine si l'écorce est sèche, hachée ou pulvérisée, & de sept fois le poids du sujet si elle est fraîche, & seulement enlevée à la plane ; encore son effet, en pareil cas, est-il toujours moindre.


[139]

CAPSULES des faînes

CAPSULES épineuses des faînes, ou fruits du hêtre. Elles restent ordinairement à l'arbre plus d'un mois après que la maturité les a fait ouvrir & laisser tomber leur fruit. J'en ai pris le poids de trois onces des plus récemment ouvertes, que j'ai broyées dans un mortier & fait cuire pendant deux heures dans trois-quarts de pinte d'eau. Il en est résulté un bain aussi intense que celui du gros bois de pseudo-acacia, mais qui se distingue par beaucoup de l'odeur & un peu de la saveur du gérofle. Je crois qu'on en pourroit tirer avantage dans l'assaisonnement des viandes & le parfum des liqueurs. Au reste la laine d'apprêt LF n'y acquiert, en trois heures de bouillon, qu'un jaune-chamois très solide.


CAPUCINE

CAPUCINE, petite, (Tropœolum minus.) Une poignée de ses tiges en feuilles, fleurs & graines, cuite dans une demi pinte d'eau, m'a donné un bain très peu coloré de jaune-olive, qui conserve beaucoup de l'odeur de la plante. La laine LF y prend d'abord un jaune-ravenelle terne, & au [140] long bouillon un musc-clair-olivâtre bien assuré.


CAROTTE SAUVAGE

CAROTTE SAUVAGE, (Daucus Carota.) Ses feuilles & tiges fleuries communiquent au premier bouillon un jaune-verdâtre que la longue ébullition ternit. La carotte cultivée n'est pas plus riche en atomes colorants.


CASSIS

CASSIS, (Ribes nigrum.) Ses fruits mûrs donnent un bain aussi beau que la cochenille, mais il n'agit qu'au très long bouillon, en communiquant à la laine d'apprêt LF un musc-foncé très solide.

On sait combien ce fruit colore l'eau-de-vie par la simple infusion à froid. J'ai pris de cette infusion plein un grand verre, que j'ai fait chauffer au bain-marie, & j'y ai abattu vingt-sept grains de laine d'apprêt E & O. J'ai poussé le feu pour faire bouillir l'eau pendant trois heures. Ce petit bain étant réduit à peu près au volume de la laine, elle y avoit acquis un violet-bleu superbe qui résistoit bien au vinaigre. Déjà, je méditois de chercher pour l'année pro- [141] chaine, au muco-résineux de la peau de ce fruit, un dissolvant moins cher que l'eau-de-vie, lorsque l'action du feutrage m'a démontré que cette belle couleur disparaissoit au savon, & qu'il n'en restoit qu'un vilain gris-sale. Je crois néanmoins m'être découragé trop tôt, & qu'il peut exister un menstrue qui donneroit à cette dissolution plus d'aptitude à résister à l'effet des alkalis.

Dans l'espoir d'obtenir de ce fruit desséché quelque effet analogue au moins à celui des baies sèches de bourdaine, je l'ai passé au soleil & au four jusqu'à ce qu'il y devint sonnant & de garde. En cet état, j'en ai pris quatre gros que j'ai d'abord fait revenir dans quatre verres d'eau tiède qui, poussée ensuite au bouillon, m'a donné un bain gris-de-lin un peu ardoisé dans lequel les laines de quelque apprêt que ce fût n'ont acquis aucune couleur déterminée.


CENTAURÉE

CENTAURÉE, petite, (Gentiana Centaurium.) Une poignée de ses plantes fleuries, cuite dans une demi pinte d'eau, forme un [142] bain jaune-citron dans lequel les laines ne prennent rien sans bouillir, mais en deux à trois heures d'ébullition la laine E acquiert un jaune-rougeâtre, & LF une couleur de chair portant au jaune.


CENTAURÉE SCABIEUSE

CENTAURÉE SCABIEUSE, ou JACÉE. (Centaurea scabiosa.) D'une poignée de ses feuilles & tiges fleuries séchées à l'ombre, cuites dans trois-quarts de pinte d'eau pendant une heure & demie, est résulté un bain trouble qui en demi-heure, sans bouillir, a communiqué à un gros de laine LF un beau jaune peu brillant, mais solide. Le bouillon le change en un olive-clair également assuré au savon & au vinaigre.


CERFEUIL musqué

CERFEUIL musqué, (Scandix odorata.) Ses feuilles & tiges vertes, cuites dans une demi pinte d'eau pendant une heure, m'ont donné un bain jaune-pâle dans lequel la laine LF a pris un joli citron-soufre bien transparent ; le savon du feutrage l'embellit, mais il fléchit un peu au vinaigre. Une seconde mise de laine, du même apprêt, dans le déchet, y acquiert encore une [143] nuance de merd'oie claire de bon usage.

Comme cette plante vivace se multiplie si aisément par éclats de ses racines, & par ses semences, qu'il serait facile d'en former des prés qu'on pourrait faucher trois fois par an, j'en ai coupé entre fleur & graine que j'ai fait sécher. Ainsi employée, ses produits sont à très-peu-près les mêmes : le citron est seulement un peu plus verdoyant & moins diaphane.


CERFEUIL

CERFEUIL ordinaire, (Scandix Cerefolium.) Les mêmes parties de cette plante annuelle & potagère, traitées de même, n'ont donné aucune couleur qui méritât d'être conservée.


CERISES MÛRES

CERISES MÛRES. Leur agréable couleur m'invita à faire cuire dans cinq verres d'eau trois onces de ces fruits avec leurs noyaux ; mais un gros de laine d'apprêt E, abattu dans ce riche bain, n'y a contracté qu'une nuance ventre-de-biche, tirant au Nankin, solide.


CERISES DE ZARA

CERISES DE ZARA. Même curiosité à l'égard de cette variété dont le suc plus [144] pourpré a communiqué plus d'intensité au bain ; mais les laines LF & E n'en sont pas sorties colorées plus richement.


CHARDON à Bonnetier

CHARDON à Bonnetier, (Dipsacus Fullonum.) Ses racines donnent un bain ardoisé, visqueux, disposé à franchir les bords du vase en bouillant. La laine LF n'y acquiert qu'une grisaille triste.


CHARDONS-ROLLAND

CHARDONS-ROLLAND,(Eryngium Campestre.) Ses feuilles vertes & tiges en boutons exhalent en cuisant une odeur résineuse & balsamique. La laine LF acquiert dans ce bain une couleur de vigogne-claire assez bonne.


CHARME commun

CHARME commun, (Carpinus Betulus.) Tout le monde connaît ce grand arbre de nos forêts, ainsi je n'ai rien à observer sur les moyens de le multiplier. Trois à quatre onces de son écorce verte, hachées & cuites pendant une heure & demie dans une pinte d'eau, m'ont procuré un bain olive-foncé qui promettoit beaucoup. Mais un gros de laine d'apprêt LF n'y a pris, en trois heures de bouillon, qu'une couleur d'olive sale, mais [145] son bois écorce de frais lui a communiqué, en quatre heures de réduction, une nuance de canelle-claire portant un peu au coton de Siam.


CHARME de Virginie

CHARME à fleurs de Virginie, (Carpinus Virginiana Florescens.) Cette espèce, encore rare en Normandie, s'y trouvera multipliée un jour par les semences que les Amateurs font venir chaque année de divers cantons de l'Amérique septentrionale, j'ose espérer même que l'expérience suivante y contribuera.

M. Rondeaux me donna au mois de juillet une faible poignée de brindilles en feuilles de cet arbre, & je ne pus en faire usage que onze jours après. Comme elles étaient déjà fort desséchées, je broyai le tout ensemble, pesant alors douze gros, & le fis cuire dans une demi-pinte d'eau. Il en résulta un bain mordoré très-mucilagineux, sans être sucré. Cinquante-quatre grains de laine LF acquirent, en trois heures de bouillon, un beau mordoré très solide.


CHAMPIGNON HIDEUX

CHAMPIGNON HIDEUX, (Boletus Viscidus.) J'en ai écrasé un dans le mortier, & je l'ai fait cuire pendant deux heures dans trois-quarts de pinte d'eau. Le bain étoit très gluant. Un gros de laine LF y a pris en deux heures un olive-jaunâtre, brillant & très solide ; mais il a été nécessaire de la laver à plusieurs eaux chaudes pour la débarrasser du gluten ou viscosité de ce bain.


CHAMPIGNON ÉCARLATE

CHAMPIGNON ÉCARLATE, (Agaricus Muscarius.) J'ai pris uniquement sa peau, ou épiderme, & j'en ai obtenu un joli bain couleur cerise ; mais les laines des divers apprêts n'y ont acquis rien de plus qu'un faux jaune couleur de paille.


CHÂTAIGNIER

CHÂTAIGNIER, (Fagus Castanea.) Trois onces de son écorce fraîche, hachées & cuites dans trois-quarts de pinte d'eau pendant deux heures, ont communiqué à un gros de laine LF, en trois heures de bouillon, un assez beau musc-foncé & solide.


CHÉLIDOINE

CHÉLIDOINE, grande, (Chelidonium [147] majus.) Aucun sujet ne promet un plus beau jaune que la racine de cette plante. Elle produit même un bain plus coloré que celui de la gaude. Mais à mesure que la laine s'y échauffe, elle ne conserve que le jaune sale & terne des racines de ronces.


CHÊNE, petit

CHÊNE, petit, (Teucrium Chamaedris.) Une poignée de ses tiges fleuries, hachée & cuite dans une pinte d'eau pendant une heure & demie, a fourni un bain olive-foncé dans lequel la laine LF prend, entre chaud & bouillon, un jaune-mat, que la longue ébullition rend olivâtre & solide.


CHÊNE

CHÊNE, (Quercus Robur.) L'écorce du jeune bois coupé depuis six semaines donne à la laine LF un tané feuille-morte assez beau. Le bois & l'écorce des jeunes branches donne, entre chaud & bouillon, une couleur ventre-de-biche, & en bouillant deux heures, un tané-clair. Tous ces tons solides sont bons pour piéter les couleurs carmélites. Il ne faut plus que les repasser [148] dans un bain d'un peu de garance, de peuplier & de baies sèches de bourdaine.


CHÊNE à feuilles de saule

CHÊNE à feuilles de saule, (Quercus Virginiana Salicis longiore folio.) Ses brindilles en feuilles, au mois de Septembre, m'ont produit un bain opaque très mucilagineux. La laine d'apprêt LF y a pris un noisette-jaunâtre terne, mais solide. La laine du même apprêt a un peu mieux réussi dans le déchet ; mais en tout, c'est un colorant aussi médiocre, qu'il est encore rare en Normandie.


CHANVRE

CHANVRE, (Cannabis Sativa.) J'ai fait cuire trois onces de ces plantes hachées, pendant une heure & demie, dans une pinte d'eau. Jamais la gaude, ni autre ingrédient, ne m'a fourni un bain jaune aussi riche. Cependant les laines de tous apprêts à moi connus y ont à peine déblanchi. Il faut chercher un mordant particulier propre à fixer cette fécule.


CHÈVREFEUILLE DES ALPES

CHÈVREFEUILLE DES ALPES, (Lonicera Alpigena.) Trois onces de ses sarments ou jeunes branches hachées, cuites pen- [149] dant une heure dans une demi-pinte d'eau, forment un bain olivâtre. Un gros de laine LF y a pris, en demi-heure de bouillon, un jaune-abricot que l'ébullition continuée n'a point terni. Une seconde mise dans le déchet a pris encore une jolie dégradation de la même couleur.


CHÈVREFEUILLE BLEU

CHÈVREFEUILLE BLEU, (Lonicera Cœrulea.) Ses mêmes parties ne communiquent à la laine qu'une équivoque nuance de vigogne-dorée.


CHÈVREFEUILLE

CHÈVREFEUILLE de nos haies, (Lonicera Peryclimenum.) Ses sarments en feuilles, employés le 21 Avril, n'ont donné qu'au long bouillon à la laine LF une teinte de vigogne-douce.


CHICORÉE

CHICORÉE sauvage, (Chicorium Intybus.) Toute la plante fleurie donne un bain olive qui promet beaucoup, mais ne communique, même au long bouillon, qu'une fade couleur d'omelette mal cuite.

CONDRILLE

CONDRILLE, (Chondrilla Juncea.) Ses tiges en fleurs m'ont donné un bain jaune comme celui de fumeterre, mais la laine [150] LF n'y a pris qu'au long bouillon une teinte olivâtre, faible & sale.


CITRONIER

CITRONIER, (Citrus Medica.) Deux onces de ses jeunes branches & feuilles hachées, cuites pendant une heure dans une demi-pinte d'eau, procurent un bain très-jaune & d'une excellente odeur. Un gros de laine LF y acquiert au premier bouillon un jaune-verdâtre fort agréable, qui ternit par l'ébullition continuée.


CIGUË

CIGUË, petite des sables, (Aethusa Cynapium.) Ses feuilles & tiges fleuries, hachées & cuites pendant une heure dans trois-quarts de pinte d'eau, fournissent un bain jaune-clair, lequel, au premier bouillon, communique à la laine LF un citron-terne, & au long, un citron-verdâtre, solide, mais peu brillant.


CLÉMATHITE

CLÉMATHITE des haies, ou HERBE AUX GUEUX, (Clematis Vitalba.) Ses sarments, hachés & cuits pendant deux heures, donnent un jaune à peu près comme celui des racines de la bourdaine.


COLCHIQUE

COLCHIQUE DES PRES, (Colchicum Au- [151] tumnale.) Ses fleurs couleur de rose ou gris-de-lin, au poids de deux onces, triturées & cuites pendant une heure dans une demi-pinte d'eau, m'ont produit un bain très-peu coloré. Un gros de laine LF y a pris, en trois-quarts-d'heure, un citron-clair, puis au long bouillon, un bel olive-jaunâtre, brillant & solide.


CÔNES DU PIN

CÔNES DU PIN RESINEUX, (Pinus Maritima.) Lorsque la maturité les fait ouvrir, ils laissent échapper leurs pignons. C'est en cet état que j'ai pris deux onces du cône vide, hachées sous le moulin à couteaux, & les ai fait cuire pendant deux heures dans trois-quarts de pinte d'eau. Il en est résulté un bain marron-rougeâtre fort riche ; mais un gros de laine d'apprêt LF n'y a contracté, même en trois heures de bouillon, qu'une couleur de coton de Siam, noisette-tendre, qui résiste à toute épreuve.


CONSOUDE

CONSOUDE, grande, (Symphytum Officinale.) Trois onces de ses feuilles & tiges fleuries cuites dans trois-quarts de pinte d'eau, procurent un bain brun très vis- [152] queux. Un gros de laine LF, en deux heures de bouillon, y acquiert un beau musc très-solide, & qui n'augmente point d'intensité à la troisième heure d'ébullition.


CONISE

CONISE, (Conyza Squarrosa.) Ses feuilles & tiges fleuries, cuites pendant une heure & demie, communiquent en demi-heure un joli citron qui ne résiste point au vinaigre. Le bouillon, continué longtemps, le change en un jaune-olivâtre, ventre-de-crapaud, bien assuré.


COQUELICOT

COQUELICOT, (Papaver Rhoeas.) Ses fleurs éclatantes, qui font l'ornement de nos campagnes & le désespoir des artistes qui prétendent en imiter la teinte, ne donnent, même au long bouillon, & sur laine de quelque apprêt qu'elle soit imprégnée, qu'une couleur de noisette que le vinaigre détruit. Cela m'a fait d'autant plus de peine que, par son énorme fécondité, cette plante étant le fléau des terres ensemencées en grains, j'espérais qu'en lui procurant une valeur vénale, nos cultivateurs seroient [153] excités à l'en extirper avant la maturité de ses semences.

COQUELOURDE

COQUELOURDE, (Anemone Pulsatilla.) Une poignée de plantes entières & fleuries, cuite pendant une heure & demie dans trois-quarts de pinte d'eau, procure un bain olivâtre dans lequel la laine LF acquiert en deux heures une couleur de vigogne-claire assez solide.


CORNOUILLER mâle

CORNOUILLER mâle, (Cornus Mas.) Ce grand arbrisseau ou cet arbre de moyenne grandeur est fort commun dans les haies & les taillis de fonds marneux. La vive couleur rouge de l'écorce de ses racines excita ma première attention. J'en pris deux onces que je hachai & fis cuire pendant une heure & demie dans une demi-pinte d'eau. Le bain, très rosé, transmit à un gros de laine LF une belle couleur de noisette-rosée fort solide, & parut ne se point salir. Cependant une seconde mise y prit une nuance moins agréable & plus fauve.

L'espoir d'en obtenir un rouge, ou rose franc, pouvoit seul compenser la main- [154] d'œuvre & la destruction qui résultoient de l'emploi de ces racines : ainsi je ne m'attachai plus qu'aux parties extérieures & renaissantes.

Trois onces d'écorce fraîche d'une branche de dix-huit années de crue, hachées, cuites pendant deux heures dans une pinte d'eau, me donnèrent un bain de couleur de café. Un gros de laine d'apprêt LF y fut à peine abattu, qu'il y contracta un jaune-doré fort riche & solide. Une seconde & troisième mise y acquirent à très-peu-près les mêmes tons. Le bouillon seul ternit ces jaunes, ainsi que presque tous ceux que nos végétaux nous procurent. J'ai depuis employé les brindilles d'une ou de deux années, qui m'ont produit la même nuance.

Le bois écorcé, haché & cuit pendant deux heures, donne sur la laine LF, au long bouillon, une jolie couleur de noisette-claire.

La laine teinte en jaune-doré dans ces bains d'écorce ou de brindilles de Cornouil- [155] ler mâle peut être réabattue dans d'autres pour prendre des couleurs canelle & composées. Mais la nature nous prodigue le jaune dans tant de végétaux ou inutiles d'ailleurs, ou plus communs, qu'il vaut mieux réserver le Cornouiller pour les usages que les autres Arts savent en tirer.


CORNOUILLER SANGUIN

CORNOUILLER SANGUIN, (Cornus Sanguinea.) Ses baies mûres m'ont donné un bain violacé dans lequel la laine LF n'a contracté qu'une nuance de merd'oie, terne & peu solide. Son écorce rouge n'a rien produit d'analogue aux apparences, mais seulement au long bouillonnement, un olive-terne.

Les brindilles du sanguin de la nouvelle Hollande donnent un bain aurore-mordoré fort riche. Mais la laine n'y prend d'abord qu'un citron-blafard, que le long bouillon vire en une sorte de musc.

Les jeunes branches du sanguin de Virginie, à fruit blanc, (Cornus alba) (Nom accepté : Cornus alba) donnent un bain jaune-olivâtre dans lequel la laine LF prend au premier feu un citron-terne, & au long bouillon, un musc-doré, clair & solide.


CORONILLE

CORONILLE GLAUQUE, (Coronilla Glauca.) Deux onces des tiges & feuilles de cette jolie plante, hachées & cuites pendant une heure dans une demi-pinte d'eau, exhalent d'abord l'odeur propre de la Rue, puis ainsi qu'elle, très violemment l'odeur de la tubéreuse. Un gros de laine LF n'y a pris qu'au premier bouillon une nuance de citron, que l'ébullition continuée amène au ton de vigogne très-belle, & qui, après lavage & sec, conserve encore un doux parfum de tubéreuse. Je regrette de n'avoir pas essayé cette plante en macération & fermentation, comme l'anil ou indigo.


COUDRIER

COUDRIER, (Corylus Avellana.) Tout le monde connaît cet arbrisseau très commun & facile à multiplier dans les terrains les plus ingrats par ses fruits, marcottes, drageons & jeunes plants que les oiseaux sèment dans nos taillis.

Trois onces de son écorce, ou de ses brindilles fraîches, hachées & cuites pen- [157] dant deux heures dans une pinte d'eau, procurent un bain dans la colature duquel un gros de laine LF a pris en quatre heures de bouillon une assez bonne nuance d'olive-jaunâtre, bon pied pour les couleurs rembrunies.


COURONNE IMPÉRIALE

COURONNE IMPÉRIALE, (Fritillaria Imperialis.) Une poignée de ses feuilles & tiges défleuries, hachée & cuite dans une pinte d'eau, m'a fourni un bain qui, tiède, conservoit encore beaucoup de verdeur & l'odeur forte de l'herbe de Sainte-Barbe. Mais il a tout perdu au bouillon, qui l'a viré en demi teinte de citron. La laine LF n'y a pris qu'un jaune-omelette terne. Il en résulte autant de plusieurs autres liliacées, dont j'ai fait essai, qui n'ont pas mérité que leurs produits fussent inscrits en ce recueil.


CROISETTE DU PORTUGAL

CROISETTE DU PORTUGAL (Cruciata Lusitanica, latifolia, Glabra, Flore albo.) Dès l'année 1765, j'avois découvert dans les racines de cette plante les propriétés tinctoriales de celles de la garance. J'en fis [158] l'expérience sur le fils de coton devant MM. les Commissaires de l'Académie, & mon Mémoire sur la culture de cette plante, fut imprimé dans le second Volume de ceux de la Société Royale d'Agriculture de Rouen. Ce bon ingrédient ne s'est pas démenti dans mon travail sur les laines, & jusque dans le rouge exalté, ou imitation d'écarlate, ses produits ont, à poids égal, suppléé, ceux de la plus belle garance.


CUPULES des glands

CUPULES des glands du chêne, broyées & cuites au poids de deux onces dans une demi-pinte d'eau ; elles ont communiqué à un gros de laine d'apprêt LF une très jolie nuance de gris-roux, espèce de couleur rompue singulière, excellente pour les ombres des chairs dans les tapisseries, d'autant qu'elle est fort solide.


CURCUMA

CURCUMA, ou TERRA MERITA. Je n'ai travaillé sur ce colorant étranger, & de faux teint, que dans l'espoir de les fixer. J'en ai fait cuire un gros dans une demi-pinte d'eau pendant une heure, & j'y ai abattu un gros de laine d'apprêt E à 1/10 de [159] métal, très-bon pour assurer le Campêche & le Fernambouc. Après l'y avoir travaillée entre chaud & bouillon pendant deux heures, la laine en est sortie teinte d'un beau jaune franc, qui résiste au vinaigre pendant dix minutes, mais que le savon du feutrage a dégradé. La plupart des jaunes que nos végétaux m'ont procurés, l'emporte sur celui-ci en solidité, comme en économie.

CYPRÈS COMMUN

CYPRÈS COMMUN, (Cupressus Sempervirens.) Trois onces de ses brindilles hachées, cuites pendant une heure & demie dans trois-quarts de pinte d'eau, m'ont donné un bain jaune-brun dans la colature duquel un gros de laine LF a pris, au premier bouillon, une couleur de citron solide, mais terne. La longue ébullition procure un musc-clair.


CYPRIER

CYPRIER, (Cupressus, Foliis Acaciæ deciduis.) Entre beaucoup d'autres arbres rares dont M. le Marquis de Limézy a bien voulu consacrer des branches à mes opérations, je lui dois particulierement [160] l'occasion d'interroger celui-ci, dont il possède l'individu le plus fort que je connaisse en Normandie. Deux onces de ses brindilles en feuilles, hachées & cuites pendant une heure dans une demi-pinte d'eau, m'ont procuré un bain jaune-pâle d'une très suave odeur. Un gros de laine LF y a contracté, en trois heures de bouillon, un ton canelle-doré, très-riche & solide. C'est grand dommage que cet excellent ingrédient colorant soit encore si rare. Ses semences, tirées de Virginie, lèvent très bien, mais peu de jeunes plants échappent au premier hiver.


CYTISE à poils

CYTISE à poils, (Cytisus hyrsutus.) Ses brindilles en feuilles, hachées & cuites pendant une heure, donnent un bain jaune-sale qui, au long bouillon, communique à la laine LF une assez bonne nuance olivâtre solide.


CYTISE à feuilles arrondies

CYTISE à feuilles arrondies, (Cytisus, Trifolium des Jardiniers.) Deux onces de ses jeunes branches en feuilles, cuites dans une demi pinte d'eau, procurent un bain [161] dans la colature duquel un gros de laine LF prend, au premier bouillon, un jaune-ravenelle vif & intense. Cette laine enlevée, une seconde mise prend encore dans le déchet, en deux heures de bouillon, une bonne bruniture de jaune. Tous les cytises sont faciles à multiplier par leurs semences, & s'accomodent des plus mauvais terreins.