Liliacées (Le Floc'h, 1983)

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Joncacées
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Amaryllidacées


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052. Colchicum autumnale L.

[I/344; p:199) LILIACÉES

Utilisée comme tonique on lui reconnait, également, des vertus diurétiques et antirhumatismales.

M.T. - Une indication de la pharmacopée traditionnelle est rapportée par DUCROS (1930) qui signale que ce bulbe est considéré comme tonique et très irritant en usage interne, alors qu'en usage ex­terne il est employé sous forme de décoction dans certains cas de mala­dies parasitaires.

Il s'agit d'une Liliacée, à alcaloïdes, du groupe des espèces à colchicine (PARIS et DILLEMAN, 1960).

Les bulbes qui étaient officinaux en France jusqu'en 1884, n'y sont plus employés et même les graines ne le sont que peu, sous forme de poudre (PARIS et M0YSE, 1967). Selon les mêmes auteurs, on utilise principalement la "teinture", contre les rhumatismes, les arthrites et surtout les excès de goutte; ils signalent de même que la colchique rentre dans de nombreuses préparations homéopathiques. Les mêmes auteurs signalent, encore, que c'est à partir des graines que l'on extrait


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la colchicine qui est employée pour les mêmes prescriptions que la "teinture" et administrée par voie buccale. La colchicine est, par ailleurs, employée par les généticiens pour obtenir des variétés de plantes cultivées polyploïdes.

Pour la Tunisie, LEMORDANT et al. (1977) rapportent le nom arabe "chamira" et souligne les vertus diurétiques, purgatives, anti­goutteuses et antirhumatismales de la colchique.

053. Androcymbium gramineum (Cavan.) Mac Bride

[I/345 ; p: 200] LILIACÉES

S'il est rapporté un emploi médicinal pour l'espèee, elle est cependant surtout réputée pour sa toxicité.

M. - Eu Libye, KOTOB HUSSEIN (1979) indique cette Liliacée comme étant utilisée dans le traitement de la goutte.

T. - La toxicité de cette espèce, riche en colchicine, se manifeste par une forte mortalité, aux premières pluies d'automne, dans les troupeaux ovins parcourant les pâturages sahariens où elle existe (RODIER, 1956). Le même auteur cite les premiers travaux concernant cette espèce (*) et rapporte ses propres observations, à l'autopsie des animaux, ainsi que les résultats de ses analyses confirmant la haute teneur en colchicine des fleurs, feuilles et bulbes de cette Liliacée.

Pour PARIS et DILLEMAN (1960) et PARIS et MOYSE (1967), cette Liliacée, à alcaloïde, renferme de la colchicine en quantité voi­sine, mais inférieure, à celle des organes de Colchicum.

(*) PERROT, E., 1936 - Une plante nouvelle à colchicine, le "lofout" Liliacée saharienne. Bull. Sciences Pharmacologiques mai, n° 5 : p. 257-258.

054. Asphodelus microcarpus Viv.

[I/346 ; p: 201] LILlACÉES

Nom accepté : Asphodelus ramosus

Les changements nomenclaturaux (Flora europaea) transforment cette dénomination en A. aestivus Brot.

M. - BOUQUET (1921) rapporte de nomhreux usages d'une Asphodèle nommée "berrouagh" en arabe et que nous rattachons pour cette raison à A. microcarpus :


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- pour soigner les maux de dents on verse dans l'oreille, du côté opposé, un peu du liquide obtenu après cuisson de tubercules dans l'huile ;

- la même huile passe pour efficace contre les écoulements d'oreille ;

- la farine obtenue après séchage et mélange à de la farine d'orge s'emploie en pansement contre les ulcères et les abcès du sein ;

- les cendres sont utilisées comme diurétique et parfois en collyre sec contre les taies de la cornée.

Les racines d'asphodèles (A. microcarpus et A. tenuifolius) sont (GATTEFOSSÉ, 1921) :

- employées en fumigations contre la jaunisse ;

- séchées et utilisées en pansements contre les ulcères ;

- réduites en cendres, pour servir comme diurétique.

R. - En Libye (TROTTER, 1915) a relevé que cette "asphodèle" est réputée avoir la propriété de transformer les femmes musulmanes en "houri".

D. - Le Pr. IMAN (comm. verb.) signale que les tubercules ellipsoides servent de combustible, et sont éventuellement réduites en poudre (importée de Syrie en Egypte) pour servir de colle en cordonnerie.

Récemment, il a été suggéré en Egypte la possibilité d'utiliser ces tubercules pour la fabrication d'alcool.

055. Asphodelus fistulosus L.

[I/349; p: 202]

Nom accepté : Asphodelus fistulosus

Ce sont surtout les feuilles, qui sont consommées dans l'alimentation humaine.

A. - Les feuilles tubulaires, de cette espèce ("bouzlim"), cuites à la vapeur, comme les mauves (*) et les bettes sauvages ("selq" (**), se mangent en "ferfouch" (GOBERT, 1940, 1955).

Les bottes d' Asphodelus fistulosus L. sont vendues au printemps (CHOUMOVITZ et SERRES 1954) ; les feuilles servant à préparer


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une sauce appréciée pour le couscous, mais pouvant également être consommées, frites à la poële avec de l'huile ou bouillies comme celles d'Erodium cicutarium L'Hérit.

(*) mauve = Malva sp.

(**) bette sauvage : Beta sp. mais le nom arabe "selq" se rapporte le plus souvent à Beta vulgaris L. et à B. macrocarpa Guss.

056. Asphodelus tenuifolius Cavan.

[I/350; p: 203]

Nom accepté : Asphodelus tenuifolius

Cette dénomination est, dans Flora europaea, considérée comme synonyme de A. fistulosus L. Elle est cependant rétablie par BOULOS (1977) qui ne retient la synonymie qu'avec A . fistulosus var. tenuifolius (Cav.) Baker. Les indications rapportées nous incitent à retenir la proposition nomenclaturale de BOULOS.

A.M.T. - Si TROTTER (1915) a signalé que "tazia" est consommé en cas de disette, lea usages de cette espèce (tam. = izean) sont surtout rapportés par GAST (1968) qui indique que, en Ahaggar, les feuilles bouillies sont consommées après que l'on ait jeté l'eau de cuisson. Il note que les graines (tam. = tebehit ; ar. = tazia) sont appréciées et consommées en galette, en bouillie ou mélangées aux dat­tes pilées. Les graines sont récoltées soit directement dans les fourmilières soit par cueillette. Pour en atténuer l'odeur forte, la farine est mélangée à celle d'autres graines dans les bouillies. La consommation de ces graines est réputée bonne pour le cœur mais l'ingestion en excès provoquerait de graves accidents chez l'homme. GATTEFOSSÉ (1921) a aussi rapporté un grand nombre d'usages (cf. A. microcarpus n°054).

057. Asphodelus refractus Boiss.

[I/351; p: 203]

Nom accepté : Asphodelus refractus

Les indications que nous avons rapportées ont été établies en référence à A. pendulinus Coss. et Dur., synonyme de ce taxon.

A. - Comme nous l'avons vu, à propos d'Aristida pungens, les graines de "tazia" sont utilisées dans l'alimentation humaine (LARRIBAUD, 1952).

M. - Asphodelus pendulinus Coss. et Dur. est signalée comme diurétique (TROTTER 1915).


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Le bouillon de "tazia" (Asphodelus pendulinus) est, selon BOU­CHAT (1956), utilisé contre les maux de cœur et d'estomac et serait susceptible de provoquer des états voisins de l'ivresse.

058. Aloe vera L.

[I/356; p: 205]

Selon Flora europaea la combinaison complète s'écrit : A. vera (L.) Burm. fil.

En plus de ces propriétés laxatives, cette espèce est employée comme teinture.

M.- La récolte de l'"aloes" est décrite par CHOPRA et al. (1960) : "après avoir pratiqué une incision sur une feuille tournée vers le bas, il s'en échappe un liquide jaunâtre qui forme, fréquemment, de petites masses vasculaires. Concentré puis solidifié, par refroidissement, ce liquide fournit le produit commercial appelé aloes".

Ce "suc" des feuilles de cette liliacée à hétérosides anthracéniques est utilisé en médecine comme laxatif et purgatif (PARIS et DILLEMAN, 1960 ; PARIS et MOYSE, 1967). Ces propriétés de Aloe vera (ar. = sabara) sont également signalées par LEMORDANT et al. (1977).

D. - Les feuilles d'"aloes" sont éventuellement utilisées en mélange avec le Henné dans la région de Zarzis en vue d'obtenir une teinture de laine de nuance beige (COUSTILLAC, 1958).

059. Lilium candidum L.

[l/358; p:206]

M. - GATTEFOSSÉ (1945) note divers usages de cette espèce ornementale :

- l'huile, où ont macéré des fleurs de lis, est un vulnéraire populaire très usité ;

- l'eau, distillée des fleurs, est émolliente et vulnéraire ;

- lea bulbes, bouillis, servent à faire des cataplasmes ;

- le pollen, abondant, à la réputation d'être emménagogue.


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060. a - Allium ampeloprasum L.

[I/365; p: 211] LILIACÉES (TÄCKHOLM, 1974 = ALLIACÉES)

060. b - Allium sphaerocephalum L.

[I/367; p: 212] ALLIACÉES

Flora europaea retient pour cette espèce l'orthographe : A. sphaerocephalon L.

A. - Diverses sortes de « bulbes » et surtout Allium ampeloprasum et Allium sphaerocephalum seraient récoltés pour remplacer le poireau cultivé (BOUQUET, 1938).

061. Allium chamaemoly L.

[I/371; p: 213]

T. - FOLEY (1951) rapporte que la plante (ar. : chemman) a été suspectée, dans la région d'Oran (Algérie), d'être très toxique pour les ovins. Il ajoute cependant que ceci n'a pas été confirmé par les différents essais entrepris au laboratoire.

062. Allium roseum L.

[I/374; p:215]

A. - La plante (ar. = korrath) tient, au printemps, la place des oignons pour la cuisine indique GOBERT (1940). Le même auteur parlant, pour le Sud, d'une plante à bulbe nommée « lazoul » a peut-être introduit une confusion entre Muscari comosum et la variété odoratissimum de Allium roseum (portant le même nom vernaculaire) que nous avons souvent vue en vente, au printemps, sur le bord des routes.

CHOUMOVITZ et SERRES (1954) signalent également l'usage de cette espèce dans l'alimentation.

M. - HOFFMAN (in TROTTER, 1915) : rapporte que Allium roseum L. est consommé pour guérir les rhumatismes de la tête.

063. Urginea maritima (L.) Bak.

[I/385; p:220] LILIACÉES

Les indications rapportées ici se réfèrent soit à cette combinaison, soit aux combinaisons synonymes :

(1) Urginea scilla Steinh.

(2) Scilla maritima L.

Cette plante est réputée toxique mais a cependant quelques emplois, entre autres, comme tonicardiaque.


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M.T.R. - Selon GATTEFOSSÉ (1921), la « scille » est, avant tout, un abortif et un aphrodisiaque dont l'emploi doit, de plus, être prudent du fait de sa toxicité ; ainsi :

- cuit dans le couscous, il est réputé détruire chez les maris l'amour qu'ils auraient pour d'autres femmes ;

- frais, le bulbe provoque des enflures.

Ces usages s'ajoutent à ceux cités par BOUQUET (1921) rapportant que :

- le bulbe désséché est un diurétique réputé,

- contre la toux chronique, il faut prendre un bulbe frais, y creuser une cavité dans laquelle on place un œuf, faire cuire le tout sous la cendre et manger l'œuf. Le traitement doit être suivi sept jours durant.

L' « oignon d'Égypte » était un diurétique et émétique, très apprécié au siècle dernier (CHOPRA et al., 1960), mais ces actions sont aujourd'hui considérées comme effets secondaires de son action sur le cœur. Les mêmes auteurs révèlent également qu'à dose excessive la " scille " provoquerait des vomissements violents et des diarrhées.

Sous les binômes Urginea scilla Steinh. (1) et Scilla maritima (L.) Baker (2), PARIS et MOYSE (1967) notent des préparations, sous forme de poudre, de teinture ou d'extrait et indiquent que la " scille " est un expectorant et un bon diurétique " azoturique " employé pour les insuffisances cardiaques, les néphrites chroniques, l'hydropisie rénale, la cirrhose ascitique.

Pour KEITH (1965), cette espèce très amère agit, à faible dose comme expectorant et à forte dose comme émétique et a sur le cœur la même action que la digitaline. L'intérêt diurétique et tonicardiaque de cette " scille " (ar. = ansal) est confirmé par LEMORDANT et al. (1977).

T. - BOUQUET (1921) signale l'espèce comme toxique pour les rongeurs.

Malgré des affinités botaniques avec Ornithogalum amaenum (*), les deux espèces présentent des caractères différents de toxicité. Ainsi Ornithogalum amaenum (*) agit principalement sur le tube digestif et le foie alors qu'Urginea maritima, quoique provoquant une vive inflammation gastro-intestinale, détermine surtout des lésions du côté des reins (FOLEY et CEARD,1924).


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Sa toxicité élevée a entraîné son usage comme raticide, emploi souligné par TROTTER (1915), KEITH, LEMORDANT et al.

A ce propos CHOPRA et al., puis PARIS et DILLEMAN (1960) précisent que la drogue de cette Liliacée, à hétéroside cardiotonique, est localisée dans les écailles du bulbe principalement dans la variété rouge, surtout abondante en Algérie. Selon PARIS et MOYSE (1967), cette toxicité est faible pour les animaux autres que les rongeurs et cet usage de l'espèce décline du fait de la fabrication de raticides de synthèse.

(*) Ornithogalum amaenum Batt. = Battandiera amaena (Batt.) M., espèce absente de Tunisie.

064. Ornithogalum umbellatum L.

[I/389; p:222] LILIACÉES

M. - En Egypte (DUCROS, 1930) en médecine traditionnelle, la drogue extraite de ce bulbe, est considérée expectorante et diurétique.

065. Muscari comosum (L.) Mill.

[I/395; p:225] LILIACÉES

A. - GOBERT (1942) signale l'identité d'une plante nommée en arabe « lazoul » avec Muscari comosum (*), et rapporte sa consommation comme aliment d'appoint tout en soulignant les aspects historiques de cet usage. Il note ainsi que PLINE et DIOSCORIDE parlaient déjà de ces petits bulbes non toxiques, de leur valeur alimentaire réelle et du fait que l'on peut supprimer leur saveur amère en enlevant le culot. Les grecs nommaient ce bulbe « bolbos » ou « bolboi ».

Cette consommation des bulbes de Muscari est aussi rapportée par TROTTER (1915) et GATTEFOSSÉ (1957).

L'espèce passe pour être aphrodisiaque (GATTEFOSSÉ, 1945).

(*) Dans son texte cependant, l'auteur relate dans un récit la consommation de cette espèce dans la région de Métameur (Sud tunisien) où elle est rare mais où abonde Allium roseum ssp odoratissimum au nom vernaculaire très voisin et avec laquelle elle est parfois confondue.

066. Muscari maritimum Desf.

[I/396; p:226]

D. - Les sommités fleuries sont considérées, en Lybie, comme très favorables pour les vaches en lactation (TROTTER, 1915).


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067. Ruscus aculeatus L.

[I/397; p:227] LILIACÉES

A. - Les jeunes tiges peuvent être consommées en guise d'asperges et les graines torréfiées donnent une boisson « caféinée » (GATTEFOSSÉ, 1945).

M. - le rhizome, réputé apéritif et diurétique, est employé dans les affections urinaires, l'hydropisie, les chloroses, la jaunisse et comme antiscrofuleux (GATTEFOSSÉ, 1945).

Cette « Liliacée à saponosides stéroïdiques », contient de la ruscogénine extractible (SANNIE et LAPIN, 1955 ; PARIS et DILLEMAN, 1960) et est employée pour l'hémisynthèse des corticostéroïdes (PARIS et MOYSE, 1967). Ces mêmes auteurs signalent qu'elle est, en médecine populaire, considérée comme diurétique et employée comme antihémorroïdaire et antivariqueux. Les propriétés de diurétique et de tonique veineux de cette espèce (ar. = sobhane khallakou ; fr. : petit houx) sont également rapportées par LEMORDANT et al. (1977).

068. Asparagus officinalis L.

[I/399; p: 228] LILIACÉES

A. - Selon TROTTER (1915), on récolte et mange les fleurs de cette espèce.

M. - Pour le Maroc, GATTEFOSSÉ (1945) rapporte de nombreuses indications où entre l'asperge officinale (cultivée en Tunisie) :

- le rhizome, avec ses racines, est apéritif et diurétique (son action sur l'appareil rénal communique à l'urine une odeur fétide) ;

- quoique l'espèce soit considérée comme ayant une action curative sur la blennorragie, son emploi est, selon HERAUD, à exclure du régime des malades des voies urinaires car elle cause des écoulements urétraux qu'elle provoque ;

- l'espèce est employée dans les soins d'affections cardiaques et calme les palpitations.

La racine, diurétique, entrait dans la composition du « sirop des cinq racines » indiqueunt PARIS et MOYSE (1967) qui ajoutent que les asperges, de saveur agréable, ont une valeur alimentaire assez réduite et peuvent être irritantes pour les reins. En Tunisie, cette vertu diurétique de l'asperge « sakkoum » est confirmée par LEMORDANT et al. (1977).

D. - Cette asperge sauvage est utilisée à la campagne pour filtrer, grossièrement, le lait (TROTTER).


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069. Asparagus stipularis Forsk.

[I/400; p: 228)

Ce taxon est retenu dans la nomenclature de Flora europaea. Nous avons aussi rapporté l'indication concernant A . horridus L. f. qualifié de synonyme dans la Flore de CUENOD et al. (1954).

A. - CHOUMOVITZ et SERRES (1954) notent que, d'ordinaire, les populations campagnardes ne consomment pas les jeunes pousses d'asperge (Asparagus albus L., A. horridus L., A. stipularis Forsk.) les considérant très probablement trop amères ; elles les récoltent cependant pour les vendre aux Européens.

070. Asparagus albus L.

[I/403; p: 229)

A. - La consommation des pousses est signalée par CHOUMOVITZ et SERRES (1954) (cf. Asparagus stipularis n° 069).

M. - Cette espèce, comme les autres Asparagus, est réputée, dans certaines régions (GATTEFOSSÉ, 1921), spécifique de la syphilis et de la blennorragie.

071. Smilax aspera L.

[I/404; p:229] LILIACÉES

M. - Quoique victime d'un certain discrédit, comme antisyphi­litique, la racine séchée est très utilisée au Maroc comme dépuratif et sudorifique surtout contre la goutte (GATTEFOSSÉ, 1945).