Graminées (Le Floc'h, 1983)

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Potamogetonacées
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Cypéracées



020. Imperata cylindrica (L.) P. Beauv.

[I/64; p:54] GRAMINÉES

La combinaison conforme à Flora europaea est Imperata cylindrica (L.) Raeuschel.

A. - En Ahaggar, la manne ou miel végétal, exsudation de cer­tains végétaux, est recueillie au printemps en gouttelettes sur les Ta­marix, Imperata cylindrica (tam. : ébestéou), Erianthus ravennae L. (*) (tam. = tesengelt) et entre les branchettes des régimes de palmiers dattiers (GAST, 1968).

D. - Ayant un rendement en cellulose de 38 à 40 % cette espèce est, en Libye, considérée d'un grand intérêt pour la fabrication du pa­pier (TROTTER 1915). Elle sert aussi, occasionnellement, de combus­tible.

(*) Erianthus ravennae {L.) P.B. = Saccharum ravennae L.

021. Saccharum ravennae L

[l/65; p:55) GRAMINÉES

Flora europaea rapporte ce taxon sous la combinaison S. raven­nae (L) Murray et notre indication est relative à sa synonymie : Erianthus ravennae (L.) P.B.

- En Ahaggar (cf. à Imperata cylindrica n° 20), l'exsudat de Erianthus ravennae L. est consommé (Gast, 1968).


[46]

022. Cymbopogon schœnanthus (L.) Spreng.

[I/72 ; p 58] GRAMINÉES

Cette combinaison admet plusieurs synonymies dont en partioulier Andropogon schoenanthus L.

De fait en Tunisie, n'est citée que la sous espèce C. schoenanthus ssp. laniger (Hook.) Maire et Weill. que BOULOS (1977) assimile à C. schoenanthus (L) Spreng. ssp. schoenanthus. Nous avons supposé que Andropogon laniger Desf. leur correspondait en tant que synony­me. La situation nomenclaturale de ces deux taxons est, de fait, con­fuse ; aussi, avons nous choisi de présenter ensemble des données s'y rapportant.

L'espèce et ses sous espèces présentent de nombreux emplois en thérapeutique traditionnelle ainsi que quelques usages dans d'autres domaines.

A. - Dans l'alimentation humaine, on emploie les feuilles, en salade ou cuites avec de la viande (DOREAU, 1961), ainsi que les jeu­nes bourgeons et les épis avant mâturité (GAST, 1968).

M. - Andropogon laniger Desf. est employée, selon TROTTER (1915), pour guérir une maladie "qui consiste en fièvre et douleur". L'indication notée par TROTTER concernant les soins de ces maux est la suivante :

- brûler la plante et en aspirer la fumée,

- broyer et faire macérer la plante dans l'huile, la bouillie obtenue est mangée ou délayée pour former une boisson.

DUCROS (1930) relève que les sommités fleuries et les chaumes de Andropogon schoenanthus L. (ar. = idkhir) sont diurétiques, échauffants, emménagogues et astringents.

L'espèce ("ied el kheir") est aussi, en infusion, sédative dans les accès douloureux des cas de gastralgies (cf. à Cleome arabica n° 154) et efficace pour les soins de la blennorragie (cf. à Arthrophy­tum scoparium n° 116) (LARRIBAUD, 1952).

Au Sahara également, d'après DOREAU, Andropogon laniger "teberimt lemnad", est employée dans la pharmacopée traditionnelle


[47]

sous fonne de tisane anti-rhumatismale. DOREAU, note de plus, que certains auteurs attribuent à cette espèce des propriétés fébrifuges et que sous forme de cataplasmes on lui reconnaît une action bénéfique lors des soins relatifs aux blessures des chameaux. En Ahaggar, GAST souligne qu'en décoction Cymbopogon schoenanthus (L.) Spr. ssp. laniger (Hook) M. et N. (tam. = teberint ; ar. = l'med) est parfois utilisée comme médication en remplacement du thé.

PARIS et DILLEMAN (1960) révèlent que, aux dires de certains auteurs, elle serait intéressante à étudier et que les panicules floraux servent à préparer des in­fusions fébrifuges.

D. - Parmi les autres emplois, nous avons relevé :

- l'usage des racines odoriférantes (PARIS et DILLEMAN) ain­si que des inflorescences et des chaumes (DUCROS) en parfumerie,

- l'emploi de la paille, qui exhale une odeur agréable, pour le bourrage des coussins (GAST).

023. Panicum turgidum Forsk.

[I/83; p:63] GRAMINÉES

Comme pour d'autres espèces et en particulier Aristida pungens, les graines de Panicum turgidum sont, du moins au Sahara, largement utilisées dans l'alimentation humaine.

A. - La consommation de ces graines broyées par les Touaregs, est rapportée par TROTTER (1915).

En Ahaggar, (GALAN, 1951) après les pluies, on ramasse et stocke les grains de Panicum turgidum (tam. = afezou ; ar. = mrokba) et de Portulaca oleracea pour la consommation humaine. Ceci est confirmé dans la même région par LARRIBAUD (1952) (cf. à Aristida pun­gens var. genuina n° 027) et par GAST (1968); ce dernier rapporte en plus, celle des jeunes pousses et des épis verts.

M. - La cendre de cette plante est mélangée au tabac à chiquer et les vieilles tiges sèches, pulvérisées et tamisées, donnent une poudre utilisée pour panser les blessures (GAST).

LARRIBAUD note l'usage de la poudre des tiges pour favoriser la cicatrisation des plaies (cf. à Euphorbia calyptrata n° 239).


[48]

D. - GAST souligne l'utilisation de la paille, de cette espèce (tam. = afezou ; ar. = meroukba), pour la confection des nattes ser­vant à clôturer les tentes et son brûlage pour faire dorer les galettes cuites sous le sable.

024. Pennisetum dichotomum Forsk.

[I/87 ; p : 65] GRAMINÉES.

Tout en conservant son rang d'espèce, ce taxon correspond dans la nouvelle nomenclature (TÄCKHOLM, 1974; BOULOS, 1977) à la com­binaison : P. divisum (Forsk. ex. J.F. Gmelin) Henrard.

A. - S'il note que les épillets entrent dans la peau et provoquent des suppurations, BARTH (in TROTTER, 1915) indique aussi que, en zone saharienne, les graines procurent un aliment de goût agréable et servent à produire une boisson rafraichissante.

025. Lygeum spartum L.

[I/93; p:68] GRAMINÉES.

Si Flora europaea retient cette comhinaioon, par contre, TÄCKHOLM (1974) et BOULOS (1977) adoptent : L. spartum Loefl. ex L.

D. - Cette espèce (ar. = halfa maboul ; fr. = sparte) donne lieu en Tunisie à tout un artisanat du tressage, appelé "sparterie", particulièrement vivant aux Iles Kerkennah. Une grande partie des ouvrages, traitant des modes de vie à la campagne en Tunisie, rapportent ses nombreux usages le sparte remplaçant parfois même l'Alfa (Stipa tenacissima) dans les régions où celui-ci n'existe pas (FLEURY, 1896; MARTY, 1944; LOUIS, 1963, etc...).

026. Phalaris minor f. hematites Duv.-J.

[l/93; p:7] GRAMINÉES.

T. - Le lait, exsudant des gaines foliaires, lorsqu'on les casse, est considéré comme cause d'empoisonnement du mouton (OZENDA 1977).

027. Aristida pungens Deaf.

[I/103; p: 73] GRAMINÉES.

Situation nomenclaturale actuelle (BOULOS, 1977) : Stipagrostis pungens (Desf.) de Winter ssp. pungens.


[49]

En plus des commentaires relatifs à l'espèce, telle qu'elle est citée par CUÉNOD et al. (19.54), nous avons relevé ici les données concer­nant la var. genuina Maire citée en Tunisie par LE HOUEROU (1959).

L'espèce et sa variété sont, du moins les graines, consommées au Sahara ; ailleurs c'est surtout la paille qui est utilisée pour un petit artisanat.

A. - Pour cette espèce également, les auteurs rapportent surtout la consommation des graines sous forme de galette.

Ainsi LARRIBAUD (19.52), au Sahara, note que les graines minuscules des espèces suivantes servent à préparer des galettes "kesra" :

- Mesembryanthemum theurkauffi ("afezon") (*)

- Panicum turgidum ("mrokba").

- Asphodelus refractus ("tazia")

- Plantago ciliata ("hilma")

- Aristida pungens var. genuina ("sboth")

- Salvia aegyptiaca ("tazoukanit")

La recette rapportée par GAST (1968) est différente puisqu'il relève que les graines de cette espèce (tam. = oullout ouan toulloult ; ar. = drinn, sbot) sont pilées en farine que l'on mélange avec des dattes.

M. - PASSAGER et DOREY (1958) confirment cet usage pour Aristida pungens (ar. = drinn), ainsi d'ailleurs que DOREAU (1951) qui ajoute, cependant, que les indigènes utilisent également le "drinn" poux soigner les douleurs rhumatismales.

D. - La paille sèche est utilisée pour fabriquer des cordes (GAST).

En Tunisie, la paille sèche, utilisée tressée sous forme de nattes, sert aussi dans la confection des habitations temporaires et des abris pour les animaux.

(*) Mesembryanthemum theurkauffi M. (famille des Aizoacées) espèce absente de la flore tunisienne


[50]

028. a - Aristida plumosa L.

[I/104; p:74]

Flora europaea signale un changement nomenclatural, ce taxon cor­respondant maintenant à la combinaison Stipagrotis plumosa (L.) Munro ex. T. Anders ssp. plumosa.

b - Aristida adscensionis L.

[I/109; p:76]

A. - En Ahaggar, GAST (1968) rapporte que les graines, de ces espèces, sont consommées en bouillie ou en galette, et indique que celles de Aristida adscensionis sont collectées même jusque dans les fourmilières.

029. Stipa tenacissima L.

[I/111; p:77] GRAMINÉES

L'espèce a une importance économique réelle du fait de son intérêt pour l'industrie papetière et l'artisanat.

D. -- Cette espèce (ar. : halfa; fr. = alfa) a joué un très grand rôle dans l'économie rurale en Tunisie au déhut de ce siècle. Elle donne encore lieu, à un commerce, dans le Centre où sa cueillette est rationalisée surtout pour la fabrication de pâte à papier de qualité. Elle présente également un grand intérêt pour l'artisanat rural et est utilisée pour le tressage de cordes, paillassons, paniers, silos, etc...

Les références à oette espèce sont très nombreuses et nous n'en ci­terons que quelques unes : MONTESSUS DE BALLORE (1907), TROTTER (1915); BARDIN (1944), DUTOYA (1947), CHARME­TANT et LOUIS (1950), LOUIS (1952), CHOUMOVITZ et SERRES (1954), CHALUMEAU (1954), LISSE et LOUIS (1954), LOUIS (1965), GAST (1968).

CUÉNOD et al. (1954) ajoutent que, en Algérie, on récolte les jeunes inflorescences dans leur gaine et que ce fourrage a, pour les chevaux, les mêmes propriétés excitantes que l'avoine.

R. - Tout en rappellant l'intérêt de ce matériau, pour l'industrie papetière (papier de luxe et papier à cigarettes), TROTTER révèle que l'espèce est tenue en grande estime en Libye où, elle est considérée comme sacrée, et utilisée dans quelques pratiques religieuses.


[51]

030. Dactyloctenium aegyptiacum Willd.

(I/146; p:94] GRA­MINÉES

Combinaison retenue pour Flora europaea : D. aegyptiacum (L.) Beauv.

A. - FOURREAU (in TROTTER 1915) rapporte que, dans l'Aïr, les graines de cette espèce sont utilisés pour l'alimentation humaine.

031. Cynodon dactylon (L.) Pers.

[I/151; p: 97] GRA­MINÉES

Réputée diurétique cette espèce est, à certaines occasions, consi­dérée toxique.

M.T. - La propriété diurétique de l'espèce est rapportée par PARIS et MOYSE (1967) qui notent qu'en droguerie, elle est utilisée comme succédané du chiendent officinal Agropyrum repens P. Beauv. Pour la Tunisie, LEMORDANT et al. (1977) signalent aussi cette propriété et le nom arabe "nejem".

Pour le Sud tunisien, nous avons relevé cette réputation de diu­rétique, mais aussi l'opinion selon laquelle le "chiendent" consommée en quantité par les ovins à la fin de l'été provoquerait des trou­bles du métabolisme. Ceci s'explique peut-être par la composition chi­mique de l'espèce. Ainsi, BOGDAN (in KERNICK, 1978) mentionne une forte teneur en acide hydrocyanique et HEATH et al. (in KERNICK, 1978) ont enregistré des taux élevés en glucosides de l'acide prussique.

RENON (s.d.) rapporte, par contre que l'absorption de l'herbe de repousse trop gonflée d'eau provoque la cachexie aqueuse auquel cas les bédouins appliquent un remède simple... il s'agit de faire manger du chiendent à la bête atteinte et de lui faire boire de l'eau douce.

032. Arundo donax L.

[I/154 ; p:99] GRAMINÉES

L'espèce est très utilisée, pour l'artisanat, son emploi ne parait cependant pas sans danger.

D. - Le "roseau" (TROTTER, 1915) est utile pour fabriquer des tuteurs et des fifres.

Cette espèce (ar. : qasba, qasbaïa ; fr. roseau) est très utilisée pour la vannerie en Tunisie (MASSABIE, 1958) où, on cite surtout


[52]

comme les plus réputés les artisans de Gabès et de Zaghouan. De fait, le nom vernaculaire "qasba" recouvre souvent deux espèces :

- Arundo donax L.

- Phragmites communis Trin.

T. - Dans leur étude sur le "mal des cannes de Provence" FERRAND et al. (1954) établissent qu'il s'agit essentiellement de démangeaisons faisant suite à une allergie provoquée par la toxine sé­crétée par un champignon du genre Sporotrichum dont les sclérotes se développent, dans certaines conditions, au séchage des tiges coupées d'Arundo donax après leur période de macération dans l'eau. Les mêmes auteurs signalent que généralement les ouvriers atteints ne se soi­gnent qu'au cas où les démangeaisons atteignent les yeux, stade au­quel les soins consistent en lavages à l'huile d'olive ou en applications de poudre de henné (*).

(*) henné = Lawsonia inermis L.

033. Phragmites communis Trin.

[I/ 155; p:99] GRAMINÉES

Cette espèce correspond dans Flora europaea à Phragmites austra­lis (Cav.) Trin. ex Steudel.

A. - Les bourgeons qui poussent au ras du sol sont parfois con­sommés en Ahaggar, de même que les pieds des tiges tendres, mais cet aliment n'est ni bon ni efficace signale GAST (1968) qui rapporte, en outre, les noms vernaculaires "lirâa" et "grab".

034. Ampelodesma mauritanica (Poir.) Dur. et Sch.

[I/ 156 ; p: 100] GRAMINÉES

Flora europaea indique, pour ce taxon, la combinaison Ampelo­desmos mauritanica (Poiret) T. Durand & Schinz. Parfois dans la lit­térature, un peu ancienne, il est noté sous sa synonymie : Ampelodes­mos tenax Vahl.

M.T. - DORVAULT et WEITZ (1945) indiquent que cette espèce, qu'ils signalent sous le binôme Ampelodesmos tenax (ar. : diss) est connue en Algérie comme portant une variété d'ergot (Claviceps


[53]

purpurea Tulasne). Cet ergot, qui a été identifié pour la première fois en 1842 à La Calle (Algérie), offrirait à la médecine, selon ces au­teurs, les mêmes ressources que l'ergot du seigle ou du blé. Cette pré­sence d' un "ergot" entraine aussi une certaine toxicité de l'espèce.

D. - CUÉNOD et al. (1954) indiquent que les feuilles servaient de lien pour la vigne et que les chaumes étaient employés, en Tunisie, pour recouvrir les gourbis.

035. Danthonia forskahlii (Vahl) Trin.

[I/185; p:114] GRAMINÉES

Ce taxon correspond, dans Flora europaea, à la combinaison actuellement agréée : Asthenatherum forskalii (Vahl) Nevski.

T. - L'espèce ("rabia") est réputée, très toxique et pouvant entraîner la mort des ovins qui la consomment, fin mars - début avril (FOLEY et MUSSO, 1925).

036. Festuca elatior ssp. arundinacea (Schreb.) Hack.

[l/221; p: 134] GRAMINÉES

Elevée au rang d'espèce cette sous-espèce correspond, dans Flora europaea, à la combinaison F. arundinacea Schreber déjà adoptée comme synonymie par CUÉNOD et al. (1954).

T. - Au Maroc, GISCARD (in KERNICK, 1978) a relevé un oc­casionnel ergot empoisonnant les animaux dans les parcours à Festuca arundinacea certaines années lors des fins de printemps humides. Cet empoisonnement est provoqué par Claviceps purpurea qui attaque aussi Triticum vulgare (*) et Secale cereale (**) et, comme nous l'a­vons déjà noté, Ampelodesma mauritanica (n° 034).


(*) Triticum vulgare Vill. = blé cultivé

(**) Secale cereale L. = seigle cultivé.

037. Lolium temulentum L.

[I/256; p: 150] GRAMINÉES

L'"ivraie enivrante" est considérée toxique.


[54]

T. - Déjà PLINE (in RENAUD et COLIN, 1934) notait : "son grain est petit et renfermé dans une enveloppe piquante ; dans le pain il cause très promptement des vertiges".

Ces propos sont confirmés par PARIS et MOYSE (1967) qui rapportent qu'autrefois le grain a été mêlé accidentellement au blé dans les farines ce qui détermi­nait chez les consommateurs titubation et somnolence. Selon les mêmes auteurs, le fourrage lui-même serait toxique de façon variable selon les espèces animales, les plus sensibles étant les équidés, les bovidés et les camélidés. Cette toxicité a parfois été attribuée, à des alcaloïdes présents à l'état de traces dans les feuilles et les grains, ainsi qu'à la présence dans les grains d'un champignon parasite du genre Chaetonium. C'est cette toxicité qui est aussi signalée par LEMORDANT et al. (1977).

038. Lolium perenne L.

[I/257; p: 150]

T. - Lolium perenne est aussi signalée comme toxique (cf. Lolium multiflorum n°039) par PARIS et MOYSE (1967) puis LEMORDANT et al. (1977).

039. a Lolium multiflorum Lamk.

(I/258; p: 150]

b Lolium multiflorum ssp gaudini (Pad.) Sch. et K.

Combinaison retenue par TÄCKHOLM (1974) : L. multiflorum ssp. gaudini Asch. et Graebn.

Des opinions assez contradictoires sont émises concernant cette espèce.

A. - En Ahaggar, GAST (1968) distingue L. multiflorum Lam. (vivace) et Lolium multiflorum ssp. gaudini Schintz. et Keller (annuelle) et rapporte que la farine des grains de cette dernière est le plus souvent réservée aux invités, aux enfants et aux femmes.

T. - Chez Lolium multiflorum et Lolium perenne de petites quantités d'alcaloïdes ont été détectées (PARIS et MOYSE. 1967) et c'est probablement ce qui en­traîne la toxicité de Lolium multiflorum Lamk. (ar. menjour ; fr. = ray-grass), signalée par LEMORDANT et al. (1977).


[55]

040. Agropyron repens (L.) P. Beauv.

[I/265 ; p: l54] GRA­MINÉES

Flora europaea indique pour ce taxon la combinaison : Elymus repens (L.) Gould.

M. - Considéré comme diurétique et raffraichissant (DUCROS l930) le rhizome d' Agropyrum repens Boiss. ou "petit chiendent", est également employé en décoction comme émollient et dépuratif.

La propriété de diurétique de la tisane du rhizome de cette espèce est signalée aussi par PARIS et MOYSE 1967 qui ajoutent que l'extrait aqueux est utilisé pour diluer des extraits trop riches en principes actifs.

041. Hordeum vulgare L.

[I/272; p:158] GRAMINÉES

A. - Additionnée aux dattes, la farine d'orge est la hase de l'ali­mentation en zone aride (TROTTER, 1915) :

- on en fabrique du pain

- grillée elle constitue la "summita",

- mélangée et cuite à l'huile, elle est appelée "assida",

- elle semble aussi adaptée à la fabrication de la bière.