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Version du 23 janvier 2014 à 17:48
Actualités
Schmelzer G. H. & A. Gurib-Fakim (éds), 2013. Ressources végétales de l'Afrique tropicale. Volume 11 (2) : Plantes médicinales. Wageningen, PROTA-CTA. 418 p.
Le second volume de PROTA (Ressources végétales de l'Afrique tropicale) consacré aux plantes médicinales vient de paraître, en anglais et en français. 146 articles décrivent ou mentionnent 409 espèces. Ceci vient s'ajouter aux 894 espèces traitées dans le premier volume. C'est la première fois qu'une telle synthèse est réalisée à l'échelle du continent. Elle couvre aussi bien ce qui intéresse le botaniste que le pharmacien.
Ce volume vient s'ajouter aux huit déjà publiés sur les plantes utiles. Toutes les données sont mises en ligne sur le site de PROTA, en anglais et en français, ce qui constitue d'ores et déjà la meilleure encyclopédie en ligne sur les plantes utiles.
Malheureusement, ce sera le dernier livre publié par PROTA, car le programme s'arrête faute de crédits, alors que l'on ne cesse de parler d'agriculture durable et de biodiversité. Le besoin de disposer d'une base de connaissances exhaustive sur les ressources végétales se fera un jour sentir, mais quand ?
On peut se procurer les livres via le CTA ou Earthprint.
23 janvier 2014

La plante du mois : les vernis du Japon

En 2002, une discussion fouillée s'est tenue sur Tela Botanica au sujet des vernis du Japon. Pour faire simple, on a le vrai vernis du Japon (Toxicodendron vernicifluum), le faux (Ailanthus altissima) et le faux-faux (Toona sinensis).
Pl@ntUse vient de réorganiser ces données en les approfondissant. 13 Rhus, 3 Toxicodendron, 2 Cotinus et 31 Searsia utilisés dans le monde ont été inventoriés, ainsi que Ailanthus et Toona. Pour l'ailante, l'origine du nom a été précisée : c'est Rumphius qui l'a fait connaître à l'Occident sous la forme aylanto, et on trouve aujourd'hui encore aux Moluques un Ailanthus qui s'appelle ai lanit, correspondant exactement à l'indonésien kayu langit, "arbre du ciel".
En prime, on trouvera des notes fouillées sur l'étymologie des noms Ailanthus, Rhus et sumac.

Curiosa
- Pourquoi diable le coucou (Primula veris) s'est-il appelé braguettes de cocu ? Cela sonne bizarrement aujourd'hui, mais s'explique aisément si l'on fait un peu d'histoire... Le sens est simplement "pantalon de coucou", par analogie de la forme du long calice tubulaire de cette fleur.
En effet, braguette est un diminutif de braie, qui était le pantalon masculin au Moyen-Age. Et cocu est une variante dialectale de coucou. Si la fleur s'appelle coucou, elle le doit au fait que c'est une des premières fleurs à apparaître au printemps, quand le coucou (l'oiseau) commence à chanter.
Ce même mot cocu a changé de sens, mais il se réfère aux mœurs de l'oiseau coucou, qui va pondre ses œufs dans le nid des autres. Logiquement, il devrait donc désigner l'amant, mais l'histoire ne dit pas comment il en est venu à désigner le mari d'une femme infidèle...
Voyez tous les noms français des Primula dans la Flore populaire de Rolland.

Pl@ntUse c'est quoi ?
Pl@ntUse est un espace collaboratif d'échange d'informations sur les plantes utiles et les usages des plantes. Il ne vise pas à dupliquer les encyclopédies existantes (y compris Wikipedia), mais à offrir des fonctions complémentaires, telles que :
- mise en ligne de ressources que vous pouvez réutiliser
- portail vers les ressources pertinentes existant sur Internet
- introduction thématique ou bibliographique à tout sujet d'intérêt
- listes d'espèces (les légumes secs cultivés en France, les céréales du monde...)
- noms populaires ou vernaculaires
- Dictionnaire étymologique des noms de plantes
- galeries de portraits des cultivars (variétés)
- ouvrages et articles anciens sur les plantes utiles
- publications originales
- iconographie
- espace de questions-réponses

Les domaines couverts
Plus de 35 000 pages ont été ouvertes pour des plantes attestées comme utilisées. Voir la liste. Toutes ne sont pas encore documentées, mais les pages offrent déjà des liens utiles. Parmi les groupes traités, on trouve :
- Annona
- Artemisia
- Diospyros
- Phaseolus
- Salvia
- Vernonia
- Vigna
- Zanthoxylum
- Zingiberaceae
- Plantes à usages ludiques
- Plantes utilisées pour les colliers
- Plantes à savon
- Légumes secs
- Légumes-fleurs
- Oléagineux
- Absinthe (histoire)
- Crucifères légumières
Par ailleurs, de nombreux livres sont en ligne :
- Dioscoride, Materia Medica (en grec)
- Rolland Eugène, 1896-1914, Flore populaire. Tous les noms du domaine français en 11 volumes.
- Vilmorin-Andrieux, 1904, Les plantes potagères, la référence incontournable sur les légumes anciens.
- Vilmorin-Andrieux, 1880 et 1909 Les meilleurs blés, catalogue du début du XXe siècle
- Cazin, 1868, Traité des plantes médicinales
- Camus, 1894, Livre d'heures d'Anne de Bretagne
- Alphonse de Candolle, 1882, Origine des plantes cultivées. Un classique
- Suzanne Lafage, 2002, noms de plantes du Lexique français de Côte d'Ivoire
- Le Floc'h, 1983, Ethnobotanique tunisienne
- Sturtevant, 1919, Notes on edible plants
- Targioni-Tozzetti, 1853, Cenni storici
- Garcia da Orta, 1563, Coloquios dos simples
- Introduction aux noms dans les langues du monde
- Noms des plantes cultivées dans les langues européennes
- L'Agriculture nabatéenne
- Acides gras
La méthode de travail
Elle est bien sûr évolutive et ouverte à la discussion. L'idée de base n'est pas de produire des synthèses consensuelles, et encore moins de faire du copier-coller de seconde-main, ce qui conduit à un déluge de données non sourcées. Internet fourmille de sites d'amateurs qui compilent des données provenant d'ouvrages de vulgarisation, sans donner leurs sources et souvent en ajoutant des erreurs. Ces données sont souvent anciennes, approximatives ou fausses.
Notre priorité est de donner un accès direct aux sources, quand celles-ci sont libres d'accès, et de fournir des matériaux solides pour permettre à chacun de faire ses propres synthèses. Vous êtes donc invité à mettre en ligne des corpus de données, qui sont à la base du travail de tous, mais ne sont que rarement publiés, obligeant chacun à repartir de zéro.
Dans le même esprit, nous estimons inutile de dupliquer les bons sites existants. C'est pourquoi nous privilégions les liens vers ces sites. Pl@ntUse a ainsi vocation à être un portail vars les bonnes sources sur Internet.
On peut créer tout type de page. Des modèles ont été élaborés pour créer des pages de structure similaire ayant un contenu similaire. De telles pages se trouvent facilement par catégories ou portails. Si vous souhaitez téléverser de nouveaux types d'information, renseignez-vous auprès des administrateurs, qui vous aideront à créer et utiliser un nouveau modèle.
Comme il est d'usage dans la communauté scientifique, nous mentionnons le ou les auteurs de chaque contribution, chaque fois qu'il s'agit d'un texte structuré qui résulte d'une synthèse critique. Cependant, la plupart des contributions pourront être corrigées ou mises à jour, dans la mesure où cela fera consensus. Voir à Aide:Auteurs des contributions
Toute page a vocation à être disponible en français et en anglais. Par défaut, nous commençons par le français, sauf pour les ouvrages écrits en anglais. Vous pouvez collaborer en traduisant.