Ailanthus altissima
Ailanthus altissima
(Mill.) Swingle
Ordre | Sapindales |
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Famille | Simaroubaceae |
Genre | Ailanthus |
2n = 80
Origine : Chine
sauvage, cultivé,
adventice envahissante
Français | ailante |
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Anglais | tree of heaven |
- arbre ornemental
- feuilles : aliment du bombyx de l'ailante
- feuilles : légume de disette
- bois fin utilisé en Chine pour des cuiseurs à vapeur
- bois de feu
- médicinal : racine, fruits
- symbole en Chine
- envahissant en Europe
Sommaire
Description
- arbre caducifolié, atteignant 20 m de haut, vivant rarement plus de 50 ans
- écorce lisse et grenue
- rameaux jeunes à pubescence jaune, puis glabres
- feuilles imparipennées, alternes, de 40-60 cm de long ; folioles opposées, ovales-lancéolées, obliques, dentées
- odeur forte quand on froisse les feuilles
- fleurs petites, en panicule de 10-30 cm de long
- fruit : samare oblongue, rougeâtre, tordue, de 3-5 cm de long, à graine située au milieu
Selon les sources, l'ailante serait dioïque ou polygame.
L'arbre adulte se voit rarement, et peut être confondu avec un frêne. Il s'en distingue par ses samares ayant la graine au milieu, et non à la base.
Les feuilles ont une odeur désagréable, mais seulement quand on les froisse. Par contre, les fleurs mâles dégagent aussi une odeur désagréable.
L'espèce est considérée comme une opportuniste, préférant les situations ensoleillées et croissant plus vite que les autres arbres. Elle supporte de hauts niveaux de pollution et des terrains dégradés, ce qui la rend commune au bord des routes et dans les terrains dégradés. De plus, sa coupe stimule la production de drageons, ce qui fait que les tentatives de l'éliminer contribuent en fait à la propager.
Noms populaires
français | ailante, faux vernis du Japon, vernis du Japon |
anglais | tree-of-heaven, stinkweed, China-sumac, varnishtree |
italien | ailanto, albero del paradiso |
espagnol | barniz falso de Japón |
chinois | 臭椿 - chòuchūn ("printemps puant") ; 椿樹 - chūnshù ("arbre de printemps") ; xiang |
japonais | shin-juu (Makino, 2000 ; shin = dieu ; juu = arbre), puis niwa urushi (de niwa = jardin et urushi = vernis du Japon) |
vietnamien | phượng nhãn thảo, thanh thất núi cao (PROSEA) |
- Voir l'étymologie de Ailanthus. Ce nom vient de aylanto, nom "amboinais" de Rumphius (aujourd'hui ai lanit) pour Ailanthus integrifolia. Le nom arbre du ciel ou arbre de paradis en est la traduction (caju langit, nom malais de Rumphius, aujourd'hui kayu langit).
- vernis du Japon vient de la confusion avec Toxicodendron vernicifluum.
Classification
Ailanthus altissima (Mill.) Swingle (1916)
basionyme :
- Toxicodendron altissimum Mill. (1768)
synonymes :
- Rhus cacodendron Ehrh. (1783)
- Ailanthus glandulosa Desf. (1788). in Mém. Acad. Sci. Par. (1786/1789) 265, t. 8
- Ailanthus cacodendron (Ehrh.) L'Hér. (1791)
- Ailanthus procera Salisb. (1796)
- Ailanthus vilmoriniana Dode (1904)
- Ailanthus giraldii Dode (1907)
- Ailanthus peregrina (Buch'oz) F.A. Barkley (1934)
- Pongelion glandulosum Pierre (1893)
Cultivars
Histoire
Originaire de Chine du Centre et du Nord et du nord de la Corée, l'ailante a été introduit tôt dans le reste de la Chine, le sud de la Corée et le Japon. D'après Desfontaines (1809), il a été introduit en Angleterre par le Père d'Incarville (explorateur de la Flore chinoise), qui en envoya des graines de Chine à la Société Royale de Londres, vers 1751. Peter Collinson le met en culture, puis Miller et Philippe Carteret-Web. Il se répand ensuite en Europe. Il arrive en 1771 au Muséum de Paris, et est décrit par Desfontaines en 1786.
Il parvient ensuite aux Etats-Unis. Dans les années 1890, des Chinois l'ont réintroduit de Chine aux Etats-Unis.
Au Japon, l'ailante n'aurait été introduit qu'en 1870-1875.
Le bombyx de l'ailante (Samia cynthia) a été introduit en 1855 pour remplacer le ver à soie atteint de pébrine. Il subsiste en France dans les parcs de quelques villes.
Usages
- Voir les Plantes médicinales de Cazin (1868)
Références
- Mure, Véronique, 2015. Et si on aimait l’ailante à nouveau, lui qui est si beau ? Botanique, Jardins, Paysages.
- Shah, Behula, 1997. The Checkered Career of Ailanthus altissima. Arnoldia, 57(3): 21–27.en ligne
- Shiu Ying Hu, 1979. Ailanthus. Arnoldia, 39(2): 29-50. en ligne