Rosacées (Le Floc'h, 1983)
Sommaire
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Crataegus oxyacanthus
173. Crataegus oxyacanthus L. [II/428; p:273] ROSACÉES
- Nom accepté : Crataegus monogyna
Tous les taxons cités en Tunisie relèvent de la ssp. monogyna (Jacq.) Rouy et Camus dont il semble qu'au niveau de Flora europaea, elle soit devenue l'espèce : C. monogyna Jacq. (synonyme également. de C. oxyacantha L.) ou la ssp. C. Monogyna Jacq. ssp. monogyna.
L'aubépine, parfois consommée, a également quelques usages pharmacologiques.
A. Les fruits servent d'alimemt de misère : cf. Bunium incrassatum n° 302 erreur : n° 301.(CLASTRIER, 1936) et cf. Crataegus azarolus n° 174 (BOUQUET, 1938).
M. - Pour PARIS et MOYSE (1967), l'espèce est utilisée en préparations galéniques (teinture et extrait fluide) oomme :
- cardiotonique entre les cures de digitaline et lors des troubles du rythme cardiaque, les coronarites et le traitement de l'artériosclérose (en association avec Marrubium vulgare L.),
- sédatif nerveux, associé à la valériane ou la passiflore.
Les mêmes indications sont rapportées par LEMORDANT et al. (l977) qui notent l'espèce sous le nom arabe « bou mekherri ».
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Crataegus azarolus
174. Crataegus azarolus L. [II/429; p:274]
- Nom accepté : Crataegus azarolus
A. - Les fleurs de cette espèce (ar. = zaaroura, zinebit; berb. = tazaraourt, tafirez, tefifiha) riches en coumarine sont très odorantes, et les fruits, quoique de peu de saveur et manquant de suc, sont consommés crus, c'est du moins ce que signale BOUQUET (1938) qui ajoute que les fruits minuscules des Crataegus : C. oxyacantha [1], C. laciniata [2], C. ruscinonensis [3], sont également récoltés et consommés surtout en année de disette.
C. laciniata et C. ruscinonensis ne sont pas signalées en Tunisie par POTTIER-ALAPETITE (1979).
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- ↑ Crataegus oxyacanthus L.
- ↑ Crataegus laciniata Ucria
- ↑ Crataegus ruscinonensis Gren. et Blanc est l'hybride de Crataegus azarolus L. x C. oxyacantha L.
Rubus ulmifolius
175. Rubus ulmifolius Schott. [II/431; p:276] ROSACÉES
- Nom accepté : Rubus ulmifolius
Ce taxon correspond de fait à plusieurs combinaisons. Nous avons rapporté ici les indications relatives à Rubus discolor Weihe et Ness. retenu comme synonyme dans la Flore de la Tunisie mais qui dans Flora europaea est considéré comme étant une espèce indépendante.
A. - BOUQUET (1938) sous le binôme Rubus discolor, a rapporté les nombreuses dénominations vernaculaires de la plante et de son fruit. Le même auteur rapporte que le fruit de Rubus discolor ulmifolius [1] se consomme cru ou en sirop épais, où il est mêlé au miel.
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- ↑ Cette combinaison n'a bien entendu aucun sens et l'auteur faisait probablement allusion à la synonymie : R. discolor = R. ulmifolius.
Potentilla reptans
176. Potentilla reptans L. [II/435; p:278] ROSACÉES
- Nom accepté : Potentilla reptans
M. - La souche rhizomateuse de cette espèce, comme celles des autres Rosacées à tanins (cf. Agrimonia eupatoria n° 178), a des vertus astringentes et antidiarrhéiques signalées par PARIS et MOYSE (1967) puis LEMORDANT et al. (1977).
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Geum urbanum
177. Geum urbanum L. [II/436; p:278] ROSACÉES
- Nom accepté : Geum urbanum
Le seul taxon cité en Tunisie est : G. urbanum var. mauritanicum Pom.
M. - Le rhizome, comme celui des autres Rosacées à tanins (cf. Agrimonia eupatoria n° 178) est, en médecine populaire, employé pour ses vertus de tonique amer et d’astringent (PARIS et MOYSE, 1967).
Agrimonia eupatoria
178 Agrimonia eupatoria L. [II/438; p.279] ROSACÉES
- Nom accepté : Agrimonia eupatoria
Les informations manquant souvent de précision, sur le plan taxonomique, nous avons rapporté ici les renseignements concernant l'espèce alors que n'est signalé pour la Tunisie que : A. eupatoria var. intermedia Batt.
M. - Les folioles constituent une drogue qui, en Egypte (DUCROS, 1930), est réputée détersive et astringente. En décoctions ou en lavements astringents, la drogue est utilisée dans les affections de la gorge et des intestins.
A l'ensemble des espèces classées dans la catégorie des Rosacées à tanins, PARIS et MOYSE (1967) reconnaissent des propriétés astringentes qui les font employer en usage interne comme antidiarrhéiques et en usage externe comme vulnéraires.
Rosa gallica
179. Rosa gallica L. [II/444; p:283] ROSACÉES
- Nom accepté : Rosa gallica
M. - La décoction du bouton floral, débarrassé de son calice et de ses étamines, constitue la drogue prise à l'intérieur comme rafraîchissant et astringent et à l'extérieur comme collyre (DUCROS, 1930).
Rosa canina
180. Rosa canina L. [II/449; p:284]
- Nom accepté : Rosa canina
M. - La drogue astringente et antidiarrhéique a été recommandée dans les affections des voies respiratoires (PARIS et MOYSE, 1967). Il est aussi noté que la richesse en vitamines se réduit au cours de la conservation. Les propriétés d'astringent et d'antidiarrhéique de cette espèce (ar. = nesri; fr. = églantier) sont également rapportées par LEMORDANT et al. (1977).
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Prunus spinosa
181. Prunus spinosa ssp. fruticans (Weihe) Nym. [II/451; p : 288] ROSACEES
- Noms acceptés : Prunus fruticans et Prunus spinosa
La Flore de la Tunisie n'indique que P. spinosa L. ssp. fruticans (Weihe) Nym., dénomination à laquelle nous rattachons les indications relatives à P. fruticans et à P. spinosa que Flora europaea considère cependant comme deux espères distinctes : P. fruticans Weihe et P. spinosa L.
A. - Chez Prunus fruticans, qui est de fait l'ancêtre du prunier cultivé (BOUQUET, 1938), les fruits de la grosseur d'une noisette sont cueillis et mangés crus. En Kroumirie on recueille parfois les fruits d'autres pruniers dont ceux de Prunus spinosa (ar. = berqouq el ouahch).
Prunus avium
182. Prunus avium L. [II/455; p:290]
- Nom accepté : Prunus avium
Quoique la Flore de la Tunisie ne signale que la variété sylvestris (Kischl.) Dierb., nous avons retenu les usages rapportés pour l'espèce.
M.D. - L'amande s'emploie pour parfumer les onguents et pour confectionner des colliers réputés antinévralgiques (BOUQUET, 1921).