Palmées (Fouqué)
Sommaire
- 1 Acrocomia mexicana
- 2 Acrocomia sclerocarpa
- 3 Acrocomia media
- 4 Acrocomia totai
- 5 Aiphanes acanthophylla
- 6 Aiphanes caryotaefolia
- 7 Aiphanes minima
- 8 Astrocaryum tucuma
- 9 Astrocaryum vulgare
- 10 Astrocaryum acaule
- 11 Astrocaryum huaimi
- 12 Astrocaryum jauari
- 13 Astrocaryum murumuru
- 14 Attalea regia
- 15 Attalea sagotii
- 16 Attalea speciosa
- 17 Attalea attaleoides
- 18 Attalea princeps
- 19 Attalea spectabilis
- 20 Bactris major
- 21 Bactris concinna
- 22 Bactris maraja
- 23 Bactris minor
- 24 Bactris piscatorum
- 25 Cocos australis
- 26 Cocos datil
- 27 Cocos capitata
- 28 Cocos eriospatha
- 29 Cocos romanzoffiana
- 30 Cocos yatay
- 31 Desmoncus macroacanthus
- 32 Desmoncus horridus
- 33 Desmoncus polyacanthus
- 34 Desmoncus rudentum
- 35 Elaeis oleifera
- 36 Euterpe oleracea
- 37 Euterpe precatoria
- 38 Euterpe edulis
- 39 Euterpe globosa
- 40 Guilielma gasipaes
- 41 Guilielma speciosa
- 42 Guilielma insignis
- 43 Jubaea spectabilis
- 44 Mauritia flexuosa
- 45 Mauritia aculeata
- 46 Mauritia armata
- 47 Oenocarpus bacaba
- 48 Oenocarpus bataua
- 49 Oenocarpus distichus
- 50 Oenocarpus multicaulis
- 51 Oenocarpus oligocarpa
- 52 Syagrus inajai
- 53 Syagrus picrophylla
- 54 Syagrus botryophora
- 55 Syagrus cocoides
- 56 Syagrus comosa
- 57 Syagrus coronata
- 58 Syagrus flexuosa
- 59 Brahea dulcis
- 60 Copernicia cerifera
- 61 Erythea edulis
- 62 Orbignya cohune
- 63 Orbignya guacoyula
- 64 Orbignya martiana
- 65 Rhyticocos amara
- 66 Roystenea regia
- 67 Sabal uresana
- 68 Scheelea butyracea
- 69 Scheelea lundellii
- 70 Thrinax wendlandiana
- 71 Trithrinax campestris
- 72 Washingtonia sonorae
Acrocomia mexicana
Acrocomia mexicana Karw.
- Fr : Coyol du Mexique.
- An : Coyol.
- Es : Coyol baboso (Mex), Palma de Coyol (Mex), Suba (Gua).
ORIGINE. Côte Pacifique du Mexique.
DESCRIPTION. Stipe solitaire, un peu renflé vers le milieu, de 10 à 20 m de haut, brun-laineux et couvert de grosses épines de 2,5 à 8 cm de long.
Feuilles nombreuses (20 et plus), pennées ; gaine du pétiole engainant, armée de longues épines noires ainsi que le pétiole ; rachis de 1,80 à 2,40 m de long portant des pennes insérés à intervalles réguliers sous différents angles, les pennes linéaires, obliquement aigus à l'apex, à marge glabre.
Spadices infrafoliaires, spathe intérieure très épineuse, persistant ; spathe extérieure très épineuse, tôt caduque ; pédoncule et rachis longs ; rachillas courts et épineux portant des fleurs monoïques, jaunes, odoriférantes ; fleurs mâles groupées, nombreuses, enfoncées dans des alvéoles, de 5 à 7 mm de long ; fleurs femelles à la base des rachillas, d'environ 10 mm de long, à périanthe divisé.
Fruit drupe globuleuse de 2,5 à 4 cm de diamètre, péricarpe coriace entourant une partie charnue et fibreuse qui adhère fortement au noyau, lequel, très dur, contient une amande ronde d'environ 1,5 cm de diamètre.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. L'amande, contenant environ 40 p. cent d'huile, a une saveur rappelant celle de la noix de coco.
Acrocomia sclerocarpa
Acrocomia sclerocarpa Mart.
- Fr : Gru-gru, Mocoya (GF), Moucouya (GF), Noix de coyol.
- An : Gru-gru, Mucuja.
- Es : Corozo (Aml), Corozo de vino (Vén), Gru-gru (Aml), Palma de vino (Vén).
- Po : Coco de catarro (Bré), Gru-gru (Bré), Macaiuva (Bré), Macauba (Bré), Mucuja (Bré).
ORIGINE. Nord de l'Amérique du sud, des Guyanes au Brésil (Mato-Grosso).
DESCRIPTION. Stipe solitaire, cylindrique, de 6 à 15 m de haut et de 30 à 35 cm de diamètre, annelé et pourvu de quelques épines noires, aplaties, fines, de 5 à 10 cm de long, plus nombreuses vers le sommet.
Feuilles, 20 à 30 ou plus, pennées ; gaine du pétiole d'environ 40 cm de long ; pétiole de 50 à 60 cm de long, légèrement spinifère par épines noires de 0,5 à 4 cm ; rachis de 2,50 à 4,50 m de long portant environ 120 paires de pennes insérées à intervalles réguliers sous différents angles, les plus âgées pendantes, de 0,50 à 1 m de long et de 2,5 à 4 cm de large, acuminées vers l'apex, vert foncé brillant dessus, vert glauque ou gris-bleuté dessous.
Spadices infrafoliaires, spathe intérieure d'environ 50 cm de long, subcoriace, brune, spinescente ; spathe intérieure d'environ 1,30 m de long, acuminée, ligneuse, également spinescente et armée de quelques épines brunes de 1 à 3 cm ; pédoncule de 50 à 60 cm de long, densément armé d'épines noires à la base ; rachis de 60 à 90 cm de long, inerme, une fois ramifié, portant environ 180 rachillas, ceux de la base de 12 cm de long avec 1 fleur femelle sessile entre 2 fleurs mâles latérales, pédicellées, les terminaux de 18 cm avec seulement des fleurs mâles ; fleurs mâles pédicellées (4 mm), sépales 2 mm et pétales connés ; fleurs femelles sessiles, sépales 3 mm et pétales 1 mm de long.
Fruit drupe globuleuse de 2,5 à 4 cm de diamètre, de couleur brun à brun-jaunâtre, couverte de soies caduques, épicarpe dur, mésocarpe mucilagineux et plus ou moins fibreux, jaune, endocarpe de 2 à 2,5 cm de diamètre et 5 mm d'épaisseur, contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe du fruit, quoiqu'un peu acide, est consommée crue. L'amande, difficile à extraire, est aussi consommée crue. On peut en obtenir une huile comestible (50 à 55 p. cent).
Parmi les autres Acrocomia, on peut citer :
Acrocomia media
Acrocomia media O.F. Cook, de Porto-Rico et de Saint-Thomas dans les forêts des régions côtières sur sols calcaires, est un palmier de 6 à 12 m de haut à stipe épineux et un peu renflé au-dessous du milieu, près de la base. Ses fruits, globuleux-aplatis avec une petite pointe à l'apex, ont de 3 à 3,5 cm de long. Jaunâtres à maturité, ils ont un péricarpe fibreux et contiennent un noyau dont l'amande blanchâtre, oléagineuse, de 2 à 2,5 cm de long, est comestible.
Acrocomia totai
Acrocomia totai Mart., de la Bolivie et du Paraguay à l'Argentine, est un palmier à stipe épineux de 10 à 13 m de haut et de 25 à 38 cm de diamètre. Ses fruits, globuleux, de 2,5 à 3 cm de diamètre, ont un épicarpe dur, un mésocarpe fibreux-pulpeux et un endocarpe très dur. La pulpe et l'amande, oléagineuse, sont comestibles.
Aiphanes acanthophylla
Aiphanes acanthophylla Burret
- An : Coyor ruffle-palm.
- Es : Palma de coyor (PR).
ORIGINE. Grandes Antilles dans les forêts humides sur sols calcaires.
DESCRIPTION. Stipe solitaire jusqu'à 12 m de haut et de 10 à 20 cm de diamètre, armé d'épines noires, aplaties de 12 à 60 mm de long.
Feuilles pennées à pétiole fort, épineux, d'environ l,20 m de long, canaliculé dessus, élargi à la base et fixé sur plus de la moitié du tronc ; rachis épineux comme le pétiole, mais à épines plus courtes (environ 2,5 cm) ; limbe de 2 à 2,40 m de long, composé de pennes de 60 à 75 cm de long et de 6 à 9 cm de large, tronqués à l'apex, ceux de l'extrémité plus courts, quelques épines éparses sur la face inférieure des pennes.
Spadices infrafoliaires de 90 à 135 cm de long ; pédoncule densément épineux ; spathe extérieure de moins de 30 cm de long, brunâtre, épineuse et bifide ; spathe intérieure presqu'aussi longue que le rachis, de 7 cm de large, brunâtre, très épineuse ; rachis densément épineux portant des rachillas minces, retombants, d'environ 22 cm de long, inermes, sur lesquels se trouvent de nombreuses fleurs sessiles, jaune pâle ou blanchâtres ; fleurs mâles de 6 mm de large, à 3 très petits sépales et 3 pétales d'environ 3 mm de long ; fleurs femelles dans la partie basse, une entre deux mâles, à 3 très petits sépales et corolle à 3 lobes pointus de 3 mm de long.
Fruit drupe, diamètre légèrement supérieur à la longueur, de 14 à 16 mm de long et de 15 à 17 de diamètre, rouge à maturité, pulpe mince, orangée, cotonneuse, entourant un noyau rond, brun, d'environ l cm de diamètre, à surface granuleuse et contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe et l'amande peuvent être consommées fraîches. La première est plutôt fade, la seconde, oléagineuse, a un peu la saveur de la noix de coco.
Parmi les autres Aiphanes, on peut citer :
Aiphanes caryotaefolia
Aiphanes caryotaefolia Wendl. du sud de la Colombie et du Vénézuéla au nord-ouest du Brésil, est un palmier à stipe épineux de 5 à 10 m de haut. Ses fruits globuleux, de 1,5 à 2 cm de diamètre, d'une couleur rouge-jaunâtre, contiennent un noyau déprimé-globuleux d'environ 12 mm de long et 15 mm de diamètre, brun-noirâtre, rugueux. L'amande contenu dans ce noyau est comestible.
Aiphanes minima
Aiphanes minima Burret d'Amérique centrale est un palmier à stipe épineux, de taille moyenne. Ses fruits, globuleux, de 2 à 2,5 cm de diamètre, d'une couleur rouge-orangé à maturité, ont une peau mince entourant une couche relativement épaisse de pulpe blanche et un noyau dur. La pulpe a une saveur douce, un peu sucrée et l'amande rappelle le goût de la noix de coco.
Astrocaryum tucuma
Astrocaryum tucuma Mart.
- Fr : Aouara (GF).
- An : Tucuma astrocaryum.
- Es : Cumare (Vén), Tucuma (Vén), Yavaide (Vén).
- Po: Tucuma (Bré), Tucuma açu (Bré), Tucuma uassu (Bré).
ORIGINE. Région côtière du nord de l'Amérique du sud et Trinidad.
DESCRIPTION. Stipe solitaire de 10 à 15 (-25) m de haut et de 20 à 30 cm de diamètre, entrenœuds de 20 cm de long, armés d'épines inégales, noires, de 10 et pouvant atteindre 25 cm de long.
Feuilles, 9 à 15, à pétioles longuement engainant et à épines de 1 à 17 cm de long, pennées, à rachis aiguillonné comme le pétiole, mais avec des épines plus petites ; environ 100 paires de pennes linéaires de 150 cm de long et 3 cm de large pour ceux de la base, de 100 cm de long et 5 cm de large pour ceux du milieu et de 60 cm de long et 2 cm de large pour ceux du sommet ; quelquefois un peu aiguillonnés sur la nervure médiane, marge séteuse, couleur vert foncé dessus et grisâtre dessous.
Spadices interfoliaires d'environ 1,50 m de long ; pédoncule robuste, tomenteux-aiguillonné (épines de l à 4 cm de long) ; spathe extérieure densément séteuse brune ; spathe intérieure d'environ 2 m de long, aiguë, armée d'épines noires de 8 cm de long ; rachis d'environ 1,50 m de long avec 200 à 250 rachillas ; fleurs mâles d'environ 5 mm de long ; fleurs femelles, 2 à 4 sur chaque rachilla, d'environ 1,5 cm de long.
Fruit drupe subglobuleuse à ovoïde, longuement acuminée (rostre d'environ l cm de long), avec cupule et rostre environ 6 cm de long et 4 à 5 cm de diamètre, de couleur orange-jaunâtre à maturité ; cupule d'environ 3 cm de diamètre ; mésocarpe charnu entourant un noyau globuleux ou ovoïde à coque de 3 mm d'épaisseur, amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. Les mêmes que celles d’Astrocaryum vulgare Mart.
Astrocaryum vulgare
Astrocaryum vulgare Mart.
- Fr : Aouara (GF).
- An : Awarra (Dém).
- Es : Chambira (Pér), Cumare (Col, Vén), Cumari (Vén).
- Po : Cumari (Bré), Coqueiro tucum (Bré), Tucuma (Bré), Tucum bravo (Bré).
ORIGINE. Région côtière du nord de l'Amérique du sud, principalement sur les sols sableux.
DESCRIPTION. En touffe, stipe très dur, de 6 à 10 (-15) m de haut et de 15 à 18 cm de diamètre, entrenœuds de 30 à 40 cm, armés d'épines inégales, aplaties, noires, pouvant atteindre 12 cm de long.
Feuilles, 10 à 16, pennées ; pétiole longuement engainant, armé d'épines de 1 à 6 cm de long, plus ou moins dressées-étalées, d'environ 3 à 4 cm de long ; rachis aiguillonné comme le pétiole ; environ 100 paires de pennes linéaires de 70 à 110 cm de long et de 1,5 à 4 cm de large, quelquefois un peu aiguillonnés sur la nervure médiane, marge séteuse, couleur vert lustré dessus, grisâtre dessous.
Spadices interfoliaires à pédoncule tomenteux-aiguillonné ; (épines de 0,5 à 4 cm) ; spathe extérieure d'environ l m de long avec pubescence brune et quelques épines ; spathe intérieure de 2 m et plus de long, fusiforme, aiguë (acumen d'environ 10 cm), armée d'épines noires de 1 à 3 cm ; rachis d'environ 1 m de long portant environ 200 rachillas ; fleurs mâles de 3 à 4 mm de long ; fleurs femelles ovales, 2 à 4 sur chaque rachilla, de 12 à 15 mm de long, calice et corolle subégaux.
Fruit drupe ovoïde à subglobuleuse, de 3,5 à 5 cm de long et de 2,5 à 4 cm de diamètre, courtement acuminée, de couleur jaune-orangé à maturité ou orange, glabre ; cupule plate d'environ 2 cm de diamètre ; mésocarpe plus ou moins épais (3 à 8 mm), charnu, entourant un noyau ovoïde, très dur, s'étrécissant vers la base, de 3 mm d'épaisseur, amande blanche.
EXIGENCES. Préfère les sols sableux drainant relativement bien.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, très riche en vitamine A, est consommée crue, Pressée au travers d'un tamis, elle donne une pâte utilisée dans la confection du « bouillon d'aouara ». On peut aussi en extraire une huile comestible (20 à 37 p. cent).
De l'amande, comestible crue, on peut extraire 30 à 50 p. cent de « beurre d'aouara » ou « quio-quio » pouvant être utilisé dans l'alimentation.
On consomme aussi le « chou » de ce palmier (bourgeon terminal non développé). On peut aussi en tirer une sorte de vin en faisant fermenter le liquide sucré obtenu en coupant les spathes avant floraison.
Parmi les autres Astrocaryum à fruits comestibles, on peut citer :
Astrocaryum acaule
Astrocaryum acaule Mart., des forêts des Guyanes et du Haut Amazone, est un palmier acaule à feuilles très épineuses. Ses fruits obovoïdes, d'environ 2,5 cm de long et de 2 cm de diamètre ou plus, sont de couleur jaune ou jaune-orangé. La pulpe et l'amande sont comestibles.
Astrocaryum huaimi
Astrocaryum huaimi Mart., de la Bolivie orientale et des régions limitrophes du Brésil, est un palmier à stipe épineux de 5 à 10 m de haut. Ses fruits, subglobuleux-obovoïdes, jaune-orangé, ont de 3 à 3,5 cm de long et de 2,5 à 3 cm de diamètre. La pulpe et l'amande, oléagineuses, sont comestibles.
Astrocaryum jauari
Astrocaryum jauari Mart., du nord de l'Amérique du sud, principalement sur sols sableux le long des rives régulièrement inondées, est un palmier poussant en touffes de quelques troncs. Le stipe, épineux, peut atteindre 10 à 15 m de haut. Ses fruits ovoïdes, courtement rostrés, d'une couleur orange-verdâtre, ont de 4 à 5 cm de long et de 2,5 à 3 cm de diamètre. La pulpe, plutôt insipide, entoure un noyau obovoïde de 3 à 3,5 cm de long et de 2 à 2,5 cm de diamètre, renfermant une amande oléagineuse, comestible.
Astrocaryum murumuru
Astrocaryum murumuru Mart., fréquent dans les forêts humides de tout le bassin amazonien jusqu'au Pérou, est un palmier à stipe épineux de 3 à 6 m de haut et de 20 à 25 cm de diamètre. Ses fruits, piriformes, de 5 à 6 cm de long et d'environ 4 cm de diamètre, sont séteux-épineux. La pulpe a une saveur assez agréable et l'amande, oléagineuse, est comestible.
Attalea regia
Attalea regia W. Boer
- Fr : Maripa (GF).
- An : Maripa.
- Es : Cocorite (Tri), Cucurito (Vén), Cuquirita (Vén), Guichire (Col).
- Po : Maripa (Bré).
ORIGINE. Nord de l'Amérique du sud et Trinidad, souvent dans les endroits peu drainés (bords marais côtiers, bancs de sable), à l'intérieur le long des ruisseaux, souvent dominant en forêts secondaires.
DESCRIPTION. Stipe solitaire jusqu'à 18 m et plus de haut et environ 20 cm de diamètre, les jeunes plus épais.
Feuilles, 10 à 15, pennées, dressées-arquées ; pétiole avec sa gaine de 1,50 à 3 m de long ; rachis de 3,50 à 7 m avec 170 à 260 paires de pennes, ceux-ci, excepté les apicaux, en groupes de 4 à 9.
Spadices interfoliaires unisexués, mais les femelles avec des fleurs mâles, les vieilles spathes persistant un certain temps avec le reste des feuilles mortes ; spathe extérieure d'environ 1 m de long, aplatie, fibreuse ; spathe intérieure en forme de canot, épaisse, sillonnée, de 70 à 100 cm de long et 40 cm de large avec acumen très long (20 à 80 cm) ; pédoncule de 1 à 1,50 m de long ; rachis de 40 à 80 cm de long, portant 200 à 350 rachillas ; fleurs mâles avec pétales de taille variable, lancéolés à linéaires, de 3 à 7 mm de long ; fleurs femelles, 3 à 12 par rachilla, d'environ 2 cm de long, sépales triangulaires et pétales largement ovales.
Fruit drupe ovoïde-oblongue avec un long point à l'apex, sans la cupule de 5 à 7 cm de long et de 2 à 3 cm de large, la plus grande largeur à environ 1/3 de la longueur ; cupule brune, glabrescente, entourant le fruit jusque vers le milieu ; mésocarpe fibreux à l'extérieur et charnu blanc, jaunâtre ou saumoné à l'intérieur ; noyau de 3 à 5 mm d'épaisseur, très dur, contenant une amande blanche, solide.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, douceâtre ou sucrée, est consommée crue, ainsi que l'amande très difficile à extraire.
Le cœur de ce palmier, très gros par rapport à celui des autres espèces, est l'un des plus apprécié, mais la dureté du stipe ne facilite pas son extraction.
De l'huile comestible peut être fabriquée en partant de la pulpe ou de l'amande.
Attalea sagotii
Attalea sagotii W. Boer.
ORIGINE. Sous forêts dans le nord de l'Amérique du sud, généralement sur sols pauvres, humides, mais relativement bien drainés.
DESCRIPTION. Palmier solitaire, acaule, inerme.
Feuilles pennées, 8 à 14, à pétiole de 5 à 25 cm de long et rachis de 4,50 à 7,50 m de long portant 65 à 100 paires de pennes insérés à intervalles réguliers, tous dans le même plan, dans le milieu du limbe, les pennes à environ 6 cm de uns des autres ; pennes de 1 à 1,40 m de long et de 4 à 6 cm de large, ceux de la base de 40 à 90 cm de long et de 0,5 cm de large, tous rigides, non défléchis, obliquement aigus à l'apex, vert plus ou moins foncé dessus, un peu plus clair dessous, avec une forte nervure médiane et des nervures longitudinales peu visibles ; les pennes des jeunes feuilles longtemps unis à l'extrémité.
Spadices interfoliaires, unisexués, mais les femelles avec des fleurs mâles stériles ; spathe extérieure aplatie, d'environ 50 cm de long ; spathe intérieure ligneuse, persistante, de 70 à 90 cm de long, la partie fusiforme convexe de 30 à 50 cm de long, profondément sillonnée, acumen court de 4 à 5 cm ; rachis inerme de 25 à 35 cm de long, portant 35 à 60 rachillas ; fleurs mâles en 4-5 rangs de chaque côté des rachillas, de 6 mm de long avec 12 étamines ; fleurs femelles, 5 à 8 par rachillas, d'environ 1,5 cm de long, non enfoncées dans le rachilla, sépales égaux, pétales enroulés, imbriqués.
Fruit drupe oblongue de 4 à 4,5 cm de long et de 2,5 à 3 cm de large sans la cupule, celle-ci glabre, d'environ 1,5 cm de haut ; mésocarpe fibreux, noyau de 4 à 5 mm d'épaisseur, dur, contenant une amande blanche, solide.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. L'amande, difficile à extraire, a une saveur douce et agréable et peut être consommée crue.
Attalea speciosa
Attalea speciosa Mart.
- Fr : Maripa (GF).
- Po : Babassu (Bré).
ORIGINE. Vallée de l'Amazone et intérieur des Guyanes, principalement le long des cours d'eau.
DESCRIPTION. Stipe solitaire d'environ 8 m de haut et 30 cm de diamètre.
Feuilles, 20 environ, pennées, dressées-arquées, les jeunes un peu tournées donnant aux pennes une position verticale ; gaine du pétiole de 1 à 1,70 m de long; pétiole presqu'absent ; rachis de 9 à 13 m de long, portant 220 à 260 paires de pennes insérés à des intervalles réguliers sur le même plan.
Spadices interfoliaires, unisexués, mais les femelles avec des fleurs mâles stériles ; spathe extérieure d'environ 1,50 m de long, aplatie ; spathe intérieure d'environ 2 m de long et 20 cm de large, graduellement acuminée avec acumen de 30 cm de long ; pédoncule d'environ 3 m de long ; rachis de 70 à 100 cm de long, portant environ 300 rachillas (600 dans les spadices mâles) ; fleurs mâles en 2 rangées de chaque côté du rachilla, 3 sépales lancéolés aigus de 5 mm, 2 pétales ovales-oblongs de 14 mm ; fleurs femelles 2 (1-3) par rachilla, de 2,5 à 6 mm de long, sépales et pétales triangulaires.
Fruit drupe oblongue avec plus grande largeur juste au-dessus de la base, d'environ 9 cm de long et 4,5 cm de large sans la cupule, celle-ci glabrescente, d'environ 4,5 cm de haut ; mésocarpe d'environ 3 mm, fibreux extérieurement, charnu intérieurement ; noyau d'environ 5 mm d'épaisseur, brun-rougeâtre avec des fibres noires, inégales ; amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, douceâtre ou légèrement sucrée, est consommée crue ainsi que l'amande très difficile à extraire. Le cœur est aussi très apprécié.
Parmi les autres Attalea, on peut citer :
Attalea attaleoides
Attalea attaleoides W. Boer, de la vallée de l'Amazone et des régions voisines sous forêts et, généralement, sur les pentes des collines, est un palmier acaule ou presque. Ses fruits oblongs, de 4 à 5 cm de long et de 2 à 2,5 cm de large sans la cupule, ont un mésocarpe fibreux et un noyau de 3 mm d'épaisseur. L'amande que contient ce dernier a une saveur rappelant celle de la noix de coco.
Attalea princeps
Attalea princeps Mart., des forêts humides du versant oriental des Andes, est un palmier à stipe inerme de 10 à 18 m de haut. Ses fruits oblongs, d'environ 7 cm de long et 3 cm de large, ont une pulpe mucilagineuse-fibreuse, comestible et le noyau de 5 cm de long contient une amande, oléagineuse, comestible.
Attalea spectabilis
Attalea spectabilis Mart., de la vallée de l'Amazone, plus rare dans les Guyanes, sous forêts et, généralement, sur sols en pente, sableux, drainant bien, est un palmier à stipe de 20 à 30 cm de diamètre, rampant sur plusieurs mètres et dressé seulement dans sa partie terminale. Ses fruits, ovoïdes, ont, sans la cupule, de 5 à 6 cm de long et environ 3 cm de diamètre. La pulpe, plus ou moins fibreuse, peut être consommée crue ainsi que l'amande blanche très difficile à extraire par suite de l'épaisseur et de la dureté du noyau.
Bactris major
Bactris major Jacq.
- Fr : Zagrinette (GF).
- An : Beach palm, Beach spinyclubpalm.
- Es : Corozo de gallina (Col), Moporo (Vén).
- Po : Maraja (Bré).
ORIGINE. Le long des côtes de l'Amérique centrale, du nord de L'Amérique du sud, de Trinidad et de Tobago.
DESCRIPTION. En colonie, stipe de 3 à 5 m de long et d'environ 3,5 cm de diamètre, plus ou moins couché à la base, annelé et armé de rangées d'épines noires de 5 cm de long.
Feuilles pennées à gaines épineuses couvertes d'un tomentum blanc ou brun ; rachis de 1 à 2 m de long portant 25 à 35 paires de pennes linéaires, aiguës aux 2 extrémités, de 20 à 50 cm de long et de 1 à 2,5 cm de large, glabres sur les 2 faces, finement séteuses sur les bords.
Spadices interfoliaires ; spathe extérieure d'environ 20 cm de long, brune-furfuracée et, dans la partie apicale, aciculée noire ; spathe intérieure à partie fusiforme de 25 à 35 cm de long, densément armée d'épines noires de 1 à 2 cm ; pédoncule d'environ 30 cm de long, armé d'épines de 0,5 à 1,5 cm dans la partie supérieure ; rachis court ou presqu'absent portant 4 à 10 rachillas couverts de nombreuses fleurs mâles mélangées de fleurs femelles ; fleurs mâles sessiles, de 7 à 8 mm de long, corolle à 3 lobes aigus, valvés ; fleurs femelles d'environ 6 mm de long, calice et corolle urcéolés.
Fruit drupe irrégulièrement ovoïde ou ovale-elliptique, de 3,5 à 5,5 cm de long avec la cupule et de 3 à 3,8 cm de large, apiculées ; mésocarpe jaunâtre, fibreux-pulpeux ; noyau irrégulièrement ovoïde d'environ 3 cm de long et de 2 à 4 mm d'épaisseur contenant une amande blanche, solide.
MULTIPLICATION. Par rejets qui croissent naturellement, rarement par graines qui poussent difficilement.
UTILISATION. La pulpe, de saveur acidulée, peut être consommée crue ainsi que l'amande dont le goût rappelle celui de la noix de coco.
Parmi les autres Bactris dont les fruits sont comestibles, on peut citer :
Bactris concinna
Bactris concinna Mart., de l'Amazonie, est un palmier à stipe grêle de 3 à 5 m de long, formant généralement des buissons. Ses fruits sont elliptiques ou obovoïdes, de 2 à 3 cm de long et de 1 à 1,25 cm de diamètre, de couleur noir-violacé brillant. La pulpe, acidulée, est agréable.
Bactris maraja
Bactris maraja Mart., des Guyanes et de l'Amazonie jusqu'à l'Etat de Bahia, principalement dans les forêts humides, le long des cours d'eau et dans les zones pouvant être inondées, est un palmier, rarement solitaire, à rhizome rampant et à stipe grêle dressé ou à demi-couché. Ses fruits déprimés-globuleux ou turbinés, de couleur noir-pourpré, ont de 2 à 3 cm de long et de 1,2 à 2 cm de large. La pulpe, acidulée, peut être consommée ainsi que l'amande, oléagineuse, rappelant un peu le goût de la noix de coco.
Bactris minor
Bactris minor Jacq., des régions côtières de Colombie, forme des touffes de tiges minces, épineuses, pouvant atteindre 12 m de long. Ses fruits, presque sphériques, de couleur noir-pourpré, ont une pulpe agréablement acidulée.
Bactris piscatorum
Bactris piscatorum Wedd., des forêts humides du Rio de Janeiro au Paraguay, est un palmier vivant en colonie, à tiges minces, cespiteuses. Ses fruits, globuleux, petits (moins de 2 cm de diamètre), noirâtres ont une pulpe douce-acidulée.
Cocos australis
Cocos australis Mart.
- Fr : Cocotier austral.
- An : Pindo palm, Robust queenpalm.
- Es : Datil (Arg), Pindo (Arg).
- Po : Cabeçudo (Bré).
ORIGINE. Bosquets, galeries forestières des bords de rivières du sud Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine (Misiones).
DESCRIPTION. Stipe solitaire, inerme, atteignant 10 m de haut et 30 cm de diamètre, fortement annelé (cicatrices des feuilles tombées) ; racines brunes, nombreuses mais superficielles d'où la position souvent penchée de ce palmier.
Feuilles pennées ; gaine fibreuse, pétiole muni à la base, sur les bords, de courts aiguillons émoussés ; feuilles de 2,70 à 4 m de long ; pennes insérés à intervalles réguliers, linéaires, gris-bleuté, glauques, plutôt rigides.
Spadices interfoliaires, dressés puis tombants ; spathe extérieure fibreuse ; spathe intérieure ligneuse, fusiforme, plissée st sillonnée sur le dos ; rachis une fois ramifié avec de nombreux rachillas ; nombreuses fleurs mâles dans la partie supérieure, vers la base par groupe de 3, une fleur femelle entre 2 fleurs mâles ; fleurs mâles à 3 sépales imbriqués et 3 pétales lancéolés ; fleurs femelles subglobuleuses à pétales valvaires au sommet.
Fruit drupe ovale-elliptique de 2 à 4 cm de diamètre, rouge-orangé à maturité, péricarpe un peu fibreux ; noyau osseux à 3 pores situés près de la base.
EXIGENCES. Préfère les sols sableux secs.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, juteuse et acidulée, est consommée crue. L'amande, oléagineuse, est aussi comestible. Ce palmier est assez souvent planté comme arbre d'ornement.
Cocos datil
Cocos datil Drude et Griseb.
- An : Robust queenpalm.
- Es : Datil (Arg), Palma datil (Arg).
ORIGINE. Bords des rivières du sud du Brésil au nord de l'Argentine.
DESCRIPTION. Stipe inerme de 8 à 10 m de haut et de 20 à 30 cm de diamètre.
Feuilles pennées, gaine du pétiole d'environ 45 cm de long, pétiole de longueur semblable et de 4 cm de large, sur 1,5 cm d'épaisseur ; rachis portant 150 à 160 paires de pennes densément groupés par 3 ou 4, linéaires, acuminés, glauques rigides, ceux du bas de 60 cm de long, ceux du milieu de 70 cm et ceux de l'apex de 30 cm, les plus hauts étant filiformes.
Spadices interfoliaires de 90 à 100 cm de long, d'abord dressés puis pendants ; deux spathes, l'extérieure plus courte et fendue à l'apex, l'intérieure ligneuse, sillonnée sur le dos ; rachillas au moins 300, plus ou moins tordus en spirale ; fleurs monoïques sur le même spadice, en général 3 vers la base des rachillas, une femelle entre 2 mâles, la partie supérieure des rachillas avec des fleurs mâles, ces dernières à corolle dépassant le calice et avec 6 étamines ; fleurs femelles avec périanthe strié, fortement imbriqué et pétales lancéolés.
Fruit drupe ovoïde-conique acuminée, d'une couleur brunjaune, d'environ 25 mm de long et 20 mm de diamètre; noyau de 2 à 3 mm d'épaisseur ; périanthe cupuliforme embrassant le fruit sur le tiers ou la moitié de sa longueur.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. Le fruit, un peu semblable à une datte, a une pulpe de goût agréable que l'on consomme fraîche.
Parmi les autres Cocos à fruits comestibles, on peut citer :
Cocos capitata
Cocos capitata Mart., du Brésil (Minas Gerais à Rio Grande do Sul) et de l'Uruguay, est un palmier à stipe inerme de 3 à 5 et, quelquefois, 8 m de haut et de 20 à 30 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes, ont une pulpe juteuse, agréablement acidulée et leur amande, oléagineuse, est également comestible.
Cocos eriospatha
Cocos eriospatha Mart., des zones sableuses du sud du Brésil (Rio Grande do Sul) à l'Argentine, est un palmier inerme de 3 à 8 m de haut et de 25 à 40 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes-coniques acuminés, ont de 3,5 à 5 cm de long et 2,5 cm ou plus de diamètre. La pulpe fraîche a une saveur rappelant un peu celle de l'abricot.
Cocos romanzoffiana
Cocos romanzoffiana Cham., du Brésil (Santa Catarina) à l'Argentine (Misiones) est un palmier inerme de 8 à 12 m de haut souvent planté comme arbre d'ornement. Ses fruits, globuleux, jaunes, ont de 15 à 20 mm de diamètre. La mince couche de pulpe charnue-fibreuse est comestible, quoique bien souvent insipide.
Cocos yatay
Cocos yatay Mart., de l'Argentine (région mésopotamique) au sud du Brésil, est un palmier inerme de 2,50 à 5 m de haut et de 30 à 45 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes-coniques acuminés, de couleur jaune, ont de 3 à 5 cm de long et de 2,5 à 3 cm de diamètre. Le mésocarpe charnu entoure un noyau osseux très dur, noirâtre, de 2 à 3 cm de long, 1 à 1,5 cm de large et de 2 mm d'épaisseur. La pulpe, douce, peut être consommée crue ou servir à la fabrication d'une boisson. L'amande peut être consommée fraîche.
Desmoncus macroacanthus
Desmoncus macroacanthus Mart.
- Fr : Agrenette sarmenteuse.
- Es : Albarico (Vén), Jacitara (Vén), Titara (Vén), Yaritara (Vén).
- Po : Jassitara (Bré), Titara (Bré).
ORIGINE. Lieux humides Amazonie (Para), région de l'Orénoque, Guyanes.
DESCRIPTION. Palmier vivant le plus souvent en colonies, arondinacé, à tiges minces, épineuses.
Feuilles pennées ; gaine de 20 à 30 cm de long avec quelques épines droites très longues mêlées à d'autres plus courtes ; pétiole long ; rachis de 70 à 80 cm de long, grêle, poilu avec quelques aiguillons épars, prolongé par un flagellum subégal au rachis et portant des aiguillons par paires, recourbés, longs de 1,5 cm ; 4 à 6 paires de pennes très espacées, les pennes étroitement lancéolés, d'environ 12 cm de long et de 2 à 2,5 cm de large, aigus ou acuminés à l'apex, épineux sur la nervure centrale face inférieure.
Spadices interfoliaires ; spathe intérieure étroite, d'environ 10 cm de long, munie de poils séteux roussâtres, plus ou moins mous, droits, épaissis à la base ; rachis une fois ramifié portant 5 à 8 rachillas ; fleurs femelles vers la base des rachillas, très petites (environ 3 mm) ; fleurs mâles vers le sommet des rachillas, calice très petit, 6 étamines.
Fruit drupe subglobuleuse ou obovoïde d'environ 1 cm de diamètre, de couleur rouge à maturité ; noyau dur d'environ 2,5 mm d'épaisseur.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe du fruit, un peu acidulée, peut être consommée fraîche.
Parmi les autres Desmoncus, on peut citer :
Desmoncus horridus
Desmoncus horridus Splitg. et Mart., des Guyanes, est un palmier à tige grimpante, très épineuse, pouvant atteindre 20 m de haut. Ses fruits, ellipsoïdes, ont environ 16 mm de long et 9 mm de large. La pulpe et l'amande, petite et difficile à extraire, sont comestibles.
Desmoncus polyacanthus
Desmoncus polyacanthus Mart., très répandu en Amérique du sud tropicale et à Trinidad, généralement le long des rivières, est un palmier à tige grimpante ou rampante, très épineuse et atteignant 15 m de long. Ses fruits, rouges à maturité, obovoïdes-globuleux, mucronés, ont de 10 à 15 mm de diamètre. La pulpe et l'amande sont comestibles.
Desmoncus rudentum
Desmoncus rudentum Mart., du Brésil subéquatorial et tropical jusqu'à la Bolivie, est un palmier à tige mince, volubile, de 10 à 20 m de long. Ses fruits, ellipsoïdes, de 2 à 2,5 cm de long et de 1 à 1,5 cm de diamètre, renferment un noyau osseux de 15 sur 8 mm. La pulpe, juteuse, est comestible.
Elaeis oleifera
Elaeis oleifera Cortes
- Fr : Palmier à huile d'Amérique.
- An : American oilpalm.
- Es : Coquito (AmC), Corocito colorado (Vén), Corozo (Col), Corozo colorado (Col, Vén), Noli (Col), Palmiche (AmC).
- Po : Coqueiro de dende (Bré), Dende do Para (Bré), Palma de caiaue (Bré).
ORIGINE. Surtout Amérique centrale jusqu'en Colombie, mais s'étendant jusqu'aux Guyanes et au nord Brésil. En Guyane, sous forêts, sur sols sableux mal drainés ou plus ou moins inondables.
DESCRIPTION. Palmier solitaire à stipe inerme, dressé ou rampant (la partie sur le sol produisant alors des racines), très court (de 1 à 2 m), rarement jusqu'à 4 m, recouvert par les gaines foliaires et la base fibreuse des feuilles.
Feuilles pennées de 2 à 4 m de long ; pétiole canaliculé, fortement denté sur les bords et persistant longtemps après la mort des feuilles ; rachis portant 70 à 100 paires de pennes linéaires, obliquement aigus à l'apex, de 50 à 60 cm de long et de 2 à 3 cm de large.
Spadices interfoliaires unisexués à pédoncule épais, court, robuste ; 2 spathes caduques ou se décomposant en fibres entourant la grappe de fruits ; rachilla simp1es, épais, courts, terminés en pointe ; fleurs monoïques, les mâles à segments de la corolle et du calice imbriqués, 6 étamines unies à la base ; fleurs femelles enfoncées dans des alvéoles du rachilla avec bractées épineuses et périanthe accrescent.
Fruit drupe ovoïde-oblongue ou elliptique, de 1,5 à 3 cm de long et de 1 à 2 cm de diamètre avec stigmate persistant, de couleur vert-jaunâtre puis rouge-orangé à maturité ; mésocarpe charnu-fibreux, très oléagineux ; noyau de 2 à 3 mm d'épaisseur contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, oléagineuse et douce, peut être consommée crue. On peut aussi en extraire une huile comestible, de même que de l'amande.
Dans certaines régions, avec l'extrait onctueux de la pulpe, on prépare une espèce de lotion dont l'application servirait à prévenir la chute des cheveux et leur décoloration.
Euterpe oleracea
Nom accepté : Euterpe oleracea
Euterpe oleracea Mart.
- Fr : Pinot.
- An : Assai euterpe palm, Cabbage palm.
- Es : Manaca (Vén), Morroque (Vén), Palmiche de Ruo Negro (Vén), Palmito (Vén), Uassi (Vén).
- Po : Açai (Bré), Assaï (Bré), Jussara (Bré).
ORIGINE. Brésil, Guyanes, Vénézuéla et Trinidad dans les marais et les forêts fangeuses de la zone côtière (souvent en peuplements importants), dans l'intérieur seulement dans les endroits marécageux le long des rivières, souvent sur sols sableux.
DESCRIPTION. En touffe généralement de 5 à 10, mais jusqu'à 12 tiges et plus ; stipe élancé de 8 à 20 m de haut et de 12 à 18 cm de diamètre, inerme, de couleur claire, avec à la base une masse de racines aériennes.
Feuilles pennées, 8 à 14 ensembles ; pétiole de 20 à 40 cm de long, engainant à la base ; rachis de 2 à 3,50 m de long, arqué, penché, l'apex plus ou moins défléchi, portant de 50 à 80 paires de pennes linéaires-lancéolées, pendantes, de 40 à 70 cm de long, de couleur vert clair, glabrescentes.
Spadices infrafoliaires une fois et densément ramifiés ; spathes intérieure et extérieure tubulaires, membraneuses ; glabres, caduques à l'anthèse ; fleurs mâles à 3 sépales ovales ciliés de 2 à 3 mm de long et 2 de large, pétales triangulaires, coriaces d'environ 4 mm ; fleurs femelles (une entre 2 mâles) à 2 bractées très petites, 3 sépales coriaces d'environ 3 mm de long et 5 mm de large.
Fruit drupe obliquement globuleuse de 12 à 16 mm de diamètre portant les restes du stigmate, de couleur noir-pourpré à presque noire ; cupule de 6 mm de diamètre ; peau mince entourant une faible couche de pulpe aqueuse de même couleur ; noyau globuleux, fibreux à albumen profondément ruminé.
EXIGENCES. Climat tropical ou équatorial ; sols conservant bien l'humidité, argileux, même noyés pendant un laps de temps relativement long.
MULTIPLICATION. Par semis naturel, les graines demandant environ un mois pour lever et étant souvent retenues dans la masse des racines et par rejets très peu nombreux, se développant à la base et dont le développement n'est pas toujours assuré.
UTILISATION. La mince couche de pulpe peut être consommée crue, mais les Indiens s'en servent surtout pour fabriquer une boisson, « l'assaie », par trituration dans l'eau. Le produit obtenu, crémeux, d'une couleur violacée, est d'une saveur agréable et, cela, d'autant plus si l'on peut y ajouter du sucre.
Ce palmier est, en outre, un des principaux fournisseurs du chou-palmiste ou cœur de palmier. Ce dernier n'est autre que la dernière feuille non encore sortie du stipe. Elle est extraite après abattage du palmier et décortiquage de la partie supérieure du stipe.
Euterpe precatoria
Nom accepté : Euterpe precatoria
Euterpe precatoria Mart.
- Fr : Pinot.
- An : Cabbage palm.
- Es : Palma de rosario (Bol), Palmiche de Rio Negro (Vén).
- Po : Assai mirim (Bré), Palmito molle (Bré).
ORIGINE. Amérique du sud tropicale à l'intérieur, en forêts humides sur sols quelque peu sableux, bords des rivières et des criques.
DESCRIPTION. Stipe solitaire, élancé, de 12 à 35 m de haut dont la couronne dépasse souvent la frondaison de la forêt, de 16 à 20 cm de diamètre, inerme, de couleur claire, presque sans racines aériennes à la base.
Feuilles pennées, 13 à 16 ensemble ; pétiole engainant à la base de 30 à 50 cm de long ; rachis de 3 à 3,50 m de long courbé, portant de 75 à 90 paires de pennes linéaires-lancéolées, arquées, de couleur vert clair.
Spadices infrafoliaires à l'anthèse avec fleurs des 2 sexes, une fois et densément ramifié ; spathes intérieure et extérieure tubulaires, membraneuses, glabres, caduques à l'anthèse ; fleurs insérées par 3, les latérales mâles, la médiane femelle ; fleurs mâles roses à sépales de 2 à 3 mm de long et 4 à 5 mm de large, pétales oblongs de 5 mm de long ; fleurs femelles entourées de 2 petites bractées, sépales presque circulaires, coriaces, de 3 à 4 mm de long et de large, pétales circulaires, membraneux, de 3 à 4 mm de diamètre.
Fruit drupe obliquement globuleuse de 12 à 15 mm de diamètre portant les restes du stigmate, de couleur noir-pourpre ; cupule de 10 mm de diamètre ; peau mince entourant une faible couche de pulpe aqueuse de même couleur ; noyau globuleux, fibreux à albumen homogène.
MULTIPLICATION. Par graines qui demandent environ un mois pour lever et rarement par rejets qui poussent à la base.
UTILISATION. Palmier très voisin de Euterpe oleracea Mart. et ayant les mêmes utilisations.
Parmi les autres Euterpe, on peut signaler :
Euterpe edulis
Nom accepté : Euterpe edulis
Euterpe edulis Mart. du Brésil (Para et Bahia à Minas Gerais et Rio de Janeiro) à l'Argentine (Misiones) dans les dépressions des forêts humides, est un palmier à stipe de 15 à 30 m de haut et d'environ 20 cm de diamètre, inerme. Ses fruits, globuleux, d'une couleur noir-violacé, ont de 1 à 1,5 cm de diamètre. La mince couche de pulpe sert à la confection d'une boisson et le palmier est aussi exploité pour son « chou ».
Euterpe globosa
Nom accepté : Prestoea acuminata (Plant List) ou Euterpe spp. (GRIN).
Euterpe globosa Gaertn., des forêts de montagnes des Antilles, est un palmier en voie de disparition (exploitation pour le « chou »). Son stipe de 8 à 18 m de haut et de 10 à 20 cm de diamètre est inerme. Ses fruits, noir-brillant, globuleux ont environ 12 mm de diamètre. La mince couche de pulpe, entourant la graine globuleuse d'environ 8 mm de diamètre, peut servir à la confection d'une boisson.
Guilielma gasipaes
Guilielma gasipaes Bailey.
- Fr : Palmier-pêche.
- An : Peach-palm, Pejibaye.
- Es : Bobi (Vén), Cachipaes (Vén), Cachipay (Col), Chantaduro (Col, Equ), Chenga (Col), Chichagai (Col), Gasipaes (Col), Jijirre (Col), Macanilla (Vén), Palma pichiguao (Vén), Pejibaye (Esp, Aml), Pejivalle (Aml), Pichiguao (Vén), Pihiguao (Vén), Pijiguay (Col), Pijuayo (Vén), Pirijao (Vén), Piscabay (Vén), Supa (Nic), Tenga (Col, Vén).
- Po : Casipaes (Bré), Pupunha (Bré).
ORIGINE. Probablement Amérique centrale.
DESCRIPTION. En touffe, stipe droit, mince, de 10 à 20, rarement 30 m de haut et de 10 à 15 cm de diamètre, annelé, armé d'épines droites, noires, aiguës, d'environ 5 cm de long et disposées en zones circulaires de largeur variable, celles de la base ayant 10 à 15 cm de large et celles du haut 2 à 5 cm.
Feuilles, 10 à 20 ensemble, pennées, de 2 à 3 m de long, épineuses sur le rachis et sur la gaine foliaire ; jusqu'à 120 paires de pennes réunies en groupes de 4 en général, insérées sous des angles variés ; pennes linéaires-lancéolées, de 50 à 60 cm de long et d'environ 3 cm de large, acuminées, vert foncé dessus, vert clair dessous.
Spadices infrafoliaires ; spathe intérieure ligneuse avec quelques épines brunâtres, minces ; rachis portant 25 à 40 rachillas de 20 à 30 cm de long ; fleurs monoïques, les mâles densément réparties sur les ramifications, les femelles beaucoup moins nombreuses.
Fruit drupe conique ou turbinée ou ovoïde, de 2,5 à 5 cm de long, d'une couleur vert foncé virant au jaune ou au rouge-orangé à maturité ; pulpe farineuse, ferme, de couleur orangée ou jaune pâle ; noyau ovoïde de 2 à 2,5 cm de long, à coque très fine, noire, contenant une amande blanche.
EXIGENCES. Quoique tropical, peut être cultivé jusque vers 1200 m d'altitude ; demande une pluviométrie d'environ 2500 mm (en climats secs, récoltes inférieures en quantité et en qualité). Ne semble pas exigeant pour le sol pourvu qu'il draine bien.
MULTIPLICATION. Par graines qui demandent deux à trois mois pour lever, mais surtout par rejets qui poussent en petit nombre à la base des plants âgés.
VARIETES. Une sélection des meilleurs clones s'imposerait surtout parmi les variétés aspermes.
CULTURE. La plantation peut se faire à une distance de 5 à 6 m en tous sens. Laisser 2 à 4 rejets par touffe selon leur vigueur et la nature du sol.
PRODUCTION. Les plants issus de graines entrent en rapport entre 4 et 6 ans, ceux de rejets bien développés vers trois ans. La production est saisonnière. Un bon plant adulte peut donner 3 à 5 grappes de 100 à 150 fruits chacune et le poids d'un fruit varie entre 30 et 80 g. Une plantation peut durer 50 ans et plus.
UTILISATION. La pulpe du fruit, dont le goût rappelle celui de la châtaigne, est très appréciée et généralement consommée après cuisson dans de l'eau salée. L'amande peut se consommer crue ou cuite. Elle a un peu la saveur de la noix de coco.
Guilielma speciosa
Guilielma speciosa Mart.
- Fr : Parépou (GF).
- An : Paripi palm (Dém).
- Po : Piritu (Bré), Poponha (Bré), Pupunha (Bré).
ORIGINE. Probablement sud de la Colombie et du Vénézuéla et la région voisine du Brésil (au sud du Vénézuéla et surtout dans la région limitrophe du Brésil, il existe des tribus indiennes dont l'alimentation de base est constituée par les fruits de ce palmier, comme dans d'autres régions elle est constituée par le manioc).
DESCRIPTION. Très voisin de Guilielma gasipaes Bailey, n'en est peut-être qu'une variété. En touffe, stipe droit, mince, de 8 à 15 et pouvant atteindre 20 m de haut, annelé, armé d'épines noires, droites, comprimées, aiguës, disposées en zones circulaires de largeur variable, celles de la base plus larges que celles du haut.
Feuilles, 8 à 18 ensemble, pennées, de 2 à 3 m de long, épineuses sur le rachis et sur la gaine foliaire ; pennes 100 paires et plus, linéaires-lancéolées, de 30 à 45 cm de long, acuminées.
Spadices interfoliaires de 45 cm et plus de long, couvert d'un duvet cotonneux ferrugineux ; spathes ligneuses, aiguillonnées ; fleurs monoïques, les mâles jaune pâle, en général par 2, calice court, trigone, corolle beaucoup plus longue, semi 3-fide à lobes aigus, infléchis, 6 étamines fixées au fond de la corolle ; fleurs femelles verdâtres, beaucoup moins nombreuses, plus grandes, calice très court, corolle beaucoup plus grande, en entonnoir, très brièvement 3-denticulée.
Fruit drupe ovoïde-conique, de 2 à 5 cm de long, jaunâtre ou jaune-orangé, brillante ; pulpe farineuse, généralement jaune foncé ; noyau ovoïde, osseux, noir contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION, CULTURE, PRODUCTION, UTILISATION : voir Guilielma gasipaes Bailey).
A signaler un autre Guilielma :
Guilielma insignis
Guilielma insignis Mart., de la Bolivie orientale (Moxos, Chiquitos) et du Brésil andin subéquatorial, est un palmier épineux de 10 à 15 m de haut et d'environ 10 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes-obtus ou obovoïdes, ont de 4 à 5,5 cm de long. La pulpe, juteuse, un peu fibreuse, est consommée crue ou séchée.
Jubaea spectabilis
Jubaea spectabilis H.B.K.
- Fr : Cocotier du Chili, Jubée remarquable.
- An : Syrup jubaea, Wine palm of Chile.
- Es : Coco de Chile (Equ), Coquito (Chi), Palma de miel (Cub).
ORIGINE. Région andine du Chili.
DESCRIPTION. Stipe solitaire, inerme, très gros, de 12 à 20 m de haut, portant à la base de la couronne les restes des gaines foliaires.
Feuilles pennées, droites, de 3 à 3,50 m de long ; gaine courte, rachis latéralement comprimé, convexe dessus, aigu dessous ; pennes rigides, linéaires-lancéolées.
Spadices interfoliaires une fois ramifiés ; fleurs monoïques groupées par 3, celle du milieu étant femelle ; fleurs mâles à pétales lancéolés et étamines très nombreuses.
Fruit drupe ovoïde acuminée de 4 à 5 cm de long et de 3 à 3,5 cm de diamètre, de couleur jaune foncé ; noyau ovoïde pointu d'environ 3,5 de long et de 2 à 2,5 cm de large.
EXIGENCES. De par son origine, supporte un climat relativement froid pouvant atteindre 10°C de température la nuit. Adulte, il peut même supporter quelques gelées légères.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. Assez souvent utilisé comme plante ornementale sous climat méditerranéen. L'amande, difficile à extraire, a une saveur agréable. Mais la principale utilisation est la confection du « miel de palme ». Celui-ci est obtenu en sacrifiant le tronc qui, adulte, peut donner 300 à 350 litres d'un sirop sucré que l'on fait cuire.
Mauritia flexuosa
Mauritia flexuosa L.
- Fr : Bâche (GF), Palmier bâche.
- An : Burity (Dém), Fiber palm, Ita palm, Moriche palm.
- Es : Aguaje (Pér), Ga-be (Vén), Ga-bi (Vén), Ita (Aml), Moriche (Aml), Morichi (Vén), Muriche (Vén), Quiteve (Vén), Uara (Vén).
- Po : Buriti (Bré), Muriti (Bré).
ORIGINE. Amérique tropicale du sud et Trinidad dans les sols pauvres, peu drainés, les endroits inondés périodiquement et aux bords des cours d'eau.
DESCRIPTION. Stipe solitaire, inerme, de 15 à 35 m de haut, souvent renflé vers le milieu, de 30 à 40 cm de diamètre.
Feuilles, 9 à 15 ensemble, profondément palmatifides ; gaine et pétiole très robustes de 2 à 3 m de long ; segments 100 et plus, de 1 à 2 m de long et, près du milieu, de 3 à 7 cm de large, connés sur un dixième de leur longueur, graduellement étrécis, récurvés à l'extrémité.
Spadices interfoliaires nombreux (jusqu'à 6); spathes nombreuses, tubulaires ; pédoncule de 60 à 100 cm de long avec environ 10 spathes ; rachis portant 25 à 40 rachillas de 70 à 140 cm de long ; fleurs mâles en chatons cylindriques, corolle tubulaire et 3 pétales valvés d'environ 1 cm de long ; fleurs femelles de 2 cm de long sur de courtes ramifications pauciflores, calice urcéolé et corolle tubulaire dans la partie inférieure, valvée dans la partie supérieure.
Fruit drupe subglobuleuse à elliptique, de 4 à 6 cm de long et autant de large, déprimée à l'apex, couverte d'une carapace d'écailles jaunâtres à brun-rougeâtre foncé, dures, imbriquées, d'environ 6 mm sur 7 de large, ligneuses ; cupule brune ; pulpe jaune ou orange, molle, d'environ 3 mm d'épaisseur ; noyau subglobuleux ou ovale de 3 à 4 cm de diamètre, contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe est consommée crue, avant maturité ; elle est alors farineuse et insipide. Mûre, elle sert à la fabrication d'une boisson fermentée aigrelette. L'amande peut être consommée fraîche ou fournir une huile (environ 48 p. cent) comestible, mais elle est très difficile à extraire à cause de la dureté de la coque.
Des spadices, par incision avant la floraison, on peut recueillir la sève pour la fabrication d'un vin de palme.
C'est « l'arbre de vie » des Indiens vivant dans l'embouchure de l'Orénoque. En plus des utilisations précédentes, ils extraient une espèce de sagou de la moelle du tronc, ils utilisent ce dernier comme matériau de construction, les feuilles pour la confection des toitures et les fibres comme liens.
Parmi les autres Mauritia, on peut citer :
Mauritia aculeata
Mauritia aculeata H.B.K., du Brésil (Amazone et Rio Negro) et du Vénézuéla (haut Orénoque) aux bords des cours d'eau, est un palmier épineux de 6 à 10 m de haut et de 6 à 10 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes avec dépression apicale et péricarpe écailleux, ont environ 3,5 cm de long et 2,5 cm de diamètre. La pulpe peut être consommée crue ou servir à la préparation d'une boisson. De l'amande, très difficile à extraire, on peut obtenir une huile comestible.
Mauritia armata
Mauritia armata Mart., du Brésil (Bahia à Minas Gerais) et de la Bolivie dans les dépressions humides et sur le bord des rives dans les savanes, est un palmier solitaire de 7 à 10 m de haut et de 10 à 20 cm de diamètre dont le stipe est armé d'aiguillons atteignant 2 cm de long. Ses fruits, à épicarpe écailleux, sont globuleux ou ovoïdes-obliques. La pulpe est comestible.
Oenocarpus bacaba
Oenocarpus bacaba Mart.
- Fr : Comou (GF).
- An : Turu palm (Dém).
- Es : Bacaba (Aml), Bobei (Vén), Manoco (Col), Milpesillo (Col), Punama (Col).
- Po : Bacaba (Bré), Bacaba-naçu (Bré).
ORIGINE. Forêts du bassin amazonien et des Guyanes, de préférence sur sois sableux et jamais inondés, en altitude jusqu'à 950 m.
DESCRIPTION. Stipe solitaire, droit, inerme, de 10 à 20 m et plus de haut et de 15 à 25 cm de diamètre.
Feuilles, 8 à 15 ensemble, pennées, subdressées à presqu'horizontales ; gaine épaisse, subligneuse, à marges légèrement fibreuses ; pétiole de 1 à 1,50 rn de long ; rachis de 3,50 à 5,50 m de long portant environ 100 paires de pennes insérées à intervalles réguliers et sur le même plan à l'apex, plus ou moins réunies en groupes de 2 à 7 au milieu et vers la base ; pennes linéaires-lancéolées de 1 à 1,50 m de long et de 3 à 8 cm de large.
Spadices à l'aisselle des feuilles tombées ; les 2 spathes caduques avant l'anthèse, l'extérieure de 0,50 à 1 m de long, acuminées ; rachis d'environ 40 cm de long portant de très nombreux rachillas d'environ 1 rn de long, minces, pendants, donnant l'aspect d'une queue de cheval ; fleurs par 3, mais dans la partie terminale seulement des fleurs mâles, celles-ci de 5 à 6 mm de long, jaunâtres, calice petit, annulaire, trilobé ; pétales libres, valvés ; fleurs femelles globuleuses de 6 à 8 mm de diamètre, sépales et pétales subégaux.
Fruit drupe subglobuleuse de 20 à 25 mm de long et de 13 à 20 mm de diamètre, de couleur bleu-noirâtre à noir-pourpré ; cupule d'environ 8 mm de haut; pulpe très mince, subsèche, fibreuse, violacée ; noyau fibreux.
MULTIPLICATION. Par graines qui demandent 8 à 10 semaines pour lever.
UTILISATION. Après cuisson du fruit, enlèvement de la peau et trituration dans l'eau, la pulpe se détache et donne le « lait de comou » très apprécié comme boisson rafraichissante ou pour confectionner des sorbets.
Oenocarpus bataua
Oenocarpus bataua Mart.
- Fr : Pataoua (GF), Patawa (GF).
- Es : Palma seje (Vén), Seje (Vén).
- Po : Pataua (Bré), Patua (Bré).
ORIGINE. Forêts de l'intérieur des Guyanes et nord Brésil (Para et Amazone).
DESCRIPTION. Stipe solitaire, droit, inerme, de 6 à 18 m et plus de haut et d'environ 20 cm de diamètre, avec, quelquefois, des racines adventices aériennes.
Feuilles, 8 à 14 ensemble, pennées ; gaine du pétiole forte, de 50 à 130 cm de long ; pétiole d'environ 50 cm de long ; rachis de 2,50 à 4,50 rn de long, portant environ 85 paires de pennes linéaires-lancéolées, insérées à des intervalles réguliers ; pennes de 1 à 2 m de long et de 6 à 10 cm de large, étalées-arquées, de couleur vert sombre.
Spadices infrafoliaires ; spathe extérieure d'environ 60 cm de long ; spathe intérieure de 1,10 à 1,30 m de long, mucronée, tomenteuse-roussâtre, toutes deux tôt caduques ; rachis de 30 à 40 cm de long, portant de nombreux rachillas de 70 à 90 cm de long, pendants ; fleurs par 3, les 2 latérales mâles, la centrale femelle ; fleurs mâles à sépales d'environ 2 mm et pétales deux fois plus longs ; fleurs femelles subglobuleuses.
Fruit drupe ovoïde de 2,5 à 3,5 cm de long et de 2 à 2,5 cm de diamètre, portant les restes du stigmate, de couleur noir-violacé ; pulpe plus ou moins fibreuse ; noyau oblong de 2,5 à 3 cm de long, aigu aux 2 extrémités, garni de fibres.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. Après cuisson du fruit, enlèvement de la peau et trituration dans l'eau, on obtient une boisson. La pulpe se mange aussi cuite dans l'eau avec du sel.
On peut extraire l'huile de la pulpe (8 à 10 p. cent), ainsi qu'une petite quantité de l'amande (1 à 7 p. cent).
Parmi les autres Oenocarpus, on peut citer :
Oenocarpus distichus
Oenocarpus distichus Marti, de l'Amazonie brésilienne, est un palmier solitaire, inerme de 6 à 12 m de haut. Ses fruits sont ovoïdes, d'environ 2 cm de long et 1,5 cm de diamètre, de couleur noir-violacé. La pulpe, oléagineuse, est verdâtre et le noyau obovoïde. On peut fabriquer une sorte de vin avec la pulpe ou en extraire de l'huile.
Oenocarpus multicaulis
Oenocarpus multicaulis Spruce, des Andes du Pérou entre 400 et 1300 m d'altitude sous forêts dans les lieux humides, est un palmier produisant 6 à 10 tiges du même rhizome, les stipes ayant de 5 à 10 m de haut et jusqu'à 12,5 cm de diamètre. Les fruits sont ovoïdes, d'environ 2,5 cm de long et 2 cm de diamètre, de couleur noir-pourpré. La pulpe, mince, entourant le noyau oblong, sert à la fabrication d'une boisson de saveur douce.
Oenocarpus oligocarpa
Oenocarpus oligocarpa W. Boer, des forêts de l'intérieur des Guyanes et de Trinidad sur sols plutôt sableux, est un palmier dont le stipe atteint 20 m de haut. Ses fruits, ovoïdes, arrondis à l'apex et surmontés des restes du style, ont environ 3,5 cm de long et 2,5 cm de diamètre. La pulpe peut être utilisée pour la fabrication d'une boisson.
Syagrus inajai
Syagrus inajai Becc.
- Po : Inaja-i (Bré), Jana-rana (Bré), Pupunha de porco (Bré).
ORIGINE. Vallée de l'Amazone et Guyanes sous forêts mésophytiques.
DESCRIPTION. Stipe solitaire de 2,50 à 6 m et, quelquefois jusqu'à 10 m de haut et de 6 à 10 cm de diamètre, inerme, lisse mais pouvant présenter des fissures longitudinales.
Feuilles, environ 12 ensemble, régulièrement pennées ; gaine du pétiole de 40 à 70 cm de long, fibreuse sur le côté ventral ; pétiole de 30 à 40 cm de long ; rachis de 1,60 à 2,40 m de long, portant de 80 à 110 paires de pennes réunies en groupes de 3 à 5 et insérées sous des angles variés.
Spadices interfoliaires (3 à 4 par plante) ; spathe extérieure d'environ 40 cm de long ; spathe intérieure de 50 à 80 cm de long, profondément sillonnée-plissée, courtement mucronée ; nombreux rachillas portant des fleurs des 2 sexes ; fleurs mâles plus grandes que les fleurs femelles, celles-ci ovoïdes, à pétales de 2 mm de long, plus longs que les sépales.
Fruit drupe oblongue, sans la cupule de 3 à 3,5 cm de long et d'environ 3,5 cm de large, plus large juste au-dessous du milieu, de couleur orange-jaunâtre à maturité, lisse, arrondie à l'apex avec un petit reste du stigmate ; cupule d'environ 1 cm de haut ; mésocarpe fibreux ; noyau de 3 à 4 mm d'épaisseur, triangulaire en section transversale, contenant une amande blanche d'environ 1,5 cm de long et de 1 cm de large.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. L'amande, oléagineuse et douce, se consomme crue.
Syagrus picrophylla
Syagrus picrophylla Barb. Rodr.
- Po : Babao (Bré), Catole (Bré), Côco babao (Bré), Coquito-amargoso (Bré).
ORIGINE. Brésil du Céara au Minas Gerais et au Rio de Janeiro, dans des zones relativement sèches.
DESCRIPTION. Stipe droit, cylindrique, inerme, de 5 à 10 m et plus de haut et de 20 à 40 cm de diamètre, irrégulièrement annelé.
Feuilles nombreuses, 15 à 20 ensemble, régulièrement pennées, arquées-défléchies, pétiole d'environ 80 cm de long, concave dessus, convexe dessous, tomenteux, grisâtre ; rachis portant 90 à 100 paires de pennes, celles-ci linéaires, acuminées, disposées en groupes de 4-5, celles du bas de 50 à 70 cm de long, celles du milieu de 90 à 100 cm et celles du haut très courtes, toutes à nervation saillante dessus et tomenteuses dessous.
Spadices interfoliaires, 2-3 ensemble ; pédoncule de 60 à 70 cm de long, tomenteux-ferrugineux ; spathe intérieure ligneuse, profondément striée ; spathe extérieure de 60 à 70 cm de long et de 11 à 12 cm de large, convexe à l'intérieur, plane à l'intérieur, lancéolée, tomenteuse-ferrugineuse ; rachis portant 100 à 120 rachillas, les inférieurs de 50 cm de long, les supérieurs de 15 à 20 cm avec fleurs des 2 sexes ; fleurs denses ; les mâles à pétales irrégulièrement linéaires-lancéolés, aigus, les femelles à pétales ovales-anguleux.
Fruit drupe oblongue de 4 à 4,5 cm de long et de 3 à 3,2 cm de diamètre, couleur vert olive, tomenteuse-ferrugineuse ; épicarpe mucilagineux-fibreux ; noyau dur, ovoïde, contenant une amande blanche.
MULTIPLICATION. Par graines.
UTILISATION. La pulpe, mucilagineuse et subacide, peut être consommée crue ou servir à la fabrication d'une boisson (« alua ») rafraîchissante ou diurétique. L'amande est comestible et peut donner une huile comestible de bonne qualité.
Parmi les autres Syagrus brésiliens, on peut citer :
Syagrus botryophora
Syagrus botryophora Mart., du Céara au littoral des Etats de Bahia et de Rio de Janeiro, est un palmier à stipe de 15 à 20 m de haut et de 20 à 30 cm de diamètre. Ses fruits, ovales-arrondis, ont de 3,5 à 4,5 cm de long et de 2,5 à 3 cm de diamètre. La pulpe fibreuse entoure le noyau dont l'amande est comestible.
Syagrus cocoides
Syagrus cocoides Mart., de la région amazonienne, est un palmier formant des touffes à tiges de 3 à 5 m de haut et de 5 à 7 cm de diamètre. Ses fruits, globuleux-ovoïdes, ont de 4 à 5 cm de long et environ 3 de diamètre. Le noyau, de 2,5 cm de diamètre et de 1 à 1,5 mm d'épaisseur, contient une amande comestible crue ou de laquelle on extrait une huile alimentaire.
Syagrus comosa
Syagrus comosa Mart., de la région centrale et montagneuse (Minas Gerais et Mato Grosso) entre 450 et 600 m d'altitude, est un palmier à stipe de 3 à 6 m de haut et de 5 à 7 cm de diamètre. Ses fruits, ovales ou oblongs, verdâtres, ont de 2,5 à 3,5 cm de long et de 1,5 à 2 cm de large. La pulpe, quoiqu'amère, est comestible ainsi que l'amande oléagineuse également un peu amère.
Syagrus coronata
Syagrus coronata Becc., de Pernambouc et Bahia au Minas Gerais dans des zones relativement sèches, est un palmier de 6 à 10 m de haut et de 20 cm et plus de diamètre. Ses fruits, ovales-ellipsoïdes, ont de 3 à 3,5 cm de long et de 2 à 2,5 cm de diamètre. Le noyau de 3 cm de long, de 2 cm de diamètre et de 3 mm d'épaisseur environ contient une amande oléagineuse, comestible, de laquelle on peut extraire une huile.
Syagrus flexuosa
Syagrus flexuosa Becc., du Brésil subéquatorial, tropical et oriental, est un palmier de l à 2 m ou 3 à 4 m de haut, rarement jusqu'à 5 m et de 5 à 8 cm de diamètre, solitaire ou en groupe de 6 à 8 individus. Ses fruits, jaune-verdâtre, ont environ 3 cm de long et 2 cm de diamètre et le noyau a 2 mm d'épaisseur. La pulpe et l'amande sont comestible.
Dans la famille des Palmiers, il existe d'autres genres comportant des espèces à fruits comestibles, ainsi :
Brahea dulcis
Brahea dulcis Mart., du Mexique (Nuevo León, Sinaloa, Oaxaca), est un palmier à stipe épineux de 2 à 6 m de haut. Ses fruits, petits, ovoïdes, jaunes à maturité, ont une pulpe comestible de saveur douce.
Copernicia cerifera
- Nom accepté : Copernicia prunifera
Copernicia cerifera Mart., du Brésil (Maranhao à Minas Gerais), est un palmier à stipe de 8 à 10 et quelquefois 20 m de haut et de 12 à 30 cm de diamètre. Ses fruits, sphériques, d'environ 2 cm de diamètre, sont glabres, brillants et d'une couleur rouge sombre à presque noire. La pulpe farineuse, amère à sucrée-acidulée selon les pieds, est consommée cuite ou sert à la fabrication d'une boisson. C'est ce palmier qui fournit la cire de carnauba, récoltée sur ses feuilles.
Erythea edulis
Erythea edulis Wats., de l'île de la Guadeloupe (au large de la Basse-Californie), est un palmier de 12 à 15 m de haut dont les fruits, noirs, brillants, ont une pulpe comestible de saveur douce.
Orbignya cohune
Orbignya cohune Dahlg., du sud du Mexique et du nord de l'Amérique centrale (Bélize, Guatémala, Honduras) est un palmier solitaire, inerme de 15 à 20 m de haut. Ses fruits, ovales, courtement rostrés, ont presque 7,5 cm de long. Le noyau, ovale ou fusiforme, a de 5 à 6 cm de long et 3 à 3,5 cm de large avec une coque très dure d'environ 3 mm d'épaisseur. La pulpe, douce, est comestible et l'amande elliptique, blanche, oléagineuse, difficile à extraire peut être consommée crue ou utilisée pour l'extraction de l'huile.
Orbignya guacoyula
Orbignya guacoyula Hernand., du Mexique (Oaxaca, Guerrero, Michoacan, Colima, Jalisco, Nayarit), est un palmier dont le stipe peut atteindre 40 m de haut et 70 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes, rougeâtres, ont jusqu'à 7 cm de long. La pulpe, rose, a une saveur douce et l'amande est oléagineuse. On peut extraire de cette dernière une huile comestible.
Orbignya martiana
Orbignya martiana Barb. Rodr., du Brésil (Maranhao, Piaui, Goyas, Mato Grosso et Céara), est un palmier dont le stipe peut atteindre 20 m de haut. Ses fruits, oblongs, villeux-ferrugineux, ont de 6 à 12 cm de long et de 4 à 4,5 cm de diamètre. La pulpe est fibreuse, plutôt sèche, mais du noyau très dur, on peut extraire généralement 3 amandes oblongues, oléagineuses, comestibles crues ou utilisées pour la fabrication d'une huile comestible.
Rhyticocos amara
Rhyticocos amara Becc. des petites Antilles, est un palmier de 5 à 10 m de haut et de 10 à 18 cm de diamètre. Ses fruits, ovoïdes, de couleur jaune ou orangée, ont un mésocarpe très adhérent, par de nombreux filaments, au noyau à paroi très épaisse et très dure. La pulpe, fermentée, peut servir à la confection d'une boisson.
Roystenea regia
Roystenea regia O.F. Cook, des Antilles au Vénézuéla, est un palmier de 10 à 30 m de haut à stipe renflé vers le milieu et, en général, à la base. Ses fruits, subglobuleux ou oblongs, un peu étrécis à la base, de couleur brun-rougeâtre ou pourprée, ont de 8 à 13 mm de long et environ 10 mm de diamètre. La pulpe mince, plus ou moins charnue, est comestible.
Sabal uresana
Sabal uresana Trel., du nord-ouest du Mexique, est un palmier de 4 à 10 m et plus de haut. Ses fruits, globuleux-déprimés, de couleur verte, ont environ 2 cm de diamètre. Le mésocarpe, cotonneux, entourant le noyau rugueux, est comestible.
Scheelea butyracea
Scheelea butyracea Karst., de la Colombie (Cundinamarca entre 500 et 1000 m d'altitude), est un palmier à stipe inerme, pouvant atteindre 30 m de haut. Ses fruits, de couleur jaune vif, à peau coriace, ont une pulpe fibreuse, douce au goût et le noyau contient 2-3 amandes comestibles ou servant à l'extraction d'une huile alimentaire.
Scheelea lundellii
Scheelea lundellii Bartlett, du Guatémala (Péten), est un palmier à stipe inerme atteignant 20 m de haut. Ses fruits, elliptiques, rostrés à l'apex, ont de 6 à 6,5 cm de long et de 2,8 à 3,5 cm de large. L'exocarpe est fibreux et le noyau, osseux, a environ 4,8 cm de long et 2,5 cm de large. Les amandes peuvent être consommées fraîches ou être utilisées pour l'extraction de l'huile qu'elles contiennent.
Thrinax wendlandiana
Thrinax wendlandiana Becc., des Antilles (Cuba, Jamaïque) et du Honduras, est un palmier à stipe grêle dont les fruits globuleux, de 6 à 8 mm de diamètre, spiculés, possèdent une mince couche de pulpe d'un goût agréable.
Trithrinax campestris
Trithrinax campestris Drude et Griseb. de l'Argentine, est un palmier à stipe mince, épineux, de 3 à 4 m de haut. Ses fruits, globuleux, surmontés des restes du style, ont de 2 à 2,5 cm de diamètre. La pulpe, douce, peut être consommée crue ou servir à la fabrication d'une boisson.
Washingtonia sonorae
Washingtonia sonorae Wats., que l'on trouve aux bords des rivières et des sources du sud de la Californie à l'ouest de l'Arizona, est un palmier à stipe inerme de 6 à 12 et quelquefois 25 m et plus de haut. Ses fruits, ovoïdes ou elliptiques, petits, noirs, possèdent une mince couche de pulpe, plutôt sèche, entourant le noyau oblong, aplati. La pulpe, douceâtre, est comestible.