Malvacées (Le Floc'h, 1983)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Vitacées
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Hypéricacées


[152]


255. Althaea officinalis L.

[II/794; p:503] MALVACÉES

M. - La guimauve est utilisée comme pectorale, béchique et émolliente pour les cas de maladies de la poitrine et de la vessie (DU­CROS, 1930).

256. Malva aegyptiaca L.

[II/795; p:504] MALVACÉES

Ce taxon est présenté dans Flora europaea sous la dénomination M. aegyptia L.

M. - Malva aegyptiaca (ar. = Khubiza) est employée pour faire des compresses émollientes (LOUIS, 1963).


[153]

257. Malva sylvestris L.

[II/797; p:504]

Souvent employée dans l'alimentation, cette mauve est également parée de quelques vertus thérapeutiques.

A. - La mauve « Khobiza » est cueillie, lavée et cuite à la va­peur (par exemple dans le couscous), les feuilles prennent alors une teinte jaune et peuvent, avec une sauce très condimentée entrer dans d'autres p1ats (GOBERT, 1940 et 1955). On a égailement rapporté que cette espèce constituait une part importante de l'alimentation dans la région de Takrouna (Tunisie) (CHOUMOVITZ et SERRES, 1954 ; GOBERT, 1955).

BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à Malva parviflora L. n° 258).

M. - A propos du « gombo » (*), BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains émollients (hémorroïdes, maladies des organes génitaux) où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza »,

S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte éga'lement que, selon PRAX, la plante avait au siè­cle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin (*) cuit es1 indiqué, on peut égaiement utilisé Malva sylvestris ( « khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de 1a gorge.

Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de 1'espèce (« khoubaïz ») dans les soins des plaies (cf. à Carlina involucrata n° 437).

De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = khubiza), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT et al., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale.

T. - Seul CAUVET (1925) ne fai1t pas écho aux louanges à cet­te « mauve » quand il indique que les diverses Malva seraient, con­sommées seules, nuisibles (non mortelles) pour les chameaux.


[154]

(*) Gombo doit s'écrire Gombaud = Hibiscus esculentus L. = ar. = guena­ouyia » {famille des Malvacées) non retenue dans la Flore de la Tunisie quoiqu'elle y soit cultivée. (**) Rosmarinus officinalis L.

258. Malva parviflora L.

[II/799; p:505]

A. - Selon BOUQUET (1938), on récolte les jeunes feuilles de différentes mauves (Malva parviflora, M. silvestris, M. rotundifolia (*)) avant l'apparition des boutons floraux et on les consomme à la façon des épinards ou en soupe. BOUQUET signale aussi les dénominations vernaculaires sous lesquelles ces espèces sont connues en Tunisie.

____________________

(*) Il s'agit très probablement de Malva rotundifolia L. considérée absente de Tunisie.