Malvacées (Le Floc'h, 1983) : Différence entre versions

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(256. Malva aegyptiaca L.)
(Malva sylvestris)
 
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255. ''Althaea officinalis'' L. [II/794; p:503] MALVACÉES
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M. - La guimauve est utilisée comme ''pectorale, béchique'' et ''émolliente'' pour les cas de maladies de la poitrine et de la vessie (DU­CROS, 1930).
 
  
== 256. Malva aegyptiaca L. ==
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M. - La guimauve est utilisée comme ''pectorale, béchique'' et ''émolliente'' pour les cas de maladies de la poitrine et de la vessie (DUCROS, 1930).
[II/795; p:504] MALVACÉES
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256. Malva aegyptiaca L. [II/795; p:504] MALVACÉES
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Ce taxon est présenté dans ''Flora europaea'' sous la dénomination ''M. aegyptia'' L.
 
Ce taxon est présenté dans ''Flora europaea'' sous la dénomination ''M. aegyptia'' L.
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== 257. Malva sylvestris L. ==
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*Nom accepté : ''[[Malva sylvestris]]''
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Souvent employée dans l'alimentation, cette mauve est également parée de quelques vertus thérapeutiques.
 
Souvent employée dans l'alimentation, cette mauve est également parée de quelques vertus thérapeutiques.
  
A. - La mauve « Khobiza » est cueillie, lavée et cuite à la va­peur (par exemple dans le couscous), les feuilles prennent alors une teinte jaune et peuvent, avec une sauce très condimentée entrer dans d'autres p1ats (GOBERT, 1940 et 1955). On a égailement rapporté que cette espèce constituait une part importante de l'alimentation dans la région de Takrouna (Tunisie) (CHOUMOVITZ et SERRES, 1954 ; GOBERT, 1955).
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A. - La mauve « Khobiza » est cueillie, lavée et cuite à la va­peur (par exemple dans le couscous), les feuilles prennent alors une teinte jaune et peuvent, avec une sauce très condimentée entrer dans d'autres plats (GOBERT, 1940 et 1955). On a également rapporté que cette espèce constituait une part importante de l'alimentation dans la région de Takrouna (Tunisie) (CHOUMOVITZ et SERRES, 1954 ; GOBERT, 1955).
  
 
BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à ''Malva parviflora'' L. n° 258).
 
BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à ''Malva parviflora'' L. n° 258).
  
M. - A propos du « gombo » (*), BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains ''émollients'' (''hémorroïdes, maladies des organes génitaux'') où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza »,
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M. - A propos du « gombo » <ref>Gombo doit s'écrire Gombaud = ''Hibiscus esculentus'' L. = ar. = guena­ouyia » (famille des Malvacées) non retenue dans la ''Flore de la Tunisie'' quoiqu'elle y soit cultivée.</ref>, BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains ''émollients'' (''hémorroïdes, maladies des organes génitaux'') où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza ».
  
S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte éga'lement que, selon PRAX, la plante avait au siè­cle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin (*) cuit es1 indiqué, on peut égaiement utilisé ''Malva sylvestris'' ( « khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de 1a gorge.
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S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte également que, selon PRAX, la plante avait au siè­cle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin <ref>''Rosmarinus officinalis'' L.</ref> cuit est indiqué, on peut également utilisé ''Malva sylvestris'' (« khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de la gorge.
  
Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de 1'espèce (« khoubaïz ») dans les ''soins des plaies'' (cf. à ''Carlina involucrata'' n° 437).
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Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de l'espèce (« khoubaïz ») dans les ''soins des plaies'' (cf. à [[Composées (Le Floc'h, 1983)#Carlina involucrata|''Carlina involucrata'' n° 437]]).
  
 
De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = ''khubiza''), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT ''et al''., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale.
 
De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = ''khubiza''), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT ''et al''., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale.
  
T. - Seul CAUVET (1925) ne fai1t pas écho aux louanges à cet­te « mauve » quand il indique que les diverses ''Malva'' seraient, con­sommées seules, ''nuisibles'' (non mortelles) ''pour les chameaux''.
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T. - Seul CAUVET (1925) ne fait pas écho aux louanges à cet­te « mauve » quand il indique que les diverses ''Malva'' seraient, con­sommées seules, ''nuisibles'' (non mortelles) ''pour les chameaux''.
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(*) Gombo doit s'écrire Gombaud = Hibiscus esculentus L. = ar. = guena­ouyia » {famille des Malvacées) non retenue dans la ''Flore de la Tunisie'' quoiqu'elle y soit cultivée.
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(**) ''Rosmarinus officinalis'' L.
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== 258. Malva parviflora L. ==
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A. - Selon BOUQUET (1938), on récolte les jeunes feuilles de différentes mauves (''Malva parviflora, M. silvestris, M. rotundifolia'' (*)) avant l'apparition des boutons floraux et on les consomme à la façon des épinards ou en soupe. BOUQUET signale aussi les dénominations vernaculaires sous lesquelles ces espèces sont connues en Tunisie.
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258. ''Malva parviflora'' L. [II/799; p:505]
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*Nom accepté : ''[[Malva parviflora]]''
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A. - Selon BOUQUET (1938), on récolte les jeunes feuilles de différentes mauves (''Malva parviflora, M. silvestris, M. rotundifolia'' <ref>Il s'agit très probablement de ''Malva rotundifolia'' L. considérée absente de Tunisie.</ref>) avant l'apparition des boutons floraux et on les consomme à la façon des épinards ou en soupe. BOUQUET signale aussi les dénominations vernaculaires sous lesquelles ces espèces sont connues en Tunisie.
  
 
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(*) Il s'agit très probablement de ''Malva rotundifolia'' L. considérée absente de Tunisie.
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[[Catégorie:Le Floc'h 1983]]
 
[[Catégorie:Le Floc'h 1983]]

Version actuelle en date du 15 janvier 2020 à 16:16

Vitacées
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Hypéricacées


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Althaea officinalis

255. Althaea officinalis L. [II/794; p:503] MALVACÉES


M. - La guimauve est utilisée comme pectorale, béchique et émolliente pour les cas de maladies de la poitrine et de la vessie (DUCROS, 1930).

Malva aegyptiaca

256. Malva aegyptiaca L. [II/795; p:504] MALVACÉES


Ce taxon est présenté dans Flora europaea sous la dénomination M. aegyptia L.

M. - Malva aegyptiaca (ar. = Khubiza) est employée pour faire des compresses émollientes (LOUIS, 1963).


[153]

Malva sylvestris

257. Malva sylvestris L. [II/797; p:504]


Souvent employée dans l'alimentation, cette mauve est également parée de quelques vertus thérapeutiques.

A. - La mauve « Khobiza » est cueillie, lavée et cuite à la va­peur (par exemple dans le couscous), les feuilles prennent alors une teinte jaune et peuvent, avec une sauce très condimentée entrer dans d'autres plats (GOBERT, 1940 et 1955). On a également rapporté que cette espèce constituait une part importante de l'alimentation dans la région de Takrouna (Tunisie) (CHOUMOVITZ et SERRES, 1954 ; GOBERT, 1955).

BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à Malva parviflora L. n° 258).

M. - A propos du « gombo » [1], BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains émollients (hémorroïdes, maladies des organes génitaux) où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza ».

S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte également que, selon PRAX, la plante avait au siè­cle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin [2] cuit est indiqué, on peut également utilisé Malva sylvestris (« khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de la gorge.

Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de l'espèce (« khoubaïz ») dans les soins des plaies (cf. à Carlina involucrata n° 437).

De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = khubiza), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT et al., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale.

T. - Seul CAUVET (1925) ne fait pas écho aux louanges à cet­te « mauve » quand il indique que les diverses Malva seraient, con­sommées seules, nuisibles (non mortelles) pour les chameaux.


[154]

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  1. Gombo doit s'écrire Gombaud = Hibiscus esculentus L. = ar. = guena­ouyia » (famille des Malvacées) non retenue dans la Flore de la Tunisie quoiqu'elle y soit cultivée.
  2. Rosmarinus officinalis L.

Malva parviflora

258. Malva parviflora L. [II/799; p:505]


A. - Selon BOUQUET (1938), on récolte les jeunes feuilles de différentes mauves (Malva parviflora, M. silvestris, M. rotundifolia [1]) avant l'apparition des boutons floraux et on les consomme à la façon des épinards ou en soupe. BOUQUET signale aussi les dénominations vernaculaires sous lesquelles ces espèces sont connues en Tunisie.

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  1. Il s'agit très probablement de Malva rotundifolia L. considérée absente de Tunisie.