Malvacées (Le Floc'h, 1983) : Différence entre versions
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BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à ''Malva parviflora'' L. n° 258). | BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à ''Malva parviflora'' L. n° 258). | ||
− | M. - A propos du « gombo » ( | + | M. - A propos du « gombo » <ref>Gombo doit s'écrire Gombaud = ''Hibiscus esculentus'' L. = ar. = guenaouyia » (famille des Malvacées) non retenue dans la ''Flore de la Tunisie'' quoiqu'elle y soit cultivée.</ref>, BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains ''émollients'' (''hémorroïdes, maladies des organes génitaux'') où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza ». |
− | S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte | + | S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte également que, selon PRAX, la plante avait au siècle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin <ref>''Rosmarinus officinalis'' L.</ref> cuit est indiqué, on peut également utilisé ''Malva sylvestris'' (« khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de la gorge. |
− | Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de | + | Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de l'espèce (« khoubaïz ») dans les ''soins des plaies'' (cf. à [[Composées (Le Floc'h, 1983)#Carlina involucrata|''Carlina involucrata'' n° 437]]). |
De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = ''khubiza''), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT ''et al''., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale. | De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = ''khubiza''), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT ''et al''., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale. | ||
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Version actuelle en date du 15 janvier 2020 à 16:16
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Althaea officinalis
255. Althaea officinalis L. [II/794; p:503] MALVACÉES
- Nom accepté : Althaea officinalis
M. - La guimauve est utilisée comme pectorale, béchique et émolliente pour les cas de maladies de la poitrine et de la vessie (DUCROS, 1930).
Malva aegyptiaca
256. Malva aegyptiaca L. [II/795; p:504] MALVACÉES
- Nom accepté : Malva aegyptia
Ce taxon est présenté dans Flora europaea sous la dénomination M. aegyptia L.
M. - Malva aegyptiaca (ar. = Khubiza) est employée pour faire des compresses émollientes (LOUIS, 1963).
[153]
Malva sylvestris
257. Malva sylvestris L. [II/797; p:504]
- Nom accepté : Malva sylvestris
Souvent employée dans l'alimentation, cette mauve est également parée de quelques vertus thérapeutiques.
A. - La mauve « Khobiza » est cueillie, lavée et cuite à la vapeur (par exemple dans le couscous), les feuilles prennent alors une teinte jaune et peuvent, avec une sauce très condimentée entrer dans d'autres plats (GOBERT, 1940 et 1955). On a également rapporté que cette espèce constituait une part importante de l'alimentation dans la région de Takrouna (Tunisie) (CHOUMOVITZ et SERRES, 1954 ; GOBERT, 1955).
BOUQUET (1938) signale également cette consommation (cf. à Malva parviflora L. n° 258).
M. - A propos du « gombo » [1], BOUQUET (1921) note que cette plante, cultivée comme légume, est appréciée pour la prépation de bains émollients (hémorroïdes, maladies des organes génitaux) où elle est mélangée à des fleurs et des feuilles de « khobeza ».
S'il signale son emploi dans l'alimentation en Tunisie, LOUIS (1963) rapporte également que, selon PRAX, la plante avait au siècle dernier la réputation de guérir les maux d'entrailles. Pour le Sud tunisien, LOUIS (1979) souligne que si, pour les maux de gorge le romarin [2] cuit est indiqué, on peut également utilisé Malva sylvestris (« khubiza ») en pommade notamment contre les inflammations de la gorge.
Plus anciennement CLASTRIER (1936), mentionne l'usage de l'espèce (« khoubaïz ») dans les soins des plaies (cf. à Carlina involucrata n° 437).
De fait, il est surtout reconnu pour cette espèce (ar. = khubiza), des propriétés émollientes et béchiques (PAIUS et MOYSE, 1967 ; LEMORDANT et al., 1977) qui la font employer en infusion comme espèce pectorale.
T. - Seul CAUVET (1925) ne fait pas écho aux louanges à cette « mauve » quand il indique que les diverses Malva seraient, consommées seules, nuisibles (non mortelles) pour les chameaux.
[154]
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- ↑ Gombo doit s'écrire Gombaud = Hibiscus esculentus L. = ar. = guenaouyia » (famille des Malvacées) non retenue dans la Flore de la Tunisie quoiqu'elle y soit cultivée.
- ↑ Rosmarinus officinalis L.
Malva parviflora
258. Malva parviflora L. [II/799; p:505]
- Nom accepté : Malva parviflora
A. - Selon BOUQUET (1938), on récolte les jeunes feuilles de différentes mauves (Malva parviflora, M. silvestris, M. rotundifolia [1]) avant l'apparition des boutons floraux et on les consomme à la façon des épinards ou en soupe. BOUQUET signale aussi les dénominations vernaculaires sous lesquelles ces espèces sont connues en Tunisie.
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- ↑ Il s'agit très probablement de Malva rotundifolia L. considérée absente de Tunisie.