Portulacacées (Le Floc'h, 1983)
Sommaire
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Portulaca oleracea
127. Portulaca oleracea L. [II/125; p:85] PORTULACACÉES
- Nom accepté : Portulaca oleracea
Pour la Tunisie il n'est signalé (POTTIER-ALAPETITE, 1979) que la ssp. silvestris (D.C.) Thell. qui dans Flora europaea correspond à la combinaison P. oleracea ssp. sativa (Haw.) Celsk.
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A. - Selon BOUQUET (1921), la graine est réputée susceptible de couper la soif et les feuilles de pouvoir diminuer le besoin de manger.
La consommation des graines en cas de disette est signalée par GALAN (1951) (cf. à Cistanche phelypea n° 391) et à Panicum turgidum, n° 023).
En Ahaggar, le pourpier (tam. = alora ; ar. = benderakek, belkazit) a d'assez nombreux usages (GAST, 1968) :
- les feuilles comme les tiges ne sont consommées qu'occasionnellement crues ou ajoutées aux sauces comme légumes.
- les graines pilées et mêléea à d'autres feuilles sont préparées en bouillie, ou mangées avec des dattes réduites en poudre.
T. - S'il signale que ce pourpier peut être mangé en salade, LABBE (1950) note qu'il est aussi accusé d'avoir causé la mort d'animaux.
R. - Les feuilles sont réputées anaphrodisiaques (BOUQUET, l921).
GAST indique que dans le Tell l'espèce est, parfois, considérée comme pourvue de « baraka » car le Prophète Mohamed, blessé au pied, fut guéri après avoir marché sur cette plante.