Aracées (Le Floc'h, 1983)

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Palmiers
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Joncacées


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048. Arum italicum Mill.

[I/316; p: 184] ARACÉES

Nom accepté : Arum italicum

Quoique parfois consommée, cette espèce semble être toxique.

A. - La consommation de Arum hygrophilum (*), Arum italicum, et Arum maculatum (*) a été citée par RENAUD et COLIN (1934) et largement décrite par BOUQUET (1938) (cf. à Arisarum vulgare Targ.-Tozz. n° 049).

T. - BOUQUET propose, également, d'expliquer les cas d'intoxications relevés au Maroc que plusieurs auteurs ont reconnu, en particulier, dans les souches d' Arum italicum et d' A. maculatum (*) par la présence d'acide cyanhydrique.

LEMORDANT et al. (1977) signalent aussi cette toxicité.

(*) - Arum hygrophilum Boiss. non signalée en Tunisie par CUÉNOD et al. (1954).

- Arum maculatum L. non signalée en Tunisie par CUÉNOD et al.


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049. Arisarum vulgare Tar.-Tozz.

[I/317; p: 184] ARACÉES

Nom accepté : Arisarum vulgare

Cette plante, consommée en cas de disette, a également des propriétés toxiques.

A. - BOUQUET (1938) signale les très nombreux noms vernacu­laires arabes et berbères de cette espèce et indique que la population regroupe sous ces vocables les Arisarum (A. vulgare et A. simmorrhinum*) et les espèces du genre Arum. Il confirme par ailleurs, que c'est seulement en cas de disette, que la souche traçante est consommée, en mélange avec la farine de blé ou d'orge, après avoir été séchée et pilée.

T. - GATTEFOSSÉ (1921) attribue à cette espèce et à A. simor­rhinum (*), consommées en cas de disette, une toxicité variable selon le procédé de préparation.

Dans la "Matière médicale marocaine" à propos de cette espèce confondue dans la dénomination arabe "luf" avec d'autres espèces dont : Arum hydrophilum Boiss. ssp. maurum (**), A. italicum, A . vulgare (**) ; A. simmorhinum (***), RENAUD et COLIN (1934) ont rapporté à la fois l'utilisation de la souche pour l'alimentation humaine (mais uniquement en période de disette) et les risques d' intoxication consécutifs à cette ingestion. Deux références principales étayent leurs propos :

  • M. al Qàsin et M. al Gâssâni. - s.d. - Hadiqat al azhâr fi sârh mâhiyat al usb wa' l'aqqâr : m.s., de la Bibliothèque de Rabat, n°760.
  • LAOUST, E. 1920 - Mots et choses berbères. Paris, Challamel.

(*) Arum simorrhinum : il s'agit vraisemblablement de Arisarum vulgare ssp. simorrhinum (Dur.) M. et W.

- Arisarum simorrhinum Dur. : Arisarum vulgare ssp. simorrhinum (Dur.) M. et W.

(**) Arum hydrophilum Boiss. ssp. maurum : erreur orthographique ou nomenclaturale de Arum hygrophilum Boiss.

Ces taxons marqués * et ** sont considérés comme n'appartenant pas à la flore tunisienne.

(***) Arum vulgare Lam. selon la Flore de Coste, il s'agit d'une synonymie de


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Arum maculatum L. Il se pourrait qu'il s'agisse de Arisarum vulgare traité ici. Arum maculatum n'appartient pas à la flore tunisienne.