Sekakul (Potager d'un curieux, 1899)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher


Scorzonère délicieuse
Potager d'un curieux, Introduction
Seri


[567]

Malabaila secacul

Nom accepté : Malabaila secacul

SEKAKUL
Malabaila Sekakul Russell ; Alepp. II, p. 249. (Syn. : M. platyptera Boiss. ; Pastinaca dissecta Vent. ; Pastinaca Sekakul Rauw. ; Leiotulus alexandrinus Ehrenb.).
Fam. des Ombellifères.


Plante vivace, indigène et cultivée en Anatolie, en Arménie, en Syrie, en Palestine, etc. (Boissier, Flora orientalis, vol. 2, p. 1057). La racine en est tubéreuse, oblongue ; les feuilles bipinnatiséquées, à segments dentés ou incisés. La plante entière atteint 30 centimètres de hauteur ou un peu plus.

Dans une note publiée dans le Journal de l'Académie d'Horticulture, 26 édition, tome Ier (1831), p. 134, De Candolle regrette que la culture de cette Ombellifëre d'Orient n'ait pas été plus soignée en Europe.

Sa racine, dit Rauwolf (Travels, vol. I, .p. 66, éd. Rai, Londres 1693), est cylindrique, pivotante, grisâtre à l'extérieur, blanche en dedans, de consistance délicate et comme médullaire, épaisse d'un pouce et longue d'un pouce et demi. Elle a, au lieu de fibrilles, des sortes de nodosités semblables à des verrues. Sa saveur est douce et ressemble pas mal à celle de la Carotte. Jean Bauhin et Morison en ont donné de grossières figures, et, dès lors, cette plante fut presque oubliée des naturalistes européens. Miller en fit une courte mention dans son dictionnaire sous le nom inexact de Tordylium Sekakul. Russell, dans la relation de son voyage à Alep, vol. II, p. 249, la désigne sous le nom de Pastinaca Sekakul ; il la cite avec éloge comme plante alimentaire.


[568]

Olivier et Bruguières la récoltèrent dans les environs d'Alep et en envoyèrent des graines à Cels. Les plantes qui en furent obtenues ont été décrites et figurées par Ventenat, Jardin de Cels, tab. 78, sous le nom de Pastinaca dissecta.

Le Sekakul rappelle le Panais par ses fleurs jaunes et par ses fruits, mais il se distingue facilement à première vue, par ses feuilles très découpées, à lobes dentés.

Dans la note que nous citons et dont la publication remonte à plus de soixante ans, De Candolle disait : « La racine me paraît avoir plus de rapport avec le Panais qu'avec la Carotte, et si à la délicatesse du premier, elle joint la saveur de la dernière, elle semblerait mériter d'être introduite dans nos jardins potagers. »

Nous n'avons trouvé, dans nos recherches sur les expériences poursuivies en vue de la culture de plantes alimentaires nouvelles dans les jardins d'Europe, aucune trace d'essais tentés avec le Sekakul. Ajoutons à notre grand regret que, malgré les demandes que nous avons faites en Orient, il ne nous a pas encore été possible d'obtenir des graines de cette Ombellifère, sur la valeur de laquelle nous aurions cependant tenu à être fixés.


Sium helenianum

Nom accepté : Sium helenianum

Nous citerons encore une autre Ombellifère que nous désirions beaucoup cultiver et que nous n'avons pu réussir à nous procurer ; c'est le Sium Helenianum Hook. f., Icones plantarum, pl. 1032, plante originaire de l'île de Sainte-Hélène, dont les tiges vertes sont ven-


[569]

dues sur les marchés sous le nom de Jellico, et que l'on mange crues (Official guide of the Museums of Economic Botany [Dicotyledons and Gymnosperms], 29 éd. 1886, p. 83).