Manilkara zapota (Rollet, Antilles)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Chrysophyllum oliviforme
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Pouteria sapota


[785]

Manilkara zapota (L.) Royen.

Synonymes : Achras sapota L.

Noms vernaculaires : Fr : Sapotillier ; E : Sapodilla, Nase berry ; Esp : Nispero, Zapote, Chicle.

Origines : Du Sud Mexique au Sud Costa Rica (LITTLE & WADSWORTH) ; aire étendue par la culture à tous les Tropiques ; naturalisé çà et là. Sempervirent. Fleurs et fruits presque toute l’année. Feuilles, 5-15 -> 2,5-7 cm, lancéolées ; pétiole fin, canaliculé, long de 15 mm ; nervures secondaires fines, parallèles, consistance de cuir. Latex : est la matière première du Chicle pour le chewing gum. Fleurs en général solitaires, pédicellées (12 mm). Fruits globuleux, 5-7 cm de diamètre, apiculés à 5-6 graines aplaties, noires, luisantes ; comestible. Arbre ornemental. Bois rouge, lourd, dur, résistant, durable : manches, meubles, construction.

Description : Plantule : Type I. La graine albuminée, libère une fois érigée au sommet de l’hypocotyle, 2 cotylédons foliacés presque sessiles, à nervation palmée. L’hypocotyle laisse apparaître des traces cotylédonaires saillantes. L’ensemble de la plantule présente un aspect coriace et vernissé. Les nervures foliaires sont peu visibles. Un latex blanc goutte lorsqu’on casse une feuille. Les limbes des ébauches et des jeunes feuilles, avant épanouissement, sont repliés le long de la nervure principale vers la face adaxiale.

Bibliographie-Iconographie : LITTLE & WADSWORTH 1964, Pl. ; DUSS 1897 ; FOURNET 1978 ; BRITTON & WILSON 1925 ; RECORD 1939 ; RECORD & HESS 1949 ; PENNINGTON & SARUKHAN 1968 ; MOORE & STEARN 1967 ; HOYOS 1983, Pl.

Anatomie du bois

Manilkara bidentata, Manilkara zapota :

  • Bois parfait brun rouge sombre, différencié de l’aubier beige ou jaunâtre, à grain fin, maille peu visible, très dur et très lourd (0,90 à 1,15g/cm3).
  • Pores non uniformément disséminés, tendant à former de courtes files radiales, isolés ou accolés radialement par 2 à 4, au nombre de 15 à 25 par mm2, souvent obstrués par des thylles. Perforations des éléments vasculaires uniques ; taille des ponctuations intervasculaires de l’ordre de 6 ou 7 μm.
  • Parenchyme en lignes tangentielles légèrement sinueuses (5 à 7 par mm). Files de cellules composées de 4 à 8 éléments, parfois recloisonnés et cristallifères (cristaux par 2, 4 ou en chaînes).
  • Rayons 2-sériés en général, au nombre de 10 à 13 par mm, de structure hétérogène : cellules couchées au centre et 2 à 4 (6) rangées de cellules carrées et dressées aux extrémités. Ponctuations radiovasculaires souvent grosses et allongées. Présence sporadique de cristaux.
  • Fibres à ponctuations simples.