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Kitesh (Potager d'un curieux, 1899)


Ketmie acide
Potager d'un curieux, Introduction
Koniaku


[287]

Nom accepté : Calystegia pubescens


KITESH ou KEN HIRUGAWO


Calystegia japonica Choisy (Syn. Convolvulus japonicus Thunb.).


Fam. des Convolvulacées.



Cette plante a quelque analogie avec notre grand liseron des haies (Calystegia sepium) : les tiges sont volubiles et peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur ; les rhizomes sont extrêmement abondants et absolument comparables à ceux de ses congénères d'Europe.

MM. Batchelor et Kingo Miyabe : Ainu Economic plants (Transactions of the Asiatic Society of Japan, p. 226), disent que les longues et grêles racines de cette plante sont déterrées au printemps par les Aïnos, auxquels elles servent de nourriture. Ils les mangent rôties ou bouillies, seules ou avec d'autres aliments tels que le riz ou le millet.

Nous avons reçu la plante du Japon et elle s'est montrée d'une rusticité absolue dans le jardin de Crosnes où elle a rapidement envahi la plate-bande qui lui était consacrée. Nous avons dégusté quelques-unes des nombreuses racines récoltées : frites, elles se sont montrées filandreuses ; cuites à l'eau et réduites en purée, nous avons obtenu une fécule de saveur douce, assez agréable, mais sans mérite particulier.


[288]

Parmi les autres plantes alimentaires recherchées par les Aïnos et citées par MM. Batchelor et Miyabe (loc. cit.), mais que nous n'avons pas cultivées, nous signalerons: 1° l’Anemone flaccida Fr. Schm. (Pukusa-Kina, Gajo-so ou Fukubero, dont les Aïnos mangent les feuilles et les tiges. Le peuple en récolte de grandes quantités au printemps, quand elle est en fleur ; il la fait sécher pour l'hiver quoiqu'il en consomme un peu de verte. Il la mange bouillie avec du poisson ou quelquefois en soupe ; le 2° Corydalis ambigua Cham. et Schlcht. (Toma, Engosaku). Les Aïnos mangent en grande quantité les tubercules de cette plante, spécialement ceux de la vallée d'Ishikari de Saghalien et des Kuriles du Sud. Ce tubercule a une légère amertume dont on le débarrasse en le faisant bouillir dans l'eau plusieurs fois. En Etorup, les Aïnos les font bouillir avec une certaine terre pour ôter leur amertume. Ou les mange, ou simplement bouillis ou mêlés avec du riz. On dit qu'en Saghalien on les cuit généralement avec de la graisse de phoque. Souvent on fait bouillir puis sécher les tubercules pour s'en servir plus tard.