Diospyros lotus
Diospyros lotus L.
Ordre | Ericales |
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Famille | Ebenaceae |
Genre | Diospyros |
2n = 30
Origine : Asie tempérée
sauvage et cultivé
Français | plaqueminier du Levant |
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Anglais | date-plum |
- fruit consommé séché et bouilli
- arbre planté comme ornemental
- porte greffe de Diospyros kaki
Sommaire
Description
- arbre atteignant 15-30 m de haut
- feuilles alternes, simples, ovales
- plante habituellement dioïque ; fleurs mâles par 2-3, rougeâtres, de 4 mm de diamètre ; fleurs femelles solitaires, de 6 mm de diamètre
- calice à 4 lobes accrescents
- corolle en tube, à 4 pétales étalés, jaune verdâtre ou crème
- ovaire supère
- fruit : baie globuleuse, avec ou sans graines, jaune pâle puis bleuâtre, de 1-2 cm de diamètre
Noms populaires
polonais | hurma kaukaska |
russe | хурма кавказская, хурма обыкновенная - hurma kavkazskaja, hurma obyknovennaja |
turc | Trabizon hurması (Bedevian) |
tadjik | хурмо - hurmo (Asimova, 1985) |
persan | خرمالو - xormālu |
hindi | amlok (Wealth of India) |
japonais | mamegaki |
chinois | 君迁子 - jūn qiān zǐ (Flora of China) ; 君迁子, hēi zǎo |
- Voir les noms de la Flore populaire d'Eugène Rolland
- Voir l'étymologie de Diospyros.
Le nom persan signifie "prune-datte", de خرما - xormā (datte) et آلو - ālu (prune).
Classification
Diospyros lotus L. (1753)
Cultivars
Histoire
La date d'introduction en Europe est obscure, car cette espèce a été appelée lotus, comme un type de micocoulier (Celtis australis), bien que ses fruits ressemblent plus à la jujube, aussi appelée lotus dans l'Antiquité. Il apparaît clairement à la Renaissance chez Mattioli. Dans l'édition française des Commentaires sur Dioscoride de 1572, on trouve p. 166 des dessins de Micoc. faus et Micoc. afric., et on lit :
Au reste Augier de Busbecke m'a envoyé de Constantinoble une plante, sous laquelle estoit escrit, Dattes douces & plaisantes au goust, de Trapezonde. Je croi qu'il faut mettre cette plante du nombre des Lotes, veu mesmement qu'Athenee a escrit Polybe avoir dit du lotus, ce que Herodote a dit des dattes. Il ne seroit aussi, peut estre, hors de raison nombrer entre les lotes cette plante que j'ai nommee Pseudolotus, c'est à dire lotus bâtard. (p. 166)
Dans l'édition latine de 1586, on trouve :
- un dessin de Diospyros intitulé Pseudolotus, Italis loto bastardo et le texte Italiæ peregrina hæc arbor est, & raris in viridarijs habetur. (p. 156) ;
- un dessin de Diospyros intitulé : Lotus africana altera, Italis, Legno santo, sed falso et le texte Habetur arbores multis in locis in Italia, è longinquis tamen regionibus allatæ. (p. 157).
On peut en conclure que Diospyros lotus a été introduit en Italie à l'époque de Mattioli, et que celui-ci l'a classé avec le micocoulier. Il ne l'a pas comparé avec la jujube, qu'il appelle zizypha. Bauhin a repris ce nom de Lotus, et Linné a gardé le lien avec le Celtis en retenant Diospyros, qui était le nom du fruit de Celtis.
Usages
Subtropical China, probably only escaped in Japan, Central Asia, Caucasus, and parts of the Mediterranean area. Here, and more rarely in Korea, India and Mediterranean countries, cultivated for the rather small and astringent but sweet fruits which become well edible only after special treatment. In China tannin-free (as well as seedless) cultivars exist. This species is used as rootstock for D. kaki and can be grown at higher elevations. Probably domesticated in E Asia.
Références
- Dambourney, Louis-Alexandre, 1786. Recueil de procédés et d'expériences sur les teintures solides que nos végétaux indigènes communiquent aux laines & aux lainages. Paris, De l'imprimerie de Ph.-D. Pierres, premier imprimeur ordinaire du roi. 407 p. Voir sur Pl@ntUse
- Wealth of India (The), 1952. A dictionary of Indian raw materials and industrial products. Vol. 3. Raw materials : D-E. New-Delhi, Council of scientific and industrial research. XX-236-XXX p., 22 pl., index vol. 1-3.