Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Artocarpus altilis (Rollet, Antilles)

Maclura tinctoria
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Artocarpus heterophyllus


[582]

MORACEAE introduites


Artocarpus altilis

Artocarpus altilis (Parkinson) Fosberg = A. incisa (Thunb.) L. f. = A. communis Forst.

Noms vernaculaires : Arbre à pain, fruit à pain (sans graine) ; châtaignier, châtaigne (à graines) ;: A : Breadfruit (USA, Grande-Bretagne), Breadnut (Dominique) ; Esp : Panapen (Puerto Rico).

Description : Plantule : Type VII. La graine au sol contient deux cotylédons charnus, dont les pétioles longs (1-2 cm) embrassent l’axe. L’épicotyle produit 2 ou 3 cataphylles puis des feuilles alternes. Les stipules importantes partiellement soudées protègent l’apex. En tombant, elles laissent sur l’axe une cicatrice presque annulaire. Les premières feuilles sont entières, à marges à peine ondulées ; quelques dents apparaissent parfois. A partir du 4e ou 5e nœud, l’axe produit enfin des feuilles lobées, moins complexes cependant que


[583]

celles du grand arbre. Le latex abondant est en outre caractéristique.

Origines : Sud Pacifique. La première tentative d’introduction échoua en 1789 (révolte du Bounty) ; 2ème tentative réussie du Capitaine BLIGH à St Vincent et à la Jamaïque en 1793. Très cultivé entre 0 et 700 m. La variété à graines a les jeunes fruits couverts de pointes molles et les feuilles moins profondément divisées. La variété sans graines a les fruits lisses et les feuilles profondément divisées. Tronc de 80 cm de diamètre et plus (Habitation Etage, 250 m, Anse Couleuvre, Martinique, d’après FIARD).

Usages : Bois léger, pour caisserie, construction légère, jouets. Ornemental. Fruit comestible frit ou bouilli ; bourgeons en cataplasmes contre les maux de tête (GRANDGUILLOTTE).

Bibliographie : (*Iconographie). DUSS, 155-157 ; FOURNET, 967 et 123, Pl. coul. (1976) ; LW, 60-62, Pl. ; GRANDGUILLOTTE (1978) ; HARGREAVES, 16-17, Pl. coul (sur les 2 variétés) (1965) ; HOYOS, 226-227, F., Fr., port, coul. (1983) ; HOWARD, vol. 4 : 46-51, Fig. 2 (1988).

Anatomie du bois

coupe transversale (en haut à gauche), coupe tangentielle (en haut à droite), coupe radiale (en bas) (P. Détienne & P. Jacquet)
  • 5-6-(26)-(29)-30-38-45-(55)-66-70 (Voir la signification des codes)
  • Bois parfait jaune orangé devenant marron clair cuivré à la lumière, différencié de l’aubier blanc crème, tendre et léger (0,35 à 0,60 g/cm3), à grain grossier et maille bien visible.
  • Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, gros et bien visibles à l’œil nu (diamètre moyen de 180 à 250 μm), souvent obstrués par des thylles à parois minces, parfois par des dépôts blancs. Perforations des éléments vasculaires uniques ; taille des ponctuations intervasculaires de l’ordre de 10-11 μm.
  • Parenchyme bien visible car typiquement coloré en orange, associé aux pores en manchon cylindrique ou losangique. Files de cellules composées de 4 à 8 éléments.
  • Rayons 3- à 5-sériés, au nombre de 3 ou 4 par mm, de structure sub-homogène à très légèrement hétérogène : cellules couchées au centre et 1, parfois 2 ou 3 rangées de cellules carrées aux extrémités. Présence de quelques fins laticifères. Ponctuations radiovasculaires généralement peu différentes en taille des intervasculaires.
  • Fibres à ponctuations simples.