Anacardium occidentale (Rollet, Antilles)
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Anacardium occidentale L. Sp. Pl. 383 (1753).
Noms vernaculaires : Fr : Pommier acajou, Pomme cajou, Noix cajou (Dominique, Guadeloupe, Martinique) ; par altération Pomme d’acajou, Noix d’acajou. A : Cashew tree. P : Caju (Brésil).
Description : Petit arbre atteignant 6 m de hauteur et 30 cm de diamètre, souvent arbustif (LITTLE & WADSWORTH), et pouvant drageonner. Écorce : exsudat laiteux ; gomme transparente (sur les gros diamètres) qui peut servir de colle. Feuilles : obovales, épaisses, alternes, jusqu’à 15 x 12 cm ; pétiole de 1-1,5 cm. Fleurs : fleurit très jeune ; très mellifère ; inflorescences en panicules longues de 20-25 cm ; fleurs jaune pâle à rosées. Fruits : le pédoncule devient accrescent, charnu, jaune puis rouge à maturité, avec au sommet le fruit proprement dit en forme de gros haricot (2-3,5 x 1-2 cm). Phénologie : sempervirent. Fleurs janvier-février (DUSS), mars (FOURNET), février à mai (LITTLE & WADSWORTH). Fruits avril à août (LITTLE & WADSWORTH). Habitat : de 0 à 400 m (FOURNET), surtout sur sols pauvres et secs du littoral mais aussi de l’intérieur ; accompagne les cultures ; dispersé par les oiseaux.
Usages : Haies vives (plantations produites pour l’amande, hors Antilles). Bois petit, peu apprécié. La graine grillée est très utilisée en pâtisserie et confiserie ainsi que dans les mélanges d’amandes (cacahuètes, noisettes,...). L’enveloppe de la graine contient une huile caustique épaisse et noire qui sert à marquer le linge (au contact du fer) d’une manière indélébile (DUSS) ; utilisable contre les verrues et les cors, contre les termites pour préserver le bois, les livres, et d’après HONYCHURCH, utilisée pendant la deuxième guerre mondiale pour les garnitures de freins et d’isolation électrique. Feuilles en bains contre la fièvre et les rhumes ; d’après CABRE l’huile d’amande contre les dermites, eczéma, psoriasis (et contre les vers ronds d’après BRETON). Le réceptacle charnu est comestible mais astringent ; consommé en confiture aux Antilles et sert à préparer une boisson très populaire au Brésil.
Distribution générale : Originaire du Nord-Est du Brésil, naturalisé un peu partout et maintenant pantropical ; probablement répandu dans les temps précolombiens par les Caraïbes (STEHLÉ).
Distribution aux Petites Antilles : Se trouve dans toutes les îles, en particulier à St-Barthélemy ; probablement introduit par les Indiens d’Amérique du Sud avant Christophe Colomb (KIMBER). S’est parfois naturalisé ; a tendance à devenir rare dans certaines îles.
Bibliographie : (*Iconographie, **couleur). ALLEN* 1956 ; BRETON 1665 ; CABRE 1937 ; DUSS 1997 ; FOURNET* 1978 ; GOODING and al. 1965 ; HONYCHURCH 1978 ; HOWARD* 1989 ; HOYOS** 1983 ; KIMBER 1969 ; LIOGIER* 1986 ; LITTLE & WADSWORTH* 1964 ; MARSHALL 1930 ; NICHOLSON 1979 ; NICOLSON and al. 1991 ; QUESTEL 1951 ; STEHLÉ 1963.
Anatomie du bois
- 5-6-25-39-50-52-53-55-59-70 (Voir la signification des codes)
- Bois parfait beige rosé clair, à peine différencié de l’aubier blanc grisâtre, tendre et léger (0,55-0,60 g/cm3), à grain moyennement fin.
- Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, peu nombreux (4 à 8 par mm2), à peine visibles à l’œil nu (100 à 150 μm de diamètre), parfois obstrués par des thylles brillants. Perforations des éléments vasculaires uniques : taille des ponctuations intervasculaires variant de 9 à 12 μm.
- Parenchyme en manchon circulaire ou losangique autour des pores. Files de cellules composées de 2 à 4 éléments.
- Rayons toujours 1-sériés, au nombre de 10 à 13 par mm, de structure hétérogène : cellules carrées ou très peu allongées horizontalement au centre et cellules dressées aux extrémités. Ponctuations radiovasculaires très grosses et allongées. Présence de petits corpuscules de silice.
- Fibres à ponctuations simples.