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Valériane (Cazin 1868)

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(Le nom d'd’''herbe aux chats'' a été acquis à la valériane par le goût effréné
(1) ''Journal de chimie médicale'', juin 1846.
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et, chose étonnante, elle y réussit d'autant mieux qu'ils s'éloignent divantage davantage par leur forme et par leur intensité du véritable accès d'iivstériphystérie. Quant à celui-ci, la valériane peut en éloigner les retours, en diminuer la violence; mais elle modifie d'autant plus avantageusement l'hystérie , que ses formes sont plus incomplètes et plus bizarres. » '^
Dans la plupart des affections nerveuses, je me suis bien trouvé du nié-lange mélange de poudre de valériane et de feuilles d'oranger.
La valériane a été recommandée dans l'asthme, la catalepsie, les convul-sionsconvulsions, etc. L'extrait de cette racine (1 gr.) ou la poudre (2 à 8 gr. dans100 gr. d'eau) en lavement, a réussi dans les convulsions essentielles desenfants. Les bains d'infusion de racine de valériane se sont montrés efficacesdans les convulsions des nouveaux-nés. Je les ai employés une fois avec-succès chez un enfant né au terme de sept mois, et très-faible : deux bainsde vingt-cinq minutes ont suffi pour faire cesser l'affection couvulshecouvulsive. Lachaleur, en pareil cas, est l'auxiliaire indispensable : l'enfant, enveloppédans du coton, a vécu.
Guibert (1) ajoute à la série des maladies dont nous venons de parler,beaucoup d'autres affections nerveuses traitées par lui avec efficacité par la'valériane, telles que la contraction spasmodique des muscles, les douleursthoraciques, la dyspnée nerveuse, l'affaiblissement des sens, le tremblementdes membres, le hoquet opiniâtre, le vomissement nerveux, la gastralgie,les vésanies, etc.; quelques auteurs ajoutent l'amaurose, où Fordyce(2) etStrandberg la disent souveraine, et jusqu'à l'hydrophobie, dont Bouteille (3)cite un ou deux cas où il croit qu'elle a été utile.
(Dans toutes les affections qui réclament l'emploi des antispasmodiques,Beau, dans son service à la Charité, a obtenu des résultats très-satisfaisantsde bains dans lesquels on ajoute un infusé de valériane (3 litres pour 500gr,. de racines) (4).
La vertu vermifuge de cette plante ne fait plus de doute. Marchant (5)l'asurtout employée avec succès. La racine de valériane fait la base d'un re-mède remède contre le taeniatænia, acheté par le gouvernement prussien (6). J'administrela racine dans les' cas d'affections nerveuses sympathiques produites parlapar la présence des vers intestinaux. Elle satisfait ainsi à deux indications à la fois.Il m'est souvent arrivé de la donner dans la seule intention de traiter unenévrose que je croyais idiopathique, et de découvrir, par l'expulsion de plu-sieurs plusieurs vers lombricoïdes qui mettaient un terme à la maladie, la véritablecause de cette dernière. Ces résultats inattendus m'ont engagé, dans descir-constances des circonstances embarrassantes et après avoir inutilement employé une médica-tion médication rationnellement indiquée, à avoir recours aux anthelminthiques pourm'assurer, au point de vue de l'étiologie, de l'existence ou de la non-exis-tence existence de vers intestinaux. C'est une pierre de touche qui m'a révélé, commecause unique, l'irritation sympathique provoquée par ces derniers dans troiscas de chorée et dans deux cas d'épilepsie : ''A juvantibus et loedentibus hdi-catiolædentibus indicatio''. L'incertitude de nos connaissances et la faiblesse de mes lumièresm'ont plus d'une fois obligé, dans le cours d'une longue pratique, d appli-quer 'appliquer avec prudence ce principe regardé comme une source d'indications,
et dont les anciens faisaient grand usage.
J'emploie fréquemment, à l'exemple de Pringle, de Junker, de PinclPinel, deFranck, de Vaidy, et de la plupart des médecins militaires du premier em-pireempire, la valériane clans dans les fièvres adynamiques ou putrides, dans les fièvres
(1) Revue médicale, 1827, t. IV, p. 376.____________________
(21) De hemicraniâ''Revue médicale'', 1827, t. IV, p. 417376.
(32) Ancien Journal de médecine, t. XLIX''De hemicraniâ'', p. 105417.
(43) ''Ancien Journal de médecine et'', t. de chirurgie pratiques, 1862XLIX, p. 350165.
(54) ''Journal général de médecineet de chirurgie pratiques'', t. XXV1862, p. 26350. r , . ,,
' (G5) ''Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicalesgénéral de médecine'', t. XXXIIIXXV, p. i-downloadModeText.vue26.download 1116 sur 1308
(6) ''Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales'', t. XXXIII, p. 42.
VALÉRIANE.. [1087]
ataxiques : c'est ma serpentaire de Virginie. Dans certains cas, dont j'ai parlé
d'angélique.
C'est surtout dans les lièvres fièvres intermittentes que la valériane s'est montréeefficace. Grùnwald Grunwald (1) en a le premier conseillé l'usage dans ces affections,qu'il regardait comme essentiellement nerveuses. Desparanches, de Blois (2),d'après une suite d'observations recueillies par lui-même en 1811 et 1812,considère la valériane comme un des meilleurs succédanés du quinquina.On doit à ¥aidy Vaidy (3), médecin militaire dont j'ai été à même d'apprécier lemérite, seize observations sur l'emploi de la valériane à forte dose contreles fièvres intermittentes de tous les types. Il résulte de ces observationsque des sujet affaiblis, cachectiques et même infiltrés, ont été guéris à lafois de la fièvre et de ses complications.
,. (En Espagne, la poudre de valériane en épithème à la plante des piedsest d'un usage vulgaire dans les fièvres paludéennes. Ce moyen a été re-connu reconnu efficace par Poujadas) (4).
Ces faits et beaucoup d'autres ne laissent aucun doute sur la possibilité,dans certains cas, de substituer la valériane au quinquina. Je l'ai associée. avec avantage, dans ce but, à la gentiane ou à l'écorce de saule. Ce mélangem'a réussi dans trois cas, dont deux de fièvres tierces, ayant deux mois dedurée, et qui ont cédé à la troisième prise (25 gr. chaque dans une fortedécoction d'écorce de saule), et un de fièvre quotidienne automnale, deuxfois coupée par le sulfate de quinine non-suffisamment continué, et quequatre doses du mélange ci-dessus ont dissipée.
. Rayer s'est bien trouvé de l'emploi de la valériane dans la polydipsie avecpolyurie. Un jeune garçon, dévoré par une soif inextinguible, urinait euenproportion.de l'énorme quantité de boissons qu'il prenait. Ses urines étaienttrès-légères, presque comme de l'eau, inodores, incolores, insipides et exces-sivement excessivement abondantes. Ce petit malade ne maigrissait pas, du reste, mangeaitbeaucoup et jouissait, à part cela, d'une parfaite santé. Cette affection, pro-bablementprobablement, produite par un état morbide particulier du système nerveux, -n'avait, avec le diabète, d'autre point de ressemblance que l'abondance dela sécrétion urinaire. Plusieurs médications, et celle par l'opium en parti-culier-particulier,.-avaient complètement échoué. La poudre de valériane, employéedéjà avec succès par Rayer dans des cas analogues, a fait diminuer tout à lafois la polydipsie et la polyurie dans l'espace dé trois semaines à un mois.Trousseau et Pidoux (5) ont obtenu un succès analogue chez une femmehystérique. L'hystérie, comme on le sait, offre souvent pendant les accès lapolyurie, avec urines limpides, incolores, semblables à l'eau distillée.
Trousseau a traité en 1854, dans le service de la clinique de l'HôlelHôtel-Dieu,jin un malade âgé de trente ans, qui déjà depuis longtemps était atteint do po-Ppsie polydipsie avec polyurie. Il buvait chaque jour jusqu'à 32 litres de tisane et"Pnaiten urinait en conséquence. L'urine, analysée par Bouchardat, n'offrit jamais lamoindre trace de glucose. La peau du visage, chose remarquable, était sou-vent souvent le siège d'un érythème extrêmement intense, sans mouvement fébrile,P qui coïncidait avec l'augmentation de la soif et de la sécrétion urinaire, et?U qui disparaissait au bout de deux ou trois jours, pour reparaître peu après.Lasanté La santé était d'ailleurs assez bonne. L'extrait de valériane, porté graduelle-,™nt graduellement jusqu'à l'énorme dose de 30 gr. par jour, fit diminuer en même temps«enfin et enfin cesser, après quatre mois de traitement, la soif, la sécrétion un-airf"urinaire et ^rythèmel'érythème. La guérison fut complète. ____________________
Il <r!Se"e, salut"ire (1) ''Gazette salutaire'' de Bouillon ; Coste et Wilmet, ''Matière médicale indigène'', p. 7/i74.
M tlM\ 9J™ral (2) ''Journal général de médecine'', t. XLIV, p. 289.
a W i (3) ''Journal de. me^cine médecine de Leroux, Corvisart et Boyer'', t. XVIII, p. 335.
51 S, ,s,(4) Stanislas Martin'' in Bulleiin Bulletin de thérapeutique'', t. LX, p. 206266.
I (5) humai ''Journal de médecine'', mai 18M1844. .downloadModeText.vue.download 1117 sur 1308
== [1088 VALÉRIANE.] ==
Un homme âgé de cinquante ans, sujet à de fréquentes rétentions d'urine
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