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Valériane (Cazin 1868)

3 octets supprimés, 8 août 2014 à 15:03
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Un homme âgé de cinquante ans, sujet à de fréquentes rétentions d'urine, m'a assuré s'en être toujours promptement débarrassé au moyen d'une'forte décoction, à vase clos, de racine de valériane sauvage, ou de la poudrede la même racine à la dose de 10 à 20 gr. Ce remède agit-il ici en faisantcesser le spasme vésical, cause présumée de l'affection ?.... Mes recherchessur cette propriété de la valériane m'ont fait trouver le passage suivant dansGrégor. Horstius (1) : ''Pulvis valérianes valerianæ contra stranguriam militer utiliter bibitur. De-coctum valerianck Decoctum valerianæ in vino epotum idé)n idem facit''.
On a préconisé la poudre de racine de valériane, prise comme du tabac, contre l'affaiblissement amaurotique de la vue. Je l'ai employée avec avan-tage avantage dans ce cas : elle agit comme sternutatoire. Je me' suis bien trouvéchez une religieuse âgée de soixante-cinq ans, atteinte d'ambliopie , del'usage du mélange de parties égales de valériane et de fleurs d'arnica pul-vériséespulvérisées, pris de la même manière. Je crois que tout autre errhin auraitégalement réussi. Les feuilles de valériane sont détersives. Dodoens (2) enemployait la décoction en gargarisme dans les ulcérations enflamméesde la bouche. Dubois, de Tournai, rapporte qu'un praticien très-répandului a raconté qu'il avait vu guérir, par le seul usage des feuilles de cellecette plante écrasées, un ulcère à la jambe qui durait depuis plusieurs années, etavait résisté à beaucoup de remèdes locaux. Une pommade composée deracines de valériane finement pulvérisées et d'axonge lui a réussi au delà detout espoir, chez deux individus affectés depuis longtemps d'ulcères atoni-ques atoniques aux jambes.
[On peut citer encore les valérianes grande ou des jardins (''V. phphu'', L.],dioïque ou aquatique (''V. dioïca'', L.), celtique (''V. celtica'', L.), indienne (F in-dica''V. indica'') ou nard indien (''nardata jatamansi''), couchée (''V. supina'', L.). Quant à lavalériane rouge ou grecque des jardins, autrefois appelée ''valeriana gnecagræca'',elle est attribuée au ''centranthus ruber'', D. C. La ''V. locusta'', mâche, valéria-neïïevalérianelle, doucette, est classée dans le genre Fcdia ''Fedia olitoria''.]
(L'HUILE ESSENTIELLE DE VALÉRIANE, étudiée au point de vue de ses effets
physiologiques par Pierlot et ensuite Barallier, donne lieu aux phénomènessuivants : abaissement des pulsations artérielles dans les premiers temps del'action, et plus tard élévation dans le. plus grand nombre de cas, augmen-tation augmentation de la chaleur cutanée, avec exsudation à odeur de valériane; cépha-lalgie céphalalgie frontale plus ou moins intense, accompagnée ou non de pression auniveau des tempes; paresse intellectuelle et musculaire; tendance au som-meil sommeil et quelquefois sommeil profond; urines abondantes, colorées, à odeurde valériane. Outre ces symptômes, on observe parfois des nausées, dela salivation et du dégoût pour les aliments, si la dose dépasse 30 à50 centigr. (3). -
Hufeland (4) s'est très-bien trouvé dans l'épilepsie d'ajouter à l'action de
trois fois par jour. Weicot la recommandait comme anthelminthique (5).
L'usage méthodique de cette essence en thérapeutique ne remonte guèrequ'à quelques années. Leausure (6) a eu beaucoup à se louer de l'emploi del'huile essentielle de valériane clans la fièvre typhoïde. Il présente cettebuiecette huile comme jouissant d'une propriété éminemment régularisatrice. Suivant lului,clic elle ranime les forces, elle relève la chaleur animale et l'appétit; cllecaimelle calme
(1) Opéra omnia, t. III, p. 299.____________________
(21) Slirp. hist''Opera omnia'', t.III, p. 350299.
(32) Bulletin général de thérapeutique, 1860, t''Stirp. LIX, phist. 211.(/l) Manuel de médecine pratique, traduction française'', p. 247350.
(53) ''Bulletin des sciences médicales général de Férussacthérapeutique'', 1860, t. IVLIX, p. 82241. . , , co0
(64) Annales médicales de la Flandre occidentale, 1857, et Journal ''Manuel de médecine utdes. sciences médicales de Bruxellespratique'', vol. XXIVtraduction française, p. 162.downloadModeText.vue247.download 1118 sur 1308
(5) ''Bulletin des sciences médicales de Férussac'', t. IV, p. 82.
VALÉRIANE(6) ''Annales médicales de la Flandre occidentale'', 1857, et ''Journal de médecine de la Société des sciences médicales de Bruxelles'', vol. XXIV, p. 162.  [1089]
les vomissements et la diarrhée, en excitant des sueurs abondantes et d'une
odeur désagréable; elle modifie très-sensiblement les symptômes céré-brauxcérébraux ; jamais elle ne cause de délire; loin de là, elle a calmé, dans un cas,'celui du ''delirium tremens''. La dose est d'une goutte toutes les heures dansles cas graves, toutes les deux ou trois heures dans ceux qui le sont lemoins. . . .
Barallier, qui ne parait paraît pas avoir eu connaissance de ces tentatives, a mo-difiémodifié, par l'administration de ce médicament, d'une manière prompte, leséléments, stupeur, somnolence, coma de cause adynamique, qui compli-quent compliquent les fièvres graves. Certains états nerveux, tels que vertiges, hysteri-eismehystericisme, asthme essentiel, sont aussi améliorés par le même moyen.)
Le VALÉRIANATE D'AMMONIAQUE s'est montré efficace dans tous les cas oùla valériane est employée, tels que les troubles nerveux, les accidents pro-téifofmes protéiformes de l'hystérie, les vertiges, les spasmes divers. Des névralgies re-bellesrebelles, même symptomatiques (I1), ont cédé à son usage. Moreau (de Tours),Lelut,Foville, Baillarger, Delasiauve, etc. (2), ont obtenu quelques avantagesde ce valérianate dans l'épilepsie. (C'est spécialement du valérianate d'am-moniaque ammoniaque Pierlot que se sont servis ces observateurs. Ce médicament n'est
pas un produit chimique isolé, mais une forme médicamenteuse plus stable
que le valérianate pur (si tant est que les officines le fournissent tel), per-mettant permettant d'administrer les principes actifs de la valériane à haute dose et
dans des proportions constantes et déterminées) (3).
VALÉRIANATE D'ATROPINE. (Voyez BELLADONE, page 183.)
LE VALÉRIANATE DE QUININE jouit des mêmes propriétés que le sulfate dequinine et se donne à la dose de 1 décigr. par jour. On l'a plus particulière-ment particulièrement employé dans les névralgies et les accidents nerveux périodiques.«La « La chose est bien trouvée, disent Trousseau et Pidoux. Pourquoi, d'ail-leursailleurs, le valérianate de quinine ne guérirait-il pas aussi bien une névralgiepériodique que le sulfate de quinine?.... » (Devay le recommande spécialement dans les fièvres de mauvais caractère (atoniques, malignes). Castiglione l'a mis en usage dans le traitement de l'épilepsie, du rhumatisme et surtout de l'hémicrânie.)
Le VALÉRIANATE DE ZINC. L'oxyde de zinc jouit d'une réputation qu'Herpin, (Devay le recommande spécialement dans les fièvres de mauvais caractèreGenève) (atoniques, malignes4). Castiglione , a sanctionnée par l'a mis en usage dans le traitement expérimentation. La valériane est, à juste titre, considérée comme un des meilleurs antispasmodiques. Le valérianate delzinc ne pouvait donc manquer d'épilepsieêtre favorablement accueilli. Aussi fut-il annoncé comme le meilleur remède à opposer aux névralgies, aux névroses, du rhumatisme et surtout de à l'hémicrânieépilepsie.On l'administre à la dose de 1 décigr. par jour en poudre, en potion et surtout en pilules. Devay (5)prescrit contre les névralgies la formule suivante : valérianate de zinc, 60 centigr. ; sucre blanc pulvérisé, 5 gr. ; divisez en vingt-quatre doses ; une à quatre par jour.
Le VALÉRIANATE DE ZINC. L'oxyde (Delioux de Savignac classe le valérianate de zinc jouit dau premier rang parmi les moyens thérapeutiques que l'une réputation qu'flerpin,on peut diriger contre le vertige nerveux ou essentiel (de Genève6) (4), a sanctionnée par l'expérimentation. La valériane est, àjuste titre, considérée comme Dans un des meilleurs antispasmodiques. Le valé-rianate cas de zinc ne pouvait donc manquer hoquet accompagné d'être favorablement accueilli.Aussi fut-il annoncé comme le meilleur remède à opposer aux névralgiesétouffements,aux névrosesde spasmes, de syncopes, de plaintes, puis de cris et surtout de hurlements, avec pouls petit, puis plus tard intermittent, réduit à la fin à trente-quatre pulsations, phénomènes qui duraient depuis douze jours, l'épilepsie. On amélioration a été instantanée par l'administre à la dose administration de 1 décigr5 centigr.par jour en poudre, en potion et surtout en pilules. Devay (5) prescrit contreles névralgies la formule suivante : de valérianate de zinc, 60 centigr.; sucre'■anc pulvérisé, 5 gr. ; divisez en vingt-quatre doses; une à quatre par jour.Une deuxième
(uelioux de Savignac classe le valérianate de zinc au premier rang parmiles moyens thérapeutiques que l'on peut diriger contre le vertige nerveux°n essentiel (6). Dans un cas de hoquet accompagné d'étouffements , despasmes, de syncopes, de plaintes, puis de cris et de hurlements, avec poulsP™t, puis plus tard intermittent, réduit à la fin à trente-quatre pulsations,Pbendmènes qui duraient depuis douze jours, l'amélioration a été instanta-né par l'administration de 5 centigr. de valérianate de zinc. Une deuxième____________________
tî! »"»eî-n (1) ''Bulletin de thérapeutique'', t. LI, p. 364.
f. vuUMm.(2) ''Bulletin de thérapeutique'', t. LI, p. 378.
w (3) consultez Pierlot, ''Note sur la valériane, sur l'analyse de sa racine'', etc. Paris, 1862.
! "^Fonoshc (4) ''Du pronostic et du traitement de l'épilepsie''. Paris, 1852.
G Tiir e (5) ''Bulletin de thérapeutique'', septembre 1852, t. XLIII, p. 285.
11 uuuetin (6) ''Bulletin de thérapeutique'', 1802, t. LX1II, p. 5 et 39.
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1090 VAREC VÉSICULEUXet une troisième pilule achevèrent la guérison, qui ne s'est pas démentie (1).
et une troisième pilule achevèrent la guérison, qui ne s'est pas démentie (il« Les praticiens, qui, par des raisons d'économie (le valérianate de zmrzinc est d'un prix excessif), ne croiront pas devoir administrer le nouveau sel antispasmodiqueantispasmodique, pourront continuer à leurs malades la poudre de valérianeassociée à l'oxyde de zinc. » (Trousseau et Pidoux.)
(Du reste, les pilules de Méglin, si répandues, rappellent par leur com-position composition les cléments éléments qui, combinés, forment le corps qui nous occupe,.)
- (Le VALÉRIANATE DE FER a été proposé, comme réunissant l'action d'un re-constituant reconstituant et d'un antispasmodique, à la dose de 10 à 60 centigr. par jouren pilules, dans la chlorose compliquée d'accidents nerveux bystériformes■hystériformes ; mais, comme action, le fer domine dans ce composé. '
Le VALÉRIANATE DE BISMUTH a été préconisé par Rhigini comme antiné-vralgiqueantinévralgique. Depuis, on l'a employé, mais rarement, dans les affections ner-veuses nerveuses de l'estomac comme succédané du sous-azotate et du sous-carbonate;il trouverait son indication dans les gastrodynies, les gastralgies chroni-queschroniques ; on l'a aussi mis en usage contre les palpitations chroniques du coeur,cœur.)
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