Pays : Haïti ; source : Oviedo, mentionné en marge, mais lu chez Ramusio <ref>Sur Belleforest lecteur de Ramusio, cf. l'article ''Albatros'', note 5 et suite de l'article.</ref>.
:« Le Guiabo est tout ainsi que nos Orengers ... », ''id.'', II, col. 2111.
Même source, même intermédiaire.
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dans la langue des botanistes en 10021602-1615, potiés portés de l'espagnol· espagnol au français par le latin. La forme est enc~~·"'llottanteencore flottante. Elle resf l'est toujours dans la version française de ne:]:Aiet De Laet (1640). On y a~ signalé « l'arbre de Guyava » <ref>M. König, ''op. cit.'', s. v. Le contexte précise les sources : nous lisons en effet, pp. 277-8, de ''L'Histoire'' : « Enfin l'arbre de Guyaua de moyenne grandeur, (12dit Monardes)... la fueille comme le laurier, mais plus espaisse et large, (dit Gomara). »</ref>. Nous y Ilsons lisons aussi : · . . .
c :« Pour l'onziemé onzieme le Xalxocotl; (par l~~:·Êspagnols les Espagnols ''Guyabo'') . c'est . un grand· grand arbre, ·duqnet ·on· trouve· t:enc;N'êùvelleduquel on trouve [en Nouvelle-Espagne] plusieurs espeees >especes », p. 138 ; · · ·. : · -. -~
~(}urees sources indiquées à la même p~ej.;page : ·xim~nesXimenes, Oviedo~ , Gomara, « Monard "» lu dans L'E8cîuse~ · ·Escluse.
c :« Le ''Goyaue ·ou Morgo;ga èst '' ou ''Morgoya'' est une espèce d'arbrisseau ..• >. », p. 549; . . -;:... . Source. indiqnéé : : C~
~dê<ifSource indiqnée :A~evilte: Claude d'Abbeville.
c: Ra~u .,.« Rameau du .Gritii1l!)e3aVèë: snn Guayabe avec son fruict », Table;- • · · .. "" ~- ..
Erltre-tertipsTable.le mot étàit parvenu au français par" voie orale.· Très impOrtantes, nous semble-t-il, sont les attestations . .d~ ·Çlla_l;l;\.-:··· . plain · (13) dans le Brie( Discours (1601-1603) --~ _elles pré~tft_efit:.': . . ;pour ia première fois les formes gouiaue et gouiatzier.~ Stlt.liÎ:~U: ·- de Vera-Cruz (14) à Mexico, le navigateur admire·.de helle$·-t(J'rê{s remplies de beaux arbres .. --
c: comme palmesEntre-temps le mot était parvenu au français par voie orale. Très importantes, cedresnous semble-t-il, laurierssont les attestations de Champlain <ref>Signalés par M. König, orangesdatées de (1599). Pour la date, citronnelesvoir la bibliographie.</ref> dans le ''Brief Discours'' (1601-1603) : elles présentent pour la première fois les formes ''gouiaue'' et ''gouiauier''. Sur la route de Vera-Cruz <ref>Pour l'identification de « Saint Jean de Luz », palmistesnom du port donné par Champlain, gouiauiersvoir l'éd. citée, accoyatesp. 20, note. bois d'ebene, Bresil2.</ref> à Mexico, bois le navigateur admire de cam pesche, qui sont tous arbr-es cômmims en ce pays là (15) >.belles forêts remplies de beaux arbres
Il donnera plus loin une des~ription :« comme palmes, cedres, lauriers, oranges, citronneles, palmistes, gouiauiers, accoyates, bois d'un .. « arbr~ qui s'appelle gouiàueebene, Bresil, bois de campesche,- qui croist fort communement audi-ct sont tous arbres communs en ce payslà <ref>P. [le Mexique]; qui 22.</ref> ». rend un_g fruict que l'on nomme aussy gouiaue (16) · ~; · ·
c Gouiauier » et «- gouiaue » ont-ils été èmpruntés par Champlain à lIl donnera plus loin une description d'espag_nol ou à U:n 'parler « sauvage » ? Ces mots ll'larqu~t~ ils simplement ici l'utilisation de termes déjà français et connt~~ ·des· marillS de notre pays trafiquant 4ans ees régions _? Tel_~~t::!~ problème. A priori, les __ trois .solutions _·sont possibles. C[[Utilisateur:Michel Chauvet|Michel Chauvet]] ([[Discussion utilisateur:Michel Chauvet|discussion]]) 25 septembre 2020 à 19:27 (CEST):!âln ·!ommande un vaisseau f~ançais qur fait_ partie _d'U:né e~ar~- ~pa-.
-. fi2) ,}1. Kônig, ~p. -cil., :« arbre qui s. "··Le con:te:de précise les sources ~ nolts HS:Ons en effet; p'{t/appelle gouiaue, 277-:8. de- L'Histoire : c Enfin l'arbre de Gugaua de ~in:oY,eJilie grandenr,~( dit Monard-es) •.• la fueille comme qui croist fort communement audict pays [le laurierMexique], mais plus es-paissè et_:large, (dit Gonta,a). • · .· . . - · ·• · . · (13)·Squi rend ung fruict que l'ic~~es par M. Kônig, datées de (1599). Pour la (tate. "'oir la. bibliographie •. · · on nomme aussy gouiaue <ref>P.27. </ ·ref> ». . . . . . . . - : < ··o,-·· ~,-
{14) Pott.r·l« Gouiauier » et « gouiaue » ont-ils été empruntés par Champlain à l'identification de espagnol ou à un parler « Saint Jean sauvage » ? Ces mots marquent~ils simplement ici l'utilisation de Luz-.: :.,termes déjà français et connus des marins de notre pays trafiquant dans ces régions ? Tel est le problème.:noi'JLdu port donné par Champlaif.;,v:oir l'éd. citéeA priori'', p. 20, note. 2les trois solutions sont possibles. Champlain commande un vaisseau français qui fait partie d'"une escadre espa-<. ·
(15) P. 2~. :· ,_ -~ - · _,.____________________ <references/>
(16) P. 27.
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ghoie gnole croisant .dans la mer des Antilles. · Certains mots . de son récit S(}nt des· sont des citations: de l'espagnol. Exempl-e . Exemple : « pacho del dello ciello » (17) <ref>P. 35.</ref> ; d'autres, nombreux, sont dè de source espagnole r~eonnuereconnue, par exemple les noms de fruits « coraçon _, '(18)_<ref>P.011_-_ 11. </ref> ou « serolle· serolle » <ref>P. 28. Cf. la note 6 de l'éd. citée : « De l'espagnol ''Ciruela'', prune. (19Ed. Soc. Hakl.)~ Pourtant <»< gotiiauè_ ;_ ~e /ref>. Pourtant « gouiaue » ne paraît pas avoir__ ~té empruntè avoir été emprunté par Champlain à l'espagnot U espagnol. Il ne pouvait, en c~tte 1ùt cette fin du XVI" XVIe siècle; eptendrè , entendre qu'un -''b.:. pàitr)a''-·dernière_ CODSOimè pour la dernière consonne du . mot, prononcé par un Espagnol (20):<ref>Il n'y a pas trace de culture livresque dans le ''Brief Discours''. D~Champlam dit ce qn'i1 a vu et répète ce qu'il a entendu. f~tt,·~ !1</ref>. De fait, i1 appelle tel arbre · et son fruit « algarobhes algarobbes » (21)<ref>P. 11 ; région : Porto-Rico.</ref>, plur .• « ~1gatob•f, (2~)a1garobe » <ref>P. 28 ; région : Mexique.</ref>; C'est un emprunt certain à l'espagnol_ espagnol ''algaroba '' ou; algarifuit''algarova'',: « espèçe espèce d' Acacia du nouveau monde :» <ref>Ed. (23)citée, p. 11, note 3.</ref>. Si le nom du fmt·jt-ùdié-·:reinentait fruit étudié remontait à la même source, Champlain, semble-t.:il·~ a~':;:j~tÄ~~---·notéil donc, l'eût noté *''gouiabe'', voire *gouiàbbe. . ·· . · ·< -,., >-:~::Ä ~ ~ .''gouiabbe''.
. Restent deux .hypothèses : .le mot a été empr.UiiU p[[Utilisateur:Michel Chauvet|Michel Chauvet]] ([[Discussion utilisateur:Michel Chauvet|discussion]]);~tt;;~0--~-~ _plain. emprunté par Champlain à un parler américain ; ou bien le mot, quelle que soif·S()J} · · soit son origine, existait ~éjà déjà en français. Examinons la première suppo~ .-sitionsupposition. Champlain~ , au cours de son voyage, n'a abordé qu'aux Antilles et au Me~ique .Mexique. Dressant la liste des fruits de Porto- Rico (24)<ref>P. 11.</ref>, il ne parle n:i ni de goyave ni de goyavier ; il ne mentionne pas non plus le fruit à propos de Saint-Domingue (25)<ref>Pp. 13-18.</ref>, ni de Cuba (26)<ref>P. 45.</ref>, ni des Petites Antilies (27)<ref>Pp. 5-7.</ref>. C'est sur la route qui le mêne de Vera-Cruz à Mexico· qù~Mexico qu'il rencontre, de belles forêts où polissent poussent les goyaviers {{ « communs en ce pays là » (28) <ref>P. 22.</ref> ; la des:~ ription description de la . goyave est doD.l}êe donnée de même à propos des produc.:. t~9fi.~ productions du Mexique. Si le IUQt mot est chez Champlain un emprunt à. Un . ~der un parler américain; , c'est au ~exique Mexique que le passage d'une lang11e langue à l'ali~-;. d-evrait autre devrait s'être fait Ma1s . Mais le mot mexicain. nef n'est pas guyavanr{ l~fuiv~. ''guyava'' ni ''guayava'', ni rien qui. ressemblé ressemble à .cela;. c;'est « Xalx()C{)tl -Xalxocotl », vocableA'cl.trni vocable fourni à la fofs fois par De Laet <ref>''L'Histoire'' (291640) et Re, p.cchus 138.</ref> et Recchus <ref>''Thesaurus'' (301649), p. 84.</ref>. ·DD'ailleurs le capitaine français ne donne nullement le mot comme. « indien -» <ref>Comparez : « Les Indiens se seruent d'une espece de bled qu'ils nomment mammaix », {31}p. 30.</ref>. Il présènte présente ''gouiauier '' sans commentaire dans une: · ~ liste, puis.éërit1 écrit, comme on a vu : «un « un arbre qui s'appelle gouiaue ,,»
(17) P. 35.____________________
(18) P. 11. ..... --~ - . (19) P. 28. Cf. la, tiôte-6 de l'éd. citée c De l'espagnol Cirù-elf.l; ~prune. (Ed. Soc. Hakl.) :. -~ .·, .. . . . . . . . . ... ~20) .Il n'y a ·fas trâè(t_-·_ 1le ë_ù_I.tnre livresque. ..dans le Brie___ ! -<!~~-·. ~.- . Champlam dit ce qn'1 à vu .et-~~t~ ee. -qn'1l a '61ltendu. .. ·- ._:-•· . . - . (21) P. 11 ; région : P.€!~~ · .· . _ · , : (22) P. 28 ; région .: Mexiqùe~references/> ,: : · . · · .· · . (23) Ed. citée, p. 11, notê 3.: ·_ (24) P. 11. (25) Pp. 13-18. (26) P. 45 .. (Z7) Pp. 5-7. _(28) P. 22. (29'1-L'Histoire (1640), p. 138. (30) Thesaurus (1649), p. 84.
(31) Comparez : « Les Indiens se seruent d'une espece de hl~· qu'ils nomment mammaix :», p. 30.
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