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Orge (Cazin 1868)

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|nomcourtsuivant=Origan
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<center>'''ORGE'''. ''Hordeum vulgare''. L.
''Hordeum polysticum hibernum vernum''. C. Bauh., Tourn. - ''Hordeum polysticum''. J. Bauh.
[714]
sous l'influence de la levûre de bière (à la température de 15 à 20 degrés centigr.) en alcool et en acide carbonique. Mais si la réaction se produit dans l'obscurité au contact de substances albumineuses et protéiquescomme dans l'estomac (à une température de 25 degrés centigr.), le produit est alors de l'acide lactique, de l'acide acétique, et peut-être aussi de l'alcool et de l'acide carbonique. Ces données théoriques engagèrent l'auteur à essayer du ''torula cerevisiæ'' (levûre de bière) dans le seul cas que nous venons de citer, et qui nous paraît d'autant moins concluant, que, sur trois cas de glucosurie rebelle, dans lesquels Bouchardat <ref>''Annuaire de thérapeutique'', 1855, p. 147.</ref> a conseillé la levûre de bière, il a complètement échoué deux fois, et que le troisième il n'a obtenu qu'une amélioration douteuse, accompagnée de dégagements de gaz pénibles. Ernest Baudrimont<ref>''Compte-rendu de l'Académie des sciences'', février 1856.</ref> n'a pas été plus heureux chez un jeune garçon atteint de glucosurie, traité sans aucun succès par la médication alcaline depuis deux mois. On constata, dès le cinquième jour du traitement par la levûre de bière, des symptômes d'ivresse, preuve de la transformation du glucose en alcool ; mais leur intensité décrut peu à peu, la soif diminua de moitié ; cependant les urines étaient presque toujours également denses, et contenaient 81 gr. de glucose par litre.
La levûre de bière a été appliquée à l'extérieur comme antiseptique, la farine d'orge peut être employée en cataplasme comme émolliente. Williams applique sur les plaies de mauvais caractère, pourriture d'hôpital, plaies gangreneuses, etc., un cataplasme fait avee l'orge fermentée et la bière bouillante. Ce cataplasme, qui a paru supérieur à tous les moyens de même nature, doit être changé deux ou trois fois en vingt-quatre heures.
La drèche ou marc de la bière a été conseillée par Gibson et Magbridge, en décoction contre le scorbut. Henning la recommande dans les maladies éruptives du printemps. Rush en a obtenu de bons effets dans les ulcères de mauvais caractère. Les bains de drèche chauds sont employés avec avantage dans le rhumatisme et les engorgements articulaires chroniques, la paralysie, les névralgies, les rétractions musculaires, l'œdème, l'anasarque, etc. C'est un moyen populaire qui n'est pas à dédaigner.
[Pendant l'acte de la germination, il se forme dans l'orge, avons-nous dit (voyez ''Propriétés chimiques''), un ferment azoté particulier nommé ''diastase'', qui jouit de la propriété de transformer l'amidon et toutes les fécules en dextrine et en sucre ; une matière analogue que l'on a désignée tour à tour sous les noms de ''ptyaline'' et de ''diastase animale'', existe dans la salive ; c'est un des ferments digestifs qui a pour but d'opérer dans la bouche la saccharification des fécules : de même que l'on a cherché à suppléer au défaut de quantité ou d'activité du suc gastrique chez l'homme, en administrant le suc gastrique des animaux, de même on a, nous le croyons avec juste raison, associé la diastase végétale à la pepsine lorsqu'on croyait qu'il y avait à la fois défaut de digestion des fécules et des matières protéiques. Chassaing, pharmacien à Maisons-Alfort, a présenté à l'Académie de médecine un ''sirop'' et ''un vin nutrimentifs de malt et de pepsine''. Arnal, Barth et d'autres praticiens distingués se sont bien trouvés de l'emploi de ces deux médicaments. Oncomprend qu'il serait difficile et coûteux d'isoler la diastase de l'orge germé ; c'est pour cela que Chassaing propose l'emploi de l’''orge germé'' en poudre ou ''malt''.
Ces applications des faits physiologiques à la thérapeutique ont souvent donné de bons résultats ; mais il est arrivé ici ce qui arrive presque toujours, c'est qu'on a poussé les choses à l'excès : c'est ainsi que l'on associe à la pepsine la ''pancréatine'' du suc ''pancréatique'', qui achèvent dans l'intestin la digestion des matières albuminunoïdes qui n'a pu se terminer dans l'esto-
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