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Tabac (Cazin 1868)

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Du côté des organes de la respiration, il se rencontre peu de modifications. Beau a rassemblé un certain nombre de faits tendant à prouver l'influence de la pipe et du cigare sur la production de l'angine de poitrine. Ces faits, dont l'interprétation est peut-être un peu hasardée, demanderaient à être étayés par de nouvelles observations.
C'est sans contredit sur le système nerveux que l'on accuse le tabac de porter avec le plus d'intensité son action délétère. I1 Il n'est pas d'imprécations que l'on n'ait proférées contre lui à ce sujet. Jolly, dans une très-intéressante communication à l'Académie de médecine, a résumé tous les griefs et lui a fait son procès en forme<ref>''Bulletin de l'Académie impériale de médecine'', février 1865 ; ''Etudes hygiéniques et médicales sur le tabac'', publiées par l’''Union médicale'', même année, et analysées avec soin par L. Figuier. (''Année scientifique'', 1866, p. 250-264.)</ref>. Selon cet éloquent académicien, outre l'état d'hébétude momentanée, dans laquelle se plonge, s'absorbe le fumeur, ce dernier, en obéissant à sa funeste passion, irait au-devant des affections cérébrales les plus graves : congestion, vertiges, affaiblissement nerveux, paralysie des extrémités inférieures. Les statistiques médicales ont établi que les affections des centres nerveux, les maladies mentales, les paralysies générales et progressives, et les ramollissements du cerveau et de la moelle augmentent dans une proportion vraiment effrayante. Guislain avait déjà signalé l'influence du tabac sur le développement des paralysies générales. D'accord avec la physiologie (voyez [[#Nicotine|NICOTINE]]), qui enseigne que la nicotine porte surtout son activité sur la fibre motrice, Jolly a trouvé que les paralysies étaient surtout musculaires. Nous pourrions multiplier les exemples et parler des cas d'épilepsie publiés par Ch. Bastings, d'ataxie locomotrice cités par Michea, qui n'avaient d'autre point de départ que 1'abus de la nicotiane. Le tabac se contente souvent de favoriser le développement du nervosisme.
Sans vouloir accepter la véracité complète de ce tableau, dont les couleurs sont si sombres, il faut bien reconnaître que l'usage immodéré de cette solanée engourdit l'intelligence et diminue manifestement l'excitation des facultés d'expression orale et mimique. Bertillon<ref>''Union médicale'', 1866, n° 29.</ref> a demandé à la sta-
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