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Psidium guajava (Rollet, Antilles)

Plinia pinnata
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Psidium longipes


[658]

Psidium guajava L. Sp. Pl. 1 : 470 (1753).

Noms vernaculaires : Précolombien : Les noms goyave, guava, guayaba (Fr, A, Esp) sont d’origine indienne et viennent de Kuiabu (BRETON : 252 ; LOVEN : 403) ; Wayaba (LOVEN : 403). Autres Noms vernaculaires : Ballicachi (BRETON : 72) ; Balikisi (LOVEN) ; chez les Caraïbes la goyave s’appelle Bulabui (hommes), Walipa (femmes) ; les hommes emploient le nom vernaculaire Caraïbe, les femmes le nom vernaculaire Arawak. Les cultivars ont des noms vernaculaires différents : Balikasi, Kuiabu (variété blanche), Balubui, waliapa (variété rouge). Créole : Gwiyav (Ste-Lucie). Fr : Goyavier (Guadeloupe, Martinique) ; Pied-Goyave (Guadeloupe, Martinique) ; Gouyave (Haïti). A : Guava (Barbade) ; Guava bush (Grenadines) ; Guava (Ste-Lucie).

Description : Petit arbre assez tortueux, jusqu’à 10 m de haut et 20 cm de diamètre. Écorce : l’écorce de Psidium guajava ressemble à celle de Myrcianthes fragrans ainsi qu’à celle de Guettarda scabra (sauf pour la couleur). Feuilles : opposées, largement lancéolées jusqu’à 10 × 5 cm à 12-14 paires de nervures imprimées à la face supérieure ; nombreuses petites glandes. Fleurs : blanches parfumées, axillaires, solitaires (ou rarement par 3). Fruits : globuleux, jaunes, env. 5 cm de diamètre, à nombreuses graines jaunes. Phénologie : sempervirent. Fleurs en janvier-mai ou plus ou moins toute l’année. Fruits en janvier-mai, ou plus ou moins toute l’année, surtout octobre à décembre (Mc VAUGH). Habitat : espèce pionnière dans les clairières et cultures abandonnées à basses et moyennes altitudes plutôt dans les fourrés mésophiles. Tempérament : xéro-mésophile ; héliophile : colonisatrice des espaces ouverts.

Usages : Bois brunâtre, dur, résistant, grain fin, élastique (d = 0,7) ; bien qu’en petites dimensions, utilisé en charpente et recherché pour la menuiserie ; jougs et instruments aratoires (FAWCETT & TAYLOR) ; écorce pour tannage. Fruit comestible riche en vitamine C ; vert il est astringent, mûr et consommé en abondance il est laxatif ; gelées et confitures domestiques et industrielles (dulce de guayava). Médicinal : feuilles en tisane contre la diarrhée. Aussi contre maux d’estomac et vers intestinaux des enfants ; infusion de racine, écorce, feuilles, utilisées par les Caraïbes de Dominique contre les troubles intestinaux. Croyance que le fruit est mangé par l’esprit des morts (LOVEN : 573).

Distribution générale : Pantropicale par la culture.

Origines : Amérique tropicale (Mexique à Amérique du Sud, Antilles). Naturalisée dans le Vieux Monde Tropical. Plusieurs variétés (guadalupense, pumilum, cujavillum…) ont été réduites à l’espèce.

Distribution aux Petites Antilles : Existe probablement dans toutes les îles ; cultivé dans les jardins créoles, naturalisé par places. Oviedo (cité par Sauer) pensait en 1535 que l’espèce existait naturellement dans les îles. STEHLÉ (1963) considère l’espèce comme indigène.

Bibliographie : (*Iconographie ; **couleur). ALLEN 1956 ; BARKER & DARDEAU 1930 ; BOUTON 1640 ; BRETON 1665 ; BRITTON 1908*, 1918* ; BRITTON & WILSON 1925 ; CARRINGTON 1993 ; Dunton 1877 ; DUSS 1897 ; FAWCETT & Taylor* 1926 ; FOURNET 1976** , 1978 ; GOODING and al. 1965 ; GRANDGUILLOTTE 1978 ; HODGE & TAYLOR 1957 ; HONYCHURCH 1980 ; HOWARD 1952* ; HOYOS** 1983 ; HUGHES 1750 ; KIMBER 1969 ; LITTLE & WADSWORTH* 1964 ; LITTLE and al.** 1967 ; LOVEN 1935 ; Mc VAUGH* 1989 ; NICHOLSON 1979 ; NICOLSON and al. 1991 ; Oviedo 1535 ; PENNINGTON & SARUKHAN* 1968 ; POUPON & CHAUVIN 1983 ; QUESTEL 1941 ; Sauer 1950 ; STEHLÉ & STEHLÉ 1947 Liste compl., 1963 ; TOMLINSON* 1980.

Note : L’origine du Goyavier est incertaine (Amérique tropicale in Mc VAUGH), probablement du Sud Mexique à l’Amérique du Sud in LITTLE & WADSWORTH). Aire très étendue par la culture. Nombreux cultivars (Goyave poire, Goyave ronde, grosse goyave blanche, grosse rouge, petite rouge) in DUSS. L’introduction dans les Antilles est probablement précolombienne à partir des jardins d’Amérique du Sud (BOUTON cité par KIMBER). Se naturalise en fourrés dans les cultures abandonnées (Floride in TOMLINSON) ; commun dans les ravines (Barbade in GOODING and al.) ; dans les savanes (St-Barthélemy) in QUESTEL.

Anatomie du bois

coupe transversale (en haut à gauche), coupe tangentielle (en haut à droite), coupe radiale (en bas) (P. Détienne & P. Jacquet)
  • 4-28-31-39-51-55-57-62-69 (Voir la signification des codes)
  • Bois parfait beige clair, non différencié de l’aubier, à grain fin, mi-dur et mi-lourd (environ 0,70 g/cm3).
  • Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, au nombre de 30 à 40 par mm2, indistincts à l’œil nu (diamètre moyen de 60-70 μm). Perforations des éléments vasculaires uniques ; ponctuations intervasculaires ornées, de 5 à 6 μm de diamètre.
  • Parenchyme peu visible, en courtes chaînettes nombreuses. Files de cellules composées de 4 à 6 éléments, contenant parfois des cristaux groupés par 2 ou 4.
  • Rayons 2-sériés, au nombre moyen de 15 par mm, de structure hétérogène : cellules couchées au centre et 1 à 3-(5) rangées de cellules carrées et légèrement dressées aux extrémités. Ponctuations radiovasculaires identiques en taille aux intervasculaires.
  • Fibres à ponctuations aréolées.