Prunus armeniaca

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher

Prunus armeniaca L.

alt=Description de l'image Abricot.jpg.
fruits 'Apache'
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Prunus

2n = 16

Origine : Chine (nord et nord-est)

cultivé

Français abricotier / abricot
Anglais apricot


Résumé des usages
  • fruit consommé cru, séché, en confiture ou cuit avec des viandes
  • gelée d'abricot comme ingrédient de glaçage en pâtisserie
  • amande amère d'abricot consommée en Chine,
    et utilisable en confiserie
  • huile d'amande alimentaire et médicinale
  • alcool réputé en Europe centrale (Marillenbrandy)


Description

  • arbre inerme, atteignant 15 m de haut, à écorce rougeâtre et rameaux glabres
  • feuilles ovales, dentées en scie
  • fleurs solitaires ou en paires, apparaissant avant les feuilles
  • pétales blancs ou rose pâle
  • fruit : drupe à sillon très marqué, épiderme duveteux et jaune à rouge-orangé
  • noyau lisse, à 3 crêtes étroites d'un côté

Noms populaires

allemand Aprikose ; Marille (Autriche)
néerlandais abrikoos
espagnol albaricoquero / albaricoque ; chabacano (Mexique), damasco (Argentine, Chili)
portugais damasqueiro, alperceiro / damasco, alperce
italien albicocco / albicocca
chinois 杏 - xìng (Flora of China)
  • Le nom de l'abricot a suivi un long périple. Du latin praecoquum, il est passé au grec byzantin brekokkia, puis au syriaque birqūqia, à l'arabe al-barqūq et enfin au catalan albercoc, à l'espagnol albaricoque, à l'italien albicocca et au français abricot.
  • Armeniaca subsiste dans des dialectes italiens (armellino) et a peut-être donné l'allemand d'Autriche Marille.

Classification

Prunus armeniaca L. (1753)

synonyme : Armeniaca vulgaris Lam. (1783)

On distingue trois variétés :

  • var. armeniaca, l'abricot commun.
  • var. ansu Maxim. (1883), l'abricot Ansu, est adapté aux régions humides de Chine, de Corée du Sud et du Japon, où il aurait été introduit par des moines bouddhistes vers 800 après J.-C. Il donne des fruits petits et acides, et il est très cultivé localement et transformé en confiture et en sirop.
  • var. holosericea Batal. (1895), l'abricot du Tibet, n'est cultivé qu'au Tibet et au Sichuan.

Des cultivars hybrides d'abricot et de prune (de diverses espèces) ont été obtenus en Californie, sous les noms de plumcot et aprium.

Cultivars

  • Epiderme habituellement duveteux, mais des types glabres ont été décrits.
  • Mésocarpe parfois coriace, ou le plus souvent charnu et ferme à mou à maturité.
  • Couleur du mésocarpe variant de jaune à orange foncé, mais parfois blanche ou crème
  • Consistance habituellement moelleuse, mais il existe des cultivars à chair croquante. En Asie centrale, les abricots destinés au séchage ont une haute teneur en matière sèche, et peuvent sécher sur l'arbre.
  • Noyau libre ou adhérent
  • Amande douce ou amère.
  • La plupart des cultivars sont autocompatibles.

Histoire

  • Centre d'origine primaire dans les montagnes du nord et du nord-est de la Chine.
  • Centre secondaire de diversité dans les monts Tien Shan en Asie centrale.
  • Les var. ansu et holosericea pourraient provenir du Tibet et du Sichuan.

L'abricotier est cultivé en Chine depuis au moins 2000 avant J.-C. Son expansion vers l'ouest semble avoir été tardive. Il ne devait pas être présent dans le nord de l'Inde lors de l'expédition d'Alexandre le Grand, car Théophraste n'en parle pas. Pour Laufer (1919), il serait arrivé en Iran par la route de la Soie, au IIe ou au Ier siècle avant J.-C, pour passer ensuite en Arménie puis à Rome.

Les premiers cultivars introduits en Occident devaient être de qualité médiocre ou difficiles à cultiver. Les Musulmans ont dû introduire d'autres génotypes d'Asie et créer de nouveaux cultivars, ce qui expliquerait la discrétion de l'abricotier au Moyen-Age et son expansion à la Renaissance.

Usages

Propriétés

Nutrition

Références

Liens