Maté (Candolle, 1882)
Nom accepté : Ilex paraguariensis A. St-Hil.
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Maté. — Ilex paraguariensis, Saint-Hilaire.
Les habitants du Brésil et du Paraguay font usage, depuis un temps immémorial, des feuilles de cet arbuste, comme les Chinois de celles du thé. Ils les récoltent surtout dans les forêts humides de l'intérieur, entre les 20e et 30e degrés de latitude sud, et le commerce les transporte séchées, à de grandes distances, dans la plus grande partie de l'Amérique méridionale. Ces feuilles renferment, avec de l'arôme et du tannin, un principe analogue à celui du thé et du café ; cependant on ne les aime guère, dans les pays où le thé de Chine est répandu. Les plantations de Maté ne sont pas encore aussi importantes que l'exploitation des arbustes sauvages, mais elles pourront augmenter à mesure que la population augmentera. D'ailleurs la préparation est plus facile que celle du thé, parce qu'on ne roule pas les feuilles.
Des figures et descriptions de l'espèce, avec de nombreux détails sur son emploi et ses propriétés, se trouvent dans les ouvrages de Saint-Hilaire, sir W. J. Hooker et de Martius 4.
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4. Aug. de Saint-Hilaire, Mém. du Muséum, 9, p. 351, Ann. sc. nat., 3° série, 14. p. 52 ; Hooker, London journal of botany, 1, p. 34 ; de Martius, Flora brasiliensis, vol. II, part. 1, p. 119.