M (Sérapion)

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L
Noms arabes de Sérapion, XIIe siècle
N



Macharcaraha

348. Macharcaraha, pyrèthre, ʿaqarqarha عَقَرقَرحاء. - Anthemis Pyrethrum L., pyrèthre d'Afrique, p. salivaire, dont la racine est toujours employée comme dentifrice ; on lui substitue souvent la racine de pyrèthre d'Allemagne, Anacyclus officinarum Heine. Quant à la poudre insecticide, elle est préparée avec les fleurs de P. roseum et P. carneum. M. Brst, qui poussent au Caucase.

Machla

349. Machla, palmier, nakhl - Dattier, Phœnix dactylifera L. - Voir le n° 420.

Mahaleb

350. Mahaleb, prunier Mahalab, mahlab مَحلب. - Prunus Mahaleb L. L'amande intérieure, de la grosseur d'un petit pois, est employée comme aromate dans la cuisine arabe. Sérapion cite Dioscoride et Galien qui n'ont pas parlé du Mahaleb. Dioscoride a parlé du Philyrea, Tilia vulgaris Heyne ou T. europæa L.

Maharoth

351. Maharoth, racine d'asa, mahroûṣ مَحرُوث. - Voir le n° 30.

Marmachor

352. Marmachor, origan maru, marmâhoûr مرماحور. - Origanum Maru L. ; Sérapion en fait à tort le nom de la mélisse. On trouve les variantes : مرماخور marmâkhoûr, مرماحوز marmâhoûz.

Martech

353. Martech, litharge, mourtak مُرتَك. -Oxyde de plomb ; les anciens distinguaient diverses sortes de litharge suivant qu'on l'obtenait d'un minerai de plomb, du plomb, ou enfin si elle prenait naissance pendant l'affinage de l'argent. La litharge est d'un usage couraut en pharmacie ; elle porte encore le nom de ُرداسنج mourdasanj, et vulgairement de مُرسنك moursank.

Marua Yantusa

354. Marua Yantusa, ballote, marouba ballatyoûsa ' i":W.,·· A.,,r· - Ballota nigra L. Ce nom se trouve écrit مروبة بَلَّتيوسَة maroûba banṣoûcha, مروية بُنتوشة maroûya bountoucha, provenant de coufusion dans la ponctuation. D'après Leclerc, l'article de Sérapion se rapporterait à un Stachys.

Mauz

355. Mauz, banane, maouz موز. - Musa paradisiaca L.

Mehiçaharagi

356. Mehiçaharagi, coque du Levant, mâhyzahra ماهيزهرة. - Menispermum Cocculus L. Les semences jouissent de propriétés stupéfiantes qu'elles doivent à un principe, la picrotoxine ; on les emploie surtout pour la pêche du poisson, procédé sauvage et interdit ; la picrotoxine est rarement employée contre la chorée. Le nom vulgaire à Beyrouth est حوز haouz.

Meizaragi

357. Meizaragi, coque du Levant.

Meleh

358. Meleh, sel u1arin, milh مِلْح. - Sel ordinaire, chlorure de sodium ; vulgairement meleh. Les anciens connaissaient le sel retiré de la mer et le sel gemme ملح اندراني milh andarâny. Le sel gemme joue encore un rôle considérable dans 1e commerce du Soudan : les grandes barres de sel sont facilement transportables sans emballage et, en outre, difficiles à voler.

Memithe

359. Memithe, glauciun1, mâmyṣa مَامِيثاء. - Glaucium corniculatum Curt. L'extrait de Glaucium, mis sous forme de petits magdaléons de la grosseur et de la forme d'un noyau de datte, constituait le sief memithe de l'Antidotaire de Sérapion l'ancien. Sief est l'altération du mot شياف chyâf, sorte de collyre. - Voir le n° 17.

Men

360. Men, manne, mann مَنّ. - Le nom de « manne » s'applique à des produits divers : il y a le بَرَنْجُبين taranjoubyn, fourni par Alhagi Maurorum Tourn., le خَشْكَنجُبين khachkanjoubyn, par Tamarix mannifera Ehrenb., et شيرخُشك chyrkhouchk, le siracost du moyen âge, par Salix rosmarinifolia L. De nos jours, la manne se récolte en abondance sur le chêne à noix de galles, en Mésopotamie, et rentre dans l'alimentation courante ; on la conserve sous forme de pains noyés dans la farine.

Mendana

361. Mendana, épurge, mâhoûbdâna ماهوبدانة. - Euphorbia Lathyris L. ; Sérapion la sépare des euphorbes. Les graines d'épurge sont un purgatif dangereux.

Menim

362. Menim, graisse. Je ne sais trop d'où peut venir ce mot ; on peut le rapprocher de دَسَم dasam, سَمَن saman, خِلْم khilm, شَحم chahm, qui tous signifient « graisse ou corps gras ».

Mergen

363. Mergen, corail, mourjân مرجان. - Corallium rubrum. Voir le n° 56.

Mermex

364. Mermex, abricot, michmich مِشمِش. - Prunus armeniaca L. ; vulgairement mouchmouch. On en distingue deux variétés : celle à amande douce, m. laouze, qu'on mange à peine formée, et celle à amande amère. Damas est le pays des abricots.

Merzenius

365. Merzenius, marjolaine, marzanjoûch مَرزنجوش. - Origanum Majorana L. On écrit aussi مَردَجوش mardajoûch, مَردَقوش mardaqoûch ; porte encore les noms de حَبق الفيل habaq al-fyl, ; عَنْقَز ʿanqaz.

Mes

366. Mes, mâch, mâch ماش. - Phaseolus mungo L. - Voir le n° 45.

Mescatramefir

367. Mescatramefir, dictame, machkatrâmachyr مَشْكَطرامشير. -Origanum Dictamnus L., labiée. On écrit aussi مَشْكَطراميثع machkatramyṣaʿ. On l'a confondu parfois avec le Dictamnus albus L., fraxinelle blanche, de la famille dess Rutacées. Porte encore le nom de نيجل nyjl.

Mestehc

368. Mestehc, mastic, maçtaka (مَصْطَكى. - Résine du Pistacia Terebinthus L., arbre de l'archipel grec, toujours employé comme masticatoire ; et c'est à cette pratique que certains dentistes attribuent la beauté de la dentition des Orientaux. Le mastic sert aussi à aromatiser une eau-de-vie qui prend son nom.

Mezerion

369. Mezerion, mezereum. mâzaryoûn - مازريون. Daphne oleoides Schr., appelé encore زيتون الاردي zaïtoûn al ard "olive de terre". Une variété, D. gnidium L., garou, est officinale en France.

Miha

370. Miha, styrax, maïʿa. - Il y a confusion dans Sérapion : le produit cité par Dioscoride est le stacté, préparation de myrrhe et d'huile. Le styrax solide ou storax, إِصْطُرك istourak, est une résine fournie par Styrax officinale L., عَبهَر ʿabhar, styracée ; la résine molle, لُبْنَى loubna, constituait le styrax liquide, aujourd'hui fourni par le Liquidambar orientalis Miller, hamamélidée : c'est une résine molle, balsamique. Le storax calamite ou styrax en roseau était un mélange de styrax liquide avec l'écorce de l'arbre. Tous ces produits, très recherchés autrefois, sont devenus rares. Le Styrax off. porte vulgairement le nom de شَجرة البَخور chajara al-bakhour, plante à l'encens, et de شَجرة الحوز chajara al-haouz.

Mihad

371. Mihad, racine inconnue, moughâṣ مُغاث. - Racine aphrodisiaque qu'on a attribuée au grenadier sauvage, Punica Granatum L., mais sans grande preuve. Ishaq ibn-Amran, cité par Sêrapion, dit pourtant que le fruit ressemble à celui du grenadier des jardins.

Mirmin

372. Mirmin, abrieot, michmich مِشمِش· - Voir 1e n° 364.

Misch

373. Misch, musc, misk مسك. - Matière odorante contenue dans une poche ventrale du chevrotain porte-musc, Moschus moschiferus.

Mochial Halhadam

374. Mochial Halhadam, moelle des os, moukhkh a1-ʿazam, مُخّ العَظَم. - Employée encore en médecine pour suralimenter les tuberculeux.

Mogar

375. Mogar, terre de Sinope, maghra مَغرَة. - Sorte d'ocre, c'est-à-dire d'argile très fortement ferrugineuse.

Molocal

376. Molocal, bdellium, mouql مُقل. - Voirie le n° 378.

Molochia

377. Molochia, corète. maloûkhyâ مَلوخيا. - Corchorus olitorius L., légume très estimé en Égypte.

378. Molochil, bdellium, mouql مُقل. - Gomme-résine fournie par le Balsamodendron africanum Arn. Il y avait deux sortes de bdellium : le b. d'Arabie, qui est celui-ci, et le b. de l'Inde, fourni par deux plantes voisines, B. Roxburghii Arn. et B. Muckul Hooker. Le bdellium est en masses plus ou moins translucides, amères ; encore employé rarement en médecine.

Molechil de Machi

379. Molechil de Machi, palmier doum, mouql makky مُقل مَكّي. - Hyphaene thebaica Mort., très commun dans la Haute-Egypte ; ses fruits, de la grosseur d'une poire, ont un péricarpe à texture spongieuse et à saveur sucrée. Le traducteur de Sérapion fait une erreur : le chapitre 117 est intitulé : « De bdellio. Molechil de machi », alors qu'il faut, en réalité, aller au chapitre 294 pour trouver le bdellium. Le nom courant est دوم doûm.

Mu

380. Mu, meun, moû موء. - Meum athamanticum Jacq.

Mum

381. Mum, propolis, moûm مُوم. - Matière résineuse balsamique, plus ou moins colorée en brun rougeâtre, et que les abeilles emploient comme mastic pour tapisser leur ruche et pour en boucher les trous. Le propolis semble provenir de l'enduit qui recouvre les bourgeons de peuplier et de saule.

Mumie

382. Mumie, momie, moûmya مومياء. - Pissalphalte ; bitume ramolli naturellement par du naphte. C'est avec cette substanc' que les Egyptiens pauvres conservaient leurs cadavres. Mais sous le mêrme nom de momie on employa aussi des cadavres momifiés eux-mêmes, et Pierre Pomet nous a laissé des détails sur les falsifications que suhissaient ces produits.

Mumiez

383. Mumiez, sycomore, joummaïz جُمَّيز. -Voir le n° 294.

Mura

384. Mura, myrrhe, mourr مُرّ. - Gomme-résine fournie par le Balsamodendron myrrha Nees, ou par le B. Ehrenbergianum Berg, qu'on réunit parfois au B. Opobalsamum Kunth, l'arbre qui fournit le baume (n° 69). En réalité, nous ne savons encore rien de bien fixe à ce sujet. La myrrhe, autrefois considérée comme une matière précieuse, est tombée dans l'oubli.

Muri

385. Muri, garum, mourry مُرّي. - Saumure préparée. avec des intestins d'anchois et qu'on employait aussi contre les ulcères et les morsures d'animaux venimeux. De nos jours, les poissons conservés dans la saumure portent le nom vulgaire de سَلامورة ou سنامورة salâmourra ou sanâmourra.