Kâdi (Ibn al-Baytar)

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Kâchim roumy
Ibn al-Bayṭār, Traité des simples
Kâouzaouân


1870 - Kâdi, Pandanus.


Nom accepté : [[]]

[3-132]

Le kâdi est très répandu et très connu dans l’Yémen, selon ce que m’a rapporté une personne bien informée.

  • Abou Hanîfa. Le kâdi croît en Arabie aux environs d’Oman, et on l’emploie pour parfumer l’huile appelée huile de kâdi. Un témoin oculaire m’a rapporté que c’est un palmier donnant un régime que l’on excise au moment de sa pousse et avant son ouverture, puis qu’on le met dans de l’huile où on le laisse jusqu’à ce que cette huile ait pris son odeur et se soit aromatisée. Les tourneurs emploient les feuilles du kâdi pour polir et lustrer le bois : elles sont douées de résistance et de souplesse.
  • Ibn Semdjoun. Suivant Ali ibn Mohammed, le pays qui produit le plus de kâdi est Armâiil, J^jtyl, dans l’Inde. Cet arbre a tous les attributs du palmier, mais n’en a pas la taille. Son régime est pareil. Quand ce régime s’est développé, on incise l’enveloppe avant qu’elle se fende spontanément, on enlève son contenu et on le laisse dans de l’huile d’olive pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que cette huile s’aromatise et prenne les propriétés du kâdi. Si l’on attend que l’enveloppe s’ouvre spontanément, on obtient des dattes qui tombent et l’odeur aromatique est perdue.
  • Razès, dans le Continent. On dit, dans le [Jure des noms indiens, que le kâdi guérit radicalement la lèpre noueuse.
  • Le même, dans le Livre de la variole et de la rougeole. Les Indiens disent que si un varioleux qui a neuf boutons de variole prend du sirop de kâdi, le nombre de boutons n’augmente pas.
  • Et-Temîmy. Quant au sirop de kâdi, que l’on "connaît sous le nom de keder, j-xS", j’en ai donné la formule dans’mon livre qui porte le titre de Mâddet el-haqa, UJI »iU (Moyen de vivre longtemps), au chapitre ix du Traité des simples cl à l’article Sirops, où l’on trouve tous ces détails.
  • L’auteur. Une formule sommaire de ce sirop a été aussi donnée par Amîn ed-Daoula Ibn et-Telmid, dans son formulaire.

Le kâdi est le Pandanus odoratissimus décrit par Forskal sous le nom de Keura odorifera. Les traducteurs du Traité de la variole de Razès ne l’avaient pas reconnu, et ils lisaient j«XJ1 t~>\jJl, sirop de perles. Le dicton mentionné ici est identiquement donné dans le Traité de la variole. Sontheimer traduit à tort le mot xxx, par vin. Nous croyons qu’il s’est trompé aussi bien que Galland, à la fin de l’extrait d’Abou Hanîfa, en attribuant aux tourneurs l’empIoi de l’huile de kâdi, alors que le texte porte xxx.