F (Sérapion)
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Fagre
172. Fagre, clavalier, fâghara فاغرَة. — Fruit du Xanthoxylon Avicennæ D. C. (Fagara Avicennæ Lam.), Rutacées.
Falfalmine
173. Falfalmine, racine de poivrier, foulfoulmoûya فُلفُلمُوية. — Racine du Piper nigrum L. ou du P. Betle L. Le poivre lui-même est foulfoul فُلفُل. — Voir le n° 188.
Famanchest
174. Famanchest, gattilier, fanjankicht فَنْجَنْكِشت. — Vitex agnus castus L. ; s'écrit aussi ouikjdacvj banjankoucht. Le nom donné à cette plante vient de la réputation dont elle jouissait autrefois d'être anaphrodisiaque. Sérapion dit que c'est « piperella id est piper eunucorum ».
Fandenegi
175. Fandenegi, pouliot, foutanaj فُتَنَج. — Mentha Pulegium L. ; il y avait plusieurs variétés : sauvage, qui est celle-ci ; de montagne et aquatique, que l'on a identifiées de diverses façons, mais sans preuves bien certaines. Dans Sérapion, nous trouvons une bien plus grande confusion : il a réuni dans ce chapitre ce qui a trait à divers Origanum, O. hirtum Link. ou O. herocleoticum Benth. (Ἀγριορίγανον de Dioscoride, cunila), O. onites L., et même O. Dictamus Benth., le mescatremefir du n° 367.
Fanech
176. Fanech, ponce, fynak فِينَك. — La pierre ponce est une obsidienne, c'est-à-dire un verre naturel auquel les dégagements gazeux qui l'ont traversé lorsqu'il était liquide ont donné une structure spongieuse. La densité est parfois assez abaissée pour que la pierre flotte sur l'eau. Le nom actuel est حَجَر خَفان hajar khafân.
Farasio
177. Farasio, marrube, farâsyoûn فراسيُون. — Marrubium vulgare L., ou M. plicatum Forsk., ϖράσιον de Dioscoride.
Faufel
178. Faufel, noix d'arec, faoufal فَوفَل. — Fruit d'un palmier, Areca Catechu L. La Noix d'arec est plus connue sous le nom de « noix de bétel », à cause de l'emploi qu'en font les Hindous : ils l'associent à la chaux et à la feuille de bétel (Piper Betle L.) pour en faire un masticatoire tonique. La Noix d'arec renferme un alcaloïde, l'arécoline, qui jouit de propriétés tænifuges à doses très faibles.
Fedhe
179. Fedhe, argent , fidda فِضَّة.
Felçakarag
180. Felçakarag, lycium, fylzahraj فيلزهرج. — Voir le n° 205.
Feleng
181. Feleng, cuscute, falanja فَلَنْجَة. — On en a fait le cubèbe (Piper Cubeba L.); ce serait plutôt, d'après Clément-Mullet (Le livre de l'agriculture d'Ibn al-Aouam), une variété de Cuscute, Cuscuta Epithymum Muur. — Voir le n° 116.
Feonia
182. Feonia, pivoine, fâouânyâ فاوانيا. — Il y avait deux variétés : la Pivoine mâle, فاوانيا ذَكر fâouânyâ dakar, Pæonia officinalis L., et la Pivoine femelle, فاوانيا ٱنثَى fâouânyâ ounṣa, P. corallina Retz. La première portait encore le nom de « bois de la croix » عُود الصَّليب ʿoud aç-çalyb, la seconde celui de ورد الحَمير ouard al-hamyr « rose des ânes ».
Fesire
183. Fesire, bryone, fachira فَشرا. — Bryonia dioica Jacq. ; couleuvrée, vigne blancbe ; sa racine est purgative ; elle porte plusieurs noms cbez les médecins arabes : هزارجشان hazârjichân, كرمة البيضة karma al-baïda « vigne blanche », حالق الشّعر hâliq achchaʿar « qui coupe les cheveux ». — Voir le n° 184.
Fesire Sentanim
184. Fesire Sentanim, bryone, fâchirchyn فاشرشين. — Bryonia alba L. ; on la réunit parfois à la précédente. C'est la vigne noire des anciens dont Matthiole fait le tamier, Tamus communis L.
Fereng
185. Fereng, étain, pirinj پِرِنج. — Ce mot est persan et signifie bronze, alliage de cuivre et d'étain. L'étain portait autrefois le nom de raçâç رَصاص, qalaʿ قلعى, ânouk آنُك ; ce dernier mot signifie plomb chez Avicenne, mais on le trouve avec le sens bien net d'étain dans la traduction des alchimistes arabes par M. Houdas (Berthelot, La chimie au moyen-âge). De nos jours, l'étain s'appelle قَصدير qaçdyr, et le plomb raçâc. Matthæus Sylvaticus a fait femezeg du fereng de Sérapion.
Fu
186. Fu, valériane, foû فوء. — Valeriana offîcinalis L. ou V. Dioscoridis Sibth.
Fugel
187. Fugel, radis, foujl فُجْل. — Raphanus sativa L. ; à Beyrouth, c'est le nom d'une variété charnue, de 0m. 25 de long environ. Entre pour une grande part dans l'alimentation populaire.
Fulfel
188. Fulfel, poivre, foulfoul فُلفُل. — Piper nigrum L. ; une espèce voisine, P. longum L. (Chavica Roxburghii Miq.), fournit le Dâr foulfoul دار فُلفُل. Le Poivre arabe est fourni par une Myrtacée, Eugenia Pimenta D. C. Pour la cuisine on emploie un mélange de Poivre arabe et de Poivre noir, et le mélange porte le nom de بَهار bahâr. Pour terminer ce qui a trait au mot foulfoul, disons que le poivron, Capsicum annuum L., solanée, est le flaïfla فليفلة.
NdE (MC) : Pimenta dioica, d'origine américaine, ne pouvait être connue de Sérapion.