Beta vulgaris (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Légume | |
Colorant / tanin | |
Médicinal | |
Ornemental | |
Fourrage | |
Sécurité alimentaire | |
- Protologue: Sp. pl. 1 : 222 (1753).
- Famille: Chenopodiaceae (APG: Amaranthaceae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 18
Noms vernaculaires
- Betterave potagère, betterave rouge, bette-épinard, poirée à couper, poirée à carde, bette à carde, côte de blette (Fr).
- Garden beet, beetroot, spinach beet, leaf beet, Swiss chard (En).
- Betteraba de mesa, betteraba vermelha, acelga (Po).
Origine et répartition géographique
On trouve des formes sauvages de Beta vulgaris le long des côtes de la Méditerranée, s’étendant vers l’est jusqu’à l’Indonésie, et vers l’ouest le long des côtes de l’Atlantique jusqu’aux Iles Canaries et au sud de la Norvège. Cultivée pour ses feuilles, Beta vulgaris a été mise en culture autour de la Méditerranée orientale ou au Moyen-Orient et elle est mentionnée pour la première fois dans la littérature en Mésopotamie au IXe siècle avant J.-C. Des recettes pour les racines de bette datent du IIIe siècle après J.-C., mais les vraies betteraves potagères n’apparaissent en Europe qu’au XVIe siècle. On sait peu de choses de la distribution ancienne et du développement de la bette à carde. Aujourd’hui, les betteraves sont cultivées dans le monde entier pour leurs racines (betterave potagère), leurs pétioles (bette à carde), ou leurs feuilles (poirée à couper ou bette-épinard). La betterave potagère est dans le monde la forme la plus importante et peut se trouver dans tous les pays africains, plutôt dans les parties les plus fraîches de l’Afrique de l’Est et australe que dans les basses terres, et surtout en tant que légume commercial relativement secondaire autour des grandes agglomérations. Dans la plupart des pays africains, les bettes à feuilles et à cardes sont bien plus importantes que la betterave potagère, qui est consommée principalement par les Européens. Deux autres formes cultivées de Beta vulgaris, la betterave fourragère et la betterave à sucre ont une importance négligeable en Afrique tropicale.
Usages
Les feuilles de la bette-épinard sont consommées comme herbes potagères. Les jeunes feuilles de la betterave potagère sont quelquefois utilisées ainsi. Les nervures médianes de la bette à carde se consomment bouillies tandis que les limbes entiers sont consommées comme la bette-épinard ; en Afrique, les limbes sont normalement cuisinés avec les côtes comme un seul plat. Les racines habituellement rouges de la betterave potagère sont consommées bouillies soit comme un légume cuit, ou froides en salade après cuisson et adjonction de vinaigrette. Une grande partie de la production commerciale est transformée en betterave bouillie et stérilisée ou conservée au vinaigre. En Europe de l’Est, la soupe de betterave est un plat populaire. Des betteraves potagères jaunes sont cultivées à très petite échelle pour une consommation domestique. En Afrique, les feuilles sont préférées aux racines.
Racines et feuilles sont utilisées comme médicaments contre infections et tumeurs, et la bette à carde comme agent hypoglycémique par les diabétiques. Le jus de betterave potagère est un alicament populaire, bien qu’il soit sans importance en Afrique tropicale. Les bétanines, extraites des racines, sont utilisées industriellement comme colorants alimentaires rouges, par ex. pour améliorer la couleur du concentré de tomates, de sauces, de desserts, de confitures et de gelées, de crèmes glacées, de bonbons et de céréales pour le petit déjeuner.
Des formes à grandes feuilles vivement colorées sont cultivées comme plantes ornementales.
Production et commerce international
L’Europe et l’Amérique du Nord produisent l’essentiel des cultures de betteraves potagères et le total annuel de leur production commerciale (à l’exclusion de l’Europe de l’Est) s’élève à 900 000 t. La bette-épinard est importante en Inde septentrionale et dans des parties de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud, ainsi qu’en Italie. En Afrique tropicale, les betteraves sont cultivées à petite échelle pour la consommation domestique et pour les marchés locaux, mais on ne dispose pas de chiffres de production.
Propriétés
La betterave potagère crue contient par 100 g de partie comestible : eau 87,6 g, énergie 180 kJ (43 kcal), protéines 1,6 g, lipides 0,2 g, glucides 9,6 g, fibres 2,8 g, Ca 16 mg, P 40 mg, Fe 0,8 mg, thiamine 0,03 mg, riboflavine 0,04 mg, niacine 0,33 mg, folate 109 μg, acide ascorbique 5 mg. Les glucides sont constitués presque uniquement par du saccharose. La composition de la bette-épinard crue par 100 g de partie comestible est la suivante : eau 92,0 g, énergie 79 kJ (19 kcal), protéines 1,8 g, lipides 0,1 g, glucides 4,0 g, fibres 3,7 g, Ca 119 mg, P 40 mg, Fe 3,3 mg, thiamine 0,10 mg, riboflavine 0,22 mg, niacine 0,40 mg, folate 15 μg, acide ascorbique 30 mg. La composition de la bette à carde crue est pour 100 g de partie comestible : eau 92,7 g, énergie 79 kJ (19 kcal), protéines 1,8 g, lipides 0,2 g, glucides 3,7 g, fibres 1,6 g, Ca 51 mg, P 46 mg, Fe 1,8 mg, thiamine 0,04 mg, riboflavine 0,09 mg, niacine 0,40 mg, folate 14 μg, acide ascorbique 30 mg (USDA, 2002).
Les agents colorants de la betterave potagère ne sont pas des anthocyanes, mais des glucopyranosides, essentiellement le rouge betterave ou bétanine (C24H27N2O13– E162). Il est soluble dans l’eau et sensible à des températures élevées, à l’oxygène et à la lumière. Les betteraves contiennent aussi de la géosmine, qui donne cette odeur de terre si caractéristique.
Description
- Plante herbacée habituellement bisannuelle, robuste, érigée ; racine principale longue, trapue, conique, les racines latérales formant un système racinaire dense et étendu dans les 25 premiers centimètres du sol ; chez la betterave potagère, hypocotyle et partie supérieure de la racine principale formant un organe spectaculairement renflé, globuleux, aplati, cylindrique ou conique, racines adventives se présentant sur deux lignes opposées dans la partie inférieure, racine renflée formée de couches alternées de tissu conducteur en général fortement coloré et de tissu de réserve légèrement coloré.
- Feuilles de la rosette basale à pétioles longs, les caulinaires alternes et à pétioles courts, souvent ovales et cordées, de 20–40 cm de long, aux bords ondulés sauf dans la bette-épinard, tissu des feuilles cloqué entre les veines, presque glabre, vert, vert foncé ou rouge, souvent brillant ; chez la bette à carde, pétiole et nervure médiane gonflés.
- Inflorescence : épi branchu, long et paniculé, atteignant 150 cm de long.
- Fleurs sessiles, bisexuées, groupées d’ordinaire par 2–3(–5), verdâtres, sous-tendues par de minuscules bractées ; périanthe à 5 parties, s’épaississant vers la base lorsque les fruits mûrissent ; 5 étamines ; ovaire 1-loculaire, entouré par un disque, avec 2–3 stigmates.
- Fruit : nucule enfermée dans les parties basales du périanthe épaissies et liégeuses, de 3–7 mm de diamètre, 1–6 fruits adhérents en glomérules.
- Graine en forme de rein, brune, de 1,5–3 mm de diamètre.
Autres données botaniques
De nos jours, il est très généralement reconnu que les taxons cultivés du genre Beta appartiennent tous à Beta vulgaris L. subsp. vulgaris. Cependant, il y a désaccord quant à la classification infraspécifique et à la classification des taxons sauvages apparentés, qui forment ensemble la section Beta. La révision la plus récente des taxons sauvages dans la section Beta fait la distinction entre 3 espèces : Beta vulgaris L. (avec la subsp. adanensis (Pamukç.) Ford-Lloyd & J.T. Williams, et la subsp. maritima (L.) Arcang.), Beta macrocarpa Guss. et Beta patula Aiton. Il n’y a presque pas d’obstacles aux échanges géniques entre les taxons cultivés et sauvages et il existe un schéma de variation morphologique continue.
La classification tant des formes cultivées que des formes sauvages de Beta vulgaris prête à confusion. Dans le présent ouvrage, les formes cultivées de Beta vulgaris sont toutes réunies dans une subsp. vulgaris. Telle qu’elle est admise par le Réseau mondial Beta et la Base de données internationale sur Beta, la classification des formes cultivées reconnaît 4 classes d’appellations dans Beta vulgaris subsp. vulgaris :
– Groupe Betterave potagère (aussi nommé Groupe Conditiva).
– Groupe Bette à feuilles (divisé dans d’autres systèmes de classification en Groupe Bette à carde ou Flavescens, et Groupe Bette-épinard ou Cicla, mais avec l’existence de nombreux types intermédiaires).
– Groupe Betterave fourragère (aussi nommé Groupe Crassa).
– Groupe Betterave à sucre (aussi nommé Groupe Altissima).
Pour les types légumiers, certains cultivars sont recommandés pour les tropiques comme :
- dans le Groupe Betterave potagère : ‘Crimson Globe’ et ‘Detroit Dark Red’ ;
- dans le Groupe Bette à feuilles (Bette à carde) : ‘Fordhook Giant’, ‘Lucullus’ et ‘Verte à carde blanche de Nice’ ;
- dans le Groupe Bette à feuilles (Bette-épinard) : ‘All Green’ et ‘Palak’.
Croissance et développement
Les betteraves sont des plantes bisannuelles qui demandent une vernalisation pour induire la floraison. Chez les cultivars des zones tempérées, 4–10°C pendant 2 semaines suffisent à induire la floraison. Les besoins en basses températures sont moindres dans les sélections tropicales. De plus, de longues durées du jour favorisent la floraison. La floraison chez la betterave potagère est stimulée aussi par les températures élevées, qui peuvent amener sous les tropiques une floraison dès la première année. Ce risque n’existe pas chez la bette à feuilles. En culture pour la production de semences, la floraison peut être obtenue par l’utilisation de semences ou de jeunes plants vernalisés. La pollinisation est surtout anémophile, bien que les fleurs produisent du nectar et soient visitées par des insectes, spécialement des thrips. Les betteraves sont auto-incompatibles.
Ecologie
Des températures supérieures à 25°C freinent la croissance et le développement de la couleur chez la betterave potagère. Une altitude de 600–1000 m sous les tropiques est un minimum pour une production rentable. Les bettes à feuilles supportent des températures plus élevées.
Les betteraves demandent pour une bonne croissance un sol fertile et humide. Elles préfèrent un pH neutre à légèrement alcalin. Comme elles sont originaires du bord de mer, elles supportent des concentrations en sel limitées et peuvent être irriguées avec de l’eau légèrement salée.
Multiplication et plantation
Les betteraves se multiplient par graines. Les semences sont rassemblées en glomérules ou pelotons. Des semences monogermes sont disponibles dans le commerce pour les cultivars modernes, et sont obtenues par sélection ou par éclatement mécanique des glomérules. Le poids de 1000 semences est de 5–10 g, celui de 1000 glomérules de 13–22 g. La production de semences sous les tropiques est difficile et celles-ci sont généralement importées. Les cultures de betteraves sont pour la plupart en semis direct, à 2–3 cm de profondeur sur des lignes espacées de (12,5–)25–30(–50) cm, ou en semis à la volée avec un éclaircissement à 10–20 cm. Toutefois certains jardiniers peuvent semer les betteraves en pépinière et les transplanter. Lorsque l’on sème des glomérules entiers, chacun donne 2–5 plants, et l’éclaircissage à un seul plant est nécessaire. La densité de plantation dépend de l’objectif de la culture. Pour de jeunes mini-betteraves de grande qualité, l’espacement des plants peut être aussi réduit que 12,5 cm × 5 cm, tandis que pour une culture de betteraves plus grosses, l’espacement peut être de 25 cm × 10–13 cm. Les bettes-épinards sont plantées en lignes séparées par 15–20 cm. On pratique ou non un éclaircissage sur la ligne à la distance plutôt rapprochée de 2–10 cm. Pour une production précoce de plantes entières de bette à carde, le semis est fait en lignes distantes de 20 cm et éclairci sur la ligne à 5–10 cm. Pour récolter de grandes feuilles de façon continue et à long terme, on sème en pépinière et on transplante les plants de 25 jours dans des planches, à un écartement de 30 cm × 30 cm, ou de 25 cm × 45 cm pour qu’on puisse circuler entre les lignes.
Gestion
Des quantités relativement importantes d’engrais sont nécessaires pour une production rentable. Un apport normal est 100 kg N, 50 kg P2O5, et 200 kg K2O par hectare. L’azote peut être apporté sous la forme NaNO3 dans les sols légèrement acides, ou lorsque le Na disponible est peu abondant. Après récolte des premières feuilles, un engrais avec du sulfate d’ammonium (pour les sols à pH élevé) ou avec du nitrate de calcium ammoniacal (pour les sols avec un pH bas) doit être épandu ; cette application en couverture étant répétée toutes les 4–6 semaines. Lorsqu’un manque de bore bloque et ralentit la croissance, 10–30 kg/ha de borax peuvent être épandus. Toutefois, un excès de bore peut être toxique pour les cultures suivantes. Pour une bonne croissance, un sol humide est nécessaire. Une pluviosité irrégulière ou une irrigation inappropriée peuvent entraîner le jaunissement, l’amertume ou le durcissement des feuilles, tandis que chez la betterave potagère cela entraîne le fendillement des racines.
Maladies et ravageurs
En général, les betteraves ne sont pas sérieusement sujettes aux maladies ou aux ravageurs, mais les feuilles de la bette-épinard peuvent être gravement atteintes par la cercosporiose causée par le champignon Cercospora beticola transmis par les semences, qui entraîne de petites taches arrondies sur les feuilles, qu’aggrave une forte humidité de l’air. Pour cette raison, les agriculteurs évitent de la cultiver dans les zones à forte pluviosité sauf s’ils sont à même de pulvériser du dithane ou des produits chimiques voisins à des intervalles de 7–10 jours. D’autres maladies à champignons transmises par les semences sont le mildiou (Peronospora parasitica) sur les feuilles et le phoma (Phoma betae) qui provoque la fonte des semis. Pythium et Rhizoctonia causent également la fonte des semis.
Les larves de plusieurs espèces de pyrales de la betterave se nourrissent sur les feuilles et produisent des toiles. Occasionnellement, des pucerons et des mineuses des feuilles de la betterave sont un problème. Les betteraves sont très sensibles aux nématodes à galles Meloidogyne, combattus par une rotation des cultures et de fortes applications d’engrais organique.
Récolte
Lors de la récolte, les betteraves potagères sont arrachées avec leurs feuilles et attachées en bottes par 3–5. Le temps entre la plantation et la récolte dépend de la taille des racines qu’on veut obtenir. Les mini-betteraves ayant un diamètre de 3–4 cm peuvent être récoltées environ 2 mois après le semis, les racines de taille normale après 3–4 mois.
Les bettes à feuilles sont normalement récoltées en coupant les grandes feuilles extérieures avec un couteau. La récolte peut commencer environ 45 jours après le semis et continuer jusqu’à 2 ans en sols fertiles.
Rendement
Avec de bonnes techniques de culture, les betteraves potagères peuvent produire 15–25 t/ha sous les tropiques. Les bettes à feuilles peuvent produire jusqu’à 100 kg par planche de 10 m2.
Traitement après récolte
Les betteraves potagères peuvent être emmagasinées pour plus de 6 mois dans des conditions bien aérées et fraîches, pourvu que les feuilles aient été enlevées. La température optimale est de 0–4°C avec une humidité relative de 90–95%. Dans l’industrie, les betteraves sont conservées après cuisson à la vapeur, épluchage et addition de vinaigre, soit comme des mini-betteraves entières, soit en tranches. La bette à feuilles est un produit de marché frais typique, mais elle peut être conservée quelques jours dans un endroit frais.
Ressources génétiques
La Base de données internationale Beta (IDBB) est tenue par la Banque de gènes du Federal Centre for Breeding Research on Cultivated Plants, en Allemagne. L’IDBB sert de lien principal au sein du Réseau mondial Beta (WBN). Le matériel génétique récolté pour la sélection de la betterave à sucre et de la betterave fourragère peut être utilisé aussi pour l’amélioration des betteraves potagères. Le genre Beta est fortement prioritaire pour l’Institut international pour les ressources phytogénétiques (IPGRI) en raison de la rapide érosion de sa diversité.
Sélection
Un travail de sélection est fait dans de nombreux pays tempérés, mais aussi en Chine du Sud et dans l’Inde du Nord. Les sélectionneurs de betterave potagère visent à une formation rapide des racines, une production foliaire limitée et avec des pétioles étroits à la base, une couleur bien homogène, une bonne forme, un bon aspect et un bon goût, et pas de montée à graines pendant la première année.
Perspectives
Les bettes à feuilles avec leur productivité et leur valeur nutritionnelle élevées, méritent davantage d’attention en tant que légumes commerciaux dans les parties les plus fraîches des tropiques. Des cultivars résistant aux températures élevées sont nécessaires. Les betteraves potagères sont cultivées surtout pour le marché européen. Leurs bonnes caractéristiques de transport et d’emmagasinage sont attirantes pour le commerce.
Références principales
- Choudhury, B., 1967. Vegetables. India, the land and the people. National Book Trust, New Delhi, India. 214 pp.
- Germeier, C.U. & Frese, L., 2001. The International Database of Beta – an expert system for Beta genetic resources. 64th Congress, Institut International de Recherches Betteravieres, Bruges, Belgium, 26–27 June 2001. pp. 123–132.
- Knott, J.E. & Deanon Jr, J.R. (Editors), 1967. Vegetable production in South-East Asia. University of the Philippines Press, Los Baños, Philippines. 366 pp.
- Krumbiegel, A., 1998. Morphology and anatomy in annual taxa of Beta vulgaris s.l. (Chenopodiaceae). Nordic Journal of Botany 18(2): 159–167.
- Lange, W., Brandenburg, W.A. & de Bock, T.S.M., 1999. Taxonomy and cultonomy of beet (Beta vulgaris L.). Botanical Journal of the Linnean Society 130(1): 81–96.
- Letschert, J.P.W., 1993. Beta section Beta: biogeographical patterns of variation and taxonomy. Wageningen Agricultural University Papers 93–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 154 pp.
- Messiaen, C.-M., 1974. Le potager tropical. 2. Cultures spéciales. Presses Universitaires de France, Paris, France. pp. 374–379.
- Nonnecke, I.L., 1989. Vegetable production. Van Nostrand Reinhold, New York, United States. 657 pp.
- Shannon, M.C., Grieve, C.M., Lesch, S.M. & Draper, J.H., 2000. Analysis of salt tolerance in nine leafy vegetables irrigated with saline drainage water. Journal of the American Society for Horticultural Science 125(5): 658–664.
- USDA, 2002. USDA nutrient database for standard reference, release 15. [Internet] U.S. Department of Agriculture, Beltsville Human Nutrition Research Center, Beltsville Md, United States. http://www.nal.usda.gov/fnic/foodcomp. June 2003.
Autres références
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- Tindall, H.D., 1968. Commercial vegetable growing. Oxford University Press, United Kingdom. 300 pp.
Sources de l'illustration
- Vaughan, J.G. & Geissler, C.A., 1997. The new Oxford book of food plants. Oxford University Press, Oxford, United Kingdom. 239 pp.
Auteur(s)
- L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 3 avril 2025.