Apocynacées (Le Floc'h, 1983)

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Gentianacées
Le Floc'h, Ethnobotanique tunisienne, 1983
Asclépiadacées


[194]

323. Nerium oleander L.

[III/1030; p:705] APOCYNACÉES

Nom accepté : Nerium oleander

La toxicité du « laurier rose » est bien établie contrairement à ses propriétés diurétiques et cardiotoniques.


[195]

M.T. - Contenant des principes actifs semblables à la digitaline cette espèce est depuis longtemps considérée comme étant un cardiotonique très puissant (TROTTER, 1915). Cette propriété est également relevée par BOUQUET (1921) qui signale de plus qu'au Maroc :

- les feuilles fraîches sont appliquées sur les tumeurs indurées pour en activer la suppuration,

- les feuilles écrasées et mélangées à du miel sont employées contre la gale,

- les fumigations de rameaux, feuilles, fleurs et fruits sont recommandées contre les maladies de la matrice et les hémorroïdes.

- l'eau distillée de fleurs est réputée pour les soins du visae et de la chevelure.

Les mêmes vertus sont rapportées par GATTEFOSSÉ (1921) qui précise cependant que l'emploi de cette espèce est délicat en raison même de sa toxicité.

En médecine traditionnelle on relève encore(DORVAULT et WEITZ, 1945), en Algérie, l'emploi du suc des feuilles en gargarisme contre les maux de dents.

Les feuilles contiennent un hétéroside cardiotonique (PARIS et DILLEMAN, 1960).

En usage externe, la poudre est un parasiticide utilisé contre la gale, les teignes et employé comme raticide du fait de ces propriétés irritantes et sternutatoires, rapportent PARIS et MOYSE (1971) qui soulignent que l'oléandrine es aussi cardiotonique et diurétique.

Brièvement, LEMORDANT et al. (1977) rappellent les propriétés diurétiques tonicardiaques et toxiqus de cette espèce (ar. : defla ; fr. : laurier rose).

T. - La toxicité indiscutable pour le chameau, signalée par BURGEMEISTER (1975) était déjà établie par CAUVET (1925) qui précisait que cette plante (ar. = defla) est l'un des plus redoutables poisons végétaux dont les feuilles contiennent un principe (l'oléandrine) toxique cardiaque aussi puissant que la strychnine puisque même l'eau des ruisseaux où les feuilles tombent et séjournent est délétère.