Verbascum (Rolland, Flore populaire)
[Tome VIII, 146]
Verbascum thapsus
- Nom accepté : Verbascum thapsus
- verbasclum, fullusclu, lanata, lat. de Dioscoride publ. par Stadler.
- berbascum, l. du IVe s. apr. J.-C., Oder.
- phlomus, lucernaria, l. du Ve s., Marcellus Empiricus.
- phlomos, herba lucernaris, verbascum, l. du VIe s., Isidore de Séville.
- verbascus, vervascus, verbasicon, flumus, lignites, lupicuda, avedone, bladonna lumi, hermurabdos, l. du m. â., Goetz.
- flosmus, fromos, herba luminaria, lucubros, filtrum, tapsus barbatus major, insana, penfiligos, panfiligos, pantifilagos, l. du m. â., Mowat.
- tapsia, tapsis babastus, l. du m. â., Holthausen.
- barbastus, l. du m. â., W. Stokes, Welsh plantn.
- barbascus, taxus barbascus, l. du m. â., Simon Januensis, 1486.
- tapsus, tapsus barbatus, taxus barbatus, tapsus barbassus, tapsus barbaricus, lanaria, structus, blandonia, blandonica, blandona, blandomo, blandaria, brandonia, pladeona, l. du m. â., Dief.
- lanaria, glandona, l. du m. â., Steinmeyer, III, 481, 516.
- herba lucernalis, bethastus, berbovaca ? (docum. d'Italie), l. du m. â., Du C. (Du C. dit que berbovaca est une herbe que les animaux ne mangent pas ?)
- cauda equi, l. du m. â., Mowat, 1882.
- blionia, molena, l. du m. â., W. Stokes (dans Rev. celt., IX, p. 227.)
- piscatoria, l. du IXe s., Bonnet.
- flamen, l. du m. â., Germania, 1888, p. 305.
- tassus barbassus, flosmus, bladone, ponfilgon, molena, l. du XVe s., J. Camus, Op. salern., p. 124, 134, 135.
- candela regis, candelaria, l. du XVIe s., Monhemius, 1542.
- lychnitis, anc. nomencl., Brohon, 1541.
- varvaco, f., varlaco, f., valaco, f., vèrlaco, f., vèrdatcho, f., Provence.
- molayne, f., molaine, mollaine, molene, mouleine, blanche moulaine, anc. fr. - molene, f., molène, f., molènne, molin-ne, H.-Bret., Normand., Maine, Anjou, Tardine, Orléan., Beauce. molouane, f., Nièvre. - moualêne, f., Sarthe. - molègne, f.,
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- Orne. - molingne, f., I.-et-V. - morènne, f., Manche. - millière, f., Calvad., Jor.
- boulh, m., Pont-Charaud (Creuse), r. p. - boilon, m., anc. fr., Hornkens, 1599. - boulion, m., anc. fr., Duchesne, 1544. - bouillon, m., anc. franç., Apuleius Platonicus, 1543 ; Ch. Estienne, 1561 ; Aisne ; L.-et-Ch. ; C.-d'Or. - boulhoun, m., boulhou, m., èrbo dé boulou, f., boulou, m., bouyoou, m., bouyou, m., en div. pat. de Languedoc et Limousin. - ôboulon, m., P.-de-D., Berry. - bouyonne, f., env. de Valenciennes. - bouillon blanc, m., anc. fr., Fuchsius, 1546. - bouillon blanc, m., franç., Stephanus, De nomin., 1547 ; etc., etc. (Je néglige les formes dialect.) - blanc bouillon, m., Lorraine, Belgique wallonne, Artois. - boulhòn gra, m., Veauchette (Loire), r. p. - bouillon blanc masle, m., franç., L'Escluse, 1557. - blanc-bouyon, bouyon, wallon, c. p. M. Feler.
- blanc de mai, Berry.
- brandon, m., Berry. - brandelon, m., Berry, Orléan. - blonde, f., anc. fr. dial. de l'Ouest, Du Fouilloux ; Poitou, Anjou. - blhonde, f., Saintonge. - bloume, f., blume, f., Anjou. - èrbo dé bloou, bloou, m., Corrèze. - blày'zàn, m., Aveyr., H.-Gar., Tarn. - houblon, m., hobulon, m., ôbulon, m., en div. pat. du Poitou, de l'Orléanais et du Berry. - oublan, m., Gentioux (Creuse), Laurières (H.-Vienne).
- torcho, f., provenç., Solerius, 1549. - herbe chandelière, franç., Cotgr., 1650. - érba à standèla, f., env. d'Albertville (Sav.), Chabert. - chandelier, m., Aube, Marne. - haut-chandelier, m., Marne, Meuse. - chandelier-Notre-Dame, franç., Mme Fouquet, Recueil des remèdes, 1701, passim. - chandelier de la Vierge, Chaussin (Jura), Grosj. et Br. - candèlo dé sàn-Jàn, languedoc. - candeille de leu, f., anc. fr., J. Camus, Nouv. trad. de la chirurgie de Mondev., 1902, p. 5. - queue de loup, Villeneuve-sur-Fère (Aisne), c. p. M. L.-B. Riomet. - candéle de leu, f., Valenciennes. - cierge, m., H.-Marne. - cierge de la Sainte-Vierge, Somme. - fleur du haut chandelier, f., Poissons (H.-Marne), c. p. M. Ed. Edmont. - verge de saint-Jean, Vivonne (Vienne). - èrba dé san Jean, Pyr.-Or. - herbe saint-Jean, Anjou. - herbe saint-Fiacre, cierge Notre-Dame, fr., Bastien, 1809. - herbe de saint-Fiacre, anc. fr., Arnoul, 1517, fet 57, ro. « Cette herbe guérit les fiez, c.-à-d. les hémorrhoïdes. » - èrbo dé sàn-Fiacré, midi de la France. - ièbe du Saint-Fiake, wallon, c. p. M. J. Feller. - ziro brustolon
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- (cierge torche) ; avedon (branche de sapin), anc. vénitien ; J. Camus, Lessic. bot. p. 30. - c. p. M. J. Camus.
- aureillo d 'asou, f., = « oreille d'âne », Argelès (H.-P.), c. p. M. Tarissan.
- herbe à la clavelée, Cher, Loir-et-Cher, Le Grand.
- homme, m., fleur de bonhomme, Savoie.
- bonhomme, m., anc. franç., Guérin, Chirurgien charitable, 1655, p. 84 ; Fur., 1708 ; etc., etc. ; Suisse romande, Savoie. - bonhommo dzåno, m., Nendaz (Valais), c. p. M. Ed. Edmont.
- prud'homme, m., Rhône, Isère. - blanc menet (= blanc petit moine), Allier.
- queue de leu, queue de loup, coue de loup, anc. fr., Aisne, Oise, Somme. - queue de renard, Char.-Inf. - couo dé lou, couo dé réy'nar, Provence. - queue d'ouille, Valençay (Berry), Le Grand. - vorcoua, f., vorcoua jôna, f., vorcua, f., vorcüë, f., lyonnais, Puitsp.
- aourèyo d'asé, f., provenç., langued. - arèlho d'asou, H.-Pyr.
- bélour, m., Sariac (Hautes-Pyr.), c. p. M. Ed. Edmont.
- èscoubil, m., env. de Béziers. - èscoubo d'yèro (= balai d'aire), f., provenç. - pédassoun, m., pédassou, m., Vaucluse, Hérault. - lapass, m., alapass, m., Gard, Hér., Aveyr., Loz. - lopass, olopass, loporasso, f., pétolafo, f., Aveyr., Vayss. - lapasso, f., Gard. - patarasso, f., Drôme, Vaucluse. - paladasso, f., Tarn. - fatarassa, f., Le Vigan (Gard). - fotorasso, f., Vals (Ardèche). - fatra blon, m., (H.-Loire). - èrbasso, f., Provence, Caster. - malèrbo, f., Nîmes, Honnorat.
- druize, f., Rhône. - dreu, f., S.-et-L.
- flanelle, f., Dives (Calv.), r. p. - Lisines (S.-et-M.), r. p. (La feuille a une certaine ressemblance avec de la flanelle.) - molleton, m., Anneville-sur-Mer (Manche), r. p.
- astourbés, f. pl., Pyr.-Orient., De Candolle (dans Mém. de la Soc. d'agric. de la Seine, t. XI, 1808, p. 34. (Cette plante sert à étourdir et prendre le poisson.)
- chou d'âne, m., Indre, P.-de-D. - caou d'asé, m., caou d'ajé, m., Aveyr., Lot, Dord. - caoulétt d'asou, m., Gers, Landes. - caou d'ajé dé corbounièro. Salignac (Dord.), r. p. (Cette plante pousse volontiers dans les endroits où l'on a fait du charbon.) - caou soouadzé, m., Sebrazac (Aveyr.), r. p. - choudàne, f., choudinasse, f., Loire, Gras. - choulér’, m., Corrèze près Tulle (Corr.), r. p. - bians dàyas (= digitale blanche), m. pl., Ban de la Roche, H.-G. Oberlin.
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- gourganzole, f., Pissy-Poville (S.-Inf.), r. p.
- poumonie, f., Clinchamps (Calv.), Jor.
- bourgori, m., Luc-en-Diois (Drôme), c. p. M. Ed. Edmont.
- brizòndiè, m., Aveyr., Vayss. (Ses racines sont employées contre les dartres appelées des brizons.)
- brizàn, m., Saint-Pons (Hérault), Barth.
- bozon, m., env. de Saint-Jean-de-Maur., Const.
- bouboun, m., émbouboun, m., boudoun, m., boudoul, m., boudroun, oboouùn, m., bougùn, m., Entraygues, Mur de Barrez (Aveyron). Carb.
- topasse, f., anc. fr., Traité curieux des couleurs, 1647, p. 77. - patass’, m., Le Grand-Serre (Drôme), c. p. M. Ed. Edmont.
- gamou, m., toulous., Visner.
- lëvon, m., env. de Beaune (C.-d'Or), r. p.; Cussy-en-Morvan (S.-et-L.), r. p.
- ròyô, m., Saint-Georges-des-Gros. (Orne), r. p.
- clamyô, m., Tavaux (Jura), r. p.
- clossclinovo, f., env. de Valence (Drôme) r. p.
- én~dormia, f., Ayas (Val d'Aoste), c. p. M. Ed. Edmont.
- tréscalàn, m., Dourgne (Tarn), r. p.
- jozèf’, f., Ruffey près Dijon, r. p.
- parapluie, m., Cangy (Indre-et-L.), r. p. (Les enfants se servent de ses larges feuilles en guise de parapluie.)
- langue de chat, Saint-Germain-du-P. (Nièvre), r. p.
- capsula, f., Cervant (Haute-Sav.), r. p.
- coughéou, m., niçois, Risso.
- couvoulp’, f., Faët (Vall. Vaudoises), c. p. M. Ed. Edmont.
- burlu guen (digitale blanche), bret. de Sainte-Tréphine (C.-du-N.), r. p.
- trejo en mabec Jesus (= traits du petit Jésus), bret. de Pleubian (C.-du-N.), c. p. M. Y. Kerleau.
- fior de levion, lavadon-n, avedon, avidon, avion, ciro brustolon, dial. ital. du Nord.
- wollblume, ampelkraut, braunwurz, himmelbrand, kaiserkerze, dial. all.
- Arons-stêf, kattestirt, frison, Dijk.
- Aronsstaf, koningskaars, toorts, holl. ; maagdekeers, matekeers, paaschkeers, dial. flam. (A. de C.).
- Aaron's rod, Adam's flannel, Jacob's staff, beggar's blanket, clote, cuddy's lugs, shepherd's clubs, dial. angl.
- apobelarra, basque d'Espagne, Lacoitz.
Voir d'autres noms gallo-romans du bouillon blanc dans Gilliéron et Edmont, Atlas ling., carte 872.
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Toponomastique : Mansus da Mola doc. de 1292, Podium de la Molena doc. du moy. âge, La Molène Haulte, loc. du Cantal, Amé.
Rue de la Molène, anc. voie romaine dans l'Eure, Blosseville.
« Verbasce qui est escarlatte de cul. » Rabelais, Garg., 1542, I, ch. XIII.
Les fleurs de cette plante servent à teindre les cheveux. » J. Boisse, Descript. d'un médicament, 1619, p. 27.
« Avoir des jambes de molène = avoir les jambes faibles, avoir des jambes de coton. » blaisois, Thir.
« Pour faire une bonne femme, faut la tête en buis, les tétons en charme, les bras en molène, le c. en foutiau, les jambes en tremble. » Sologne, Rev. du traditionn., 1906, p. 301.
« Planter des molènes = prendre une peine inutile, cette herbe venant d'elle-même dans les terrains incultes. » Vendômois, Mart.
« La mèche employée pour l'éclairage chez les Grecs et les Romains était appelée verbascus et provenait sans doute du bouillon blanc. » Revue archéol., 1884, p. 262. - « Les feuilles desséchées de cette plante servent à faire des torches le jour des Brandons. » Romorantin (L.-et-Ch.), r. p. - « A Corbie (Somme), le jour des Brandons, les jeunes gens parcourent le village à la nuit tombante avec des torches enflammées faites avec des tiges de bouillons blancs, imprégnées d'huile. » Delandine de Saint-Esprit, Le Cycle, I, 11. - « A Doullens, la veille de la fête de Milly, les enfants courent dans les rues avec des tiges de bouillons blancs trempées dans l'huile et ensuite allumées. On cherche le saint ; puis quand on l'a trouvé, on le chasse à coups de fouet. Cette fête s'appelle la soirée des queues de leu. » Somme, Corblet. - « La veille de la fête de Milly, hameau sans chapelle, les jeunes garçons parcourent les rues tenant à la main des tiges de bouillons blaucs allumées. L'un d'eux ayant une espèce de mitre en tête et la face rougie, est promené dans une charette par ses camarades qui crient : voilà le saint ! » Mém. de la Soc. des antiqu. de Picardie, V, 412.
Sur le Dimanche des Brandons, voir encore : Mas-Latrie, Glossaire des dates, 1883, p. 8 ; Hampson, Medii ævi calendarium, 1841, II, 35.
« Pour écarter des troupeaux les maléfices, on allume, le jour de la Saint-Jean, un feu, avec des tiges de bouillons blancs et on
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passe au travers de ce feu. On rapporte à la maison quelques-unes de ces tiges à demi brûlées et on les place au-dessus de la porte de l'étable. » Poitou, Dupin, Second mémoire de la statist. des Deux-Sèvres, an X, p. 204 ; Mém. de la. Soc. des antiqu., 1829, p. 451.
« La belette mordue par une vipère va, pour se guérir, se rouler sur les feuilles de bouillon blanc. » Ineuil (Cher), r. p. [1]. [Les feuilles spongieuses peuvent absorber le sang envenimé. - Voy. dans le Bull. de la Soc. d'acclimatat., 1862, p. 772, un article où l'on raconte que la mangouste (espèce de belette) mordue par le cobra-capello va se rouler sur certaines herbes.] - « En Poitou cette herbe est employée par les guérisseurs pour guérir les morsures de vipères. » c. p. M. Gaston de Lépinay.
« A Blois, si quelqu'un est mors d'un serpent, on lui lie les membres au-dessus de la blessure et on le lave d'une décoction chaude de bouillon blanc. » B. de la Luce, Nouv. deffence contre les poisons, 1537.
« Si l'on frotte un chien enragé avec le jus de cette plante ou le guérit de la rage. » Naintré (Vienne), r. p.
« Le jus de différentes espèces de Verbascum pilées, mis dans l'eau, fait périr le poisson. » Francus, Voy. aut. de Privas, 1882, p. 12 ; De Candolle (dans Mém. de la Soc. d'agric. de la Seine, XI, 1808, p. 34.
« Une herbe, appelée molène, a la propriété d'égarer ceux qui ont le malheur de marcher sur cette herbe. » Anjou, L'Intermédiaire, 1902, col. 870.
« Pour guérir de la fièvre quarte, il faut aller chercher un pied de bouillon blanc, en disant son chapelet, et sans saluer qui que ce soit ni parler à personne. L'ayant trouvée, il faut l'arracher avec sa racine et la jeter au vent ; la fièvre cesse aussitôt. » Thiers, Traité des superst., 1697, I, 387.
« Pour guérir les écrouelles, ou prend une feuille de bouillon blanc, chauffée et arrosée de vin. Une fille vierge la met sur le mal en disant : Neque Appollo pestum posse crescere quam nuda virgo restingat. » Morvan, Bidault, Superst. méd. du Morv., 1899, p. 63.
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- ↑ Guillemin dit que, dans la Bresse chalonnaise, la même croyance existe.
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« L'infusion des graines du bouillon blanc est censée posséder une vertu soporifique. - » Ayas (Val d'Aoste), c. p. M. Ed. Edmont.
« La graine de bouillon blanc passe pour endormir le poisson à la manière de la Coque du Levant » (L.-B. Riomet).
« Dans certaines localités de l'Aisne les personnes qui souffrent d'hémorroïdes s'appliquent dessus des feuilles de cette plante » (L.-B. Riomet).
« Les personnes qui aiment et manient cette plante sont nées en hiver ; elles ne sont pas très amoureuses. » Naintré (Vienne), r. p.
Langage des fleurs. - « Cette plante symbolise la flatterie et la dissimulation ; car la feuille est douce mais l'herbe est amère. » J. Boisse, Descript. d'un médicament, 1619, p. 27.
« Le bouillon signifie douleur au départ... La molaine ou topasse = vous este délicate. » Traité curieux des couleurs, 1647, p. 67 et p. 77.
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[Les compléments qui suivent viennent de Additions et corrections du tome 8 (Rolland, Flore populaire)]
[212]
p. 149, lire er (au lieu d'en) dans le nom breton, et ajouter :
(Le sens est « langes de l'enfant Jésus » ; on peut voir sur ce mot mes Notes d'étymologie bretonne, p. 30, n° 19, § 2, E. E.).
- inammen, bret., Nomenclator ; inam, D. Le Pelletier ; inam-gwenn, inamen-wenn, Le Gonidec (E. E.).
- gore, gore-venn, bret., P. Grégoire ; goré, gorré, Le Gon. (E. E.).
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Verbascum blattaria
- Nom accepté : Verbascum blattaria
- blattaria, lat. de Pline.
- verbascum nigrum salvifolium, verbascum minus, anc. nomencl., Bauh., 1671.
- verbasculum, nomencl. du XVIe s., Mattir.
- blattaire, f., herbe aux mittes, herbe vermineuse, f., anc. fr., L'Escluse, 1557.
- bouillon dentelé, franç., Bastien, 1809.
- bouillon mittier, m., franç., Cariot, Et. des Fleurs [Ed. Edm.].
- gueule de loup des champs, Loiret, r. p.
- saouvia saouvaja, f., Montpellier, Magnol, 1686.
- herbe à la clavelée, Cher, Loir-et-Cher, Le Grand.
- herbe aux bluttes, f., Passy-sur-Marne (Aisne), c. p. M. L.-B. Riomet.
« On applique le jus de cette herbe sur la tête des gens qui ont la teigne. » Mad. Fouquet, Rec. de remèdes, 1704, p. 10.
Verbascum nigrum
- Nom accepté : Verbascum nigrum
- bouillon noir, franç., Fuchsius, 1546 ; etc., etc.
- sâvadje blanc bouyon, Pepinster, lez Verviers (filets des étamines à
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- laine VIOLETTE, ce qui le distingue du vrai bouillon blanc), J. Feller.
Verbascum sinuatum
- Nom accepté : Verbascum sinuatum
- blatts, m. pl., Ribaute (Aude), c. p . M. P . Calmet.