Tribulus terrestris (Criquet)

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Tribulus pentandrus
Duranton, Foucart & Gay, Florule des biotopes du Criquet pèlerin, 2012
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En hachuré, distribution géographique de l'espèce Tribulus terrestris selon la zonation écoclimatique de l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest.


Tribulus terrestris L.

Famille : Zygophyllaceae

Synonymes : Tribulus albescens Schltr. ex Dinter (1927), Tribulus hispidus C. Presl, Tribulus murex Schltr. ex Dinter (1927), Tribulus saharae A. Chev. (1920)

Type physionomique : Herbe annuelle

Description : Espèce annuelle très polymorphe, à pubescence blanche le plus souvent clairsemée, à tiges rampantes pouvant atteindre 1 mètre de long et former des touffes basses plus ou moins diffuses, parfois sub-gazonnantes. Feuilles opposées, paripennées, à 5-8 paires de folioles opposées asymétriques, de taille inégale. Fleurs à 5 pétales jaunes et 10 étamines. Fruits épineux, de 10 à 12 millimètres de diamètre, formant une croix de Malte en vue polaire, à 5 carpelles plus ou moins anguleux et munis d’une ou deux paires inégales d’épines très coriaces.

Biogéographie : Espèce cosmopolite des régions chaudes (méditerranéennes et tropicales).

Type biomorphologique de Raunkier : Thérophyte.

Port : Espèce annuelle cespiteuse rampante.

Préférences édaphiques : Espèce sans exigence marquée.

Préférences hydriques : Espèce eury-mésophile.

Tolérance aux sels : Non.

Milieux : Espèce rudérale, souvent adventice des cultures. Peut être dominante, voire constituer des faciès paucispécifiques, principalement en zone sahélienne.


Espèces voisines : Tribulus cistoides L. est deux fois plus grand. La fleur peut atteindre 3 centimètres de diamètre. Plante annuelle, parfois pluriannuelle, peu fréquente mais localement abondante. Fruit épineux de 15-16 millimètres de diamètre, à 5 carpelles plus ou moins anguleux, munis de 2 paires inégales d’épines coriaces. Trop souvent, les espèces sahariennes sont confondues avec T. terrestris, ce qui, entre autres, a pour effet de fausser complètement les analyses chorologiques et surtout l’estimation du potentiel écologique du biotope.

Références bibliographiques :

OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 322

QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 586

BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 352

NÈGRE R., 1962. – Petite flore des régions arides du Maroc occidental. Tome II. – Centre National de la Recherche Scientifique, Paris. p. 39

Intérêt pour le Criquet pèlerin

Peut fournir abri et nourriture mais nettement moins appréciée que les Tribulus sahariens.