Swietenia mahagoni (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Oléagineux | |
Colorant / tanin | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Ornemental | |
Auxiliaire | |
Statut de conservation | |
Swietenia mahagoni (L.) Jacq.
- Protologue: Enum. syst. pl. : 20 (1760).
- Famille: Meliaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 12, 18, 24, 36, 42, 46, 48, 54, 56, 60, 108
Noms vernaculaires
- Acajou Saint-Domingue, acajou de Cuba, mahogany petites feuilles (Fr).
- Small-leaved mahogany, narrow-leaved mahogany, West Indian mahogany, Spanish mahogany, Cuban mahogany, Caribbean mahagoni (En).
Origine et répartition géographique
Swietenia mahagoni est indigène dans le sud de la Floride et les îles des Antilles. Son bois fait l’objet d’un commerce international depuis plus de 400 ans. L’acajou Saint-Domingue fut introduit en Inde en provenance des Indes occidentales en 1795, et depuis lors on l’a planté à petite échelle pour la production de bois d’œuvre ou comme arbre ornemental dans toutes les régions tropicales, y compris en Afrique tropicale. Les tentatives d’introduction en Afrique tropicale (par ex. au Nigeria, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie) n’ont généralement pas été couronnées de succès, en raison des graves attaques de foreurs des pousses sur les jeunes plants. On l’a planté avec plus de succès à la Réunion et à l’île Maurice, et il en existe de petites plantations en Egypte. Il est parfois planté dans des jardins, par ex. au Sénégal et au Mozambique.
Usages
Le bois de Swietenia (acajou, “mahogany” en anglais) est considéré comme le plus beau bois du monde pour les meubles de haute qualité et l’ébénisterie. Sa popularité est due en particulier à son bel aspect, allié à sa facilité de travail, ses excellentes qualités de finissage et sa stabilité dimensionnelle. Il est souvent utilisé également pour les boiseries intérieures telles que panneaux, portes et bordures décoratives. On l’utilise en construction navale, souvent en décoration intérieure pour les yachts de luxe et les paquebots, mais parfois aussi en contreplaqué pour les bordés et les superstructures. Ses remarquables qualités techniques le rendent particulièrement approprié pour la menuiserie de précision telle que modèles et maquettes, coffrets pour instruments, pendules, clichés d’imprimerie, et éléments d’instruments de musique ; pour de tels usages, on emploie des bois à fil droit uniforme. Parmi les usages secondaires, on peut citer les cercueils, la sculpture sur bois, les articles de fantaisie, les jouets, les objets tournés.
On extrait des graines une huile qui peut avoir une certaine valeur commerciale. L’écorce est utilisée pour teindre et tanner les cuirs. Divers usages médicinaux de diverses parties de l’arbre sont signalés en Amérique tropicale. La coque des fruits broyée est parfois utilisée comme substrat pour les plantes en pots. Swietenia mahagoni est également employé dans des programmes de reboisement et comme arbre d’ombrage dans les jeunes plantations d’autres essences, et on le plante parfois comme arbre d’ornement.
Production et commerce international
Swietenia mahagoni ne fait plus l’objet d’un commerce international en raison de la surexploitation à laquelle il a été soumis dans le passé. Seules de petites quantités de bois provenant de plantations sont parfois disponibles sur le marché international, où l’Afrique ne joue aucun rôle.
Propriétés
L’acajou Saint-Domingue est un bois de feuillus moyennement lourd, qui est relativement tendre. Le bois de cœur est rougeâtre ou rosé, sa couleur fonçant avec l’âge en prenant une teinte rouge foncé ou brune ; il est nettement distinct de l’aubier, qui est généralement jaunâtre et jusqu’à 40 mm d’épaisseur. La densité du bois est de 560–850 kg/m³ à 15% d’humidité ; elle est un peu plus faible pour les arbres de plantation que pour ceux provenant de forêt de l’aire naturelle de l’espèce. Le bois présente un contrefil, parfois un fil droit, le grain est fin à modérément grossier. Les surfaces sont luisantes, et le bois a souvent une belle figure en raison du fil irrégulier.
A 15% de teneur en humidité, le module de rupture est de 54,5 N/mm², le module d’élasticité de 9555 N/mm², la compression axiale de 37 N/mm², le cisaillement de 7–7,5 N/mm², le fendage de 55 N/mm dans le sens radial et 63,5 N/mm dans le sens tangentiel, la dureté Janka de flanc de 3840 N et la dureté Janka en bout de 3840 N. Les taux de retrait sont faibles. Le bois sèche bien, sans guère de gerçures ou de déformation. Il se sèche en séchoir de manière satisfaisante en utilisant des procédures modérées. Après séchage, le bois est stable en service.
Le bois se scie, se rabote et se moulure aisément tant à l’état vert qu’à l’état sec. En général, il se finit en donnant une surface lisse, mais il peut se former une surface pelucheuse sur des bandes de bois de réaction ou de contrefil. Le finissage est aisé, et le bois prend un excellent poli. Les caractéristiques de collage et de clouage sont bonnes, mais en conditions humides il peut se produire une décoloration en contact avec le fer, le cuivre ou le laiton. Le bois se tranche et se déroule en beaux placages décoratifs, sans traitement préliminaire, avec un angle de déroulage de 92°.
Le bois de cœur des arbres de peuplements naturels est durable, mais il n’est pas considéré comme apte à des emplois en contact avec le sol. Des tests menés dans des cimetières en Indonésie ont montré une durée moyenne de service en contact avec le sol de 3,3 ans. Le bois est résistant à la plupart des champignons responsables de pourriture mais pas à tous, et il est sujet aux attaques de termites.
Des extraits au méthanol d’écorce de Swietenia mahagoni ont montré une action inhibitrice sur la protéase du VIH-1. Des extraits à l’éther de graines ont inhibé l’agrégation de plaquettes sanguines, en raison probablement de la présence de tétranortriterpénoïdes.
Description
- Arbre de taille moyenne atteignant 30 m de hauteur ; fût souvent court et très branchu, jusqu’à 100 cm de diamètre, souvent avec des contreforts courts et peu saillants ; écorce externe des arbres âgés écailleuse, de couleur brun rougeâtre ; cime arrondie.
- Feuilles alternes, paripennées avec 2–4(–5) paires de folioles ; stipules absentes ; folioles opposées, ovales-lancéolées à ovales-elliptiques, de (4–)5–6(–8) cm × (1,5–)2,5–3,5 cm, entières, glabres, pennatinervées.
- Inflorescence : panicule axillaire de (5–)8–15(–18) cm de long, composée de petites cymes.
- Fleurs unisexuées, mais avec des vestiges bien développés du sexe opposé, régulières, 5-mères, petites ; pédicelle mince, de 1,5–3 mm de long ; calice avec des lobes largement arrondis de 1–1,5 mm de long, glabre ; pétales libres, légèrement contournés dans le bourgeon, ovales-oblongs, de 3–4,5 mm de long, glabres ; étamines unies en un tube, avec 10 anthères sessiles à l’embouchure du tube ; disque annulaire ; ovaire supère, généralement 5-loculaire, style court, avec un stigmate en forme de disque.
- Fruit : capsule ligneuse, ovoïde à presque globuleuse, de (4,5–)6–10 cm de long, brun foncé ou noirâtre, s’ouvrant par 5 valves, renfermant de nombreuses graines.
- Graines ailées, aplaties, de (2–)4–5(–6) cm de long, de couleur brun foncé, pendantes et se recouvrant dans le fruit.
- Plantule à germination hypogée ; cotylédons minces ; premières feuilles simples, les suivantes étant 3-foliolées ou imparipennées, avant de devenir paripennées.
Autres données botaniques
Le genre Swietenia comprend 3 espèces, et est étroitement apparenté au genre Khaya, qui en diffère par ses fruits plus globuleux et ses graines portant une aile étroite sur tout leur bord. Les 3 espèces de Swietenia sont difficiles à distinguer entre elles. Swietenia mahagoni diffère de Swietenia macrophylla King par ses folioles, ses fruits et ses graines plus petits, et de Swietenia humilis Zucc. par ses folioles pétiolulées et brièvement acuminées (sessiles et longuement acuminées chez Swietenia humilis), ainsi que par ses graines brun foncé (brun pâle chez Swietenia humilis). Les aires naturelles de ces trois espèces se chevauchent très peu, mais là où deux espèces cohabitent on peut en trouver des hybrides.
Les semences saines commencent à germer une quinzaine de jours après le semis. Les jeunes arbres ont un tronc droit et grêle, et des ramifications apparaissent à 2–3 m au-dessus du sol, en position oblique par rapport à la tige principale. La croissance initiale est rapide, variant en fonction des conditions de station. Les semis et les gaulis ne tolèrent pas une ombre épaisse, et montrent la croissance la plus rapide avec un éclairement par le haut et un ombrage latéral. La croissance moyenne en diamètre dans des parcelles permanentes à Cuba a été de 0,55 cm/an.
L’arbre est sempervirent dans son habitat naturel, mais dans des climats saisonniers il peut perdre ses feuilles durant la saison sèche. Les arbres qui fleurissent ont environ 10 fois de fleurs mâles que de fleurs femelles, qui sont très semblables. Les arbres sont parfois fonctionnellement dioïques. Dans les inflorescences mixtes, les fleurs mâles s’ouvrent en premier, mais des autofécondations peuvent se produire. Les fleurs sont pollinisées par les abeilles, les papillons et les thrips. La production de fruits peut survenir une fois par an, mais les années de semences abondantes se produisent irrégulièrement. On peut trouver des fruits mûrs 8–10 mois après la floraison. Les graines sont pourvues d’une fine aile formant une queue qui les fait tournoyer sur elles-mêmes lorsqu’elles tombent, et elles sont ainsi dispersées par le vent parfois jusqu’à 500 m de l’arbre mère.
Anatomie
Description anatomique du bois :
– Caractères macroscopiques :
Bois de cœur rougeâtre ou rosé, sa couleur fonçant avec l’âge en rouge foncé ou brun, bien distinct de l’aubier généralement jaunâtre et jusqu’à 40 mm d’épaisseur. Contrefil, parfois fil droit. Grain fin à moyennement grossier. Surfaces du bois luisantes, avec un reflet doré, présentant souvent une figure rayée décorative sur les surfaces sciées sur quartier, telle que moirée, ondée en dos de violon, en gouttes de pluie, ondulée ou madrée.
Ecologie
Dans les conditions naturelles, l’acajou Saint-Domingue prospère dans la forêt tant sèche qu’humide, souvent sur des calcaires, jusqu’à 800 m d’altitude. La pluviométrie annuelle optimale est de 1000–1500(–2500) mm, avec une période sèche de 0–4 mois. Swietenia mahagoni pousse dans des régions où la température annuelle moyenne est de 15–32°C, avec 11–12°C dans le mois le plus froid. Il est très peu exigeant quant à la nature des sols, mais il pousse bien sur des sols bien drainés, riches mais sableux.
Gestion
Les fruits doivent être récoltés à maturité pour obtenir une bonne germination des semences. Ils s’ouvrent après 2 jours d’emmagasinage, et les graines ont un taux de germination de 60–95%. Les semences peuvent être conservées jusqu’à 2 mois à la température ambiante, ou jusqu’à un an si on les maintient à basse température (2–5°C) dans des récipients scellés à environ 45% d’humidité relative.
Les graines sont semées en pépinière dans des sillons de 2–4 cm de profondeur, ou bien on les enfonce sur des planches aplanies, en laissant l’aile en partie apparente. La germination commence au bout d’une dizaine de jours, et se poursuit pendant une vingtaine de jours. Les planches de semis doivent être bien fumées et ombragées, mais après 3–4 semaines les semis poussent mieux si l’ombrage n’est que latéral. Le taux de survie des semis peut atteindre 70%, même si le semis est fait durant la saison sèche, à condition qu’ils soient arrosés et partiellement ombragés dès que l’humidité du sol descend au-dessous de 30%. Pour la plantation sur le terrain, on utilise des plants à racines nues, des plants en motte, des stumps (longueur de tige 20 cm, longueur de racine 20–40 cm, diamètre au collet 0,5–2,5 cm), ou des plants effeuillés. Les boutures sont relativement aisées à mettre en place à partir de plants âgés de 3 ans, mais plus difficiles ensuite. L’espacement sur le terrain est habituellement de 2–3 m × 2–3 m. En Egypte, on a employé un espacement de 2 m × 2 m ; des espacements plus grands (3 m × 3 m) n’ont eu aucun effet sur la croissance en diamètre des fûts. On a trouvé une régénération naturelle abondante dans de nombreuses plantations d’acajou parvenues à maturité, et on pourrait l’utiliser pour former la génération suivante, et réduire ainsi les frais de pépinière et de plantation. Cependant, l’habitude est de planter des plants élevés en pépinière.
Les plantations d’acajou en monoculture sont sensibles aux attaques de ravageurs, c’est pourquoi on préfère souvent des plantations mélangées avec d’autres essences à croissance rapide. Un élagage précoce est nécessaire pour avoir une forme de fût convenable. Les éclaircies débutent généralement 6 ans après la plantation, et elles réduisent progressivement le nombre d’arbres à 220–400 par ha dans les plantations âgées de 20 ans, et à 120–150 par ha dans les plantations âgées de 35 ans. La durée de la révolution est généralement de 40–60 ans.
Plusieurs maladies cryptogamiques attaquant les semis ont été signalées en Asie tropicale et dans les îles du Pacifique, mais elles causent rarement des dégâts sérieux. Les chenilles foreuses du genre Hypsipyla constituent le principal facteur limitant pour les plantations d’acajou, et c’est aussi le cas en Afrique tropicale, où Hypsipyla robusta est également un fléau dans les plantations d’Entandrophragma et de Khaya. A l’île Maurice, les jeunes plants de Swietenia mahagoni sont également attaqués par cet insecte. Dans les conditions de pépinière, les attaques d’Hypsipyla peuvent être efficacement combattues par l’emploi d’insecticides. Les scolytes peuvent attaquer le bois, y laissant des piqûres visibles sur les sciages. Les termites peuvent aussi causer des dégâts dans les plantations.
Les plantations d’acajou sont coupées à blanc lorsqu’elles atteignent l’âge d’exploitation (40–60 ans), et ensuite replantées avec des plants élevés en pépinière. Les accroissements annuels moyens en volume de Swietenia mahagoni sont en général légèrement inférieurs à ceux de Swietenia macrophylla. Les grumes d’acajou flottent dans l’eau, et peuvent être transportées par flottage fluvial. L’aubier est sujet aux taches fongiques, et il faut utiliser lors du séchage un bain contre les taches de sève.
Ressources génétiques
Les populations naturelles d’acajou Saint-Domingue ont été appauvries par des siècles d’exploitation commerciale. Il est considéré comme représentant un exemple type d’érosion génétique résultant de l’exploitation dans le passé des génotypes les plus recherchés (fût long et droit), les populations résiduelles étant presque entièrement composées d’arbres très branchus. Il est inscrit depuis 1992 à l’Annexe II de la CITES, qui le soumet à une stricte réglementation concernant son exportation et son commerce. Il n’y a pas de restriction pour le commerce et l’exportation de bois produits dans des plantations.
Perspectives
Un problème important dans les plantations d’acajou est leur sensibilité aux attaques d’Hypsipyla, Swietenia mahagoni étant souvent encore plus sensible que Swietenia macrophylla. Cette dernière espèce, ou des hybrides entre les deux espèces, semblent plus intéressants pour le reboisement, également en raison de leur croissance plus rapide, en sus des acajous africains (Entandrophragma et Khaya).
Références principales
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Autres références
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- Gilman, E.F. & Watson, D.G., 1994. Swietenia mahagoni, mahogany. Fact Sheet ST-608. Environmental Horticulture Department, University of Florida, United States. 3 pp.
- Helgason, T., Russell, S.J., Monro, A.K. & Vogel, J.C., 1996. What is mahogany? The importance of a taxonomic framework for conservation. Botanical Journal of the Linnean Society 122: 47–59.
- Lamb, F.B., 1966. Mahogany of tropical America, its ecology and management. The University of Michigan Press, Michigan. 220 pp.
- Matsuse, I.T., Nakabayashi, T., Lim, Y.A., Hussein, G.M.E., Miyashiro, H., Kakiuchi, N., Hatton, M., Stardjo, S. & Shimotohno, K., 1997. A human immunodeficiency virus protease inhibitory substance from Swietenia mahagoni. Phytotherapy Research 11(6): 433–436.
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Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Lemmens, R.H.M.J., 2005. Swietenia mahagoni (L.) Jacq. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 18 décembre 2024.
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