[104]
*Nom accepté : ''[[Cichorium intybus]]''
<center>'''CHICORÉE SAUVAGE'''</center>
CULTURE. - La Chicorée sauvage ordinaire est d'une culture extrêmement facile. On la sème au printemps en place, en rayons et le plus souvent en bordures ; le semis se fait d'ordinaire très dru : les feuilles de Chicorées sont, par suite, très serrées les unes contre les autres. On les récolte au fur et à mesure des besoins, en les coupant un peu au-dessus de terre avec une faucille ou un couteau ; elles peuvent ainsi être coupées plusieurs fois dans l'année. Il est bon de faire chaque année de nouveaux semis et de détruire les anciens, dont le produit diminue et qui tendent à monter à graine.
[[File:Chicorée Barbe-de-capucin Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px250px|left]]
[105]
[106]
[[File:Chicorée sauvage à feuille rouge Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px250px|left]]
<center>'''CHICORÉE SAUVAGE À FEUILLE ROUGE'''.</center>
Plante différant beaucoup, comme aspect, de la Ch. sauvage ordinaire, dont elle est pourtant sortie par voie de semis successifs ; feuilles larges, très amples, ondulées et parfois cloquées, toujours plus ou moins velues et rappelant souvent par leur forme et leur disposition celles de la Scarole en cornet.
[[File:Chicorée sauvage améliorée Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px250px|right]]
Quand la plante monte à graine, ses tiges sont bien exactement celles de la Chicorée sauvage ; il semble donc très certain que la variété dont nous nous occupons ici est bien une modification du type indigène, et non pas un produit hybride de la Chicorée sauvage et de la Chicorée Endive, comme certaines personnes sont disposées à le croire. Nous serions beaucoup plus portés à admettre cette origine hybride pour la Chicorée sauvage frisée, dont nous allons parler.
[107]
[[File:Chicorée à grosse racine de Brunswick Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px250px|right]]
<center>'''CHICORÉE SAUVAGE À GROSSE RACINE'''.</center>
On en distingue deux variétés bien nettement tranchées :
[[File:Chicorée à grosse racine de Magdebourg Vilmorin-Andrieux 1904.png|300px250px|left]]
Celle de ''Brunswick'', qui a les feuilles très découpées, divisées comme celles d'un Pissenlit et plus ou moins complètement étalées ; et celle de ''Magdebourg'', dont les feuilles vigoureuses sont, au contraire, non déchiquetées, entières et tout à fait dressées. Cette dernière passe pour être la plus productive des deux races. Les racines en sont plus longues et plus grosses, quoiqu'un peu moins régulières de forme. Il n'est pas rare d'en voir dont le poids atteint de 400 à 500 grammes et dont l'apparence se rapproche beaucoup de celle des Betteraves blanches à sucre de petite race, telles que les betteraves allemandes, quand elles ont été cultivées à faible espacement.
Cette plante peut être considérée comme une sous-variété de la Ch. à grosse racine de Magdebourg. Son principal mérite consiste dans la largeur de ses feuilles et dans le grand développement de leurs côtes. Elle produit, au moyen d'une culture que nous allons indiquer, le légume appelé ''Witloof'' en flamand, et plus connu maintenant à Paris sous le nom impropre d'''Endive'', que nous avons mentionné plus haut. Il se compose de la réunion, en une sorte de pomme analogue à un cœur de Laitue Romaine, des feuilles de la plante forcée, artificiellement blanchies.
[[File:Chicorée de Bruxelles Vilmorin-Andrieux 1904.png|200px150px|right]]
CULTURE. — On ne peut obtenir le ''Witloof'' ou ''Endive'' qu'au moyen de la Chicorée à grosse racine de Bruxelles. Les feuilles de cette variété, blanchies par le forçage souterrain auquel on soumet la plante, forment une sorte de pomme très compacte et très serrée, d'un blanc d'ivoire, qui se transporte facilement et qui, bien soignée, garde sa fraîcheur pendant plusieurs jours. C'est ce qui explique que Paris ait été, pendant un assez long temps, presque exclusivement approvisionné par le produit des cultures belges. Nos maraîchers ont prouvé depuis, que les soins réclamés par la production du Witloof n'ont rien de mystérieux ni de difficile, et qu'ils étaient capables de faire tout aussi bien que leurs confrères belges ; les amateurs eux-mêmes peuvent, sans peine et à peu de frais, obtenir du Witloof en suivant les indications que nous allons nous efforcer de donner aussi clairement et aussi brièvement que possible :