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Erythrina abyssinica (PROTA)

135 octets ajoutés, 13 février 2015 à 21:36
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| Fourrage= 2
| Fruit= 1
| Bois d'oeuvreœuvre= 3
| Glucides / amidon= 2
| Auxiliaire= 2
''Erythrina abyssinica'' est bien connu comme plante médicinale. C’est l’écorce qui s’utilise le plus couramment en médecine traditionnelle, pour traiter les morsures de serpent, le paludisme, les maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis et la gonorrhée, l’amibiase, la toux, les hépatites, les maux d’estomac, les coliques et la rougeole. L’écorce grillée et réduite en poudre s’applique sur les brûlures, les ulcères et les œdèmes. Le liquide extrait de l’écorce broyée des tiges vertes s’utilise pour soigner les conjonctivites provoquées par ''Chlamydia trachomatis'' (trachome) ; quant au jus d’écorce, il se boit aussi comme vermifuge. L’écorce s’emploie aussi contre les vomissements. Les fleurs écrasées servent à traiter la dysenterie. La macération de fleurs se boit comme abortif et s’applique en externe contre l’otalgie. Les racines se prennent pour traiter les ulcères peptiques, l’épilepsie, le paludisme, la blennorragie et la schistosomose. Les feuilles se prennent pour traiter les ulcères peptiques ainsi que dans le traitement de la diarrhée. La décoction de feuilles sert d’émétique. Les feuilles s’appliquent en externe sur les plaies et les articulations douloureuses ; elles s’emploient également pour traiter les maladies de peau des bovins. Des extraits de fruit se prennent dans le traitement de l’asthme et de la méningite.
 
== Production et commerce international ==
 
 
== Propriétés ==
Le genre ''Erythrina'' comprend environ 120 espèces : une trentaine en Afrique continentale, 6 à Madagascar, 70 en Amérique tropicale et 12 en Asie tropicale et en Australie.
=== ''Erythrina latissima'' ===''[[Erythrina latissima]]'' E.Mey, espèce du Botswana, du Zimbabwe, du Mozambique, de l’est de l’Afrique du Sud et du Swaziland présente une étroite ressemblance avec ''Erythrina abyssinica'', mais elle a des folioles, des fleurs et des graines plus grandes. Son bois a sans aucun doute des usages similaires. En médecine traditionnelle, la poudre d’écorce d’''Erythrina latissima'' s’applique sur les plaies. Son efficacité est étayée par des études pharmacologiques qui ont mis en évidence la présence de flavonoïdes antimicrobiens.
=== ''Erythrina burttii'' ===''[[Erythrina burttii]]'' Baker f. est un petit arbre atteignant 15 m de haut qui reste confiné au Kenya et à la Tanzanie. Son bois sert à confectionner des tabourets et des cloches à chameau, et comme bois de feu. Les feuilles s’utilisent pour faire une infusion. Les graines sont utilisées en médecine traditionnelle pour traiter le mal de gorge, et en médecine vétérinaire pour traiter la toux chez les chameaux. Des extraits d’écorce de tige ont montré des propriétés antifongiques et antibactériennes in vitro, dont les principes actifs sont des flavonoïdes.
=== ''Erythrina melanacantha'' ===''[[Erythrina melanacantha]]'' Harms est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, présent en Ethiopie, en Somalie, au Kenya, en Tanzanie et à Socotra (Yémen). Son bois sert à faire des appuie-tête, des tabourets, des pichets, des tasses et des pots. En Ethiopie, les racines ont été consommées comme aliment de famine, et elles constituent une source d’eau potable. ''Erythrina melanacantha'' est brouté par le bétail et parfois planté comme arbre ornemental. Ses fruits sont consommés en Ethiopie.
=== ''Erythrina sacleuxii'' ===''[[Erythrina sacleuxii]]'' Hua est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut, connu du Kenya et de la Tanzanie. Le bois sert à fabriquer des appuie-tête et des mortiers. Il sert aussi de bois de feu et pour faire du charbon de bois. L’arbre est planté comme arbre d’agrément et comme arbre d’alignement. La décoction de racine est utilisée pour traiter la gonorrhée et la lèpre. Des flavonoïdes antiplasmodiques ont été isolés de l’écorce.
== Anatomie ==
Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :
*Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes. *Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux <font size="1">≥</font> 200 μm ; (45 : vaisseaux de deux classes de diamètre distinctes, bois sans zones poreuses) ; 46 : <font size="1">≤</font> 5 vaisseaux par millimètre carré. *Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses. *Parenchyme axial : 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; (90 : cellules de parenchyme fusiformes) ; 91 : deux cellules par file verticale. *Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; (99 : rayons larges couramment > 10-sériés) ; 109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange ; 110 : présence de cellules bordantes ; 114 : <font size="1">≤</font> 4 rayons par mm. *Structure étagées étagée : 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés. *Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)
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[[Category:PROTA prov]][[Catégorie:Bois d'œuvre (PROTA)]]
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