Erythrina abyssinica (PROTA)

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Changement climatique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, port de l’arbre ; 2, partie de rameau feuillé ; 3, inflorescence ; 4, fruit et graines. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
port de l'arbre
port de l'arbre
arbres en fleurs
branche feuillée
cime
branches en fleurs
branches en fleurs
inflorescences
infrutescences
infrutescences montrant des graines
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois

Erythrina abyssinica Lam. ex DC.


Protologue: Prodr. 2: 413 (1825).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 42

Synonymes

  • Erythrina tomentosa R.Br. ex A.Rich. (1847).

Noms vernaculaires

  • Arbre de corail d’Abyssinie (Fr).
  • Red-hot-poker tree, lucky bean tree, flame tree, Abyssinian coral tree (En).
  • Mjafari, mlungu, mbamba ngoma, mwamba ngoma (Sw).

Origine et répartition géographique

Erythrina abyssinica est répandu du Soudan et de l’Ethiopie jusqu’en Angola, au Zimbabwe et au Mozambique. Il a été introduit comme plante ornementale sur l’île Maurice et dans différents endroits d’Asie tropicale et d’Amérique centrale.

Usages

Erythrina abyssinica est un arbre réellement polyvalent. Son bois s’utilise couramment pour faire des sculptures, pour confectionner des tabourets, des tambours, des mortiers, des ruches, des manches d’outil, des patins de frein et des flotteurs pour les filets de pêche ; il sert parfois aussi dans la construction de maisons ; le bois des racines sert à fabriquer des cannes de marche. Le bois sert de combustible ; il se consume facilement et sans flamme et continue à brûler sous forme de braises pendant longtemps.

C’est un arbre recommandé dans les programmes de conservation des sols, de lutte contre l’érosion, et il peut être utilisé comme engrais vert. C’est le principal arbre d’ombrage planté dans les plantations de café en Ethiopie. On en fait grand usage comme haie vive autour des habitations, et il se plante aussi comme arbre d’ornement. Les fleurs procurent du nectar et du pollen aux abeilles à la fin de la saison sèche, ce qui fortifie leurs colonies pendant cette période difficile. L’écorce est parfois utilisée comme colorant brun pour les textiles et la sève donne une couleur rouge. Le liège de l’écorce sert à faire des flotteurs pour les filets de pêche. Les feuilles sont consommées par les moutons et les chèvres. Les graines sont appréciées dans certains endroits pour fabriquer des bibelots et des colliers.

Erythrina abyssinica est bien connu comme plante médicinale. C’est l’écorce qui s’utilise le plus couramment en médecine traditionnelle, pour traiter les morsures de serpent, le paludisme, les maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis et la gonorrhée, l’amibiase, la toux, les hépatites, les maux d’estomac, les coliques et la rougeole. L’écorce grillée et réduite en poudre s’applique sur les brûlures, les ulcères et les œdèmes. Le liquide extrait de l’écorce broyée des tiges vertes s’utilise pour soigner les conjonctivites provoquées par Chlamydia trachomatis (trachome) ; quant au jus d’écorce, il se boit aussi comme vermifuge. L’écorce s’emploie aussi contre les vomissements. Les fleurs écrasées servent à traiter la dysenterie. La macération de fleurs se boit comme abortif et s’applique en externe contre l’otalgie. Les racines se prennent pour traiter les ulcères peptiques, l’épilepsie, le paludisme, la blennorragie et la schistosomose. Les feuilles se prennent pour traiter les ulcères peptiques ainsi que dans le traitement de la diarrhée. La décoction de feuilles sert d’émétique. Les feuilles s’appliquent en externe sur les plaies et les articulations douloureuses ; elles s’emploient également pour traiter les maladies de peau des bovins. Des extraits de fruit se prennent dans le traitement de l’asthme et de la méningite.

Propriétés

Le bois est léger et tendre, de teinte blanc grisâtre parfois avec des nuances de rouge. Le fil est généralement droit, le grain grossier. Le bois est facile à travailler, mais les surfaces rabotées peuvent être pelucheuses. Il ne se fend pas au clouage mais sa capacité à retenir des clous est médiocre. Il n’est pas durable et il est sujet aux attaques fongiques et à celles des insectes térébrants ; toutefois, il est modérément résistant aux termites.

Un essai conduit en Ethiopie a permis de conclure que les rameaux feuillés pouvaient efficacement servir de source de complément de protéines bon marché dans les aliments du bétail pendant la saison sèche pour les éleveurs pauvres de moutons et de chèvres nourris à l’étable. Il convient moins comme fourrage multi-usage, car l’appétence des feuilles est assez médiocre pour les moutons.

Plusieurs composés ont été isolés de l’écorce de racine, qui ont fait ressortir un vaste spectre de propriétés antimicrobiennes. L’extrait brut de l’écorce de racine s’est avéré avoir une activité antiplasmodique contre Plasmodium falciparum ; les composés actifs sont des flavonoïdes et des isoflavonoïdes. Les extraits d’écorce de tige ont eu aussi une activité antiplasmodique, notamment une activité contre des souches résistantes à la chloroquine de Plasmodium falciparum, et ce sont des flavonoïdes qui ont été isolés comme matières actives. Les graines contiennent un poison de type curare.

Description

  • Petit arbre caducifolié atteignant 12(–15) m de haut ; fût habituellement court, trapu, atteignant 60 cm de diamètre, habituellement couvert de boutons ligneux ; écorce épaisse, liégeuse, profondément fissurée, brun jaunâtre, secrétant une sève gommeuse brune ; cime arrondie à branches épaisses, étalées, un peu torses ; rameaux garnis de puissants aiguillons courbes, densément poilus au départ, glabrescents.
  • Feuilles alternes, 3-foliolées ; stipules lancéolées, caduques ; pétiole de 6–20 cm de long, souvent épineux, rachis de 3–8 cm de long, pétiolules de 0,5–1 cm de long ; folioles largement ovales à rhombiques ou presque circulaires, de 2,5–20 cm × 2,5–21 cm, cordées à arrondies ou tronquées à la base, obtuses à émarginées à l’apex, densément poilues, en particulier sur le dessous, à 3 nervures partant de la base, nervures parfois garnies d’aiguillons.
  • Inflorescence : fausse grappe axillaire ou terminale, pyramidale, dense, érigée, atteignant 20 cm de long ; pédoncule de 2–20 cm de long ; bractées atteignant 9 mm de long, rapidement caduques.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées ; pédicelle de 2–6 mm de long ; calice cylindrique à fuselé, fendu sur un côté, tube de 0,5–2 cm de long, densément poilu, lobes elliptiques à linéaires, de 0,5–6 cm de long ; corolle rouge orangé à rouge écarlate, étendard elliptique à obovale, de 3–5 cm × 1–1,5 cm, ailes de 7–11 mm × 4–6 mm, pétales de la carène libres, de 5–6 mm × 3–4 mm ; étamines 10, soudées mais 1 presque libre ; ovaire supère, étroitement cylindrique-oblong, stipité, 1-loculaire, style long, incurvé.
  • Fruit : gousse linéaire-oblongue de 4–16 cm × 1–2,5 cm, nettement comprimée entre les graines, brune à noire, généralement poilue, s’ouvrant par 2 valves, contenant 1–10 graines.
  • Graines ellipsoïdes, de 6–12 mm de long, rouge vif, noires dans la zone entourant le hile.

Autres données botaniques

Le genre Erythrina comprend environ 120 espèces : une trentaine en Afrique continentale, 6 à Madagascar, 70 en Amérique tropicale et 12 en Asie tropicale et en Australie.

Erythrina latissima

Erythrina latissima E.Mey, espèce du Botswana, du Zimbabwe, du Mozambique, de l’est de l’Afrique du Sud et du Swaziland présente une étroite ressemblance avec Erythrina abyssinica, mais elle a des folioles, des fleurs et des graines plus grandes. Son bois a sans aucun doute des usages similaires. En médecine traditionnelle, la poudre d’écorce d’Erythrina latissima s’applique sur les plaies. Son efficacité est étayée par des études pharmacologiques qui ont mis en évidence la présence de flavonoïdes antimicrobiens.

Erythrina burttii

Erythrina burttii Baker f. est un petit arbre atteignant 15 m de haut qui reste confiné au Kenya et à la Tanzanie. Son bois sert à confectionner des tabourets et des cloches à chameau, et comme bois de feu. Les feuilles s’utilisent pour faire une infusion. Les graines sont utilisées en médecine traditionnelle pour traiter le mal de gorge, et en médecine vétérinaire pour traiter la toux chez les chameaux. Des extraits d’écorce de tige ont montré des propriétés antifongiques et antibactériennes in vitro, dont les principes actifs sont des flavonoïdes.

Erythrina melanacantha

Erythrina melanacantha Harms est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, présent en Ethiopie, en Somalie, au Kenya, en Tanzanie et à Socotra (Yémen). Son bois sert à faire des appuie-tête, des tabourets, des pichets, des tasses et des pots. En Ethiopie, les racines ont été consommées comme aliment de famine, et elles constituent une source d’eau potable. Erythrina melanacantha est brouté par le bétail et parfois planté comme arbre ornemental. Ses fruits sont consommés en Ethiopie.

Erythrina sacleuxii

Erythrina sacleuxii Hua est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut, connu du Kenya et de la Tanzanie. Le bois sert à fabriquer des appuie-tête et des mortiers. Il sert aussi de bois de feu et pour faire du charbon de bois. L’arbre est planté comme arbre d’agrément et comme arbre d’alignement. La décoction de racine est utilisée pour traiter la gonorrhée et la lèpre. Des flavonoïdes antiplasmodiques ont été isolés de l’écorce.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; (45 : vaisseaux de deux classes de diamètre distinctes, bois sans zones poreuses) ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; (90 : cellules de parenchyme fusiformes) ; 91 : deux cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; (99 : rayons larges couramment > 10-sériés) ; 109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange ; 110 : présence de cellules bordantes ; 114 : 4 rayons par mm.
  • Structure étagée : 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

Les semis développent un profond système racinaire avant le démarrage de la croissance de la tige. La croissance des arbres est moyennement rapide, mais la vitesse de croissance est très variable en fonction des conditions du sol. Les arbres sont caducifoliés et fleurissent lorsqu’ils sont dépourvus de feuilles. Ils sont alors voyants et décoratifs. La floraison est irrégulière mais s’étale sur une longue période : de septembre à avril en Ethiopie, de janvier à mars au Kenya et de juillet à novembre en Afrique australe. Les fleurs sont pollinisées principalement par les oiseaux, souvent des souimangas. Les graines sont mûres 2 mois environ après la floraison. Erythrina abyssinica est un arbre fixateur d’azote.

Ecologie

Erythrina abyssinica est présent dans les forêts claires et les savanes arborées, ainsi que dans la végétation secondaire de brousse, dans les régions où la pluviométrie annuelle est de (500–)800–1500(–2000) mm. Sa fourchette de températures optimale se situe entre 15–25°C. Au Soudan, on le trouve jusqu’à 2000 m d’altitude, en Tanzanie jusqu’à 2300 m. On peut le trouver sur les sols limoneux à argileux, et il préfère les sols profonds et bien drainés des plateaux et des versants, avec un pH de 3,5–5,5. Les arbres sont résistants au feu et même les semis repartent après des incendies, grâce à leur système racinaire profond. Erythrina abyssinica ne tolère pas le gel.

Multiplication et plantation

Erythrina abyssinica peut être multiplié par graines. Le poids de 1000 graines est d’environ 150 g. Il faut récolter les graines dans les gousses mûres qui sont encore sur l’arbre ; on en trouve partout. On les met à sécher au soleil pendant un jour avant de les stocker. Les graines peuvent se conserver longtemps si on les garde à l’abri de la chaleur et de l’humidité, ainsi que des insectes, par ex. en y ajoutant des cendres. Le taux de germination des graines est généralement faible : 10–30%. Un traitement préalable à l’eau chaude ou à l’acide sulfurique concentré peut augmenter le taux de germination jusqu’à 90%. La scarification des graines est également bénéfique pour la germination ; cette opération peut se faire par abrasion au papier de verre ou au couteau en pratiquant des entailles, puis il faut plonger les graines dans de l’eau pendant quelques heures jusqu’à ce qu’elles se mettent à gonfler. Pour obtenir une croissance optimale, on inocule les graines avec des bactéries appropriées de Rhizobium juste avant le semis. Les graines peuvent être semées dans des lits de semis de sable stérile ou dans des sacs en plastique contenant un mélange de terre, de sable et de compost (2:1:1). Il faut les semer avec le hile vers le bas et les recouvrir d’une fine couche de terreau. Les semis peuvent être repiqués lorsqu’ils atteignent 20–30 cm de haut. Un semis direct au champ est également possible.

La multiplication par bouturage réussit souvent lorsque les boutures sont plantées pendant la saison des pluies. On effeuille les boutures et on les met directement en terre. Le marcottage aérien est également pratiqué.

Gestion

Les arbres peuvent être conduits par étêtage et par coupe en taillis. Il faut se garder de tailler les semis avant qu’ils aient atteint l’âge d’un an. Une pratique consiste parfois à planter de gros poteaux vivants de 2,5 m de long et de 8–10 cm de diamètre comme arbres d’ombrage ; ces poteaux peuvent produire une canopée de 3–4 m de diamètre en 6 mois. On utilise couramment des souchets pour faire des haies vives.

Ressources génétiques

Erythrina abyssinica est répandu dans des milieux différents et n’est actuellement pas menacé. Il fait partie de plusieurs collections de ressources génétiques, comme par ex. la collection de ressources génétiques de l’ILRI (12 échantillons collectés dans la nature en Ethiopie) et celle du programme Légumineuses du désert de l’USDA/ARS NGRL (graines collectées dans la nature au Zimbabwe).

Perspectives

Bien qu’il n’ait pas une grande importance comme bois d’œuvre, Erythrina abyssinica est un arbre polyvalent exceptionnel qui non seulement procure du bois, mais sert aussi à donner de l’ombre et à améliorer le sol. Il est également très utile pour les haies vives et comme arbre ornemental. De plus, il a d’intéressantes applications en médecine traditionnelle, qui méritent de retenir davantage l’attention des chercheurs.

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Sources de l'illustration

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  • Coates Palgrave, O.H., 1957. Trees of Central Africa. National Publications Trust, Rhodesia and Nyasaland, Salisbury, Southern Rhodesia. 466 pp.
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Auteur(s)

  • R. Aerts, Division Forest, Nature and Landscape, Katholieke Universiteit Leuven, Celestijnenlaan 200E, Box 2411, BE-3001, Leuven, Belgium

Citation correcte de cet article

Aerts, R., 2008. Erythrina abyssinica Lam. ex DC. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 7 février 2019.


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