Selon GAST (1968), en Ahaggar, les graines (tam. = agenesmes), qni ressemblent à celles de l'oignon sont croquées crues ou grillées. GAST note également que les chameaux qui en mangent resteraient ensuite quelques heures dans l'incapacité de boire et de manger.
M. - Lee Les feuilles du « pavot cornu » (ar. = mamitha) sont employées comme ''résolutif'' en cataplasmes et en frictions sur les ulcères (DUCROS, 1930).
== ''Roemeria hybrida'' ==
A. - Les graines sont éventuellement utilisées dans l'alimentation.
M.T. - BOUQUET (1921) note que le pavot « khechkhach » s'emploie trop souvent en infusion pour calmer et flaire faire dormir les enfants qui pleurent. Il souligne cependant aussi d'autres usages :* pilé et délayé dam dans de l'eau de fleurs d'oranger ou de jasmin en compresses sur les tempes et le front, contre l'insomnie et et les migraines,
* en fumigations vaginales (usage rapporté aussi par GATTEFOSSÉ au Maroc) pour les soins de toutes les ''affections'' des organes ''génitaux féminins''.
* en macérations aqueuses miellées (de capsule de pavot à fleurs blanches) ''contre'' la ''toux'' avec hémoptisies. Pour les enfants, on mélange cette macération avec son volume de macération de coquelicot (cf. [[Papavéracées (Le Floc'h, 1983)#Papaver rhoeas|''Papaver rhoeas'' L. n° 150]]).
Le même auteur rapporte aussi que l'opium (« hafioun »), qui est un suc épais recueilli par incisions des capsules fraiches, est man-
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gé mais peu fumé au Maghreb et de plus il est utilisé en thérapeutique comme calmant général après correction avec son poids de poivre ou de girofles. Comme succédanés, BOUQUET révèle aussi que, l'on recommande de prendre 3 fois le poids de jusquiame ou 2 fois son poids de racine de mandragore.
Quelques usages du pavot en Egypte sont rapportés par DUCROS (1930) qui spécifie que la « tête » est utilisée pour ses propriétés ''calmantes'', et ''narcotiques''. Cet emploi s'effectue :