Aliment ou friandise, le fruit du « jujubier » est apprécié ; de nombreux auteurs font confusion, au niveau du nom vernaculaire arabe, entre la plante (çder nebga) et le fruit (nebeg).
A. - Les fruits qui seraient encore consommés par quelques tribus berbères seraient ce qui nourrissait les « lotophages » de l'Antiquité (GATTEFOSSÉ, 1921) indication s'opposant à celle de KEITH à propos de [[Zygophyllacées (Le Floc'h, 1983)#Nitraria retusa|''Nitraria retusa'' n° 229]]).
Le fruit (ar. : nbaq) est selon GOBERT {1940) plutôt apprécié, conune ''friandise'' que comme aliment mais cependant là où l'espèce (ar. = çder) est abondante les fruits sont récoltés, séchés et réduits en une farine dont on fait une « zemmita » d'un goût agréable et su-
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cré. Cette consommation des drupes est également rapportée par CHOUMOVITZ et SERRES (1951), DOREAU (1961), LEMORDANT ''et al''. (1977) de même que par GALAN (1951) qui note cet emploi pour l'espèce et sa sous-espèce ''saharae'' <ref>''Ziziphus lotus'' ssp. ''saharae'' non signalé dans la Flore de la Tunisie.</ref> (cf. à [[Orobanchacées (Le Floc'h, 1983)#Cistanche phelypaea|''Cistanche phelypaea'' n° 391]]) et par PARIS et DILLEMAN (1960) qui indiquent que les fruits de cette espèce ainsi que les feuilles de ''Ziziphus spina-christi'' et de ''Ziziphus mauritiana'' <ref>''Ziziphus mauritiana'' Lamk. et ''Ziziphus spina-christi'' (L.} Willd. ne sont pas signalés dans la ''Flore de la Tunisie'' (POTTIER-ALAPETITE).</ref> ont joué un rôle dans l'alimentation.
M. - Dans le cadre des usages en médecine populaire, et alors que GOBERT (1940) déclare que les gens lui dénient toute propriété réconfortante, PARIS et DILLEMAN soulignent les propriétés émollientes, certaines, du fruit, qui en faisaient un des quatre fruits pectoraux et la confection encore actuelle de pâtes ''béchiques pectorales''. MAIRE (''in'' GAUTHIER-PILTERS, 1969) avait relevé au Sahara central que les feuilles et les fruits « sder » réduits en poudre et mélangés avec de l'eau ou du lait tiède étaient appliqués comme ''emplâtres sur les furoncles''. Cette indication est retrouvée dans les propos de LARRIBAUD (1952) (cf. à [[Crucifères (Le Floc'h, 1983)#Lepidium sativum|''Lepidium sativum'', n° 165]]).