Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Modifications

Aller à : navigation, rechercher

Nerium oleander

2 199 octets ajoutés, 15 janvier 2020 à 09:06
aucun résumé de modification
|titre=Résumé des usages
|texte=*plante très toxique, mortelle pour l'homme et le bétail
*parfois utilisée pour tuer les ratsparasiticide, raticide
*très plantée comme ornementale, elle supporte toutes les avanies urbaines
*plante de haie
| zakkum (Wikipedia), zekkum, zikim (Bedevian)
|-
 |}
*Voir les noms de la [[Nerium (Rolland, Flore populaire)|''Flore populaire'' d'Eugène Rolland]]
*Voir l'étymologie de [[Dictionnaire étymologique#Nerium|''Nerium'']] et [[Dictionnaire étymologique#oleander|''oleander'']]
*l'espagnol adelfa vient de l'arabe al-difla, emprunté au grec daphnê
 
|}
 
== Classification ==
Des soldats de Napoléon seraient morts en Espagne pour avoir fait des brochettes avec des tiges de laurier-rose. Fournier (''Le Livre des plantes médicinales'', 1948) l'écrit, mais j'ignore quelle est sa source. Le site anglais Snopes considère que c'est une légende urbaine : [http://www.snopes.com/horrors/poison/oleander.asp Oleander Poisoning. Did a troop of Boy Scouts die after roasting hot dogs on oleander branches?] En traversant l'Atlantique, les soldats sont devenus des scouts, et les brochettes des hot-dogs. Apparemment, des chercheurs ont fait l'expérience de faire griller des hot-dogs avec des tiges fraîches ou sèches, écorcées ou non... et ont trouvé que la teneur en toxique n'était pas suffisante pour tuer un humain ! MC
 
{| class="wikitable" style="width:100%;"
|La toxicité du « laurier rose » est bien établie contrairement à ses propriétés diurétiques et cardiotoniques.
 
Contenant des principes actifs semblables à la digitaline, cette espèce est depuis longtemps considérée comme étant un ''cardiotonique'' très puissant (TROTTER, 1915). Cette propriété est également relevée par BOUQUET (1921) qui signale de plus qu'au Maroc :
* les feuilles fraîches sont appliquées sur les tumeurs indurées pour en ''activer la suppuration'',
* les feuilles écrasées et mélangées à du miel sont employées ''contre la gale'',
* les fumigations de rameaux, feuilles, fleurs et fruits sont recommandées ''contre les maladies de la matrice et les hémorroïdes''.
* l'eau distillée de fleurs est réputée pour les ''soins'' du ''visage et de la chevelure''.
 
Les mêmes vertus sont rapportées par GATTEFOSSÉ (1921) qui précise cependant que l'emploi de cette espèce est délicat en raison même de sa toxicité.
 
En médecine traditionnelle on relève encore (DORVAULT et WEITZ, 1945), en Algérie, l'emploi du suc des feuilles en gargarisme ''contre les maux de dents''.
 
Les feuilles contiennent un hétéroside cardiotonique (PARIS et DILLEMAN, 1960).
 
En usage externe, la poudre est un ''parasiticide'' utilisé contre la gale, les teignes et employé comme ''raticide'' du fait de ces propriétés ''irritantes'' et sternutatoires, rapportent PARIS et MOYSE (1971) qui soulignent que l'oléandrine es aussi ''cardiotonique'' et ''diurétique''.
 
Brièvement, LEMORDANT ''et al''. (1977) rappellent les propriétés diurétiques, tonicardiaques et toxiques de cette espèce (ar. : defla).
 
La toxicité indiscutable pour le chameau, signalée par BURGEMEISTER (1975) était déjà établie par CAUVET (1925) qui précisait que cette plante (ar. = defla) est l'un des plus redoutables poisons végétaux dont les feuilles contiennent un principe (l'oléandrine) toxique cardiaque aussi puissant que la strychnine puisque même l'eau des ruisseaux où les feuilles tombent et séjournent est délétère.
 
{{droite|[[Apocynacées (Le Floc'h, 1983)#|Le Floc'h, 1983, ''Ethnobotanique tunisienne'', 194-195]]}}
|}
== Références ==
146 870
modifications

Menu de navigation