Seisebân (Ibn al-Baytar)
|
Nom accepté : Sesbania sesban
[2-310]
Ce mot commence par un sîn affecté d'un fatha ; vient ensuite un yâ souscrit de deux points et quiescent, puis un autre sîn, puis un bâ portant un fatha, puis un alif, puis un nôun. C'est le nom que porte en Egypte une plante à tige moelleuse, s'élevant à la hauteur d'environ deux fois la taille de l'homme, du volume d'un bâton de lance, de couleur verte, d'une croissance vigoureuse, ayant des feuilles pareilles à celles du pois chiche, un peu allongées et disposées par séries sur des pétioles qui sont grêles, tandis que la tige a le volume d'une lance de frêne dans son plus fort calibre. La fleur est jaune, d'un aspect agréable et pareille à celle du genêt. Elle est remplacée par des gousses suspendues à un pédoncule simple, de la longueur d'un empan environ et mince comme un stylet, recourbées et contenant des graines pareilles à celles du fenugrec, les unes noires et les autres jaunâtres. L'ensemble de l'arbre a un aspect agréable. On en plante pour donner de la verdure aux jardins et aux haies, rapprochés et entremêlés les uns dans les autres.
- Anonyme. Il en est de sauvages et de cultivés. On trouve cette plante surtout en Palestine. Elle est d'une constitution sèche. Elle resserre et fortifie l'estomac et constipe le ventre. On la fait entrer dans plusieurs préparations médicinales.
- L'auteur. Quant au seisebân dont parle Razès dans le Continent, d'après Paul d'Egine, il est probable qu'il s'agit du tamarisc, et non pas d'autre chose. C'est à examiner.
Le texte de Forskal cadre bien avec celui d'Ibn el-Beïthâr.