Polygonacées (Bellakhdar)
De PlantUse Français
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419. Calligonum comosum L'Hérit. et Calligonum azel Maire
- āwarāš (!) (Sahara occidental) : pour Calligonum comosum.
- ārta (Sud algérien, Sitouh, 1989 ; Quézel & Santa, 1962-1963) : pour Calligonum comosum.
- āresū (Touaregs, Monteil, 1953 ; Sitouh, 1989) : pour Calligonum comosum.
- dbaġ (litt. : tan) (Sud algérien, Sitouh, 1989).
- āzel (!) (Sahara occidental, Birouk, 1991) : pour Calligonum azel.
- šdīda (Sud algérien, Sitouh, 1989) : pour Calligonum azel en raison de son port d'éphédra.
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420. Polygonum aviculare L. et Polygonum equisetiforme S.M.
- wāḍmū (Gharb) : vernaculaire se rapprochant de ceux d’Armeria mautitanica Wallr. et Armeria alliacea (Cav.) Hoffm. (voir n° 382).
- l-beṭbaṭ, l-beṭbeṭ (Haouz, Sahara).
- gorḍab, qorḍab (Sahara occidental, Birouk, 1991 ; Tunisie, Boukef, 1986, Le Floc'h, 1983, n° 93).
- slilitā (Boulet & al., 1990) : à rapprocher de slilū pour Daucus crinitus Desf. dont un autre nom est justement ’ūd mserser (voir n° 35).
- ’ud mserser (Maroc, Algérie) (litt. : le bois vertébré) : pour les racines, en raison des articulations portées par les tiges ou de la forme genouillée des racines ; même vernaculaire pour d'autres espèces du genre et pour Daucus crinitus Desf.
- bū-’aggad (livresque, Renaud & Colin, 1934, n° 305 ; al-Wazir al-Ghassani, n° 215) (litt. : celui qui a des nœuds) : de nos jours, au Maroc, c'est la chicorée sauvage (Cichorium intybus L.) qui porte ce nom.
- ’aṣā er-rā’i (livresque) (litt. : bâton de berger).
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421. Polygonum maritimum L.
- ziyyāta, zaytā (poly.) : la même appellation s'applique au Limoniastrum guyonianum C. & D., Conium maculatum L. et Helosciadum nodiflorum Koch., selon les régions.
- ’ud mserser (Salé) (litt. : le bois vertébré) : pour les racines, en raison des articulations portées par les tiges ou de la forme genouillée des racines ; même vernaculaire pour d'autres Polygonum (voir n° 420) et pour Daucus crinitus Desf.
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422. Rumex divers
Rumex acetosa L., Rumex crispus L., Rumex pulcher L., Rumex vesicarius L., Rumex bucephalophorus L., Rumex spinosum L., Rumex pictus Forsk., Rumex simpliciflorus Murb., Rumex planivalvis Murb.
- l-ḥummayḍa, l-ḥummayḍ, l-ḥummīḍa (litt. : l'aigrelette) : ce vernaculaire s'applique aussi à Oxalis cernua Thunbg. et à d'autres plantes à saveur acide.
- tasemmūmt, tassamam, tissemumīn, smamun, bassemūm (!) (berbère).
- qoriṣṣa, gurīṣa (poly.) : ces vernaculaires sont à rapprocher de qareṣ (citron en dialecte marocain) ; c'est une allusion à son acidité.
- ḥenzāb (Sahara occidental, Tissint, Bellakhdar, 1978, Bellakhdar & al., 1987 ; Libye, Le Floc'h, 1983, n° 95).
- bū-zgrān, īzgārn, īzkārn (Souss, Haha, Laoust, 1920).
- ẖazzū, ẖizzū (Tissint) (litt. : carotte) : pour Rumex spinosum, à cause de sa racine fusiforme.
- silq barrī (Renaud & Colin, 1934, n° 397 ; Abderezaq dans Leclerc, 1874, n° 313) : par assimilation aux bettes.