Pisum sativum (PROTA)

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Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
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répartition en Afrique (cultivé)
1, pousse avec fleur ; 2, partie d'une pousse avec fruit ; 3, graine. Source: PROSEA
port de la plante
culture en fleurs
plantes en fleurs
détail d'une plante en fleurs
fleur en gros-plan
culture en fleurs et en fruits
plantes en fruits
rameau en fruits
fruit

Pisum sativum L.


Protologue: Sp. pl. 2 : 727 (1753).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 14

Noms vernaculaires

  • Pois, pois sec (Fr).
  • Field pea, pea (En).
  • Ervilha (Po).
  • Njengere, njegere (Sw).


  • Petit pois (Fr).
  • Garden pea, pea, petit-pois (En).
  • Ervilha (Po).
  • Njengere, njegere (Sw).


  • Pois mangetout, pois gourmand (Fr).
  • Sugar pea, pea pod, snap pea, snow pea, mange-tout (En).
  • Ervilha torta (Po).

Origine et répartition géographique

L’origine et les ancêtres de Pisum sativum sont mal connus. La région méditerranéenne, l’Asie centrale et occidentale et l’Ethiopie ont été envisagés comme centres d’origine. Récemment, la FAO a désigné l’Ethiopie et l’Asie occidentale comme centres de diversité, avec des centres secondaires dans le sud de l’Asie et la région méditerranéenne. L’utilisation du pois dans le Croissant fertile est attestée par des données archéologiques datant de 8000 av. J.-C. Le pois semble avoir été d’abord cultivé en Asie, d’où il s’est diffusé en Europe, en Chine et en Inde. Dans l’antiquité, les auteurs grecs et romains ont fait état de sa culture comme légume sec et plante fourragère. Le pois était déjà bien connu dans les régions montagneuses de l’Afrique centrale et orientale avant l’arrivée des Européens et, vers 1860, c’était une culture vivrière importante et bien établie au Rwanda et dans le sud-ouest de l’Ouganda. La consommation des gousses fut décrite pour la première fois aux Pays-Bas et en France au XVIe siècle, et l’emploi des graines immatures comme légume débuta en Europe un siècle plus tard.

Actuellement, on trouve Pisum sativum dans tous les pays tempérés et dans la plupart des hautes terres tropicales. Le pois sec est cultivé sur de vastes territoires dans les hautes terres de l’Afrique centrale (partie est) et orientale (en Ethiopie en particulier) ainsi qu’en Afrique australe. Dans certaines régions du Rwanda et de l’Ouganda, c’est le principal légume sec. Le pois sec n’est pratiquement pas cultivé en Afrique de l’Ouest. En Afrique, le petit pois et le pois mangetout sont surtout considérés comme des produits exotiques. Ils ont une importance au niveau régional, le pois mangetout davantage dans les pays francophones et le petit pois surtout dans les pays anglophones. On peut se procurer des petits pois en conserve importés dans toutes les épiceries.

Usages

On distingue trois principaux types de cultivars de pois : le pois sec, cultivé pour ses graines sèches ; le petit pois, cultivé pour ses graines vertes immatures ; et le pois mangetout, cultivé pour ses gousses immatures. Les pois secs sont d’abord mis à tremper dans l’eau pour les attendrir, puis on les fait cuire à l’eau et on les consomme comme légume sec. Une autre possibilité consiste à les décortiquer et à en séparer les cotylédons (pois cassés) avant de les faire cuire à l’eau. On les mange aussi grillés. On ne fait cuire les jeunes gousses de pois mangetouts que quelques minutes à l’eau pour préserver leur croquant ; on peut ensuite les faire sauter avant de les consommer. Les petits pois sont également cuits à l’eau quelques minutes. Ils sont couramment disponibles en appertisé ou – dans les pays occidentaux – en surgelé. En Ethiopie, la consommation de pois est estimée à 6–7 kg par personne et par an. Parmi les principaux plats, on citera le “shiro wot” (pois cassés, moulus et mijotés en ragoût) et le “kik wot” (pois cassés, cuits à l’eau et mijotés en ragoût). En amuse-gueule, on trouve l’ “eshet” (pois verts frais, consommés crus ou grillés), le “nifro” (pois verts, secs ou frais, cuits à l’eau) et l’ “endushdush” (pois trempés avant d’être grillés). Sur les marchés locaux, on préfère des pois de couleur blanche ou crème pour faire le “kik” et des pois de couleur grise pour faire le “shiro”. Au Malawi et dans certains pays asiatiques, on emploie les jeunes pousses comme légume-feuilles. Dans les pays occidentaux, les graines mûres de pois sont partout utilisés dans l’alimentation animale. Les fanes (ou paille) après battage sont utilisées comme fourrage, foin, ensilage ou engrais vert. Si le pois est une importante source d’aliments pour l’homme comme pour les animaux, c’est aussi une plante intéressante dans une rotation, car il fixe l’azote atmosphérique et joue ainsi un rôle dans le rétablissement de la fertilité du sol.

Les graines de pois auraient des effets bénéfiques sur toutes sortes de maladies de la peau ; des masques faciaux, préparés à partir des graines broyées, sont utilisés pour traiter l’acné et la peau ridée.

Production et commerce international

La FAO a estimé la production mondiale de pois secs entre 1999 et 2003 à environ 10,5 millions de t par an, produites sur 6,2 millions d’ha. Les principaux pays producteurs sont le Canada (2,1 millions de t sur 1,1 million d’ha), la France (1,9 million t sur 400 000 ha), la Chine (1,1 million t sur 900 000 ha) et la Fédération de Russie (1,1 million t sur 700 000 ha). La production annuelle en Afrique tropicale pour cette période était d’environ 310 000 t sur 470 000 ha. Les principaux pays producteurs y sont l’Ethiopie (135 000 t sur 184 000 ha), la R.D. du Congo (65 000 t sur 96 000 ha), le Burundi (32 000 t sur 49 000 ha), la Tanzanie (28 000 t sur 63 000 ha), l’Ouganda (18 000 t sur 29 000 ha) et le Rwanda (14 000 t sur 30 000 ha). La production mondiale de petits pois entre 1999 et 2003 avoisinait 8,7 millions de t par an sur 1,0 million ha, les principaux producteurs étant l’Inde (3,4 millions de t sur 300 000 ha), la Chine (1,5 million t sur 190 000 ha) et les Etats-Unis (1,0 million t sur 96 000 ha). En Afrique tropicale, près de 30 000 t par an de petits pois ont été produites sur 6400 ha, principalement au Kenya (23 000 t sur 5600 ha).

Les statistiques sur le commerce international de pois sont rares en général, car elles sont le plus souvent englobées dans une rubrique “légumes secs”. Les principaux pays exportateurs sont le Canada, l’Australie, la France et la Chine. Le Canada, d’abord concentré sur le marché européen de l’alimentation animale, s’est tourné au cours des dernières années vers le marché de l’alimentation humaine en Inde. L’Australie se concentre sur le marché d’alimentation humaine et sur son marché intérieur en aliment du bétail. Les principaux importateurs de pois destinés à l’alimentation animale ou humaine sont l’Espagne, le Bangladesh, la Belgique, l’Inde, la Chine, les Etats-Unis, la Colombie, les Emirats arabes unis et la Malaisie. En Ethiopie, la quasi-totalité de la production est consommée sur place. La plupart des pois mangetouts produits dans le monde sont vendus sur les marchés locaux. Mais les pays occidentaux importent de grandes quantités de pois mangetouts des pays tropicaux, car la production locale n’est disponible que pendant une courte période de l’année et les coûts de la main-d’œuvre de récolte sont élevés. Le Kenya exporte chaque année 4500 t de pois mangetouts à destination de l’Union européenne. Les petits pois sont surtout exportés appertisés ou surgelés des pays occidentaux comme les Etats-Unis et la France, mais on ne dispose pas de statistiques à ce sujet.

Propriétés

Les graines mûres, entières et sèches de pois contiennent, par 100 g de partie comestible : eau 13,3 g, énergie 1269 kJ (303 kcal), protéines 21,6 g, lipides 2,4 g, glucides 52,0 g (amidon 47,6 g), fibres 15,0 g, Ca 61 mg, Mg 120 mg, P 300 mg, Fe 4,7 mg, Zn 3,7 mg, carotène 245 μg, thiamine 0,6 mg, riboflavine 0,3 mg, niacine 3,0 mg, vitamine B6 0,13 mg, traces d’acide ascorbique (Holland, Unwin & Buss, 1991). La teneur en acides aminés essentiels, par 100 g d’aliment, est : tryptophane 210 mg, lysine 1620 mg, méthionine 210 mg, phénylalanine 1000 mg, thréonine 860 mg, valine 1000 mg, leucine 1480 mg et isoleucine 930 mg (Paul, Southgate & Russell, 1980). La composition des pois ridés est différente de celle des pois lisses ; ils ont moins d’amidon (27–37 g) et plus de lipides (5 g) et de sucres. Les facteurs antinutritionnels dans les pois comprennent des inhibiteurs de trypsine, des hémagglutinines (lectines), des tanins, des oligosaccharides et des phytates. Les cultivars à tégument de couleur foncée contiennent plus de tanins, ce qui diminue leur digestibilité.

Les graines de petits pois écossées (déchets 63%) contiennent à l’état cru par 100 g de partie comestible : eau 74,6 g, énergie 348 kJ (83 kcal), protéines 6,9 g, lipides 1,5 g, glucides 11,3 g (amidon 7,0 g), fibres 4,7 g, Ca 21 mg, Mg 34 mg, P 130 mg, Fe 2,8 mg, Zn 1,1 mg, carotène 300 μg, thiamine 0,75 mg, riboflavine 0,02 mg, niacine 2,5 mg, folates 62 μg, acide ascorbique 24 mg.

Les gousses de pois mangetouts crues, extrémités parées (déchets 8%), contiennent par 100 g de partie comestible : eau 88,7 g, énergie 134 kJ (32 kcal), protéines 3,6 g, lipides 0,2 g, glucides 4,2 g (amidon 0,8 g), fibres 4,2 g, Ca 44 mg, Mg 28 mg, P 62 mg, Fe 0,8 mg, Zn 0,5 mg, carotène 695 μg, thiamine 0,2 mg, riboflavine 0,15 mg, niacine 0,6 mg, folates 10 μg, acide ascorbique 54 mg (Holland, Unwin & Buss, 1991).

Description

  • Plante herbacée annuelle, glabre, grimpante, atteignant 2(–3) m de haut (1,3 m pour les types pois mangetout) ; racine pivotante bien développée, atteignant 1,2 m de long, à nombreuses racines latérales ; tige cylindrique, non ou peu ramifiée à la base, entre-nœuds creux.
  • Feuilles alternes, pennées, à 1–3(–4) paires de folioles et terminées par une vrille généralement ramifiée ; stipules foliacées, atteignant 8(–10) cm × 4 cm ; pétiole de (2–)4–6(–7,5) cm de long ; folioles à court pétiolule, ovales à elliptiques, de 1,5–8 cm × 0,5–4 cm, entières à dentées, se transformant parfois en vrilles.
  • Inflorescence : grappe axillaire, à 1–3 fleurs.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées ; calice pourvu d’un tube de 4–8 mm de long, lobes de longueur égale ou supérieure à celle du tube ; corolle blanche à violette, étendard de 1–3 cm × 2,5–4,5 cm, ailes un peu plus courtes que l’étendard, carène nettement plus courte ; étamines 10, 9 soudées et 1 libre ; ovaire supère, 1-loculaire, style courbe, cannelé longitudinalement.
  • Fruit : gousse oblongue-ovale de 3,5–15 cm × 1–2,5 cm, pendante, contenant 2–11 graines.
  • Graines globuleuses, parfois ridées, de 5–8 mm de diamètre, de couleur variée allant du jaune uniforme (pois mangetout) ou du vert (petit pois ridé) au violet, tacheté ou blanc crème, parfois avec un hile noir.
  • Plantule à germination hypogée ; cotylédons restant à l’intérieur du tégument ; 2 premières feuilles simples.

Autres données botaniques

Le genre Pisum ne comprend que quelques espèces et s’apparente aux genres Lathyrus, Lens et Vicia, dont il se distingue par ses tiges cylindriques, ses stipules très grandes et son style cannelé longitudinalement.

Pisum sativum a depuis longtemps été étudié par les généticiens ; Knight a fait ses essais de croisement sur le pois en 1787, et Gregor Mendel s’en est servi pour ses travaux pionniers au XIXe siècle. Au sein de Pisum sativum, plusieurs variétés et sous-espèces ont été distinguées. Une classification en groupes de cultivars est plus appropriée. Le Groupe Sativum est cultivé dans le monde entier, dont l’Afrique tropicale. Le Groupe Abyssinicum (pois d’Abyssinie) est cultivé dans le nord (Tigré et Wollo) et le sud-est (Arsi) de l’Ethiopie ; on le rencontre également au Yémen. Celui-ci diffère par ses feuilles à une seule paire de folioles (Groupe Sativum : 2–3 paires) et ses petites fleurs violet-rouge. Il possède des graines légèrement luisantes à hile noir, qui peuvent mûrir plus tôt. D’autres groupes de cultivars, variétés ou sous-espèces existent en dehors de l’Afrique ; deux d’entre elles représentent des populations spontanées de l’Europe méridionale et de l’Asie occidentale.

La coloration violette des fleurs est associée à l’amertume des graines immatures. Pour cette raison, presque tous les cultivars de petit pois ont des fleurs blanches, tandis que la plupart des cultivars de pois sec ont des fleurs violettes, et que les cultivars de pois mangetout ont des fleurs blanches ou violettes.

Croissance et développement

Les graines de pois germent à des températures ambiantes de 4–24ºC, 13–18ºC étant les températures optimales. Chez les cultivars de pois mangetout, les fleurs paraissent entre le 6e et le 12e nœud, en fonction de la précocité du cultivar, habituellement 5–7 semaines après la levée. Aux températures optimales, les gousses peuvent être récoltées 12 jours plus tard. Pour le petit pois, la durée de la période de floraison est de 2–3 semaines chez les cultivars destinés à la récolte mécanique et jusqu’à un mois chez les cultivars de jardin. Pour le pois sec, la période qui va de la levée à la récolte des graines sèches est de 3–6 mois selon le cultivar et le milieu. La majorité des cultivars de pois sec cultivés en Afrique ont une croissance indéterminée. Au cours d’un essai mené en Ethiopie à 3000 m d’altitude, sur deux saisons et avec 63 génotypes, la période jusqu’à la floraison était de 80–104 jours et la période jusqu’à la maturité de 149–163 jours. Le pois est autogame, avec généralement moins de 1% d’allofécondation. Le pois est associé symbiotiquement à Rhizobium leguminosarum.

Ecologie

Le pois a besoin d’un climat relativement frais ; les températures moyennes doivent être comprises entre 7–24ºC et, pour des rendements optimaux, entre 13–21ºC, bien que les meilleures performances de croissance végétative et de développement soient atteintes à des températures beaucoup plus élevées. Il peut être cultivé au-dessus de 1000 m près de l’équateur, ou à des altitudes inférieures (même dans les régions côtières) pendant la saison fraîche, à des latitudes de 15–20°. Les jeunes plantes peuvent supporter le gel si elles ont été progressivement habituées à des températures de plus en plus basses. Pisum sativum est cultivé jusque dans des régions ou les précipitations ne dépassent pas 400 mm, mais la pluviométrie idéale est de 800–1000 mm/an. Il est légèrement sensible à la longueur du jour, car les jours longs favorisent la floraison. Dans la plupart des cas sous les tropiques, il peut être considéré comme indifférent à la photopériode. En Ethiopie, on cultive le pois sec comme culture pluviale à 1800–3000 m d’altitude, parce qu’il souffre de maladies et de la sécheresse à des altitudes inférieures, et du gel à des altitudes supérieures. Il se cultive surtout pendant la principale saison des pluies. En Ouganda, le pois pousse mieux à des altitudes supérieures à 1800 m, et au Kenya, les rendements optimaux sont obtenus à 2100–2700 m d’altitude. Le pois pousse sur des sols de toutes natures, dotés de niveaux de fertilité modérés, bien drainés et à pH de 5,5–7,0, bien que certains cultivars tolèrent un pH allant jusqu’à 7,5. Il est très affecté par l’acidité du sol, la toxicité de l’aluminium et l’asphyxie racinaire.

Multiplication et plantation

Le pois est reproduit par graines. Le poids de 1000 graines va de 100 g à 500 g. Le pois mangetout se sème en lignes doubles écartées de 10 cm, en laissant 60 cm (30–80 cm) entre chaque double ligne. Les graines des cultivars nains sont semées tous les 3–5 cm sur la ligne et celles des cultivars de grande taille jusqu’à 10 cm. Pour le petit pois, on sème relativement dru, la densité atteignant 80 plantes au m2. Il faut enfouir la graine à 4–7 cm de profondeur. Le besoin en graines est de 60–200 kg/ha, le petit pois réclamant les quantités les plus élevées. En Afrique, le pois sec se sème surtout à la volée. Même s’il n’a pas besoin d’être semé dans un fin lit de semis, 2–3 labours à la charrue à traction animale ou un labour à disques suivi de deux hersages à disques pourront être bénéfiques. Le choix de la date de semis est essentiel pour obtenir des rendements optimaux, parce que les cultures semées tard sont souvent affectées par le manque d’eau, par les invasions de pucerons à moyenne altitude et par les gelées à haute altitude. En Ethiopie, le pois sec est cultivé seul ou en association avec d’autres espèces comme la fève (Vicia faba L.). Dans le deuxième cas, la fève procure un support physique au pois sec et lui donne une bonne aération ; le pois sec quant à lui empêche la croissance des adventices. En Ethiopie, la culture associée de pois sec et de fève freine de façon significative la progression de l’ascochytose et donne des rendements plus élevés que la culture pure. Dans la région du Kilimanjaro en Tanzanie, le pois est cultivé pendant la saison fraîche en association avec des cultures comme le caféier, le bananier, la tomate et le maïs. On retrouve la même pratique en certains endroits du district Kigezi en Ouganda. Au Malawi (district de Ntheu), il est aussi cultivé en saison fraîche, le plus souvent dans les jardins, mélangé à d’autres cultures comme le blé. Sous les tropiques, par ex. au Rwanda et au sud-ouest de l’Ouganda, le pois sec est souvent la première culture après une période de jachère. Dans les régions tempérées, on sème le pois mangetout en automne ou au début du printemps.

Gestion

Le pois mangetout est normalement tuteuré. Les tiges ne sont pas volubiles, mais elles s’agrippent aux tuteurs par leurs vrilles. Elles n’ont pas besoin de rames verticales, mais on peut croiser les rames, ou soutenir les plantes avec du grillage, des fils de fer horizontaux, des croisillons verticaux ou des filets, selon la hauteur potentielle du cultivar utilisé. On tuteure rarement le petit pois, et jamais le pois sec. Il faut rigoureusement maîtriser les adventices. La période critique de concurrence des adventices se situe 3–8 semaines après la levée. Ce sont autant des graminées annuelles que vivaces qui affectent le pois sec. Le désherbage peut se faire à la main là où la main-d’œuvre est bon marché, mais le désherbage chimique est plus pratique en production à grande échelle. En préparant la terre en avance, on peut favoriser la germination des graines d’adventices, celles-ci étant détruites par le travail du sol suivant.

Le pois sec n’a généralement pas besoin d’engrais azoté, car la quantité présente dans le sol et fixée par la plante est suffisante. L’absorption minérale pour une culture donnant un rendement de 5–6 t/ha de graines est de 30–35 kg/ha de P et 200–250 kg/ha de K. Les jeunes plantes de pois mangetout et de petit pois réagissent bien à une fumure de démarrage d’azote, même lorsqu’il y a formation de nodosités. A titre indicatif, la recommandation en engrais pour des sols légers alcalins moyennement riches est de 40 kg de N, 50 kg de P, 150 kg de K et 30 kg de Mg à l’ha. L’irrigation est nécessaire en conditions sèches, par ex. 10 mm deux fois par semaine.

Maladies et ravageurs

L’ascochytose est un complexe pathologique causé par Ascochyta pisi, Mycosphaerella pinodes (Ascochyta pinodes) et Phoma medicaginis (Ascochyta pinodella) ; elle est répandue dans le monde entier. Elle est favorisée par des pluies fréquentes et une humidité élevée. Des niveaux de résistance modérés ont été détectés dans les variétés locales et chez l’espèce apparentée Pisum fulvum Sibth. & Sm., présente à l’état sauvage en Asie occidentale. L’oïdium provoqué par Erysiphe pisi est répandu et important partout où le pois est cultivé. Des cultivars résistants ont été mis au point. Chez le pois mangetout, un gène de résistance récessif est présent chez le cultivar ‘Manoa Sugar’, sélectionné à Hawaii. La graisse bactérienne (Pseudomonas syringae pv. pisi) est commune sur les cultures intensives de pois et lorsque l’humidité est élevée. Le mildiou (Peronospora viciae) peut se développer à hautes altitudes où les températures sont comprises entre 1ºC et 18°C. Comme l’ascochytose, l’oïdium, le flétrissement bactérien et le mildiou sont transmis par la semence, il est capital d’utiliser des semences certifiées exemptes de maladies. Si l’on est amené à utiliser ses propres semences, il faudra les traiter avec un fongicide systémique pour lutter contre l’ascochytose et l’oïdium. En outre, le recours à un large espacement des lignes, à l’éradication des adventices, à un arrosage de surface et à des rotations sur trois ans ou plus permet de gérer le flétrissement bactérien et les autres maladies. Aphanomyces euteiches (nécrose des racines) est un agent pathogène important du pois dans le monde entier. Il est très difficile de le maîtriser, car il n’existe aucun fongicide efficace disponible. Le développement d’une résistance/tolérance sera nécessaire pour lutter efficacement contre cette maladie. Une autre maladie importante, transmise par le sol, est la fusariose due à Fusarium oxysporum f.sp. pisi, mais des cultivars résistants sont disponibles. Parmi les maladies virales transmises par les pucerons figurent le virus de la mosaïque jaune du haricot (BYMV), le virus de la mosaïque du pois transmis par graines (PSbMV), la jaunisse apicale du pois (BLRV - luteovirus de l’enroulement des feuilles du haricot) et le virus de la mosaïque énation du pois (PEMV). Des cultivars de pois mangetout récents, sélectionnés dans le sud de la France, sont relativement tolérants aux infestations graves par ces virus (par ex. ‘Supermangetout’, comparé au traditionnel ‘Carouby de Maussane’).

Les insectes ravageurs qui s’attaquent au pois comprennent les noctuelles (Agrotis spp., Heliothis armigera et Spodoptera exigua), les pucerons (dont le puceron vert du pois Acyrthosiphon pisum, vecteur de nombreuses maladies virales et devenu un fléau majeur en Ethiopie) et la bruche du pois (Bruchus pisorum). D’autres bruches (Callosobruchus spp.) sont des ravageurs de stockage très importants du pois sec, par ex. en Ethiopie.

L’adventice parasite Orobanche crenata Forssk. provoque des dégâts chez le pois dans la région méditerranéenne.

Pour lutter contre ces maladies et ravageurs, on préconise la lutte raisonnée : emploi de cultivars résistants/tolérants ; utilisation de semences certifiées exemptes de maladies ou traitement de ses propres semences ; champ exempt de mauvaises herbes ; engrais et arrosages adéquats ; cultures du pois pour la semence pratiquées dans des zones semi-arides ou arides ; surveillance régulière de la culture ; et recours judicieux aux biocides.

Récolte

Le pois mangetout et les petits pois peuvent être récoltés 8–12 semaines après le semis et le pois sec un mois plus tard. Les gousses de mangetout se ramassent à la main tous les deux jours pendant 15–20 jours. Les petits pois se récoltent soit à la main soit – s’il s’agit d’une production à grande échelle destinée aux conserveries – à la machine. Une récolte trop tardive de pois secs peut entraîner la chute et le pourrissement des gousses et l’égrenage. Il faut donc récolter au bon moment : lorsque les feuilles se mettent à jaunir, les gousses du bas se rident et la teneur en eau des graines se réduit à 16–18%. Dans la plupart des régions d’Afrique où le moment de la récolte coïncide plus ou moins avec le début de la saison sèche, il est facile d’obtenir des teneurs faibles en eau tant que la culture est encore au champ. La plupart des cultivars de pois sec ont une croissance indéterminée et les gousses ne mûrissent pas toutes en même temps. Il faut par conséquent faire sécher les plantes récoltées avant de les battre. Dans la plupart des régions d’Afrique (par ex. en Ethiopie), la récolte des pois secs se fait à la faucille, puis le produit est emporté sur l’aire de battage et empilé pour sécher quelques jours au soleil. On étale ensuite ce tas sur l’aire et le battage est effectué généralement avec des bâtons ou par foulage par les animaux domestiques.

Rendement

Les rendements en pois sec vont de moins de 1 t/ha en Afrique et en Amérique du Sud à plus de 4 t/ha en Europe. La moyenne mondiale avoisine 1,7 t/ha. Dans de bonnes conditions de culture, on peut obtenir des rendements en gousses comestibles de pois mangetout de 8 t/ha. Le petit pois peut produire 4–7 t/ha de grains frais.

Traitement après récolte

La teneur initiale en eau de la graine de pois sec doit être abaissée au niveau requis, soit environ 12%, avant le stockage. Une teneur optimale en eau diminue les risques de détérioration au cours du stockage et prévient ou réduit les attaques causées par les moisissures et les insectes. Les pois secs doivent être conservés dans un lieu sec et frais, exempt de ravageurs et à l’abri d’une éventuelle absorption d’humidité provenant de l’extérieur. En Afrique tropicale, par ex. en Ethiopie, les pois ne sont pas stockés plus d’une saison en raison des dégâts d’insectes, notamment les bruches. Habituellement, les petits paysans n’ont pas recours aux insecticides. Des boîtes en terre (enduites de bouse) ou en bois (scellées à la boue) sont les structures de stockage les plus couramment utilisées en Afrique tropicale. Les pois mangetouts se conservent seulement 2–3 jours à des températures de 20–25ºC, mais plus de 15 jours à 2, 5–5ºC dans des sacs plastiques perforés ou des cagettes recouvertes de film plastique perforé. Les petits pois quant à eux se conservent 1–3 semaines à des températures de 0–4ºC et une humidité relative de 88–92%.

Ressources génétiques

Une grande diversité génétique a été observée dans les collections de Pisum sativum d’Afrique (par ex. en Ethiopie) et d’Asie (par ex. en Inde). L’érosion génétique chez le pois sec est probablement moindre que chez les céréales, parce qu’on a fait moins de progrès dans la création de cultivars, et que les variétés locales ont donc été moins remplacées par un nombre réduit de nouveaux cultivars. De nombreuses collections de ressources génétiques de pois sont détenues dans le monde entier. La collection mondiale de cultivars et de mutants de Pisum sativum se trouve au Nordic Gene Bank d’Alnarp en Suède (environ 2700 entrées). Dans cette collection, on a mis l’accent sur des lignées multi-résistantes aux maladies, sur des types sauvages et primitifs, des lignées porteuses de mutations structurelles, du matériel de sélection et des cultivars présentant un intérêt particulier. D’importantes collections de Pisum sativum sont détenues en Australie (Australian Temperate Field Crops Collection, à Horsham, Victoria, 6300 entrées), en Russie (Institut Vavilov, à St. Petersbourg, 6200 entrées), en Italie (CNR - Istituto di Genetica Vegetale, à Bari, 4100 entrées), aux Etats-Unis (Western Regional Plant Introduction Station, à Pullman, 3500 entrées ; à l’Horticultural Sciences Department, au NY State Agricultural Experiment Station, Geneva, 2500 entrées), en Chine (Institute of Crop Germplasm Resources (CAAS) à Pékin, 3400 entrées), et au Royaume-Uni (John Innes Centre, Department of Applied Genetics de Norwich, 2700 entrées). La plus vaste collection de ressources génétiques de Pisum sativum en Afrique est située à l’Institute of Biodiversity Conservation, à Addis Abéba (Ethiopie), avec plus de 1600 entrées.

Sélection

Tous les cultivars commerciaux de Pisum sativum sont des lignées pures. Les principaux objectifs de sélection en régions tempérées sont la couleur et la qualité pour le marché du frais et l’industrie, la mécanisation et la tolérance au froid. Dans la plupart des régions tropicales, la priorité de la sélection porte sur l’amélioration des rendements en graines, grâce à la mise au point de cultivars productifs, tolérants/résistants à diverses contraintes et adaptés à diverses conditions agro-écologiques. Quelques progrès ont été accomplis. Outre l’amélioration des potentiels de rendements, des sources de résistance à l’oïdium ont été identifiées. Les tentatives pour transférer la résistance à l’ascochytose d’un type sauvage ont échoué en raison de complications dues à une hérédité polygénique et à une liaison génétique avec d’autres caractères. La présence de races physiologiques des pathogènes constitue un autre problème. La manipulation des caractéristiques morphologiques a débouché sur l’obtention de types déterminés à maturité uniforme adaptés à la mécanisation, ainsi que des types semi-aphylles moins sensibles à la verse. Un caractère mutant singulier, ‘Afila’, qui donne des vrilles à la place des folioles, a été introduit parmi les cultivars commerciaux nains de pois sec. Les travaux de sélection en Afrique au cours des trois dernières décennies ont abouti à la commercialisation de nombreux cultivars (obtenus par introduction, hybridation ou collecte locale), mais la plupart des paysans utilisent toujours leurs semences de ferme de cultivars locaux ; ‘Mitali’ et ‘Miseriseri’ sont des cultivars bien connus. En Ethiopie, plus de 15 cultivars supérieurs en potentiel de rendement, taille et couleur de la graine et résistance aux maladies ont été mis sur le marché pour diverses conditions agro-écologiques. Ces cultivars comprennent ‘Holetta’ (issu d’une collecte locale), ‘Tegegnech’ (introduit du Burundi), ‘Hassabe’ et ‘Markos’ (introductions provenant du Centre international de recherche agricole sur les régions arides, ICARDA) et ‘Adi’, ‘Milky’ et ‘Wolmera’ (obtenus par hybridation de cultivars locaux adaptés avec des introductions provenant des Etats-Unis et de l’ICARDA).

Quant au pois mangetout, l’objectif de sélection le plus urgent est la résistance à l’oïdium (disponible chez ‘Manoa Sugar’) et dans une moindre mesure à l’ascochytose (disponible chez les cultivars de petit pois). Le caractère “gousse comestible” (absence de parchemin sur les parois de la gousse) est induit par deux gènes récessifs. Une mutation provoquant un épaississement de cette paroi (jusqu’à 3 mm) a récemment été introduite chez les cultivars américains, donnant naissance à des mangetouts charnus, appelés “sugar snap pea”. Le caractère de gousse charnue “sugar snap” sera intéressant s’il plaît au consommateur. Il pourrait aussi être intéressant d’introduire davantage de nouveaux caractères dans le pois mangetout, pour obtenir par ex. de vrais nains pouvant être cultivés sans tuteur, ou des types grimpants semi-aphylles permettant d’augmenter les rendements grâce à des densités de plantation plus élevées et facilitant le ramassage des gousses. Pour le pois mangetout, les cultivars répandus en Afrique sont ‘Sugar Snap’, ‘Carouby de Maussane’, ‘Oregon Sugar Pod’, ‘Shield’ et ‘Sugar Queen’. Parmi les cultivars de petit pois, on peut citer ‘Alderman’, ‘Télévision’ et ‘Green Feast’. De nombreux producteurs utilisent leur propres semences issues d’introductions anciennes.

Une carte de liaison génétique consensuelle a été établie pour Pisum sativum sur la base de diverses cartes antérieures. On y a identifié des locus de caractères quantitatifs associés, entre autres, au rendement en graines, à la teneur des graines en protéines, la maturité précoce, la résistance à la verse, la hauteur de la plante et la résistance à divers stress biotiques (comme l’ascochytose, la nécrose des racines à Aphanomyces et Orobanche crenata). Des procédés d’embryogenèse somatique par culture de tissus, directe autant qu’indirecte, ont été mis au point pour le pois. Des plantes transgéniques ont été produites au moyen de vecteurs de transformation basés sur Agrobacterium, par ex. pour augmenter la résistance à Callosobruchus chinensis, Callosobruchus maculatus et Bruchus pisorum, en incorporant un gène inhibiteur de l’α-amylase à partir de Phaseolus vulgaris.

Perspectives

Le pois sec restera important en Afrique centrale et orientale, ainsi que dans les régions tempérées. C’est une source essentielle et peu coûteuse de protéines, qui fixe l’azote atmosphérique et joue un rôle important dans les systèmes agricoles en interrompant la monoculture céréalière. Un inconvénient est sa susceptibilité aux maladies, qui peut être palliée par le développement de cultivars résistants. Comme denrée d’exportation potentielle, il pourrait offrir des perspectives intéressantes dans les années à venir, et les plus importants pays producteurs d’Afrique tropicale pourraient profiter des marchés africains (Maroc et Soudan), européens (Pays-Bas, France, Grèce), proche-orientaux (Israël et Yémen) et asiatiques (Inde et Pakistan). Le pois mangetout et le petit pois vont peu à peu prendre de l’importance sur les marchés urbains d’Afrique tropicale. Le pois mangetout est souvent considéré comme un légume plus savoureux que le haricot vert et il pourrait être intéressant d’augmenter sa production tant pour le marché intérieur africain que pour l’export. Le petit pois pourrait être produit sur place à plus grande échelle pour remplacer les importations de conserves.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Davies, D.R., 1989. Pisum sativum L. In: van der Maesen, L.J.G. & Somaatmadja, S. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 1. Pulses. Pudoc, Wageningen, Netherlands. pp. 63–64.

Auteur(s)

  • C.-M. Messiaen, Bat. B 3, Résidence La Guirlande, 75, rue de Fontcarrade, 34070 Montpellier, France
  • A.A. Seif, ICIPE, P.O. Box 30772, Nyago Stadium, Nairobi, Kenya
  • M. Jarso, Ethiopian Agricultural Research Organization, Holetta Research Center, P.O. Box 2003, Addis Ababa, Ethiopia
  • G. Keneni, Ethiopian Agricultural Research Organization, Holetta Research Center, P.O. Box 2003, Addis Ababa, Ethiopia

Citation correcte de cet article

Messiaen, C.-M., Seif, A.A., Jarso, M. & Keneni, G., 2006. Pisum sativum L. In: Brink, M. & Belay, G. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 12 avril 2019.


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