O'koub (Ibn al-Baytar)

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A'ka'k
Ibn al-Bayṭār, Traité des simples
O'kna


1574 - cUkūb - O'koub - Silybum Dioscorides


Nom accepté : [[]]

[2-461]

  • DIOSCORIDES, IV, 156. C'est un chardon à feuilles larges et pareilles à celles du chaméléon blanc. Quand elles sont encore jeunes, on les mange préparées avec de l'huile et du sel.
  • ET-TEMIMY. L’o'koub se mange en Syrie et ailleurs. C'est une espèce de chardon qui est recherché par les chameaux. Sa tige s'élève jusqu'à deux coudées environ. Il a des feuilles larges, grandes, aux extrémités aiguës, et piquant la main qui les presse. Sa tige porte au sommet un fruit arrondi et un peu allongé, de la forme d'un artichaut, tout couvert de piquants pareils à des aiguilles fines. Jeune encore et frais, il est tendre et se mange rôti. Quand le fruit devient dur et s'entrouvre, on voit apparaître des fleurs rouges qui tombent, puis laissent place à des graines pareilles à celles du carthame, entre lesquelles sont des poils blancs pareils à ceux de l'épine blanche (cirsium). Ces graines sont d'un brun verdâtre et contiennent une pulpe huileuse. On fait frire et on mange cette graine qui est d'un goût agréable. On en fait usage avec du vin. Elle est chaude et sèche au second degré. Quant à la plante à l'état frais, elle est chaude au premier degré et humide au second. On récolte cette tête qui couronne le sommet de la plante, alors qu'elle est encore verte et molle, et avant que les piquants, qui la recouvrent soient devenus durs. Les paysans la recueillent et, sous le nom d'o'koub, la vendent aux chrétiens à l'époque de leur jeûne. On enlève avec le couteau tout ce qu'il y a de piquants sur ces fruits ; quand il n'en reste plus, on les fait bouillir modérément, on jette l'eau et on saupoudre les fruits avec de la farine de froment dans laquelle on a mis du sel pulvérisé, comme on le fait pour le poisson frais. On y ajoute un peu de safran ; ensuite on fait frire dans de l'huile d'olives vertes ou de sésame, comme pour le poisson. Les chrétiens mangent ce mets à l'époque où l'usage de la viande leur est interdit, et même beaucoup de musulmans les imitent. L'usage de ce mets fournit un chyme grossier. Quant à la graine que l'on fait frire et que l'on mange en buvant du vin, elle est d'un goût agréable. A l'époque où la racine devient sèche, elle s'altère et fournit une humeur qui se concrète et prend la forme de gomme. C'est ce que l'on appelle la gomme de kenguerzed (n° 1977). Cette gomme est nauséabonde ; elle fait vomir de la bile, de la pituite grossière et de l'atrabile chez les hydropiques ; aussi on l'emploie à cet effet.
  • L'AUTEUR. J'ai parlé de la gomme de l'artichaut connu sous le nom d'o'koub à la lettre sâd ( ?)

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On voit dans le silybon de Dioscorides le Silybum marianum. Bochart a vu dans l’o'koub l’acchubita des Hébreux.

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Akoub est le nom de Gundelia tournefortii en Palestine.