Laurier-cerise (Cazin 1868)

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Laurier
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Laurier-rose


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Nom accepté : Prunus laurocerasus


LAURIER-CERISE. Prunus lauro-cerasus. L.

Lauro-cerasus. Clus., C. Bauh., Tourn. — Cerasus lauro-cerasus.

Cerisier laurier-cerise, — laurier amandier, — laurier de Trébizonde, — laurier tarte, laurier au lait.

ROSACÉES. — AMYGDALÉES. Fam. nat. — ICOSANDRIE MONOGYNIE. L.


Cet arbre, originaire de l'Asie-Mineure, est cultivé dans les jardins pour ses usages culinaires et médicaux. Ce fut Clusius qui en reçut le premier pied, qui arriva en Europe en 1576.

Description. — Tronc rameux, lisse, noirâtre, haut de 5 à 6 mètres, divisé en rameaux nombreux d'une couleur cendrée. — Feuilles alternes, médiocrement pétiolées, dures, luisantes, lancéolées. — Fleurs blanches, en grappes axiliaires plus longues que les feuilles. Chaque fleur pédicillée. — Calice inférieur à cinq divisions profondes. — Cinq pétales s'unissant sur le calice, ainsi que les étamines qui sont fort nombreuses. — Un style plus long que la corolle. — Un ovaire. — Fruits à peu près sphériques, rouges d'abord, puis noirs à l'époque de la maturité, contenant un noyau orbiculaire, monosperme.

Parties usitées.— Les feuilles fraîches.

Récolte. — Se fait en juillet et août, époque où la plante est plus active.

[Culture. — Il existe dans les jardins deux variétés de laurier-cerise, l'un est appelé officinal et l'autre laurier de la Colchide ; les feuilles de ce dernier sont plus courtes et plus obtuses, les nervures sont moins prononcées, à poids égal elles produisent plus de principe actif ; l'un et l'autre se multiplient de marcottes, de graines et de boutures ; ils viennent en pleine terre, qu'ils aiment fraîche et légère.]

Propriétés physiques et chimiques. — Les feuilles, les fleurs et les amandes de cet arbuste ont une odeur d'acide cyanhydrique, et une saveur amère semblable à celle des amandes amères. — Les feuilles contiennent de l'acide cyanhydrique et un peu d'huile volatile toute formée. Il s'y trouve du tannin, de la chlorophylle, de l'extractif et un principe amer important, sur lequel Winckler a fait quelques observations intéressantes ; ce chimiste n'a pas trouvé d'amygdaline dans ses feuilles, mais le principe amer paraît avoir des propriétés analogues. En le mêlant avec un lait d'amandes douces, la saveur, après quelques heures, devient celle de l'amygdaline, plus tard celle des amandes amères et de l'acide cyanhydrique.

Les feuilles de laurier-cerise fournissent à la distillation une huile volatile vénéneuse, qui contient de l'acide cyanhydrique, dont les propriétés sont presque les mêmes que celles de l'huile essentielle d'amandes amères (Voyez AMANDES AMÈRES), et qui est employée aux mêmes usages. La quantité d'huile volatile que ces feuilles peuvent fournir n'est pas la même dans toutes les saisons. Brugnatelli a dit qu'elles en fournissent le plus au printemps. Cela peut être vrai en Italie, mais non sous le climat de Paris, où Garot a remarqué qu'au mois d'avril elles fournissent par l'ébullition dans l'eau une


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grande quantité de cire végétale et pas d'huile volatile, tandis qu'au mois d'août c'est le contraire qui a lieu. Les proportions d'acide cyanhydrique suivent les mêmes rapports. C'est donc au mois d'août qu'il conviendrait de les récolter pour la préparation de l'hydrolat et de l'huile volatile. (En somme, le moment le plus favorable est, pour une même région géographique, de choisir le moment de la floraison et surtout la période qui précède la fructification.)

L'hydrolat de laurier-cerise est toujours légèrement lactescent, à cause de la forte proportion d'huile volatile qu'il contient. Il renferme, en outre, de l'acide cyanhydrique en proportions variables. Suivant la remarque de Hurant-Montitlard, l'hydrolat conservé dans des flacons bouchés à l'émeril ne perd aucunement de l'acide qu'il contient.

Cette eau a d'autant plus de force qu'elle est plus récente, plus trouble, ce qui est causé par l'huile essentielle qu'elle tient en suspension. Si on la filtre, comme le recommande avec raison le Codex, l'huile s'en trouve séparée, et il ne reste plus qu'un liquide transparent, beaucoup plus doux que celui qui ne contient que peu ou point d'huile essentielle, et qui peut sans inconvénient être prescrit par onces. On doit se servir d'un filtre mouillé, afin de séparer complètement l'huile essentielle, qui pourrait rester en suspension. Cette eau sera renouvelée chaque année et conservée dans un flacon recouvert de papier bleu, à l'abri du contact de l'air et de la lumière. Si, au contraire, on la laisse trouble, elle devient vénéneuse à la dose de 1 à 2 gros (4 à 8 gr.) ; on ne peut la donner à plus de 20 à 30 gouttes, en prenant la précaution de remuer le mélange pour qu'il ne reste point d'huile essentielle en suspension ; d'où il résulte que ce médicament est inégal dans son action, variable suivant les pharmacies où on les prépare. Il vaudrait mieux, ainsi que le conseillent Mérat et Delens, préparer extemporanément l'eau de laurier-cerise en versant une goutte d'huile essentielle par 30 gr. d'une eau distillée quelconque, que l'on prendrait en quatre doses à deux heures de distance.

Substances incompatibles. — Le calomel, qui, en rapport avec l'eau de laurier-cerise, produit un poison soluble. On a vu des empoisonnements résulter de ce mélange.


PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.


A L'INTÉRIEUR. — Eau distillée limpide (1 sur 4 d'eau), de 15 à 100 gr. et beaucoup plus.
(Pour remédier aux inégalités d'action résultant des conditions énoncées ci-dessus, le Codex (édition de 1866) prescrit l'eau distillée de laurier-cerise titrée à 50 milligr. d'acide cyanhydrique par 100 gr. d'eau distillée. Cet ouvrage donne en même temps les procédés employés à l'opération du titrage, p. 413.)
Huile essentielle, 5 à 10 centigr. en plusieurs fois, oléo-saccharum, potion.

Conserve, de 4 à 30 gr., en plusieurs fois.
A L'EXTÉRIEUR. — Huile essentielle, 50 centigr. à 1 gr., mêlée à 15 gr. d'huile d'olives, d'amandes douces ou d'œillette, pour frictions.
(Cérat calmant (Roux de Brignolles) : eau de laurier-cerise, 12 parties ; huile d'amandes douces, 16 parties ; cire blanche, 4 parties.)
Infusion des feuilles récentes, à vases clos, 125 gr. par kilogramme d'eau ; avec addition de 125 gr. de miel, en lotions.


Toutes les propriétés toxiques et médicales du laurier-cerise paraissent dues, en grande partie du moins, à la présence de l'acide hydrocyanique qu'elles contiennent. L'empoisonnement par les différents produits de cet arbuste se manifeste par une action prompte et énergique sur les divers centres nerveux. Quand la mort n'a pas lieu immédiatement après l'ingestion du poison, on observe, en général, des douleurs à Pépigastre et à la partie antérieure de la tête, des envies de vomir, des coliques, des engourdissements, des picotements et des fourmillements dans toutes les parties du corps, une sorte d'ivresse, des étourdissements, de l'accablement, de la difficulté de respirer, l'abolition partielle des mouvements musculaires ou des convulsions également partielles, le resserrement tétanique des mâchoires, la fixité des yeux, etc. On ne trouve à l'ouverture du corps aucune altération organique ; on observe seulement, comme après l'empoisonnement par les narcotiques, les vaisseaux du cerveau injectés par un sang liquide. Cependant Fodéré trouva l'estomac légèrement enflammé chez un homme et une femme que l'eau distillée de laurier-cerise avait fait périr dans les convulsions. L'acide hydrocyanique anhydre, le plus actif des poisons connus, cause si promptement la mort, que tout secours est ordinairement inutile : la mort arrive en une ou deux minutes et comme par asphyxie. Il en est de même de l'acide hydrocyanique de Scheele, à une dose


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plus forte ; l'eau distillée et l'huile de laurier-cerise agissent aussi comme ces derniers.

(Nonat préconise le chlore comme le meilleur antidote de ces poisons).

(A petites doses, l'eau de laurier-cerise augmente l'appétit ; mais la figure pâlit, une faiblesse générale se déclare, et le pouls devient lent et petit. Si on en continue l'usage, la tête tourne, les idées s'embrouillent jusqu'au délire ; dans certains cas, une sorte d'assoupissement se manifeste ; si on augmente davantage la dose, il survient des spasmes et des convulsions ; le système musculaire tombe dans l'abandon, l'immobilité, puis la paralysie. Voilà bien les symptômes produits par un agent hyposthénisant ; aussi, depuis longtemps, a-t-on observé l'antagonisme de ces préparations avec les alcooliques et Rosari avait-il fait de l'eau de laurier-cerise son contro-stimulant de prédilection).

L'huile essentielle de laurier-cerise, douée d'une excessive âcreté, détermine promptement la mort, même à faible dose. Cependant on l'emploie comme médicament dans les cas où l'eau distillée de la même plante est indiquée. On la donne à la dose d'une goutte, divisée et suspendue dans une potion appropriée, que l'on fait prendre par cuillerées dans les vingt-quatre heures : on augmente graduellement la dose suivant les effets obtenus, mais toujours avec circonspection et à mesure que l'on s'aperçoit que son action diminue par l'habitude.

L'utilité du laurier-cerise, dans certaines maladies, ne fait point doute. C'est particulièrement dans les affections où l'irritabilité est accrue et où l'indication patente est de diminuer cette irritabilité et d'enrayer conséquemment l'action des organes, qu'on l'a employé avec succès. Il semble diminuer la trop grande irritabilité du cœur et favoriser, au contraire, l'action des vaisseaux absorbants. Les médecins italiens le considèrent comme un excellent contro-stimulant, et l'emploient dans tous les cas où il s'agit de combattre l'hypersthénie, les phlegmasies les plus aiguës, telles que la pneumonie, la pleurésie, l'angine, etc. Les médecins français sont loin de partager cette opinion, que l'expérience, du reste, n'a pas suffisamment justifiée.

On a recommandé l'usage de l'infusion des feuilles de laurier-cerise dans la phthisie pulmonaire (Linné, Bayllies) ; la mélancolie, l'asthme, le rhumatisme, la fièvre hectique (Bayllies) ; les engorgements du foie et des autres viscères de l'abdomen (Cameron, Ducellier, Thomacen) ; l'hystérie, l'hypocondrie (Thilenius), L'eau distillée des feuilles de cette plante a été employée dans la syphilis et la gonorrhée (Mayer); dans les palpitations du cœur, la pneumonie, l'angine, l'entérite, etc. (Cévasco) ; on a injecté cette eau dans les veines contre la rage, mais sans succès (Dupuytren). On en a constaté l'efficacité en vapeur inspirée dans les affections spasmodiques des poumons et des muscles de la poitrine à la dose de 4 à 15 gr., versée sur un vase chaud de manière à s'évaporer en dix ou douze minutes (Krimer).

Employé à l'extérieur, le laurier-cerise s'est montré efficace dans les névralgies. Broglia[1] assure que ce topique est sans danger, et que chaque praticien doit se servir d'une substance dont l'application est facile, économe et à la portée de toutes les classes de malades.

L'infusion des feuilles, ou l'eau distillée de laurier-cerise, est utile dans les inflammations superficielles ou traumatiques de la peau, les brûlures, les contusions douloureuses, les cancers ulcérés, les affections cutanées chroniques avec prurit ou douleur, les engorgements laiteux des mamelles, les hémorrhoïdes douloureuses. Appliquées par leur côté luisant sur les plaies douloureuses, les feuilles de cette plante calment assez promptement les douleurs et hâtent ainsi la cicatrisation. Si l'on veut avoir une action

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  1. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, t. V, p. 19.


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plus prononcée et continuée, il importe de les renouveler deux et même trois fois par jour. Quelquefois il suffit de placer ces mêmes feuilles par-dessus un linge très-fin, préalablement imbibé d'eau[1]. Roux, de Brignolles (in Soubeiran), compose, pour le pansement des brûlures, des plaies anciennes et douloureuses, et du cancer, un cérat calmant (Voyez Préparations et Doses). James[2] se sert, pour calmer les douleurs du cancer, d'une pommade composée de 1 partie d'huile essentielle de laurier-cerise sur 8 d'axonge. On peut simplement appliquer les feuilles en fomentation ou en cataplasme avec la farine de graine de lin pour remplir toutes les indications dont nous venons de parler. Caron Du Villard a employé avec succès le même moyen contre le prurit des parties génitales et de l'anus, les violentes démangeaisons qui accompagnent la dessiccation des boutons de la variole. Dans ce dernier cas, il faisait prendre des bains composés de décoction de pieds de veau, coupée avec l'eau distillée de laurier-cerise. Je pense que la simple décoction de pieds de veau et de feuilles de laurier-cerise suffirait.

Les feuilles de cette plante pulvérisée peuvent se donner comme un puissant sternutatoire à la dose de 20 à 40 centigr.


ACIDE CYANHYDRIQUE MÉDICINAL, ou acide cyanhydrique étendu de six fois son volume d'eau distillée, ou mieux d'alcool, comme s'évaporant moins promptement (Magendie).

L'inconstance des effets de l'eau de laurier-cerise et les inconvénients attachés à sa préparation, ont engagé la plupart des médecins à employer de préférence l'acide hydrocyanique étendu d'eau dans les proportions convenables, et connu sous le nom d'acide hydrocyanique médicinal. On l'emploie dans les maladies sthéniques, la pneumonie et la pleurésie chronique, l'inflammation des bronches, le catarrhe pulmonaire chronique, l'hémoptysie, les spasmes hémorrhoïdaux, la phthisie luburculeuse (Mansoni); les maladies du coeur et surtout les affections spasmodiques de cet organe, comme sédatif de la circulation (Bréra) ; les toux purement nerveuses, chroniques, pour modérer l'expectoration et favoriser le sommeil (Magendie); les dyspnées, la coqueluche (Coulon, Granville, Heinkein) ; les affections vermineuses, le rhumatisme (Bréra).

Magendie administre ordinairement l'acide hydrocyanique ainsi qu'il suit : 1° acide prussique médical, 4 gr. ; eau distillée, 500 gr.; suc pur, 45 gr. ; dose, 1 cuillerée à bouche le matin et 1 le soir en se couchant ; on peut élever la dose de ce mélange jusqu'à 6 cuillerées et même 8 cuillerées en vingt-quatre heures ; 2° infusion de lierre terrestre 30 gr., acide hydrocyanique médicinal 15 gouttes, sirop de guimauve 30 gr. pour une potion à prendre par cuillerée à bouche de trois heures en trois heures. Chaque fois qu'on fait usage de ces mélanges, il faut remuer la bouteille ; sinon l'acide, s'accumulant à la surface, peut être pris en trop grande quantité et causer des accidents plus ou moins graves.

J'ai été plusieurs fois à même de constater la propriété sédative de l'acide hydrocyanique dans les palpitations soit nerveuses, soit symptomatiques, de lésions organiques. J'ai employé ce médicament avec avantage dans les cas de pléthore pulmonaire accompagnant les premiers degrés de la phthisie. On l'a beaucoup trop vanté contre cette maladie, où il ne convient que comme palliatif. Je m'en suis bien trouvé dans tous les cas de palpitations et de dyspnées, soit essentielles ou nerveuses, soit symptomatiques de lésions organiques. Seulement, dans ces derniers cas, la maladie étant incurable, il ne pouvait provoquer qu'un soulagement momentané. Je l'ai vu

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  1. Journal des connaissances médico-chirurgicales, 1852, p. 377.
  2. Ibid.


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réussir quand la digitale avait échoué. M. Laîné, directeur des Messageries à Calais, âgé de trente-huit ans, d'un tempérament sanguin, d'une haute taille et d'une forte constitution, livré à un genre de vie excitant, ayant eu de légères attaques de goutte aux gros orteils depuis deux à trois ans, fut pris, vers huit heures du matin, après un sommeil fort agité et une violente palpitation, d'une grande difficulté de respirer, avec un sentiment d'anxiété et de constriction précordiale inexprimable, yeux étincelants, pouls accéléré, plein. Le malade, se refusant obstinément à une saignée du bras, malgré les instances, je lui prescrivis une potion d'eau distillée de laitue 125 gr., teinture de digitale 1 gr. 50 centigr., nitrate de potasse 2 gr., sirop de thridace 30 gr. Cette potion, prise par cuillerée à bouche de demi-heure en demi-heure dans l'espace de deux à trois heures, n'apporta aucun soulagement. J'administrai alors l'acide hydrocyanique médicinal à la dose de 12 gouttes dans quatre onces d'eau de laitue. Les deux premières cuillerées, données à dix minutes d'intervalle, diminuèrent la fréquence du pouls ; une troisième cuillerée, administrée presque immédiatement, amena un soulagement marqué. Le mieux se prononçant de plus en plus, j'éloignai les doses du médicament. L'application répétée de sangsues à l'anus, et des pédiluves sinapisés, qui provoquèrent l'apparition de la goutte, prévinrent le retour de nouveaux accès de dyspnée.

J'ai toujours observé que l'acide hydrocyanique était nuisible dans les phlegmasies aiguës, dans les irritations gastro-intestinales, et dans les cas où il fallait l'employer longtemps et en augmenter progressivement les doses. Dans ces dernières circonstances, j'ai pu bien rarement en continuer l'usage, à cause des accidents qu'il déterminait. On doit tout au moins, quand on le croit indiqué, en suspendre de temps en temps l'administration, afin de pouvoir le reprendre à doses plus légères ; enfin, c'est un de ces médicaments qu'il ne faut employer qu'avec une extrême prudence.

(En Angleterre, on a vanté l'acide cyanhydrique contre la coqueluche. West l'a donné à la dose de 2 à 6 gouttes par jour, en le fractionnant par demi-gouttes. C'est là un agent infidèle et dangereux)[1].

On se sert, à l'extérieur, de l'acide hydrocyanique dans les névralgies faciales, et pour calmer les douleurs et retarder la funeste terminaison du cancer des mamelles, des testicules, de l'utérus, etc., où il agit à la fois comme calmant et comme antiseptique. Il convient aussi dans les dartres, le prurit de la vulve, la couperose, etc. On emploie dans ces cas, pour lotions et pour injections, d'après la formule de Magendie, un mélange de 4 à 8 gr. d'acide hydrocyanique médicinal, et de 2 kilogr. d'eau de laitue. On peut augmenter la dose de l'acide de 8 à 16 gr. Thomson[2] conseille, pour calmer les démangeaisons dans l'eczéma, la solution de 4 gr. d'acide hydrocyanique dans 240 gr. d'émulsion d'amandes douces.

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  1. Journal de médecine et de chirurgie pratiques, janvier 1863.
  2. Copland. Dictionnary of medicine.