Ipomoea nil (PROTA)

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Ipomoea nil (L.) Roth


répartition en Afrique (naturalisé)
Protologue : Catal. Bot. 1: 36 (1797).
Famille : Convolvulaceae
Nombre de chromosomes : 2n = 30

Synonymes

  • Pharbitis nil (L.) Choisy (1762),
  • Ipomoea hederacea Baker & Rendle (1905) non (L.) Jacq. (1787).

Noms vernaculaires

  • Liseron fleur bleue, ipomée du Nil, étoile du matin (Fr).
  • Japanese morning glory, picotee morning glory, white-edge morning glory, blue morning glory (En).
  • Campainha azul, corda de viola, corriola, campainha, jetirana (Po).

Origine et répartition géographique

Ipomoea nil est originaire de l’Amérique tropicale, mais s’est naturalisé dans presque toutes les régions tropicales et subtropicales, y compris dans de nombreux pays africains. Il existe de nombreux cultivars ornementaux dans les régions chaudes et tempérées.

Usages

Les graines, normalement séchées et réduites en poudre, s’utilisent largement comme purgatif, en Afrique aussi bien qu’en Asie. Au Nigeria, les feuilles séchées s’appliquent sur les brûlures. Au Gabon, les racines sont considérées comme toxiques. Les graines figurent officiellement dans la pharmacopée indienne comme purgatif et servent de succédané du jalap (Ipomoea purga (Wender.) Hayne). En Chine, les graines sont connues sous le nom de “Pharbitis Semen” et sont tenues pour diurétiques, vermifuges et laxatives ; elles sont prescrites en cas d’œdème et de constipation, pour provoquer les règles ou l’avortement.

La plante sert d’amulette d’amour dans le nord du Nigeria. Ipomoea nil est une plante attractive qui est plantée souvent sur des clôtures ou des treillages pour ses fleurs voyantes. Il peut aussi se comporter comme adventice, par ex. de la canne à sucre.

Production et commerce international

Alors que les graines d’Ipomoea nil sont largement vendues en Asie, on ne dispose pas de données sur son importance et son commerce en Afrique. De nombreux cultivars ornementaux sont vendus dans le monde entier.

Propriétés

Les graines ont d’abord un goût sucré, puis âcre et désagréable. Elles contiennent une huile fixe au goût déplaisant, constituée de glycérides de l’acide palmitique (6%), de l’acide stéarique (20%), de l’acide arachidique (8%), de l’acide béhénique (1%), de l’acide oléique (44%), de l’acide linoléique (15%) et de l’acide linolénique (6%). Les graines contiennent aussi les pharnilatines A et B (des amides phénoliques), les pharbitosides A et B (des hétérosides triterpéniques du type oléanène), ainsi que le β-sitostérol, le glucoside de β-sitostérol (daucostérol), l’acide cafféique, et le méthyl cafféoate. D’autres composés isolés sont le pharsyringarésinol et la pharbilignoside (des phyto-œstrogènes), ainsi que la pharbiniloside (un hétéroside phényléthanoïde).

A partir de la résine hétérosidique brute, appelée pharbitine, plusieurs composés ont été isolés, dont l’acide (+)-2-méthylbutyrique, l’acide tiglique, l’acide nilique (l’acide 2-méthyl-3-hydroxybutyrique) et un acide hétérosidique appelé acide pharbitique, dérivé de l’acide ipurolique. Plus tard, on a isolé les acides pharbitiques B, C et D, ainsi que l’acide valérique et 7 oligohétérosides de méthyl esters d’acide gras hydroxy. A partir de l’extrait à l’éthanol des graines, on a isolé 3 diterpénoïdes d’ent-kaurane et 6 hétérosides diterpéniques d’ent-kaurane (les pharbosides A–G). En outre, la N1,N10-ditigloylspermidine (un alcaloïde spermidinique) a été obtenue des graines. Des fleurs on a isolé l’anthocyanine HBA, qui protège contre les rayons UV-B.

Dans un essai sur les rats de laboratoire, on a observé qu’une diète à l’extrait à l’éthanol des graines a causé des lésions rénales sérieuses, contrairement à l’extrait aqueux. On a trouvé que l’extrait de racines supprime la prolifération des cellules du cancer du sein et du cancer de l’estomac humain, provoquant la mort de cellules apoptotiques in vitro.

Un gène isolé d’Ipomoea nil, appelé “Pharbitis nil leucine zipper gene” (PNZIP), s’utilise en modification génétique des plantes, par ex. dans le transfert de la résistance aux virus.

Description

  • Plante herbacée annuelle à tiges volubiles hérissées, atteignant 5 m de long.
  • Feuilles alternes, simples ; pétiole jusqu’à 8(–15) cm de long, hérissé, muni de 2 glandes apicales noires ; limbe à contour ovale à circulaire, jusqu’à 14 cm × 13,5 cm, base cordée, 3-lobée, à poils apprimés sur les deux faces, apex des lobes acuminé.
  • Inflorescence : cyme axillaire lâche pauciflore, ou fleurs solitaires ; pédoncule de 4–7(–12) cm de long ; bractéoles linéaires à filiformes, de 5–10 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle jusqu’à 12 mm de long ; sépales linéaires-lancéolés, de 2,2–2,8 cm × 3,5 mm à la base, s’amenuisant vers l’apex, à poils hérissés denses étalés à la base ; corolle en entonnoir, voyante, de 6–7,5 cm de long, violet rougeâtre à tube plus pâle ; étamines 5, inégales, insérés près de la base du tube de la corolle ; ovaire supère, 2–3(–5)-loculaire, style mince, stigmate 2-globuleux.
  • Fruit : capsule ovoïde à globuleuse, de 8–15 mm de long, glabre, longuement apiculée, enveloppée par le calice inchangé.
  • Graines jusqu’à 6–8 mm × environ 4 mm × environ 3,5 mm, noires, pubérulentes.
  • Plantule à germination épigée ; cotylédons à pétiole de 1–1,5 cm de long ; limbe 2-lobé, environ 2–2,5 cm × 2–2,5 cm, base cordée, apex émarginé ; premières feuilles cordées, les deux faces hérissées, bord de la première feuille entier, bord de la seconde feuille denté ou légèrement lobé.

Autres données botaniques

Ipomoea est un grand genre complexe de 500–600 espèces de lianes et d’arbustes, largement réparti dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Ipomoea nil est étroitement apparenté à Ipomoea purpurea (L.) Roth, Ipomoea indica (Burm.) Merr. et Ipomoea hederacea Jacq. Des spécimens d’Ipomoea nil ont parfois été identifiés à tort comme Ipomoea hederacea, espèce nord-américaine. Ipomoea nil s’hybride parfois avec Ipomoea purpurea.

Plusieurs autres Ipomoea spp. ont des usages médicinaux en Afrique australe tropicale.

Ipomoea adenioides

Ipomoea adenioides Schinz est un arbuste érigé à pubescence soyeuse, atteignant 1,2 m de haut, et à fleurs blanches ; il se rencontre en Angola, en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. En Namibie, l’infusion de racine ou de fruit se boit pour traiter la faiblesse cardiaque. Après la castration, la poudre de feuilles s’applique au scrotum. Les racines crues se consomment comme succédané de l’eau.

Ipomoea blepharophylla

Ipomoea blepharophylla Hallier f. est une plante herbacée prostrée à plusieurs tiges émergeant d’un grand tubercule ; il a des fleurs blanchâtres avec un centre plus foncé. Il est répandu mais pas commun dans toute l’Afrique tropicale, à l’exception des régions sèches et des zones très humides. Dans l’est de la R.D. du Congo, la poudre de l’écorce de racine séchée est mélangée aux aliments pour traiter le paludisme. La macération du tubercule écrasé se donne en lavement aux enfants pour soigner le mal au ventre, et aux adultes pour traiter l’amibiase. On la donne aussi à boire aux bovins pour soulager la météorisation et les gaz intestinaux. Le tubercule est également mastiqué pour soigner des glandes enflées du cou et pour stimuler l’expulsion du placenta.

Ipomoea crassipes

Ipomoea crassipes Hook. possède des tiges érigées ou prostrées issues d’un grand tubercule, et des fleurs blanches à rouges ou violet-blanc. Il est présent en Afrique orientale et australe. En Afrique australe, la macération du tubercule s’applique en lavement pour traiter la dysenterie. La pâte des parties aériennes broyées soigne des maladies de la peau. Les feuilles sont fumées dans une pipe et les racines sont mastiquées pour traiter le hoquet.

Ipomoea ommaneyi

Ipomoea ommaneyi Rendle a plusieurs tiges prostrées émergeant d’un grand tubercule, et des fleurs rouge rosé. Il se rencontre en Zambie, au Botswana, au Zimbabwe et au Mozambique. Au Zimbabwe, l’infusion du tubercule se boit pour soulager les douleurs corporelles et comme aphrodisiaque. La décoction du tubercule se boit pour traiter les convulsions. Le tubercule séché et réduit en poudre se consomme en bouillie contre les maux d’estomac.

Ipomoea plebeia

Au sein d’Ipomoea plebeia R.Br. (“bell vine”), on distingue 3 sous-espèces : subsp. africana Meeuwse, qui se rencontre dans le nord-est et le sud de l’Afrique, subsp. indica Verdc. en Inde, et subsp. plebeia en Malaisie et en Australie. C’est une plante herbacée annuelle à tiges volubiles ou prostrées et portant de petites fleurs blanches, parfois avec un centre foncé. En Somalie, les feuilles sont cuites dans l’eau jusqu’à ce que presque toute l’eau soit évaporée, puis elles sont consommées pour soigner les problèmes gastro-intestinaux.

Ipomoea prismatosyphon

Ipomoea prismatosyphon Welw. est une plante herbacée buissonnante érigée, atteignant 1,8 m de haut, portant des fleurs voyantes blanches à rosées. Il est présent depuis le Nigeria jusqu’à l’Angola, et en Afrique de l’Est. En Angola, la décoction de racine est absorbée pour traiter les maux d’estomac.

Ipomoea shirambensis

Ipomoea shirambensis Baker est une grande plante volubile, ligneuse, glabre, avec des fleurs violettes, qui se rencontre en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique et au Transvaal (Afrique du Sud). En Tanzanie, les râpures des racines s’appliquent aux abcès durcis, et l’infusion de racine s’utilise en bain.

Ipomoea tenuirostris

Ipomoea tenuirostris Steud. ex Choisy est une plante herbacée vivace à tiges volubiles ou prostrées, minces, qui se rencontre au Cameroun, en R.D. du Congo, au Soudan, en Erythrée et en Ethiopie, et vers le sud jusqu’au Zimbabwe et au Mozambique. En R.D. du Congo, la macération des parties aériennes de la plante est administrée comme galactagogue. En Afrique de l’Est, les feuilles se mastiquent et s’appliquent en externe pour soigner les rhumatismes.

Ipomoea welwitschii

Ipomoea welwitschii Vatke ex Hallier f. est une plante herbacée vivace munie d’un tubercule globuleux et de fleurs blanches à rosées. Il se rencontre au Soudan, en Tanzanie, et dans presque toute l’Afrique australe. Au Zimbabwe, l’infusion du tubercule se boit pour traiter les douleurs de l’abdomen.

Croissance et développement

On est en train d’étudier l’induction de la floraison chez Ipomoea nil, notamment le contrôle hormonal de l’induction florale aux stades précoces de la croissance. La floraison est stimulée par des températures élevées (environ 30°C) et des nuits longues (environ 18 heures). Les fleurs bleues s’ouvrent tôt le matin et leur couleur vire au rose pendant la journée, ce processus étant plus lent à des endroits plus froids.

Les feuilles d’Ipomoea nil sont sensibles à l’ozone ; cependant, cette sensibilité n’est pas suffisamment prononcée pour que la plante puisse servir d’indicateur de niveaux d’ozone.

Ecologie

Ipomoea nil pousse comme plante rudérale au bord des routes, dans les haies, dans les fourrés secondaires, ou comme adventice dans les champs ou les jardins.

Multiplication et plantation

Ipomoea nil se multiplie par graines. Les graines sont pré-trempées pendant 12 heures dans de l’eau chaude, ou scarifiées, puis semées dans des pots en pépinière au début du printemps sous les climats froids. Les graines germent en général au bout de 1–3 semaines à 22°C. Les semis sont très sensibles aux perturbations du système racinaire, et doivent être rempotés presque tout de suite après la germination. Les plants sont gardés en pépinière et ne sont plantés à leur emplacement final qu’après le dernier gel.

Gestion

En tant que plante ornementale, Ipomoea nil requiert un sol limoneux bien drainé et fertile dans des endroits ensoleillés.

Ressources génétiques

Ipomoea nil est une plante rudérale répandue et commune, et il n’est pas menacé d’érosion génétique. De petites collections de ressources génétiques sont conservées aux Etats-Unis, par la Plant Genetic Resources Conservation Unit, Griffin, Georgie, et par plusieurs sélectionneurs.

Sélection

Un grand nombre de cultivars d’ipomées ornementales (“morning glories”), y compris Ipomoea nil, ont été sélectionnés, par ex. au Japon, et de nos jours il existe des formes à grandes fleurs et à toutes sortes de couleurs florales. Parmi les cultivars bien connus, on mentionne 'Scarlet O'Hara', 'Early Call', et 'Rose Silk'. On a aussi développé des cultivars ornementaux hybrides, parmi lesquels 'Imperial Japanese Morning Glory', 'Cameo Elegance', 'Sunrise Serenade' et 'Chocolate Beauty'.

Perspectives

Les usages médicinaux et les nombreux composés bioactifs justifient davantage de recherches sur ses propriétés pharmacologiques et sa toxicité, ainsi que sur son rôle potentiel dans le processus de la modification génétique des plantes. Ipomoea nil gardera vraisemblablement son importance comme plante ornementale.

Références principales

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Autres références

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Afriref references

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2013. Ipomoea nil (L.) Roth. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 14 novembre 2020.


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