Ipomoea aquatica (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg


Ipomoea aquatica Forssk.


Protologue: Fl. aegypt.-arab. : 44 (1775).
Famille: Convolvulaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 30

Synonymes

Ipomoea reptans Poir. (1814).

Noms vernaculaires

  • Kangkong, liseron d’eau, patate aquatique (Fr).
  • Kangkong, kangkung, water convolvulus, water spinach, swamp spinach, swamp morning glory (En).
  • Cancon, batata aquática (Po).
  • Mriba wa ziwa (Sw).

Origine et répartition géographique

Ipomoea aquatica est une adventice des marais répandue dans les basses terres de toutes les régions tropicales et de nombreuses régions subtropicales. Elle fait partie de la liste des adventices aquatiques ou terrestres nuisibles dans le sud-est des Etats-Unis. Elle se rencontre dans presque tous les pays d’Afrique tropicale, de la Mauritanie et du Sénégal jusqu’à l’Erythrée et à la Somalie vers l’est, et jusqu’à l’Afrique du Sud vers le sud, ainsi que dans les îles de l’océan Indien. C’est un légume cultivé apprécié en Asie du Sud-Est et dans le sud de la Chine, mais elle est rare en Inde. Elle est connue comme légume-feuilles en Amérique tropicale, où des paysans d’origine asiatique la cultivent. On la cultive à petite échelle sous abri en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas pour les clientèles vietnamiennes, thaïes et indonésiennes. En Afrique tropicale, on indique qu’elle est récoltée comme légume sauvage au Bénin, en R.D. du Congo, au Kenya et en Tanzanie. On cultive occasionnellement des cultivars asiatiques à petite échelle pour la clientèle asiatique près des grandes villes. On trouve le kangkong dans les jardins maraîchers, par ex. en Côte d’Ivoire et au Nigeria.

Usages

Les jeunes pousses et feuilles de kangkong sont récoltées comme légume vert. Avec le kangkong cultivé, on consomme souvent toute la partie aérienne de la plante, y compris les tendres tiges creuses. Le kangkong peut être sauté à la poêle, cuit à la vapeur, bouilli pendant quelques minutes ou légèrement frit dans l’huile, et consommé avec divers plats. On le mélange souvent avec des piments et de l’ail, et on le prépare avec de la viande ou du poisson. En Asie, on sépare parfois les feuilles des tiges, et on cuit les tiges un peu plus longtemps. En Afrique, on ne consomme que les feuilles des plantes sauvages, et on élimine les tiges. Les racines sont parfois consommées. Le kangkong sauvage est souvent récolté comme fourrage pour le bétail et pour les porcs.

En Indonésie, le kangkong est traditionnellement servi au dîner aux jeunes enfants pour les faire tenir tranquilles et les aider à bien dormir. En Asie, on l’utilise en médecine traditionnelle. Le jus est employé comme émétique, purgatif et sédatif, et les boutons floraux servent à combattre la teigne. Au Sri Lanka, le kangkong est utilisé pour traiter le diabète sucré.

Production et commerce international

En Asie du Sud-Est et en Chine, le kangkong est cultivé commercialement sur de nombreux milliers d’hectares. La Thaïlande et certains pays antillais exportent le kangkong vers l’Europe durant les mois d’hiver. On ne dispose pas de données sur la production ou les rendements, et il n’y a pas de commerce international à partir de l’Afrique.

Propriétés

La composition nutritionnelle du kangkong cru par 100 g de partie comestible est la suivante : eau 92,5 g, énergie 80 kJ (19 kcal), protéines 2,6 g, lipides 0,2 g, glucides 3,1 g, fibres alimentaires 2,1 g, Ca 77 mg, Mg 71 mg, P 39 mg, Fe 1,7 mg, Zn 0,2 mg, vitamine A 6300 UI, thiamine 0,03 mg, riboflavine 0,10 mg, niacine 0,90 mg, folate 57 μg, acide ascorbique 55 mg (USDA, 2002). La valeur nutritionnelle des limbes des feuilles est plus élevée que celle des pétioles et des tiges ; malheureusement les sources n’indiquent pas si ce sont les tiges et les feuilles ou les feuilles seules qui ont été analysées. On a signalé l’accumulation de métaux lourds dans le kangkong en Asie, parce que les plantes poussent souvent dans des eaux polluées.

Le kangkong a montré une activité orale hypoglycémique dans des essais sur des humains et des rats diabétiques ; on a montré qu’un extrait aqueux de feuilles peut être aussi efficace que le tolbutamide pour réduire les niveaux de glucose du sang.

Description

Plante herbacée annuelle ou pérenne, à tiges lisses, succulentes, creuses, produisant des racines aux nœuds. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole de 2–25 cm de long ; limbe ovale ou triangulaire à lancéolé ou linéaire, de 2,5–15(–25) cm × 0,5–10 cm, tronqué à cordé ou hasté à la base, entier ou grossièrement denté. Inflorescence : cyme axillaire à 1–7 fleurs ; pédoncule jusqu’à 14 cm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; sépales libres, ovales, jusqu’à 12 mm de long ; corolle en forme d’entonnoir, de 4–10 cm de long avec un tube étroit et un limbe d’environ 5 cm de large, violet, rose ou blanc, souvent avec un centre violet ; étamines insérées près de la base du tube de la corolle, inégales, incluses ; ovaire supère, à 2 loges, style mince, inclus, 2 stigmates, globuleux. Fruit : capsule globuleuse à ovoïde d’environ 1 cm de diamètre, lisse, brune, enclose dans les sépales, à 2–4 graines. Graines anguleuses à arrondies, d’environ 4 mm de long, densément pubescentes, noires ou brun clair à foncé. Plantule à germination épigée ; cotylédons en forme de fer à cheval.

Autres données botaniques

Le genre Ipomoea comprend environ 500 espèces, et se rencontre principalement dans les tropiques.

On distingue deux types de kangkong cultivés en Asie du Sud-Est. Le type traditionnel est proche du type sauvage, et a principalement des fleurs violettes. On le multiplie par boutures. Il a des tiges dures, et est toujours récolté par coupes successives. Ce type est progressivement remplacé par le kangkong à fleurs blanches, reproduit par graines, généralement cultivé pour être récolté en une fois, mais certains cultivars très ramifiés sont également récoltés par coupes successives. De nombreux cultivars de ce dernier type ont été sélectionnés, qui se distinguent par des feuilles grandes ou petites, des tiges et des feuilles vert pâle ou foncé, un port plus ou moins ramifié, une levée et une croissance rapides, et une conservation ou une tendreté améliorées.

En Afrique, on emploie d’une manière analogue comme légume les feuilles des espèces sauvages Ipomoea eriocarpa R.Br. et Ipomoea obscura (L.) Ker Gawl. Les feuilles de la patate douce (Ipomoea batatas (L.) Lam.) sont un légume apprécié en de nombreux endroits, mais leur goût et leur tendreté ne sont pas comparables à ceux du kangkong.

Croissance et développement

Les taux de germination des cultivars locaux de kangkong sont souvent bas (<60%), en raison de la dureté des graines induite par une longue conservation. Des firmes semencières fiables proposent des cultivars améliorés présentant un pourcentage de germination élevé (>80%). Au-dessous de 25ºC, les graines de kangkong ne germent pas bien. Les plantes commencent à développer des rameaux latéraux à partir des bourgeons cotylédonnaires 2–3 semaines après le semis. Ensuite, l’axe principal et les deux axes latéraux produisent chacun une feuille tous les 2–3 jours. Les cultivars sélectionnés pour une récolte ou un arrachage unique ont une ramification retardée ou presque inexistante. La coupe de plantes issues de multiplication végétative ou de plantes sauvages peut commencer environ un mois après la mise en place de la plante. La récolte unique des plantes issues de semis se fait 21–30 jours après le semis. Le kangkong commence à fleurir après 2–5 mois, mais il continue alors à former de nouvelles feuilles et de nouveaux rameaux. Le kangkong est une plante de jours courts quantitative, une floraison précoce étant provoquée par des jours courts (<12 heures). La floraison est également stimulée par la sécheresse. Le kangkong est principalement autofécondé (60–65%), mais il se produit aussi une pollinisation croisée par les abeilles et les papillons.

Ecologie

Le kangkong sauvage flotte sur l’eau ou s’enracine à partir des nœuds de la tige dans des terrains humides ou marécageux, souvent sur les berges de rivières et dans les rizières et autres cultures de sols humides. On le trouve du niveau de la mer jusqu’à 1500 m d’altitude. Le kangkong cultivé a une production optimale dans les basses terres tropicales avec des températures élevées, un plein ensoleillement et une eau abondante. On le cultive rarement au-dessus de 500 m d’altitude, parce que à des températures inférieures à 25ºC, sa croissance devient trop lente pour que la culture soit rentable. A altitude plus élevée, on le cultive comme légume d’été. Le kangkong est adapté à une large gamme de conditions de sols, mais préfère un sol fertile à teneur élevée en matière organique. Le pH optimum est de 5,3–6,0.

Multiplication et plantation

On peut cultiver le kangkong en culture en sec ou inondée. La culture de kangkong en sec est très évoluée chez les producteurs commerciaux en Asie du Sud-Est, et elle est également pratiquée en Afrique pour la vente, à partir de graines importées par des firmes semencières asiatiques. Le poids de 1000 graines est de 50–60 g. Les graines sont semées soit à la volée soit en lignes. On peut les tremper pendant 12–24 heures dans l’eau avant de les semer. La densité de semis est élevée, 60–100 g pour 10 m2 de planches (60–100 kg/ha). Si nécessaire, on chaule le sol avant le semis (2500 kg/ha). La densité finale peut aller de 0,3–0,7 millions de plantes/ha. Une levée rapide et uniforme est un objectif important des producteurs.

La culture inondée (en rizière) est encore très pratiquée en Asie du Sud-Est, mais elle a tendance à diminuer au profit du kangkong en sec, plus productif et d’une meilleure qualité marchande. La plantation se fait en général directement par boutures, mais en certains endroits on recourt au repiquage de plants âgés de 6 semaines élevés en planches de pépinière. Les boutures sont plantées à 3–5 cm de profondeur dans la boue. Les densités de plantation sont très variables, de 0,2–1,5 millions de boutures par ha. Localement, la culture de kangkong flottant, sans contact des racines avec le sol, est pratiquée à échelle commerciale dans des étangs et des rivières, en système intégré avec des poissons, des porcs et des poulets. Les boutures sont ancrées sur un cadre en bambou flottant sur l’eau et formant une sorte de planche de culture.

Gestion

Dans les cultures en sec, le désherbage est rarement utile, sauf si la germination est lente. Un arrosage journalier abondant est nécessaire. Bien que le kangkong réussisse bien dans des sols de fertilité modérée, il répond bien à l’apport d’engrais azoté, et l’absorption d’éléments minéraux est élevée. Une recommandation générale de fertilisation comprend un apport de fumier avant le semis jusqu’à 30 t/ha, ou 10 t/ha complétées par une fumure minérale : N 50 kg/ha, P 30 kg/ha et K 40 kg/ha. On fait ensuite une fumure de surface à 10 jours d’intervalle avec N à la dose de 30, 8 et 8 kg/ha, P à raison de 4, 4 et 0 kg/ha et K à raison de 12, 6 et 0 kg/ha. Dans le cas de récolte par coupes répétées, courante dans les jardins familiaux, une fumure de surface supplémentaire est recommandée après chaque coupe. L’application de grandes quantités d’engrais azoté accroît le rendement et le rapport feuilles/tige mais également la teneur en nitrate, tandis que la teneur en matière sèche décroît.

En culture inondée, le niveau de l’eau est monté en fonction du développement de la culture, jusqu’à une hauteur de 15–20 cm. Les jeunes plantes ne tolèrent pas la submersion. Les doses d’engrais sont les mêmes que pour la culture en sec, également avec une fumure de surface après chaque coupe. On arrêt la culture en cas de floraison ou de pertes sérieuses par suite de maladies, ravageurs ou mauvaises herbes.

Maladies et ravageurs

La rouille blanche (Albugo ipomoeae-panduratae, souvent appelée Albugo candida), commune sur la patate douce, est la maladie la plus courante du kangkong ; elle provoque des taches blanches qui diminuent la qualité marchande. De fortes attaques de rouille blanche peuvent démarrer dès l’âge de deux semaines après la levée des semis. On peut avoir une fonte des semis causée par Pythium sp., et parfois des taches foliaires causées par Cercospora. En raison de la durée courte de la culture, les maladies et les parasites posent moins de problèmes dans les cultures récoltées en une fois que dans celles récoltées par coupes répétées. Dans ce dernier cas, les attaques de chenilles de Spodoptera litura et de Diacrisia strigatula, ainsi que des pucerons, peuvent causer de sérieux dommages. La lutte chimique est de pratique générale, mais hasardeuse en raison des résidus. Les nématodes à galles (Meloidogyne spp.) sont signalés comme causant parfois des dégâts lorsqu’on pratique la récolte en plusieurs fois dans les sols secs, mais non dans les sols humides. Même quand il fait l’objet de plusieurs cultures consécutives sur les mêmes planches, sans rotation, le kangkong cultivé en sec et récolté par arrachage est remarquablement exempt de maladies du sol, y compris les nématodes, probablement parce que les éventuels nématodes nuisibles sont enlevés avec les racines lors de la récolte.

Récolte

La récolte du kangkong cultivé en sec se fait 21–30(–45) jours après le semis si l’on procède en une fois par arrachage ou coupe à ras de terre. Les feuilles inférieures abîmées sont éliminées. Les tiges des plantes issues de semis sont grandes, tendres et croquantes.

En culture inondée, la coupe des jeunes pousses commence 1–2 mois après la plantation, et se poursuit à intervalle régulier, ou bien on coupe les plantes à 5–10 cm au-dessus du sol toutes les 4–6 semaines. Les tiges sont plus fines, plus fibreuses et plus dures que celles du kangkong cultivé en sec.

Rendement

En culture en sec, les rendements par cycle de culture sont de 7–30 t/ha de produit frais, dépendant largement de la période de culture. Une bonne récolte faite en une fois à 3 semaines produit de 1,5–2,0 kg/m2 de culture. Le rendement potentiel de 12 cultures successives par an sur la même parcelle pourra totaliser 240 t/ha de produit frais commercialisable. En culture inondée, les rendements sont difficiles à comparer parce que les périodes de culture diffèrent largement. On rapporte des rendements annuels de 25–100 t/ha en Asie du Sud-Est. Pour le kangkong flottant, on rapporte en Thaïlande une production annuelle de 90 t/ha de produit frais.

Traitement après récolte

Les pousses de kangkong de culture inondée sont liées en bottes et transportées au marché. Les plantes entières de kangkong de culture en sec sont lavées ou mouillées, et parfois enveloppées dans du plastique pour éviter le fanage. Pour le transport à longue distance ou vers les supermarchés en Asie, les bottes de kangkong sont emballées en couches de 15 cm dans des caisses de bambou avec de la glace pilée entre elles. Le kangkong récolté en rivière a une plus longue durée de conservation, parce que la superficie foliaire des jeunes pousses est réduite.

Ressources génétiques

Ipomoea aquatica est extrêmement répandu et n’est pas menacé d’érosion génétique. Des collections de ressources génétiques sont conservées par l’AVRDC (Asian Vegetable Research and Development Center) à Taïwan et dans des instituts nationaux de recherche en Asie du Sud-Est.

Sélection

Les consommateurs ont des préférences spécifiques en ce qui concerne la qualité du produit, par ex. le nombre de feuilles, la longueur de la tige, le pourcentage de fibres et le goût. La East-West Seed Company de Thaïlande a sélectionné des cultivars supérieurs à partir de variétés-populations, pour des caractères tels que des tiges épaisses et tendres, une croissance rapide, l’absence de pousses latérales pour une récolte en une fois. Parmi les cultivars appréciés pour une récolte unique, on peut citer ‘Yangtze’, à feuilles larges et cultivé toute l’année, ‘Salween’, à petites feuilles comme le bambou et adapté à la saison chaude et pluvieuse, et ‘Liao’, à feuilles de bambou et pour la saison sèche ; le cultivar ‘Chinwin’, très ramifié, convient pour des récoltes multiples. Le nord de la Thaïlande, le Vietnam et le sud de la Chine produisent beaucoup de semences de kangkong, généralement récoltées mécaniquement, avec des rendements jusqu’à 1000 kg/ha.

Perspectives

Le kangkong de culture sèche est un excellent légume, qui vaut la peine d’être promu dans les régions basses d’Afrique tropicale. L’introduction de cultivars asiatiques améliorés de kangkong de culture sèche pourrait réussir notamment là où l’on consomme traditionnellement les feuilles de patate douce. On rencontre localement des conditions favorables à une production de semences. La recherche devrait porter sur l’amélioration de la fertilisation et la lutte non chimique contre les insectes. Les efforts de sélection devraient se concentrer sur des cultivars adaptés à des milieux africains spécifiques et résistants à la rouille blanche.

Références principales

  • Cornelis, J., Nugteren, J.A. & Westphal, E., 1985. Kangkong (Ipomoea aquatica Forssk.): an important leaf vegetable in South-East Asia. Review Article. Abstracts on Tropical Agriculture 10(4): 9–21.
  • de Hoop, J.S. & Atmadi Saleh, 2002. Kangkong: a commodity becomes valuable. In: Kunz, K. (Editor). Vegetable breeding for market development: East-West Seeds 1982–2002. Bangkok, Thailand. pp. 65–74.
  • Edie, H.H. & Ho, B.W.C., 1969. Ipomoea aquatica as a vegetable crop in Hong Kong. Economic Botany 23(1): 32–36.
  • Linnemann, A.R., Louwen, J.M., Straver, G.H.M.B. & Westphal, E., 1986. Influence of nitrogen on sown and ratooned upland kangkong (Ipomoea aquatica Forssk.) at two planting densities. Netherlands Journal of Agricultural Science 34: 15–23.
  • Maundu, P.M., Ngugi, G.W. & Kabuye, C.H.S., 1999. Traditional food plants of Kenya. Kenya Resource Centre for Indigenous Knowledge (KENRIK), Nairobi, Kenya. 270 pp.
  • USDA, 2002. USDA nutrient database for standard reference, release 15. [Internet] U.S. Department of Agriculture, Beltsville Human Nutrition Research Center, Beltsville Md, United States. http://www.nal.usda.gov/fnic/foodcomp. June 2003.
  • van der Zon, A.P.M. & Grubben, G.J.H., 1976. Les légumes-feuilles spontanés et cultivés du Sud-Dahomey. Communication 65. Département des Recherches Agronomiques, Koninklijk Instituut voor de Tropen, Amsterdam, Netherlands. 111 pp.
  • Westphal, E., 1993. Ipomoea aquatica Forsskal. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 181–184.

Autres références

  • Deroin, T., 2001. Convolvulaceae. Flore de Madagascar et des Comores, familles 133 bis et 171. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 11–287.
  • Gonçalves, M.L., 1987. Convolvulaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 8, part 1. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 9–129.
  • Malalavidhane, T.S., Wickramasinghe, S.M., Perera, M.S. & Jansz, E.R., 2003. Oral hypoglycaemic activity of Ipomoea aquatica in streptozotocin-induced, diabetic wistar rats and type II diabetics. Phytotherapy Research 17(9): 1098–1100.
  • Yamaguchi, M., 1990. Asian vegetables. In: Janick, J. & Simon, J.E. (Editors). Advances in new crops. Timber Press, Portland OR, United States. pp. 387–390.

Sources de l'illustration

  • Westphal, E., 1993. Ipomoea aquatica Forsskal. In: Siemonsma, J.S. & Kasem Piluek (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 8. Vegetables. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 181–184.

Auteur(s)

  • G.J.H. Grubben, Boeckweijdt Consult, Prins Hendriklaan 24, 1401 AT Bussum, Netherlands

Consulté le 22 décembre 2024.


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