Ilex dioica (Rollet, Antilles)
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Ilex dioica (Vahl) Griseb. Fl. Brit. W. Indian Is. : 147 (1859).
Basionyme : Prinos dioicus M. Vahl, Eclog. Amer. 2 : 25, t. 14 (1798).
Synonymes : Ilex dioica (Vahl) Griseb. var. gracilior Loes. in Urb. (1892).
Noms vernaculaires : Fr : Citronnier montagne.
Description : Petit arbre atteignant 8 m de haut et 11 cm de diamètre (ne dépassant probablement pas 15 cm). Écorce : épaisseur totale 5 mm pour un diamètre de 11 cm. Aspect externe : sublisse avec lenticelles rondes de 2 mm de diamètre sans ordre. Écorce vivante : tranche très grumeleuse jaune verdâtre tournant rapidement au vert gris ; dans la partie la plus externe les rayons en entonnoirs courts fusionnent vers l’extérieur en masse sans structure. Aubier : larges rayons équidistants très espacés. Feuilles : alternes, 6-11 cm de long, 2,5-5 cm de large, elliptiques, faiblement acuminées ; limbe révoluté, épais, coriace à points noirs assez denses en-dessous. Fleurs : blanc-crème, 4-mères. Fruits : le plus petit fruit de tous les Ilex, surmonté d’une courte pointe (DUSS), ovoïde, 4-5 mm de long, purpurin puis noir. Phénologie : sempervirent ; fruits en mars. Habitat : forêt hygrophile de transition supérieure ; fourrés d’altitude ; assez rare.
Distribution générale : Jamaica (Holly Mt. 900 m) ; Venezuela (URBAN) ; mais HOWARD considère l’espèce endémique des Petites Antilles.
Distribution aux Petites Antilles : Nevis, Montserrat, Guadeloupe (Basse-Terre), Martinique, St Vincent, Grenade.
Matériel examiné : M : HAHN 627, Alma (P) ; HAHN 974, Trinité (P) ; HAHN 1387, Piton Deux Choux (P) ; ROLLET 1799, Montée Château Nègre, 600-800 m (GUAD).
Observations : M : Morne Piquet, 1100 m, et sur les pentes supérieures du Mont Conil, 750 m (FIARD) ; Pitons du Carbet, 780-580 m (DUSS).
Bibliographie : DUSS 1897 ; FOURNET 1978 ; HOWARD 1989.
Anatomie du bois
- 4-28-31-35-36-37-39-47-50-52-54-55-56-62-69 (Voir la signification des codes)
(Ilex dioica, Ilex nitida, Ilex sideroxyloides :)
- Bois parfait blanchâtre à beige gris clair, non différencié de l’aubier, plutôt dur et lourd (0,75-0,85 g/cm3 et jusqu’à 1,00 g/cm3 pour I. nitida), à grain fin, à maille large bien visible.
- Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 à 4 (jusqu’à 6 chez I. nitida), invisibles à l’œil nu (55 à 7O μm de diamètre), au nombre de 20 à 30 par mm2 (jusqu’à 50 par mm2 chez I. nitida). Perforations des éléments vasculaires en grilles avec 15-20 barreaux (I. nitida) ou 15 à 35 barreaux (autres espèces) ; ponctuations intervasculaires d’environ 6 à 8 μm de diamètre, mais parfois très étirées, disposées en rangées horizontales.
- Parenchyme abondant mais peu visible, en cellules isolées et chaînettes courtes dispersées. Files de cellules composées de 4 à 8 éléments. Présence de cristaux par 2 ou 4 chez I. nitida, en chaînes chez I. sideroxyloides.
- Rayons de 2 tailles, les uns 1-sériés composés de cellules dressées, les autres 6- à 15-sériés avec des cellules couchées au centre et des cellules carrées et dressées en bordure et aux extrémités. En section transversale on compte environ 8 à 11 rayons dont 2 multisériés par mm (15 à 18 par mm chez I. dioica). Ponctuations radiovasculaires parfois plus grosses et plus allongées que les intervasculaires. Cristaux fréquents, solitaires ou par 2, parfois par 4, dans des cellules recloisonnées.
- Fibres à ponctuations aréolées, avec des épaississements spiralés dans I. sideroxyloides.