Euphorbia hirta (PROTA)
Introduction |
- Protologue: Sp. pl. 1: 454 (1753).
- Famille: Euphorbiaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 18, 20, 22, 32
Synonymes
- Euphorbia pilulifera L. (1753),
- Chamaesyce hirta (L.) Millsp. (1909).
Noms vernaculaires
- Jean Robert, malnommée, euphorbe pilulifère (Fr).
- Snakeweed, pill-bearing spurge, asthma herb (En).
- Erva de Santa Luzia, luzia, burra leiteira, erva andorinha (Po).
- Mziwaziwa, kinywele, kitadali, kitapiaroho, kiziwa, mwache, wiza (Sw).
Origine et répartition géographique
Originaire d’Amérique centrale, Euphorbia hirta est une adventice très commune des régions tropicales et subtropicales ; il est présent dans toute l’Afrique tropicale ainsi qu’en Afrique du Sud.
Usages
Euphorbia hirta est une importante plante médicinale utilisée dans toute son aire de répartition, y compris l’Afrique tropicale. Il est tenu en haute estime, en décoction et en infusion, pour traiter les troubles gastro-intestinaux, notamment les parasites intestinaux, la diarrhée, les ulcères peptiques, les remontées gastriques, les vomissements et la dysenterie amibienne. Il est considéré en outre comme un remède hors pair pour traiter les troubles du système respiratoire, notamment l’asthme, la bronchite, le rhume des foins, le spasme de la glotte, l’emphysème, la toux et les rhumes. On mélange ses feuilles avec celles de Datura metel L. pour fabriquer des cigarettes anti-asthmatiques. Parmi ses autres usages principaux, c’est un diurétique utilisé pour traiter les maladies urogénitales comme les calculs rénaux, les troubles de la menstruation, la stérilité et les maladies vénériennes. La plante est utilisée en outre contre les affections de la peau et des muqueuses, y compris les verrues, la gale, la teigne, le muguet, les aphtes, les affections fongiques, la rougeole, et le ver de Guinée ; c’est aussi un antiseptique pour traiter les plaies, les écorchures et la conjonctivite. Elle a la réputation d’être analgésique pour soigner les maux de tête importants, les maux de dents, les rhumatismes, les coliques et les douleurs pendant la grossesse. On l’utilise comme antidote contre les piqûres de scorpion et les morsures de serpent, et pour en soulager la douleur. Elle est antipyrétique et anti-inflammatoire. L’utilisation du latex pour faciliter l’extraction d’épines de la peau est courante. Son utilisation dans le traitement de la jaunisse, de l’hypertension, des œdèmes, de l’anémie et du paludisme, comme aphrodisiaque et pour faciliter l’accouchement est également mentionnée. En Afrique de l’Ouest, la plante sert couramment de galactagogue, et au Nigeria elle est vendue pour cet usage. En Ouganda, les femmes mastiquent des plantes entières pour déclencher le travail d’accouchement.
Euphorbia hirta figure dans la pharmacopée africaine de l’Organisation de l’unité africaine comme médicament contre la dysenterie.
A Java et en Inde, les pousses tendres, crues ou cuites à la vapeur, servent d’aliment de famine, mais elles peuvent provoquer des problèmes intestinaux. En Afrique de l’Ouest, Euphorbia hirta est utilisé comme fourrage pour le bétail.
Production et commerce international
Des plantes séchées, des graines et des teintures tirées d’Euphorbia hirta se vendent sur les marchés locaux et sur Internet.
Propriétés
Parmi les composants importants des parties aériennes, on trouve des terpénoïdes (y compris des triterpènes) : α-amyrine, β-amyrine, friedéline, taraxérol et ses esters (taraxérone, 11α,12α-oxydotaraxérol, cycloarténol, 24-méthylène-cycloarténol et hexacosoate d’euphorbol). Les parties aériennes et les racines contiennent en outre des esters diterpéniques du type phorbol et du type ingénol, notamment le 12-désoxyphorbol-13-dodécanoate-20-acétate, le 12-désoxyphorbol-13-phénylacétate-20-acétate, le triacétate d’ingénol, ainsi que la tinyatoxine, hautement toxique, qui est un dérivé du résiniféronol. Les autres terpénoïdes isolés sont des stérols, dont le β-sitostérol, le campestérol, le cholestérol et le stigmastérol. Parmi les tanins isolés, il y a des déshydroellagitanins dimères hydrolysables (les euphorbines A, B, C, E, et la terchébine), des tanins monomères hydrolysables (la géraniine, le 2,4,6-tri-O-galloyl-β-D-glucose et le 1,2,3,4,6-penta-O-galloyl-β-D-glucose) et des esters, l’acide 5-O-caféoylquinique (acide néochlorogénique) et l’acide 3,4-di-O-galloylquinique et enfin, le gallate de benzyle. Les acides isolés sont l’acide ellagique, l’acide gallique, l’acide tanique, l’acide maléique et l’acide tartarique. Les flavonoïdes isolés comprennent la quercétine, la quercitrine, le quercitol et leurs dérivés contenant du rhamnose, la quercétine-rhamoside, un acide chlorophénolique, la rutine, la leucocyanidine, le leucocyanidol, la myricitrine, la cyanidine 3,5-diglucoside, le pélargonium 3,5-diglucoside et le camphol. On a aussi isolé un hétéroside de flavonol, la xanthorhamnine. La tige renferme un hydrocarbone, l’hentriacontane, et de l’alcool myricylique. Le latex contient de l’inositol, du taraxérol, de la friedéline, du β-sitostérol, de l’acide ellagique, du kaempférol, du quercitol et de la quercitrine. La teneur en minéraux constatée sur un échantillon de feuilles séchées était la suivante : Ca 1,1%, P 0,3%, Fe 0,03%, Mg 0,5%, Mn 0,01%, Zn 0,01% et Cu 0,002%. Dans les feuilles fraîches de spécimens d’Euphorbia hirta d’origine nigériane, on a trouvé des niveaux élevés de Mn (189 ppm), de Cu (30,5 ppm), de Zn (152 ppm), et de NO3 (4600 ppm), ainsi que du Fe, du Mg, du K, du Ca et du Na en proportions variables. Les niveaux de ces composés chimiques sont suffisamment élevés pour constituer une source de toxicose pour les animaux qui consomment ces végétaux et il faut également s’en préoccuper dans le cadre d’un usage médicinal.
Peu d’effets toxiques d’Euphorbia hirta ont été documentés. La toxicité d’un extrait à l’éther a été établie lors d’un essai de létalité à l’Artemia, tandis que les extraits à l’acétate d’éthyle et aqueux restaient dans des limites acceptables. Mais lors d’un autre essai, il a été observé que l’extrait aqueux brut entraînait une dégénérescence testiculaire chez des rats sexuellement matures ainsi qu’une diminution du diamètre tubulaire moyen du canal séminal. Plusieurs autres extraits administrés par voie orale à des rats ont provoqué une apathie et une anorexie, et induit un taux de mortalité de 20%. Certaines fractions de l’extrait à l’éthanol ont montré des effets délétères potentiels sur la chimie du sérum sanguin de rats. Toutefois, lors d’essais sur des rats, aucune différence n’a été constatée dans le sérum sanguin après une période prolongée de supplémentation d’Euphorbia hirta dans leur régime alimentaire. On a observé en outre que le séchage d’Euphorbia hirta avant l’extraction réduisait considérablement l’activité cytotoxique de certains de ses extraits.
Plusieurs des usages en médecine traditionnelle d’Euphorbia hirta ont été confirmés par des études in vitro. Un extrait aqueux de la plante entière agit comme antidiarrhéique grâce à une activité anti-amibienne, antibactérienne et antispasmodique. L’activité antidiarrhéique est attribuée à la quercitrine, qui libère son aglycone, la quercétine, dans les intestins. La quercitrine a montré une activité antidiarrhéique à la dose de 50 mg/kg chez les souris.
Un extrait brut de plante et un extrait à l’éthanol ont eu une activité anti-amibienne significative contre Entamoeba histolytica in vitro à 35 mg/ml. Un lyophilisat aqueux de la plante entière s’est avéré plus efficace contre Entamoeba histolytica que les extraits à l’acétate d’éthyle ou au méthanol, à 30 mg/ml. L’extrait aqueux de plante a fait ressortir une activité liée à la concentration contre les amibes non pathogènes du type Amoeba proteus. Différents extraits des parties aériennes ont eu une activité antibactérienne contre un large spectre de bactéries, aussi bien gram-positives que gram-négatives. Des extraits des parties aériennes ont démontré une forte activité antibactérienne contre Shigella dysenteriae, responsable de la dysenterie chez l’homme. Il a été établi que le composé actif était le gallate d’éthyle, qui a un large spectre d’activités antibiotiques à des doses non toxiques. L’extrait brut à l’éthanol de la plante entière a eu un effet dose-dépendant contre Candida albicans, mais pas contre plusieurs autres champignons pathogènes. Certains des composés antibactériens isolés, le taraxérone et le 11α,12α-oxydotaraxérol, se sont avérés faiblement cytotoxiques.
Les extraits à l’éthanol, à l’éther de pétrole et au dichlorométhane de plantes entières ont eu une activité antiplasmodium significative in vitro (IC50 = 3 μg/ml) et ont diminué la croissance de Plasmodium falciparum de 89–100% à la concentration expérimentale de 6 μg/ml. In vivo, les extraits ont réduit la parasitémie de souris infectées avec Plasmodium berghei berghei à des doses de 100–400 mg/kg par jour administrées par voie orale. Sur un extrait méthanolique des parties aériennes on a isolé des hétérosides de flavonol (l’afzéline, la quercitrine et la myricitrine), qui ont démontré leur capacité à inhiber la prolifération de Plasmodium falciparum, à des valeurs d’IC50 de 1,1, 4,1, 5,4 μg/ml respectivement ; en revanche l’effet cytotoxique contre les cellules du carcinome épidermoïde humain KB 3–1 était faible. L’extrait éthanolique était efficace par inhibition sélective du virus de l’Herpes simplex de type 1 (à 0,001–0,1 mg/ml).
Un extrait aqueux lyophilisé des parties aériennes a été analysé pour déterminer s’il avait des propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires sur des souris et des rats. L’extrait a eu un pouvoir analgésique central aux doses de 20 et 25 mg/kg, une activité antipyrétique aux doses de 100 et 400 mg/kg, tandis que des effets anti-inflammatoires contre l’œdème induit par la carraghénane chez des rats ont été observés à la dose de 100 mg/kg. On a constaté que l’extrait aqueux des parties aériennes diminuait fortement la sécrétion de prostaglandines, réduisant ainsi l’inflammation. L’extrait à l’éthanol des parties aériennes s’est avéré avoir une activité anti-anaphylactique prononcée et il a manifesté en outre d’importantes propriétés antihistaminiques, anti-inflammatoires et immunosuppressives sur divers modèles animaux.
Des extraits à l’eau et à l’éthanol de feuilles ont déclenché une augmentation fonction du temps de la production d’urine chez des rats. L’extrait au méthanol de feuilles et de tiges inhibe l’activité de l’enzyme de conversion de l’angiotensine de 90% à 500 μg et de 50% à 160 μg. L’extrait (à 10 mg/100 g, par voie intrapéritonéale) a diminué de façon significative la quantité d’eau consommée par les rats. L’extrait à l’éthanol de la plante entière a montré un effet dose-dépendant de protection contre l’ulcère gastrique chez les rats. Le composé actif s’avère être la quercétine, dont l’activité anti-ulcère varie de 48–64%, à comparer aux 61–80% du médicament de référence, la ranitidine. L’extrait à l’éthanol des parties aériennes a mis en évidence une activité hépatoprotectrice significative chez des rats. Des extraits de matériel végétal de plantes entières ont eu une activité œstrogène chez des cobayes femelles, en administration orale.
Lors d’essais de bains d’organes avec des préparations d’iléon, l’acide shikimique et la choline extraits des parties aériennes ont eu des propriétés relaxantes pour le premier et contractantes pour la seconde. L’acide shikimique a en outre une toxicité aiguë, une mutagénicité et une cancérogénicité.
L’extrait aqueux brut a fait chuter de manière significative la numération d’œufs d’helminthes dans les matières fécales de chiens.
Plusieurs extraits d’Euphorbia hirta se montrent potentiellement aptes à lutter contre les maladies et ravageurs des plantes. Par exemple, un extrait de plante entière a inhibé la croissance de la fusariose vasculaire (Fusarium oxysporum) et l’agent causal de la pourriture de la gaine du riz, Sarocladium oryzae ; des extraits aqueux des parties aériennes inhibent la production d’aflatoxine par Aspergillus parasiticus sur les cultures agricoles, notamment le riz, le blé, le maïs et l’arachide. Des extraits de feuilles ont totalement inhibé l’infection par la pourriture humide causée par la bactérie Erwinia carotovora pv. carotovora. L’infectivité du virus de la mosaïque du tabac sur Nicotiana glutinosa L. a été fortement inhibée (>80%) par des tanins extraits des parties aériennes. Le latex a inhibé le virus-A de la mosaïque de la canne à sucre de 78,5% et le virus-F de la mosaïque de la canne à sucre de 80%.
Des extraits de racines et de feuilles ont démontré une activité nématicide contre Meloidogyne incognita ; un extrait de plante entière a diminué efficacement l’éclosion du nématode Heterodera avenae. Un extrait brut à 10% d’éthanol a eu une activité larvicide significative contre les larves de la tique Boophilus microplus.
Des extraits aqueux de la tige, du latex et des feuilles ont eu une puissante activité molluscicide contre les escargots d’eau douce Lymnaea acuminata et Indoplanorbis exustus, tous deux hôtes intermédiaires de Fasciola hepatica et de Fasciola gigantica, responsables de la fasciolose endémique des bovins et du bétail en général. La toxicité des extraits était durée-dépendante et dose-dépendante pour les deux escargots. Les doses qui peuvent servir à tuer 90% des populations de Lymnaea acuminata sont sans danger pour le poisson Channa punctatus.
Description
- Plante herbacée annuelle ramifiée, prostrée à ascendante, à rameaux atteignant 50 cm de long, contenant du latex ; toutes les parties à courts poils jaunes disséminés d’environ 1,5 mm de long.
- Feuilles opposées, distiques, simples ; stipules linéaires, atteignant 2,5 mm de long ; pétiole atteignant 3,5 mm de long ; limbe ovale, de 1–4 cm × 0,5–2 cm, base très inégale, un côté cunéiforme, l’autre arrondi, apex presque aigu, bord finement denté, souvent à tache violette près de la nervure médiane.
- Inflorescence : groupes de fleurs terminaux ou axillaires appelés “cyathes”, eux-mêmes disposés en cyme congestionnée d’environ 15 mm de diamètre ; pédoncule jusqu’à 15(–20) mm de long ; cyathe à involucre en coupe d’environ 1 mm de diamètre, teinté de violet, lobes triangulaires, frangés, glandes 4, minuscules, elliptiques, vertes ou violacées, à appendices minuscules roses ou blancs, chaque involucre contenant 1 fleur femelle entourée de nombreuses fleurs mâles.
- Fleurs unisexuées ; fleurs mâles sessiles, bractéoles linéaires, frangées, périanthe absent, étamine 1, d’environ 1 mm de long ; fleurs femelles à court pédicelle, périanthe en bourrelet, ovaire supère, à poils courts, 3-loculaire, styles 3, minuscules, apex bifide.
- Fruit : capsule juste exserte, à 3 lobes aigus, d’environ 1 mm de diamètre, base tronquée, à poils courts, à 3 graines.
- Graines oblongues-coniques, d’environ 1 mm de long, légèrement ridées, brun rosâtre, sans caroncule.
Autres données botaniques
Le genre Euphorbia comprend environ 2000 espèces et est présent dans le monde entier, avec au moins 750 espèces sur le continent africain et environ 150 espèces à Madagascar et sur les îles de l’océan Indien. Euphorbia hirta appartient au sous-genre Chamaesyce section Hypericifoliae, groupe de plantes herbacées annuelles à stipules bien visibles, qui se caractérise en outre par sa tige principale avortant au stade du semis, la plante étant ainsi constituée d’une inflorescence étendue à ramification dichotome, dont les bractées florales ont l’apparence de feuilles normales, les cyathes étant regroupés par 10 ou plus sur des cymes stipitées et capitées, à 4 glandes involucrales munies d’appendices pétaloïdes ou entières, et aux graines coniques sans caroncule.
Croissance et développement
Il se peut que les fourmis disséminent les graines d’Euphorbia hirta.
Ecologie
Euphorbia hirta pousse dans les champs cultivés, dans les jardins, aux bords de routes et dans les terrains vagues, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude.
Multiplication et plantation
Euphorbia hirta produit jusqu’à 3000 graines par plante, dont le taux de germination atteint 92%. Il est possible de faire sécher les graines sans dommage jusqu’à un faible taux d’humidité, généralement bien moindre que celui qu’elles atteignent dans la nature. Dans des conditions de stockage très diverses, leur longévité augmente avec la diminution du taux d’humidité et des températures. On peut aussi obtenir une régénération à partir d’explants de feuille ou de segments de tige.
Gestion
Euphorbia hirta est considéré comme une adventice, et peut être nuisible dans les cultures en raison du grand nombre de semis.
Maladies et ravageurs
Euphorbia hirta est l’hôte de nombreux agents pathogènes fongiques et peut à ce titre jouer le rôle de réservoir de champignons pathogènes, capables d’infecter des cultures sensibles voisines. Des flagellés Trypanosomatides (Phytomonas spp.) ont été détectés sur des spécimens d’Euphorbia hirta dans des plantations de cocotiers. Euphorbia hirta joue aussi le rôle d’hôte pour plusieurs insectes vecteurs, notamment le puceron Aphis craccivora, vecteur de la maladie du virus de la rosette de l’arachide, et Aphis gossypii.
Traitement après récolte
Toutes les parties d’Euphorbia hirta s’utilisent habituellement fraîches, mais on les fait parfois sécher en vue d’une utilisation ultérieure.
Ressources génétiques
Euphorbia hirta est une adventice très commune dont l’aire de répartition est très vaste. Il n’est donc pas menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Si l’on considère que l’action pharmacologique d’Euphorbia hirta dans le traitement de nombreuses affections a été confirmée, et que la plante est d’usage suffisamment sûr, sa promotion comme remède phytothérapeutique est restée insuffisante. Sa mise au point sera importante dans l’amélioration de l’offre de soins médicaux primaires dans les pays en développement. Euphorbia hirta pourrait trouver des débouchés dans la gestion intégrée des ravageurs comme insecticide naturel simple, bon marché et sans danger.
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Sources de l'illustration
- Nguyen Nghia Thin & Sosef, M.S.M., 1999. Euphorbia L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 263–272.
Auteur(s)
- J.R.S. Tabuti, Department of Botany, Makerere University, P.O. Box 7062, Kampala, Uganda
Citation correcte de cet article
Tabuti, J.R.S., 2008. Euphorbia hirta L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 décembre 2024.
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