Erythrina (Rollet, Antilles)

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Dipteryx odorata
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Erythrina berteroana


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Genre Erythrina

Généralités sur les Erythrina introduits :

Il y a environ 100 espèces d’Erythrina (TOMLINSON, 213. 1980), tous des régions tropicales et subtropicales. Toutes les espèces introduites l’ont été à des fins ornementales : pour le feuillage (var. picta de E. variegata dont les feuilles sont panachées jaune et vert) ; surtout pour les fleurs (rouge, orange, saumon, blanc). La plupart des espèces sont munies d’aiguillons sur le tronc, les rameaux, et même sur les feuilles (E. eggersii).

Les feuilles de toutes les espèces peuvent être utilisées comme fourrage. On peut même les consommer cuites (ou crues) ainsi que les bourgeons et jeunes rameaux (ex. : E. variegata in MARTIN & RUBERTÉ : 82 ; 1989) et les fleurs en soupe ou salade. Les graines sont rouge écarlate et utilisées pour faire des colliers. Elles sont toxiques par un alcaloïde, l’hypophorine, qui agit sur le système nerveux. Le bois est mou, léger, fragile, peu durable et a été utilisé en bardeaux après créosotage à Trinidad (Smeathers 1943). Outre l’ornement, les érythrines sont utilisées comme arbres d’abri dans les plantations de café et de cacao et pour les clôtures, car elles se bouturent très facilement (d’où le nom vernaculaire d’immortelle). Les érythrines comptent parmi les plus beaux arbres d’ornement des Tropiques et à cause de cela sont largement cultivés avec probablement des variétés. Au moins 7 espèces ont été introduites aux Petites Antilles.