Dohn el-adjor (Ibn al-Baytar)
De PlantUse Français
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Nom accepté : [[]]
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On lui donne aussi le nom de Mobarek, 4;^-°’ et ^e Monfed, <xâà^>.
- Ez-Zeura’ouy. Ses propriétés sont celles de l’huile de naphte, sinon qu’elle est plus chaude et plus subtile tjue l’huile de naphte, qu’elle pénètre plus promptement dans les corps et qu’elle est plus efficace contre les maladies causées par le froid ou la pituite. Une preuve de sa subtilité c’est que, si l’on en enduit la paume de la main, elle pénètre rapidement jusqu’à la face dorsale, et que, si l’on en répand une goutte sur une étoffe ou sur tout autre objet, elle s’étend et occupe une étendue considérable. Elle convient, à la dose d’un mithkal, contre les calculs et les affections de la vessie. Elle excite l’écoulement de l’urine, au point qu’elle l’imprègne de son odeur. Prise à la dose de deux mithkals dans un sirop ou dans du fait, elle lue tous les vers intestinaux et convient contre toutes les coliques et douleurs causées par le froid. Injectée dans l’oreille, elle en calme toutes les douleurs algides et lue les vers qui s’y engendrent. Elle est très utile contre la paralysie, le tic facial, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle convient contre la sciatique, les douleurs articulaires et dorsales, et si l’on y dissout de la gomme ammoniaque et que l’on applique sur la rate, on en résout rapidement les tumeurs indurées. Il en serait de même de toutes les tumeurs indurées produites par le froid. On en verse avec succès dans le nez des épileptiques. Elle est utile contre les obstructions des narines et échauffe le cerveau. Si l’on en frictionne la partie postérieure de la tète, elle fortifie la mémoire affaiblie. Quelques gouttes sur une dent douloureuse en calment la souffrance. Employée dans les pessaires, elle fait couler promptement les règles et expulse l’embryon mort ou vif. Portée dans de la laine, elle tue les vers du fondement. Elle dilate les pores des vaisseaux et dissout le sang caillé. Quelques gouttes dans une potion de sirop d’hysope débarrassent les poumons de leurs humeurs grossières et sont utiles contre la dyspnée. Ses frictions sur le dos sont • utiles contre le refroidissement. En collyre, elle est utile contre la cataracte qu’elle guérit parfois. Elle est utile contre tous les poisons -froids, les piqûres de scorpion, l’opium, la jusquiame, la mandragore et autres substances pareilles. En voici les proportions : On prend de l’huile vieille if discrétion, des briques rouges que l’eau n’a pas touchées; on les concasse en morceaux d’une à deux onces, on les chauffe jusqu’au rouge, puis on les prend l’une après l’autre et on les éteint dans l’huile. Alors on les triture grossièrement et on en remplit les flancs d’une cucurbite en verre résistant au feu, après l’avoir garnie d’argile et l’avoir placée sur un fourneau, comme on le fait pour la distillation de l’eau de roses, de manière que le feu touche directement la cucurbite. On ajuste ensuite le chapiteau sur la cucurbite et on lute les joints avec de l’argile. On laisse le tout sécher, après quoi on fait un feu modéré sous la cucurbite. Toutes les fois que la cucurbite s’échauffe trop, ralentissez le feu et continuez ainsi jusqu’à ce que vous voyiez couler une liqueur d’uii rouge prononcé. Prenez garde que le feu n’atteigne l’huile distillée, car elle s’enflammerait et vous ne pourriez l’éteindre. Continuez à mener votre feu avec modération jusqu’à ce qu’il ne s’écoule plus d’huile. Laissez refroidir le fourneau de manière à pouvoir en extraire les résidus. Après en avoir débarrassé la cucurbite, placez-y d’autres matières, lutez et distillez jusqu’à ce que vous ayez obtenu la quantité voulue. Versez dans un vase que vous fermerez de manière que rien ne s’en échappe, et employez dans les cas de maladies froides, ainsi que nous l’avons dit précédemment. C’est là une des préparations les plus délicates deia médecine et que l’on ne peut faire qu’après l’avoir vue.
Ez-Zehraouy, comme on sait, n’est autre tJu’Abulcasis. On peut lire ce passage dans le Liber servitoris, id est liber XXV1H Bulchasim. Voir l’édition des Juntes, à la suite de Mésué, in-folio, i58i, page 2^6 : Modu.sfaciendioleu.rn de lateribas